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15 juin 2022 3 15 /06 /juin /2022 17:03

Bonjour les amis,

Je suis tombé par hasard sur une vidéo youtube dans laquelle la journaliste Aude Lancelin raconte les mésaventures qu'elle a vécues après avoir découvert que Bernard-Henry Levy avait pris très au sérieux dans un de ses ouvrages un canular "gros comme une maison".

Mais, écoutez-la, c'est assez savoureux !

Alors, avouez que cette histoire est vraiment édifiante. Plutôt que de rectifier et de s'excuser auprès de ses lecteurs BHL riposte avec des sous-entendus un peu ignobles.

Mais surtout le reste du microcosme médiatique parisien ostracise la journaliste qui n'avait fait que dire la vérité, et en l'occurrence, une vérité plutôt burlesque.

Crime de lèse-majesté. On n'égratigne pas BHL impunément...

Quand on écoute Aude Lancelin jusqu'au bout de la vidéo on ne sait plus trop s'il faut en rire ou en pleurer.

Je profite l'occasion pour vous indiquer que Aude Lancelin avait reçu le prix Renaudot pour son essai LE MONDE LIBRE et qu'ensuite elle a publié un autre opus intitulé LA PENSEE EN OTAGE.

PS: Hors-sujet.

Je viens d'apprendre aujourd'hui que Clémentine Autain, candidate très wokiste de France Insoumise vient de sortir un roman.

Voici la critique assassine de Marianne.

Ayant beaucoup de mal à supporter le personnage Clémentine Autain, assez représentatif d'une nouvelle classe politique démago-populo-wokiste, je ne lirai certainement pas le roman pour me faire une idée par moi-même. Sur ce coup-là je fais un vote de confiance en faveur de  Marianne.

Le bouquin est publié aux prestigieuses éditions Grasset, mais pourtant il ne semble pas que l'éditeur nous ait déniché une nouvelle Colette !....😂

PS nº 2: Dans le même genre, sachez qu'une autre candidate que j'ai du mal à écouter plus de 5 minutes et que j'aime affubler du pseudo de "Sardine Ruisseau" aussi a écrit des romans que je ne lirai jamais...lol !

Bon, j'arrête de me moquer...aujourd'hui c'était mercredi et je siffle la fin de la récré...

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11 avril 2022 1 11 /04 /avril /2022 08:54

Chers amis gaulois,

Ça fait maintenant 33 ans que je ne vis plus en France et c'est surtout grâce aux journaux et à internet que je me tiens informé de la réalité sociale et politique de votre pays.

Je laisse les grands éditorialistes commenter avec finesse et pertinence tous les nombreux enseignements des résultats du premier tour d'hier qui montrent  une société de plus en plus "clivée", même si le fait de se retrouver avec la même tête d'affiche qu'il y a 5 ans peut avoir un effet trompeur.

 

Moi, c'est en tant qu'observateur qui regarde son pays natal de l'étranger que j'aimerais vous faire quelques remarques.

Ça fait 33 ans que je ne vis plus en France, et je n'ai jamais entendu les français autant se plaindre que durant les 5 dernières années. Je ne vous ferai pas l'affront de vous rappeller des grands mouvements sociaux comme les gilets jaunes, la gestion aléatoire très discutable de la pandémie, la détériotation des services de santé, la future retraite à 65 ans, la scandaleuse affaire McKinsley, etc...

Pourtant la réalité est là sous mes yeux, difficilement intelligible...Macron fait encore mieux qu'il y a 5 ans...

Mes amis m'offrent des explications qui ne me convainquent que très partiellement. Je m'en remets donc à la phrase du général de Gaulle. La majorité est souvent silencieuse...et moi, de l'autre côté des Pyrénées je ne l'entends plus car elle ne se manifeste pas même si elle existe bien, au point d'être la première force du pays. Non, les sondages n'étaient pas truqués...

Jupiter et le mystère gaulois...

