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27 mars 2019 3 27 /03 /mars /2019 19:33

Bonjour les amis,

C'est aujourd'hui la journée internationale du théâtre et il y a eu dans mon lycée une conférence sur les espaces de représentation au XVI ème et XVII ème siècle durant l'époque du siècle d'or espagnol.

La conférence a commencé par la lecture  du manifeste pour le théâtre que le dramaturge cubain Carlos Celdran avait écrit pour cette journée internationale du 27 Mars 2019.

Le voici en version originale espagnole

http://www.lavapiesbarriodeteatros.es/mensaje-del-dia-mundial-del-teatro-2019-por-carlos-celdran/

Et voici la traduction française sur le lien ci-dessous de ce vibrant plaidoyer. Lisez-le et vous comprendrez pourquoi cet excellent dramaturge a été choisi pour défendre au niveau mondial la cause du théâtre.

Ensuite la conférence sur les espaces de représentation a commencé et les deux intervenants ont montré une série de documents aux élèves, et entre autres, un tableau de Brueghel le jeune intitulé "La kermesse villageoise avec un théâtre et une procession".

Ce tableau, mis à part sa grande valeur artistique, foisonne de détails qui sont une mine d'informations pour les historiens.

Cliquez sur la photo ci-dessous et vous y verrez, entre autres, que durant cette fête villageoise il y a une représentation théâtrale, probablement une sainete primitive avant que le genre ne s'étoffe. A l'époque les acteurs écrivaient eux-même leurs textes et mettaient en scène des situations qui devaient attirer les passants. Le public restait debout donc l'oeuvre devait être de courte durée, de 20 à 30 minutes.

On peut apprécier également que la structure du théâtre était assez rudimentaire. La scène dressée sur des tréteaux est très petite. Un rideau en arrière-fond permet aux comédiens de faire leur entrée. Il y a 3 personnages sur scène... Peut-être une histoire de mari qui revient des champs avec une hôte sur le dos et qui surprend son épouse avec un galant...

Journée internationale du théâtre : le message de Carlos Celdrán

Lors de la présentation de ce tableau le conférencier a attiré l'attention des étudiants sur un petit détail. Deux personnages (dont l'un est vêtu tout de blanc) s'appuient sur une clotûre derrière la scène.

Cliquez sur l' agrandissement que j'ai réalisé ci-dessous pour mieux les voir....

Journée internationale du théâtre : le message de Carlos Celdrán

Alors , je vous pose ma devinette du jour.

" Que font-ils selon vous ? "

J'avoue que je n'ai pas su répondre à cette question quand le conférencier l'a posée, ni personne dans l'assistance d'ailleurs.

Il nous a expliqué que ces deux personnes sont des "sinvergüenzas", des effrontés, des voyeurs qui essaient de mater les actrices pendant leurs changements de costumes...

Bien évidemment la réponse correcte à la devinette a déclenché un gros éclat de rire et l'hilarité parmi les étudiants.

Et alors là, moi je dis bravo l'artiste, bravo Brueghel qui a poussé le soin du détail  jusqu'à croquer ces deux villageois indélicats.

Vous le voyez les amis. L'intérêt et l'attirance du public masculin pour la plastique des jeunes actrices, ça ne date pas d'hier...... 😂😂😂

 

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7 avril 2018 6 07 /04 /avril /2018 21:04

Bonjour les amis,

Quand je vivais à Paris dans les années 80, il nous arrivait, mon colocataire et moi, de céder notre appartement pendant des après-midi entières à des étudiants en Art Dramatique ( inscrits au cours Florent)  pour qu' ils puissent y faire leurs répétitions.

L' un d' entre eux travaillait par ailleurs comme ouvreur dans un théâtre parisien. Un jour, il m' a  proposé une entrée pour une Couturière.

A l' époque, je ne savais même pas ce qu' était une Couturière de pièce de théâtre.

Alors, pour les non-initiés, sachez que la Couturière est l' avant-dernière répétition avant la première représentation d' une oeuvre. Elle a pour objectif de tester la pièce avec tous les costumes, de fixer les dernières retouches, d’optimiser les changements et l’habillage.

