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20 février 2022 7 20 /02 /février /2022 20:39

Bonjour les amis,

Voici pour commencer un tableau datant de 1902 du peintre impressionniste allemand Arthur Siebelist intitulé THE ARTIST AND HIS SCHOOL, exposé à Hambourg au Kunsthalle .

Détournements mineurs...

J'ai découvert sur les réseaux sociaux un détournement assez réussi de cette oeuvre.

Une dame vue de dos qui ajoute du signifiant ! 

D'un seul coup le secret de ces sept regards convergents est percé.

Détournements mineurs...

Voici un autre tableau du XIX ème siècle de l'artiste romantique allemand Berthold Woltze, intitulé LA LETTRE.

Cette fois-ci le détournement consiste simplement à changer le titre de l'oeuvre.

LA FACTURE D'ELECTRICITÉ

LA FACTURE D'ELECTRICITÉ

Je continue avec une autre lettre lue par un adolescent, de Rosso Fiorentino.

QUAND TU AS RELU 3 FOIS TA FACTURE D'ÉLECTRICITÉ ET QUE TU NE COMPRENDS TOUJOURS PAS...

QUAND TU AS RELU 3 FOIS TA FACTURE D'ÉLECTRICITÉ ET QUE TU NE COMPRENDS TOUJOURS PAS...

Imaginons maintenant que le grand Léonard ait vécu à notre époque et qu'il ait réalisé le portrait de l'actrice Megan Fox.

Le corsage un peu plus ouvert...la bouche un peu plus charnue...Le résultat n'est pas inintéressant. Elle ne sourit plus mais ce n'est pas gênant...

Détournements mineurs...

Voici une photo prise près des rives du fleuve Tárcoles au Costa Rica d'un bovidé qui se balade tranquillement entre des crocodiles.

Je vous laisse découvrir le titre sous la photo...

QUAND TU VIS DANS UN QUARTIER DANGEREUX MAIS QUE TU CONNAIS TOUT LE MONDE...

QUAND TU VIS DANS UN QUARTIER DANGEREUX MAIS QUE TU CONNAIS TOUT LE MONDE...

je termine avec une autre photo animalière.

QUAND TU TE RENDS COMPTE QUE LE CUISINIER A MIS DU CHORIZO DANS LA PAELLA...!

QUAND TU TE RENDS COMPTE QUE LE CUISINIER A MIS DU CHORIZO DANS LA PAELLA...!

PS: L'Hatem vient de m'envoyer un GIF créé à partir des 2 première photos que j'adjoins avec plaisir à mon article.

Détournements mineurs...
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8 septembre 2018 6 08 /09 /septembre /2018 12:04

Bonjour les amis,

L' affaire dont je vais vous parler aujourd'hui se passe de commentaires. Vous pensiez avoir tout vu, et bien détrompez-vous, et lisez l' article ci-dessous.

Alors on ne peut qu' être abasourdi et stupéfait quand on voit l' oeuvre originale et l' horrible "restauration" complètement kitsch de cette paroissienne apparemment animée de bonnes intentions mais dont le niveau technique en matière de peinture ne dépasse pas celui d' un élève de CE1.

Là, ça commence à peser lourd car c' est la troisième oeuvre complètement massacrée en Espagne.

Avant ça il y avait eu le massacre de Saint-Georges dans une église de Navarre.

Un massacre qui avait été précédé par celui du Christ de Borja.

Alors en Espagne ils ont le sens de l' humour et de la dérision et le Christ de Borja complètement raté par l' octogénaire est devenu célèbre, à tel point que de nombreux touristes viennent se faire photographier devant ce magnifique raté d'anthologie. L' année qui a suivi l' échec de la restauration l' église a reçu  40000 visites de plus et l' afflux de touristes continue.

Et puis, il y a des experts en Beaux Arts facétieux qui prennent le contrepied de ce qu' on pense tous et qui estiment que la restauration a plus d' intérêt que l' original.

Voici ce que dit un internaute

 " Avant sa restauration le Christ de Borja était "pro" mais c' était une bigoterie du XIX ème siècle sans intérêt."

Un commentaire laissant sous-entendre que le travail de la restauratrice a au moins le mérite de l' originalité.

Alors moi, je ne suis pas expert et je vous laisse juge en vous mettant les photos de l' oeuvre avant et après:

Besoin d' un petit coup de peinture ?