Je ne peux m'empêcher de penser à l'affaire Pénélope qui a mis hors course en 2017 le candidat Fillon. Cette affaire  était, toutes proportions gardées, infiniment moins grave que le scandale McKinsley. Pourtant les résultats sont là. Macron a amélioré son score personnel.

Il y a là un mystère qui me fait me demander, en forme de boutade, si les français ne sont pas victimes d'un syndrome de Stockholm.

Je pense que cette résilience du candidat Macron pourra être étudiée un jour dans les écoles de Sciences Politiques comme exemple d'un président sortant qui a surmonté, contre vents et marées, des campagnes qui semblaient devoir le laminer.

 

Par ailleurs voir la candidate socialiste arriver en 10 ème position avec 1,7% des voix fait de la France une grande exception européenne. C'est du délire...Les socialistes ont eu 5 ans pour se retaper après le mandat de François Hollande et, là ils sont au bord de l'extinction, à se demander si les militants socialistes ont voté pour leur candidate. Le parti socialiste a été grosso modo pendant un siècle le premier ou deuxième parti de France, le troisième dans le pire des cas...Hier Hidalgo a fait moins de 2% et se place 10 ème.

Jeudi prochain je dois justement chanter un Requiem avec mon groupe choral...J'aurai une pensée pour les socialistes français.

Pareil, mais dans une moindre mesure, pour Fabien Roussel.  Candidat d'un parti fortement implanté dans tout l'hexagone et qui arrive derrière un brave béarnais qui a fait une campagne sur son seul nom, sans vraie structure militante pour l'appuyer...Roussel qui fait 2,3%...moins de la moitié de la barre des 5% . Du délire !....Cherchez l'erreur, ou l'explication.

Alors, évidemment, il y a quand même une grande explication à ces résultats qui sont dûs à ce type de scrutin à deux tours. L'effet "vote utile"...

L'effet "vote utile" a été cette fois-ci poussé à son paroxysme.

On attendra les législatives de Juin pour savoir quel est le poids réel de chaque formation.

 

Je terminerai mon billet d'humeur avec les 2 autres "miraculés" de ce premier tour.

Marine Le Pen aurait dû en toute logique payer ses accointances avec Poutine devenu depuis le 24 Février le bourreau sanguinaire de l'Ukraine. Elle a fait par le passé un voyage au Kremlin. Elle a cherché des financements chez les russes. Dernièrement elle s'est opposée aux sanctions économiques européennes contre la Russie.

Et bien, non....cela ne semble pas avoir influé son électorat. Moi, ça me troue le c...

Pareil pour Mélenchon qui aurait dû souffrir de ses positions anti-otan et poutinophiles, de ses réserves sur l'envoi d'armes à l'Ukraine pour la défendre de la sauvage agression de Poutine...et bien, non...Il améliore lui aussi son résultat d'il y a 5 ans.

Voila.Peuple gaulois.

Vous êtes très mystérieux depuis 5 ans, et assez imprévisibles aussi...

PS: Voici un extrait de ce Requiem de Karl Jenkins que nous chanterons le 14 avril prochain au théâtre-Auditorium de Denia et que je dédie aux socialistes français.

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28 mars 2022 1 28 /03 /mars /2022 15:16

Bonjour les amis,

Comme beaucoup de monde j'ai été choqué par l'agression de Will Smith sur le présentateur et acteur Chris Rock durant la 27 ème cérémonie des Oscars.

La gifle...

Même si la blague de Chris Rock sur l'alopécie de l'épouse de Will Smith était de mauvais goût, particulièrement déplacée, ça ne pouvait justifier la réaction violente et particulièrement macho de celui-ci.

Un Will Smith qui a un égo tellement démesuré et surdimensionné  qu'il  n'hésite pas à plomber, tout seul comme un grand, cette prestigieuse soirée de gala suivie par toute la planète (sauf par moi, vu qu'à cette heure-là, je roupillais déjà...).