Mon jeune copain étudiant en Art Dramatique m' indique que la pìèce en question s'intitule TCHIN TCHIN, qu' elle est interprétée par une actrice et par deux acteurs dont l' un d' entre eux était ni plus ni moins que le Grand Marcello Mastroianni. 

 

La couturière...

Alors évidemment, je n' hésite pas. J' accepte l' invitation de mon ami. Une place pour voir Mastroianni, ça ne se refuse pas...Quelque soit le rôle !

Quelques jours plus tard, quand j' arrive dans la salle, je fais mon entrée timidement. Je ne sais pas ce qui va se passer exactement, si je vais assister à des mises au point, à des réglages...

Je m' installe très près de la scène. Nous ne sommes qu' une quinzaine de personnes dans toute la salle du théâtre Montparnasse. Derrière moi, j' entr'aperçois France Roche qui s' installe.

Je patiente. Et puis le rideau s' ouvre. La pièce commence...

La couturière...

Voici le sinopsis de cette pièce de François Billetdoux:

Cesareo est un italien chef d'une entreprise de bâtiment, éperdument amoureux de sa femme Marguerite. De son côté, Pamela est anglaise, épouse modèle, qui s'investit dans les œuvres de charité. Problème : le mari de Pamela tombe amoureux de la femme de Cesareo. L'italien et l'anglaise vont s'allier pour tenter de sauver leurs couples...

Le rôle de Cesareo était bien évidemment tenu par Mastroianni et celui de Pamela par l' actrice anglaise Natasha Parry et la mise en scène était de Peter Brooke.

La couturière...

Alors la pièce sera interprétée de bout en bout sans la moindre interruption.

Durant toute l' oeuvre, je n' arrêterai pas de penser:

"  C' est lui ! C' est le grand Marcello qui est en train de jouer à trois mètres de moi ! Presque pour moi tout seul ! "

Oui, c' était lui qui interprétait son personnage de mari éconduit de manière très sobre, très touchante...un homme désespéré par la perte de son épouse et qui tente de comprendre et qui voudrait récupérer sa bien-aimée. Un thème universel, intemporel...

 

Je serai frappé durant toute la représentation par le métier, la modestie de Mastroianni qui interprétera son rôle avec une grande humilité, complètement dans la peau de son personnage, pratiquant un jeu très naturel, sans jamais en faire trop.

L' action de la pièce couvre plusieurs années, et on assistera, peu à peu, à la déchéance de Cesareo et de Pamela...

Quand la pièce se termine, nous nous levons pour applaudir avec enthousiasme. Les trois acteurs nous saluent longuement, satisfaits de l' accueil, puis se retirent. Les quelques amis et proches qui sont dans la salle vont aller les rejoindre vers leurs loges pour les féliciter et leur prodiguer quelques derniers conseils.

Quant à moi qui ne fait pas partie de cette petite famille, je vais m' éclipser discrètement pour aller me fondre seul dans la nuit parisienne et rentrer chez moi...Je venais de vivre la première et la seule Couturière de ma vie...avec Marcello, comme dans un rêve...

La couturière...
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13 janvier 2018 6 13 /01 /janvier /2018 20:58

Bonjour les amis,

je vous ai parlé  la semaine dernière d' ANNIE HALL qui est un film qui marque le véritable début de Woody Allen en tant qu' auteur à la fois comique et dramatique.

Cette semaine, j' ai donc visionné deux films postérieurs, deux comédies.

D' abord MEURTRE MYSTÉRIEUX  A MANHATTAN.

Voici le sinopsis:

L'éditeur Larry Lipton et son épouse Carol logent dans un luxueux appartement de Manhattan où ils se lient rapidement d'amitié avec leur voisins de palier, Paul et Lillian House. Un jour, cette dernière décède d'une crise cardiaque. Une mort étrange, la vieille dame n'ayant jamais eu de problèmes de santé majeurs. Petit à petit, l'idée d'un meurtre se précise et Carol Lipton est bien décidée à élucider ce mystère.