Sans vouloir mépriser le travail de la restauratrice, je me limiterai à exprimer ce qui saute aux yeux, à savoir que les deux oeuvres n' ont plus rien à voir.

C' est si vrai que la restauratrice devrait ou pourrait même toucher des droits d'auteur sur les reproductions de sa "restauration" qui n' en est plus une...

Trêve de plaisanterie. J' espère qu' on va en finir avec ces restaurations délirantes et que ce genre de sacrilèges ne se reproduira plus à l' avenir. L'Espagne possède un patrimoine artistique de premier plan et qui mérite d' être mieux traité.

La restauration est une spécialité qui requiert énormément de connaissances et de savoir-faire, alors je terminerai mon billet avec un seul souhait:

Arrêtons le massacre et confions la restauration des oeuvres exclusivement à ceux qui sont patentés pour le faire et qui détiennent un titre de restaurateur-conservateur du patrimoine national.

Besoin d' un petit coup de peinture ?
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21 janvier 2018 7 21 /01 /janvier /2018 18:16

Bonjour les amis,

Je termine ma semaine consacrée à Woody Allen avec MATCH POINT, une comédie dramatique datant de 2005 que je n' avais jamais vue.Simplement je me souviens que ce film avait été salué à Cannes comme le grand retour du cinéaste américain.

Voici le sinopsis.

Jeune prof de tennis issu d'un milieu modeste, Chris Wilton se fait embaucher dans un club huppé des beaux quartiers de Londres. Il ne tarde pas à sympathiser avec Tom Hewett, un jeune homme de la haute société avec qui il partage sa passion pour l'opéra.
Très vite, Chris fréquente régulièrement les Hewett et séduit Chloe, la sœur de Tom. Alors qu'il s'apprête à l'épouser et qu'il voit sa situation sociale se métamorphoser, il fait la connaissance de la ravissante fiancée de Tom, Nola Rice, une jeune Américaine venue tenter sa chance comme comédienne en Angleterre...

Cette fois-ci on a droit au charme discret de la haute bourgeoisie anglaise.On se balade dans de belles propriétés cossues, les clubs de tennis très fermés inaccessibles au commun des mortels,les galeries d' Art,les musées, l' opéra de Covent Garden,etc...accompagné par des airs de bel canto italien qui apportent une petite touche surannée.

Dès qu' apparaît la pulpeuse Nora interprétée par Scarlett Johannson, on se doute bien qu' elle va troubler l' équilibre tranquille de cette petite société composée de gens exquis, de fort agréable compagnie.

Le rythme est lent.Allen prend tout son temps pour nous installer et faire avancer l' intrigue qui est finalement des plus banales.Chris tombe éperdument amoureux de Nora mais ne se resoud jamais à avouer sa liaison à Cloé, de peur de perdre sa confortable situation professionnelle obtenue grâce à la bienveillance de son beau-père.

On passe d' une petite trahison à de plus grosses trahisons...et puis, on s' ennuie ferme avec Chris qui est obligé d' inventer mensonges sur mensonges pour sauver les apparences.

Scarlett-Johansson qui démarre plutôt bien dans cette comédie car au début elle nous trouble et nous subjugue, finit par avoir un jeu théatrâl de moins en moins naturel...tout devient de plus en plus pénible.Même elle, elle finit par nous fatiguer...

Et puis, au bout d' une heure trente, le scénario nous embarque dans une direction inattendue, imprévue, et qui m' a paru psychologiquement assez peu vraisemblable.

La fin du film ne se veut pas du tout morale, mais sans toutefois être sulfureuse.Ce n'est pas du cinéma à la Chabrol.On est et on reste dans une atmosphère feutrée avec des gens délicieux dont on n' a aucune envie que leur harmonie soit troublée d' aucune manière.

MATCH POINT se laisse voir, et on se laisse balader par Woody qui sait nous faire partager un univers très éloigné du nôtre avec beaucoup de savoir-faire, mais au bout du compte, on se dit qu' on n' a pas grand-chose à se mettre sous la dent.

Donc, et malgré l' indéniable talent de Woody Allen, j' ai été déçu...déçu, et surpris de lire sur la page d' Allociné un grand nombre de critiques élogieuses...