Javier, un de mes amis qui écrit sur facebook, n'a pas pu s'empêcher d'imaginer ce qui se serait passé, simplement si on changeait un seul détail à cette histoire.

Imaginez deux secondes la même scène, sans rien changer, mais simplement que Will Smith soit blanc.

Alors là, mon ami Javier peut vous raconter ce qui se serait passé.

Will Smith aurait été détenu avant la fin de la soirée.  Des gens seraient sortis dans la rue pour dénoncer l'agression d'un suprémaciste blanc sur un noir. Les réseaux sociaux se seraient enflammés, déchaînés.

Will Smith aurait été mis à l'écart de la profession. Il n'aurait plus jamais pu mettre les pieds sur un plateau de cinéma. Définitivement blacklisté (sans mauvais jeu de mots).

 

Imaginez maintenant le contraire, que Chris Rock soit blanc. Et bien Will Smith aurait été applaudi comme un héros qui ne se laisse pas intimider par les suprémacistes blancs. Il aurait eu droit à des manifestations de soutien.

Il serait devenu le symbole de la lutte contre l'oppression blanche.

Ces deux scénarios qu'on peut imaginer facilement démontrent à quel point l'Amérique est vraiment malade de son antiracisme qui s'est transformé en racisme à l'envers : une simple agression entre deux mecs, comme il y en a toujours  eu depuis que le monde est monde, est complètement réinterprétée si l'un des 2 protagonistes n'a pas la même couleur de peau que l'autre.

La réinterprétation sera toujours la même. L'oppresseur est blanc, la victime est noire. C'est plus qu'un théorème, c'est devenu un postulat...On est en 2022, et le racialisme, dénoncé par Philip Roth dans son roman LA TÂCHE, est passé par là.

Mais revenons à cette cérémonie des Oscars. L'agresseur et l'agressé avaient la même couleur de peau.

Y'aura pas d'émeutes dans les quartiers blacks.

Tout est bien qui finit bien...ouf !...🤣

 

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20 février 2022 7 20 /02 /février /2022 20:39

Bonjour les amis,

Voici pour commencer un tableau datant de 1902 du peintre impressionniste allemand Arthur Siebelist intitulé THE ARTIST AND HIS SCHOOL, exposé à Hambourg au Kunsthalle .

Détournements mineurs...

J'ai découvert sur les réseaux sociaux un détournement assez réussi de cette oeuvre.

Une dame vue de dos qui ajoute du signifiant ! 

D'un seul coup le secret de ces sept regards convergents est percé.

Détournements mineurs...

Voici un autre tableau du XIX ème siècle de l'artiste romantique allemand Berthold Woltze, intitulé LA LETTRE.

Cette fois-ci le détournement consiste simplement à changer le titre de l'oeuvre.

LA FACTURE D'ELECTRICITÉ

LA FACTURE D'ELECTRICITÉ

Je continue avec une autre lettre lue par un adolescent, de Rosso Fiorentino.

QUAND TU AS RELU 3 FOIS TA FACTURE D'ÉLECTRICITÉ ET QUE TU NE COMPRENDS TOUJOURS PAS...

QUAND TU AS RELU 3 FOIS TA FACTURE D'ÉLECTRICITÉ ET QUE TU NE COMPRENDS TOUJOURS PAS...

Imaginons maintenant que le grand Léonard ait vécu à notre époque et qu'il ait réalisé le portrait de l'actrice Megan Fox.

Le corsage un peu plus ouvert...la bouche un peu plus charnue...Le résultat n'est pas inintéressant. Elle ne sourit plus mais ce n'est pas gênant...

Détournements mineurs...

Voici une photo prise près des rives du fleuve Tárcoles au Costa Rica d'un bovidé qui se balade tranquillement entre des crocodiles.

Je vous laisse découvrir le titre sous la photo...

QUAND TU VIS DANS UN QUARTIER DANGEREUX MAIS QUE TU CONNAIS TOUT LE MONDE...