Le film est une comédie fraîche et divertissante.Allen y est moins insupportable que dans ANNIE HALL, et cette fois-ci c' est plutôt Diane Keaton qui a un peu le diable au corps et qui est assez incontrôlable.

C' est dans ce film que Woody Allen prononce sa fameuse phrase: " Quand j' écoute du Wagner , ça me donne envie d' envahir la Pologne..."

Je vous mets l' une des meilleures scènes du film.Un groupe d' amis essaie de maintenir une conversation au téléphone en utilisant des fragments préparés d' avance avec la voix d' une des complices de l' un des personnages...très drôle...

Et, le lendemain, j' ai visionné COUPS DE FEU SUR BROADWAY, et là les amis, c' est la catégorie au dessus.Ce film c' est du caviar !

Voici le sinopsis:

A New York, dans les années vingt, un jeune auteur de théâtre passe un marché avec un gangster : celui-ci finance sa pièce, mais en échange sa petite amie est engagée. Celle-ci est protégée par un garde du corps qui, peu à peu, se mêle de tout et intervient dans la mise en scène.

Alors ce film , c' est un petit bijou à la gloire du théâtre et des acteurs.

Ça démarre comme dans une comédie de Lubitsch avec une situation dont on sait dès le départ qu' elle va provoquer des moments très drôles: un mafioso qui impose à un metteur en scène sa petite amie complètement inculte, affublé d' un fort accent des faubourgs et qui n' a aucun talent pour le théâtre, dans une oeuvre cérébrale pour intellos, une oeuvre à la Ibsen ou à la Tchekov.

Et effectivement, on ne sera pas déçu avec cette actrice complètement en décalage par rapport au reste de la troupe: par exemple, elle se souvient bien du début d' une réplique ( To be...) mais qui a du mal à se souvenir de la fin ( ...or not to be).

Dans cette comédie Woody Allen, a une autre super idée.Il ne s' attribue pas le rôle du metteur en scène David Shayne mais le confie à John Cusack, parfait dans la peau du personnage, et un peu moins tête à claques que Woody.

Par ailleurs, Allen situe l' action en 1928, c' est à dire durant l' âge d' or de Broadway. Les décors et les extérieurs sont soignés.On y est , on s' y sent:l' ambiance nocturne de la ville qui ne dort jamais,les speakeasy, les règlements de compte des mafiosi, les clubs avec des numéros de cabarets exécutés par des troupes de girls pétillantes,les ballades romantiques dans les parcs de Greenwich village,etc...Woody aime passionnément sa ville et sait nous le transmettre.

COUPS DE FEU SUR BROADWAY...une comédie tout simplement réjouissante
COUPS DE FEU SUR BROADWAY...une comédie tout simplement réjouissante

On va suivre les répétitions de l' oeuvre de Shayne et les difficultés qu' aura celui-ci pour la monter.On va découvrir peu à peu tous les personnages qui vont devoir interpréter la pièce.C' est filmé avec beaucoup de sensibilité et Woody Allen sait nous faire partager son amour pour les acteurs ( un peu comme Truffaut dans LE DERNIER METRO ou la NUIT AMERICAINE).

Il faut noter l' excellente composition de Diane West en Helen Sinclair, grande star du théâtre tombée dans l' oubli qui va tenter, grâce à l 'oeuvre de David Shayne, de faire son grand retour sur la scène new-yorkaise. Helen est impayable,fantasque, excentrique,égocentrique divine, toujours inspirée...elle se comporte dans la vraie vie comme si elle était sur une scène de théâtre en train d' interpréter Cléopâtre et Shayne en tombera amoureux.

On voit aussi dans le film comment le metteur en scène modifie , peu à peu, le texte original de la pièce pour résoudre certains conflits entre les acteurs.

Mais le clou de cette comédie, l' idée géniale, c' est que Cheech, le garde du corps de la fiancée du mafioso ( interprété par Chazz Palmintieri) va faire des suggestions très pertinentes qui vont complètement changer l 'oeuvre originale.