Il y a quand même LIBÉ qui parle, à juste titre, d' une histoire digne de la collection Harlequin.C' est vrai: le scénario est vraiment léger...ce qui sauve le film c' est la galerie d' acteurs,la qualité des dialogues et de leur interprétation.

Woody Allen nous fait plein de clins d' oeil avec des références culturelles, que ce soit Dostoievski ou Sophocle,avec des références philosophiques sur le rôle du hasard dans notre vie, mais ne nous trompe pas sur la marchandise.

Au final, MATCH POINT c' est un super emballage de luxe très soigné,cousu main, mais pour une intrigue finalement presque quelconque... 

MATCH POINT...le charme discret de la bourgeoisie anglaise
MATCH POINT...le charme discret de la bourgeoisie anglaise
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10 janvier 2018 3 10 /01 /janvier /2018 14:01

Bonjour les amis,

Le politiquement correct vient de franchir un pas de plus....

Mais d' abord , et pour me suivre,lisez cet article.

Alors là, les amis, je dis STOOOOOP !

Ça suffit comme ça les conneries.

Le public qui applaudit la fin de l' opéra original , n' applaudit pas l' assassinat de Carmen, mais applaudit l' ensemble de l' oeuvre.

Alors, si on commence à changer les fins des chefs d' oeuvre de l' Art Lyrique,et aussi ( tant qu' on y est ) les fins des pièces de théâtre pour les rendre conformes à notre morale du XXI ème siècle, on n' a pas fini.

C' est un sacrilège bien sûr.Aucun metteur en scène n' a le droit moral de changer une oeuvre ( et encore moins un chef d' oeuvre), même s' il se protège derrière l' alibi selon lequel sa mise en scène serait une libre adaptation.C' est un mensonge: son adaptation n' est pas si libre que ça puisqu' elle reprend 99,99 % du matériel musical de Bizet et ne change que la fin.

On est dans le contre-sens le plus parfait, le plus absurde et le plus ridicule.

Doit-on rappeler à un metteur en scène que le fait d' assassiner sur scène une héroïne à laquelle on se sent attaché est sans doute la meilleure manière de dénoncer la violence machiste ? Ce crime nous saisit d' horreur ( si on est normal...)

Par ailleurs la nouvelle fin alternative n' arrange rien puisque Carmen tire sur Don José et qu' elle commet un homicide , même si c' est de la légitime défense.

Tant qu' à changer l' histoire, le metteur en scène n' avait qu' à faire exécuter à Carmen une prise  de Kung-fu et lui faire immobiliser son agresseur par une solide clé au bras en attendant l' intervention des forces de l' ordre...

Et puis, tant qu' on y est, il ne faut pas s' arrêter en si bon chemin.Dans l' opéra de Bizet le toréador Escamillo triomphe dans les arènes.C' est trop cruel pour les taureaux cette histoire et il faut changer ça aussi.

On est en 2017 et le taureau ne doit pas mourir  et c' est Escamillo qui doit succomber à un coup de corne ! Ça lui apprendra à embêter les taureaux qui ne lui ont rien fait...

Escamillo doit mourir aussi pour ne pas choquer tous les défenseurs de la cause animale !

Vous le voyez les amis, les retouches à l' oeuvre originale de la part de ce metteur en scène dont je préfère taire le nom sont tout simplement ri-di-cu-les...

J' espère simplement qu' il ne fera pas d' adeptes à l' avenir.

Alors, ne me prenez pas pour un sadique,ni pour un sale macho, mais je vous remets la vraie fin tragique de notre héroïne.

 

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 13:34

Bonjour les amis,

Une bonne sculpture doit rester sensible à l' oeil quelque soit l' angle ou le point de vue sous lequel on la regarde.

Mais, parfois le point de vue change tout...

Alors, je vous présente une sculpture qui n' est sans doute pas un chef d' oeuvre mais qui sait réserver une petite surprise à l' observateur...

D' après vous, une telle oeuvre plairait-elle à Donald Trump ?...Je me hasarderais à répondre que oui...Ce qui semble être une critique et une dénonciation pour les uns serait un motif d' honneur et de fierté pour les autres...Là encore, tout dépend du point de vue sous lequel on se place...

PS Pour ceux qui ne se souviennent plus du discours de Trump , assez vulgaire, très cow-

boy et pas très digne d' un président,après l' attentat d' Orlando, voici un petit raffraichissement de mémoire

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