QUAND TU VIS DANS UN QUARTIER DANGEREUX MAIS QUE TU CONNAIS TOUT LE MONDE...

je termine avec une autre photo animalière.

QUAND TU TE RENDS COMPTE QUE LE CUISINIER A MIS DU CHORIZO DANS LA PAELLA...!

QUAND TU TE RENDS COMPTE QUE LE CUISINIER A MIS DU CHORIZO DANS LA PAELLA...!

PS: L'Hatem vient de m'envoyer un GIF créé à partir des 2 première photos que j'adjoins avec plaisir à mon article.

Détournements mineurs...
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15 février 2022 2 15 /02 /février /2022 07:01

Bonjour les amis,

Samedi dernier a eu lieu en Espagne la cérémonie des GOYAS (équivalent des Césars français) qui a vu le triomphe de EL BUEN PATRÓN de Fernando León de Aranoa, un réalisateur qui s'était illustré en 2001 avec son  drame social acclamé LES LUNDIS AU SOLEIL que je n'ai pas vu (mais que je vais voir bientôt).

EL BUEN PATRÓN (Le bon patron) a obtenu le Goya du meilleur film espagnol et aussi celui de la meilleure révélation de l'année pour Almudena Amor. Par ailleurs Javier Bardem est nommé aux Oscars pour son interprétation du rôle principal.

Voici le synopsis:

Julio Blanco est le propriétaire charismatique d'une entreprise qui fabrique des balances industrielles dans une ville de province en Espagne. Ses employés et lui attendent la visite imminente d’un comité qui décidera de l’obtention d’un prix local d’excellence. Tout se doit d’être parfait mais le sort semble s’acharner sur Blanco…

EL BUEN PATRÓN...une satire sociale très grinçante.

Dans ce film Julio Blanco (Javier Bardem) est le patron de sa boîte, le big boss, ce que les espagnols appellent "el puto amo"  et les américains "The fuckin' master of the universe" !

Il est très paternaliste, contrôle tout, est derrière tout. Il n'hésite pas à s'immiscer dans la vie très privée de ses employés s'il pense que les intérêts de son entreprise sont en jeu.

Blanco est tellement conscient d'accomplir ce qu'il a décidé d'être que ça en devient parfois grotesque mais aussi effrayant.

To be or not to be a big boss !

La force du film c'est qu'à chaque fois qu'on pense que Blanco pousse le bouchon trop loin, qu'il en fait trop, à chaque qu'on croit qu'il va se ressaisir il rebondit et va toujours plus loin. Blanco ne doute jamais de son bon droit ni de sa morale liée à la bonne santé de son entreprise.

Il se compare parfois à un chirugien qui doit amputer un membre à un patient : c'est très désagréable mais quelqu'un doit prendre la responsabilité de le faire pour le bien de tous.

Le film est espagnol mais le fait que Blanco dirige une entreprise qui fabrique des balances m'a évidemment fait penser à notre Nanard national (paix à son âme) qui avait repris Terraillon et dont les méthodes étaient parfois très proches de celles de Blanco.

Le thème de la balance est très bien utilisé dans le film comme une métaphore d'un monde idéal qui chercherait à être équilibré, fidèle et juste, comme les trois qualités techniques de toute bonne balance, sauf que dans le monde réel c'est tout l'exact contraire qui se produit.

Le scénario est très bien travaillé, de manière ingénieuse, avec toute une gallerie de personnages qui participent à un énorme jeu de massacre dont très peu sortiront indemnes: ni le  big boss avec sa conscience à géométrie très variable, ni certains travailleurs cyniques qui savent jouer sur le manque de conscience du boss, ni la classe politique, ni la presse, etc...

Mais il faut vraiment saluer la performance de Bardem qui est énorme dans ce film, comme s'il avait été patron toute sa vie.

Il nous surprend tout le temps, sait jouer de mille registres, de mille facettes. Il est roublard, il a de l'humour, il est drôle, très démago et sait surfer sur les modes de son époque pour s'attirer la sympathie des gens.