Cheech est un homme de main de Nikki. C' est un personnage violent et vulgaire qui s' est fait dans la rue, qui n' a aucune culture mais qui possède une vraie connaissance intuitive de la nature humaine.C' est lui qui va rectifier certains défauts de la pièce ( les personnages qui ne parlent pas comme dans la vraie vie)....Peu à peu, Cheech  s' installe comme co-auteur à part entière et finit par s' emparer de l' oeuvre et par la faire sienne.Ça c' est une idée de comédie absolument splendide. Cheech collabore, mais avec ses codes et ses règles de gangster.On jubile pendant le film, on pouffe...C' est tout simplement réjouissant.

Je n' en raconte pas plus.COUPS DE FEU SUR BROADWAY est une comédie pleine de rebondissements avec plein de personnages attachants, une comédie magique menée tambour battant qui nous enchante et qui nous ravit.

D' ailleurs, je vais la revoir, mais cette fois-ci en VO...rien que pour entendre l' accent pointu et criard de la fiancée du mafioso, et les exclamations très téatrales d' Helen Sinclair.

Shayne retravaillant son texte avec Cheech

Shayne retravaillant son texte avec Cheech

Shayne qui succombe peu à peu au charme de son égérie...

Shayne qui succombe peu à peu au charme de son égérie...

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10 janvier 2018 3 10 /01 /janvier /2018 14:01

Bonjour les amis,

Le politiquement correct vient de franchir un pas de plus....

Mais d' abord , et pour me suivre,lisez cet article.

Alors là, les amis, je dis STOOOOOP !

Ça suffit comme ça les conneries.

Le public qui applaudit la fin de l' opéra original , n' applaudit pas l' assassinat de Carmen, mais applaudit l' ensemble de l' oeuvre.

Alors, si on commence à changer les fins des chefs d' oeuvre de l' Art Lyrique,et aussi ( tant qu' on y est ) les fins des pièces de théâtre pour les rendre conformes à notre morale du XXI ème siècle, on n' a pas fini.

C' est un sacrilège bien sûr.Aucun metteur en scène n' a le droit moral de changer une oeuvre ( et encore moins un chef d' oeuvre), même s' il se protège derrière l' alibi selon lequel sa mise en scène serait une libre adaptation.C' est un mensonge: son adaptation n' est pas si libre que ça puisqu' elle reprend 99,99 % du matériel musical de Bizet et ne change que la fin.

On est dans le contre-sens le plus parfait, le plus absurde et le plus ridicule.

Doit-on rappeler à un metteur en scène que le fait d' assassiner sur scène une héroïne à laquelle on se sent attaché est sans doute la meilleure manière de dénoncer la violence machiste ? Ce crime nous saisit d' horreur ( si on est normal...)

Par ailleurs la nouvelle fin alternative n' arrange rien puisque Carmen tire sur Don José et qu' elle commet un homicide , même si c' est de la légitime défense.

Tant qu' à changer l' histoire, le metteur en scène n' avait qu' à faire exécuter à Carmen une prise  de Kung-fu et lui faire immobiliser son agresseur par une solide clé au bras en attendant l' intervention des forces de l' ordre...

Et puis, tant qu' on y est, il ne faut pas s' arrêter en si bon chemin.Dans l' opéra de Bizet le toréador Escamillo triomphe dans les arènes.C' est trop cruel pour les taureaux cette histoire et il faut changer ça aussi.

On est en 2017 et le taureau ne doit pas mourir  et c' est Escamillo qui doit succomber à un coup de corne ! Ça lui apprendra à embêter les taureaux qui ne lui ont rien fait...

Escamillo doit mourir aussi pour ne pas choquer tous les défenseurs de la cause animale !

Vous le voyez les amis, les retouches à l' oeuvre originale de la part de ce metteur en scène dont je préfère taire le nom sont tout simplement ri-di-cu-les...

J' espère simplement qu' il ne fera pas d' adeptes à l' avenir.

Alors, ne me prenez pas pour un sadique,ni pour un sale macho, mais je vous remets la vraie fin tragique de notre héroïne.