La manière, par exemple, avec laquelle il utilise le phénomène  #Me too#  pour faire pression sur l'un de ses employés est tout simplement ignoble. Il lui donne une leçon de morale et de bon comportement avec les femmes alors que lui-même n'a pas le nez propre. Il lui rend service mais avec une terrible menace à la clé s'il ne suit pas ses injonctions.

Il y a aussi sa façon hypocrite d'intégrer les travailleurs immigrés maghrébins qu'il considère comme ses fils adoptifs et de jouer la carte de l'interculturalité.

Ses relations avec les femmes sont très opportunistes. Son discours féministe d'un côté...et ses actes et son cynisme de l'autre...Mais son cynisme aura affaire à plus cynique que lui, comme une espèce d'antimoralisme dans l'amoralisme, par effet boomerang.

Almudena Amor, jeune révélation dont la présence illumine le film...
Almudena Amor, jeune révélation dont la présence illumine le film...

Almudena Amor, jeune révélation dont la présence illumine le film...

Le film surprend aussi parfois car il nous fait passer de scènes de comédie à hurler de rire à d'autres bien plus dramatiques. Ces différences de registre parfaitement voulues par le metteur en scène surprennent mais se justifient: malgré certains drames, la comédie de la vie continue comme dans la réalité.

La scène finale surprendra et elle est tout simplement magistrale et donne à ce film tout son sens profond.

On revient au thème de la balance...Va t'elle basculer ? Je vous laisse découvrir ça par vous-mêmes.

Bardem fait vraiment très fort dans ce film: il arrive à donner à son personnage une dimension quasi métaphysique puisqu'il est parfaitement conscient de ce qu'il est, et de ce qu'il fait. Il joue sur les sentiments, sur l'humain (tout comme le faisait Bernard Tapie). Il est comme le menteur qui se prend au jeu de ses propres mensonges. Blanco aime rendre spontanément service à tous ses employés mais en même temps il crée de la dette morale envers ceux qu'il aide, une dette dont il sait bien profiter par la suite. On se sait jamais où est la part de vrai et la part de faux dans ses relations avec les autres. C'est quelqu'un de perturbant car il sait être sympa.

Julio Blanco manipule disais-je mais il y a un thème sur lequel il ne ment pas, sur lequel il est sincère à 100%, c'est son obsession constante pour maintenir la prospérité de son entreprise et sa bonne image.

La fin justifie toujours les moyens.

Le pire c'est qu'on ne peut s'empêcher d'avoir de la sympathie pour Blanco. On a envie que les choses tournent bien pour lui et pour le bien de sa boîte malgré sa manière de manoeuvrer les personnes pour en obtenir ce qu'il désire. 

Personne ne sort indemne de cette comédie, disais-je, y compris le spectateur et sa sympathie coupable pour Blanco.

Je finirai en disant que la fable grinçante se transforme aussi en métaphore universelle et que l'entreprise de Blanco est également une allégorie de la société toute entière.

 

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18 janvier 2022 2 18 /01 /janvier /2022 09:55

Bonjour les amis,

j'ai enfin pu voir le 3 ème opus des OSS 117 réalisé cette fois-ci par Nicolas Bedos et intitulé ALERTE ROUGE EN AFRIQUE NOIRE.

On avait laissé notre héros à Rio en 1967 et on le retrouve en 1981. Ça surprend un peu car il y avait matière à faire quelques OSS durant les années 70.

Par ailleurs on change de metteur en scène et ce n'est plus Michel Hazanavicius qui est à la réalisation mais Nicolas Bedos. J'avais donc quelques craintes...qui se sont rapidement confirmées.

Le gros problème avec Bedos c'est qu'il en fait trop et qu'il maltraite son personnage.

Souvenez-vous de Hubert Bonisseur de la Bath dit OSS 117: c'était un espion sûr de lui, extraverti, qui se la pète, qui ne doute de rien, dragueur assez lourd, plein des préjugés ringards propres à son époque , mais à qui tout réussissait grâce à son panache à la française et à sa naïveté. Donc il y avait un mélange subtil qui nous le rendait extrêmement sympathique.

Nicolas Bedos fait évoluer le personnage qui devient veillissant et force le trait en le rendant encore plus grotesque, mais aussi impuissant, loser et même parfois assez mesquin.

Du coup OSS est maltraité par les autres personnages ce qui casse un peu les codes convenus de notre archétype de Superdupont toujours triomphant.

Mais le pire c'est que le film perd en humour comme si le réalisateur se sentait obligé de se moquer ouvertement de son personnage et de céder au politiquement correct. Il y a une règle au théâtre qui s'applique au cinéma. Un personnage ridicule ne rit jamais de lui-même sur scène. Il joue au premier degré...Et là, c'est comme si OSS se rendait compte que les autres se moquent de lui et essayait de rectifier, ce qui casse la dynamique du rire. OSS devient pathétique et c'est au au détriment de l'esprit du comique de situation.

Alors, rassurez-vous, il y a quand même Jean Dujardin qui arrive par sa prestation à sauver son personnage. Il y a aussi quelques scènes extrêmement drôles qui font que le film mérite d'être vu.

Par exemple, quand OSS est perdu dans la brousse et qu'il essaie de retrouver une piste avec une carte d'Afrique qui représente TOUTE l' Afrique, c'est vraiment trop drôle !

On retrouve aussi certaines répliques qui font mouche...mais elles sont trop rares cette fois-ci.

Quand Bedos fait dire dans le film à OSS que les femmes n'ont pas de cerveau, c'est pas drôle.

Par contre d'autres répliques sont mieux ajustées. Je vous en cite une.

Le chef d'OSS lui explique que le président de la République française a abattu 3 éléphants le mois dernier, et OSS de répondre, imperturbable:

" -  De toutes façons,il y en a plein ! " 🤣

Je concluerai en vous disant que le film est inégal, qu'il y a des longueurs parfois ennuyeuses ou qui n'apportent rien, mais que le spectateur est quand même récompensé de sa patience par certaines scènes où on retrouve bien toute la saveur humoristique des deux OSS antérieurs.

A voir donc !

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13 janvier 2022 4 13 /01 /janvier /2022 09:20

Bonjour les amis,

Il y a quelques jours je vous expliquais tout le mal que je pense du WOKISME et de la CANCEL CULTURE dans cette article-ci.

Il se trouve que cette semaine je suis tombé sur une vidéo de Zhang Zhang, une violoniste sino-canadienne membre du philarmonique de Monte-Carlo, qui dénonce les conséquences néfastes de la cancel culture dans l'univers de la musique classique. Mais écoutez-là plutôt, ça dure 5 minutes.

Si vous ne pouvez accéder à sa vidéo sur le lien antérieur vous pouvez le faire sur ce lien-ci.

Ce que raconte Zhang Zhang est absolument édifiant, révoltant aussi.

14 musiciens de l'English Touring Opera sont licenciés après 20 ans de bons et loyaux services, simplement parce qu'ils n'ont pas la bonne couleur de peau. Ils ont le malheur d'être blancs.

Comme vous le voyez la discrimination positive inventée outre-Atlantique finit par devenir discrimination tout court.

L'antiracisme quand il est défendu par des faibles d'esprit se transforme en racisme, c'est à dire en ce qu'il était supposé combattre.

La politique des quotas c'est bon pour les vaches laitières mais appliquée à la culture ça peut devenir assez catastrophique !

Ibrahim Maalouf, trompettiste et compositeur, s'est plaint du fait que le philarmonique de Vienne manquait de diversité ethnique.Ça, ça me fait mourir de rire car quand on se balade en Autriche, on a plutôt tendance à voir beaucoup de blancs...🤣. Ne leur en voulez pas, ils sont nés comme ça...et comme disait Coluche, la plupart ne l'ont pas fait méchamment !