 

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6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 15:27

Bonjour les amis,

Si vous avez vu l' excellent film oscarisé BIRDMAN vous vous souvenez tous de la scène finale où l' acteur est sur le point de se suicider sur scène...Le public croit que c' est du théâtre mais Riggan se tire réellement sur lui-même...même si on apprendra plus tard qu' en fait il a dirigé l' arme sur son nez juste au dernier moment et qu' il ne succombera pas à ses blessures.Suite à cette "interprétation",Riggan sera acclamé par la critique new-yorkaise et on le considèrera comme le père d' un nouveau théâtre "hyperréaliste".

Et bien ce matin j'ai été assez stupéfait en lisant cette nouvelle provenant d' Italie :

Le parquet de la ville de Pise (centre) a ouvert vendredi une information judiciaire après la mort sur scène d’un acteur qui jouait le rôle d’un personnage devant être pendu. Raphael Schumacher, 27 ans, a été déclaré mort jeudi. Il était dans le coma depuis samedi dernier.

Il était censé simuler une pendaison sur scène. Un spectateur horrifié s’est alors rendu compte de ce qui se passait réellement. L’acteur n’a pas pu être sauvé. Deux directeurs et deux techniciens du théâtre se sont vu notifier qu’ils faisaient l’objet d’une enquête

Difficile de ne pas faire une analogie avec le film BIRDMAN même si l' enquête dira s' il s' agit d' un stupide accident ou alors si l' acteur est allé jusqu' au bout de son interprétation...

Quoi qu' il en soit, que ce soit volontaire ou pas,il est diffficile de ne pas penser que l' interprète ait voulu interpréter son rôle de la manière la plus réaliste possible, un peu comme ces représentations du Moyen-âge où certains acteurs jouant la PASSION DU CHRIST par exemple se faisaient réellement crucifier.L' acteur italien s' inscrit donc dans une certaine tradition ( même s' il ne l' a pas fait nécessairement de manière consciente).

Il existe une certaine tradition de recherche d' authenticité et de vérité chez certains interprètes.

Nombreux sont les acteurs de cinéma qui ont voulu vivre vraiment ce qu' ont vécu leur personnage, comme par exemple Robert De Niro qui pour interpréter le boxeur Jake la Motta dans RAGING BULL prendra puis perdra plus de 27 kg...(Bon , moi je suis capable de les prendre mais plus de les perdre...).

D' autres acteurs , comme Depardieu, font exactement le contraire, rigolent bien fort et pètent un grand coup juste avant d' interpréter une scène dramatique d' une grande intensité...et, finalement, ils sont excellents aussi et très crédibles ( enfin pour Depardieu je devrais dire qu' il était excellent ).

Moralité: il n' y a pas de règle générale pour l' interprétation, mais à choisir entre De Niro et Depardieu je m' inscrirais plutôt à l' école de ce second, celle des bons vivants qui ne se prennent pas trop la tête et qui ne se torturent pas l' esprit.On ne se refait pas: mon école préférée reste celle de l' hédonisme.

PS: si vous n' avez pas vu BIRDMAN ne lisez pas cet article car il contient des éléments qui révèlent une partie de la fin du film...Lol...Malgré tout, soyez tranquille, je n' ai pas tout dit...

PS nº2: J' essaie de me souvenir du nom d' un acteur français très connu ( Brialy peut-être ? ) qui racontait aux dossiers de l' écran qu' une fois il avait dû interpréter au théâtre le rôle d' un amant éconduit à un moment de sa vie où il vivait réellement un grand chagrin d' amour.Son rôle se superposait à ce qu' il vivait dans la réalité et finalement il avouait qu' il ne jouait pas bien... il en faisant trop, il était trop sincère...Il surjouait.

PS nº 3: Jean Pierre Léaud racontait comment Truffaut le dirigeait lors du tournage de " Baisers volés".Dans une scène Léaud devait traverser une rue, et il demande à Truffaut "comment" il doit la traverser, et le réalisateur qui n' aimait pas les interprétations trop intériorisées et trop psychologiques de lui répondre.

" Essaie de ne pas te faire écraser..."

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