Viendrait-il à l'esprit de quelqu'un de reprocher à l'orchestre de Pékin d'être un peu trop asiatique?

Voici la réponse de Zhang Zhang à Maalouf:

" Le concours de recrutement des orchestres symphoniques professionnels se fait derrière un paravent. Le jury ne voit pas le candidat, il n’écoute que la qualité de la performance. Les artistes sont choisis par leur musique, pas par leur couleur de peau, leur sexe ou leur origine ethnique..."

Par ailleurs, on voit apparaître des formes de censures d'oeuvres géniales du patrimoine culturel classique par des nouveaux inquisiteurs, des Torquemadas des temps modernes,  qui trouvent pertinent de les "rejuger" avec les standards politiquement corrects de notre époque.

Peut-on être plus ignare? plus stupide?

Je vous invite à lire cet article sur la censure qui s'abat sur le CASSE-NOISETTE de TCHAÏKOVSKI.

Comme l'explique bien Zhang Zhang, on touche là au comble de l'absurde et du ridicule. Les wokistes anglo-saxons trouvent l'oeuvre du grand compositeur russe offensante pour les arabes, les espagnols et les chinois mais les compagnies chinoises la présentent régulièrement devant leur public, un public chinois qui ne s'offusque pas de certains stéréotypes qui étaient caractéristiques de leur époque.

 Danse chinoise dans CASSE-NOISETTE

Danse chinoise dans CASSE-NOISETTE

Alors, peut-être qu'un jour il faudra aller à Pékin pour voir une oeuvre occidentale non censurée dans sa véritable version originale, comme par exemple l'OTELLO de VERDI ? 

Franchement les amis, ce n'est pas que je hais ce siècle mais je commence à le trouver de plus en plus débile, répugnant de médiocrité imbécile. Houellebecq, au secours !

Je terminerai mon billet avec une note d'humour satirique sur l'évolution à travers les siècles de ce qui nous fait pleurer ...Tant qu'on peut encore rigoler du wokisme tout va bien !

Quand la CANCEL CULTURE s'attaque à la musique classique et aux ballets...
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7 janvier 2022 5 07 /01 /janvier /2022 09:58

Bonjour les amis,

Il y a quelques jours je vous disais tout le bien que je pensais du film DON'T LOOK UP d' Adam McKay.

Certains dissertent sur le fait de savoir si ce film va changer des comportements. Difficile de répondre à cette question mais je pense sincèrement que si ça fait parler les gens, et c'est le cas de ce film qui se prolonge avec des discussions interminables entre amis, c'est déjà en soi un énorme objectif qui est atteint. Un réalisateur peut difficilement rêver plus ou mieux.

Je vous avais dit dans le billet consacré à ce film que dans DON'T LOOK UP la frontière entre la caricature et la réalité est de plus en plus ténue parfois, ce qui génère un réel et profond malaise.

Par exemple, l'un des personnages du film qui occupe une charge politique très importante a des ennuis pour avoir échangé sur son portable des photos à caractère érotique avec son amant...Or, vous savez parfaitement que l'un des ministres de Macron a dû démissionner réellement pour des motifs aussi grotesques.

Dans le film les deux protagonistes principaux sont exaspérés parce que les émissions télévisuelles ne prennent pas au sérieux leur cri d'alarme. Deux présentateurs interprétés par Cate Blanchett et Tyler Perry sont d'une insupportable frivolité. Pour eux, on peut faire peur au grand public mais pas trop car ce n'est pas dans le ton ni dans la ligne éditoriale de l'émission.

On peut être un peu  apocalyptique mais pas trop !

Ces deux présentateurs prennent tout avec dérision et ne sont réellement interessés que par leur chiffre d'audience.

 

DON'T LOOK UP ou les limites du rire...

Ça c'est le film mais, cette fois-ci, je partage avec vous une scène, bien réelle celle-là...

Voilà...Tout est dit....Une journaliste explique que c'est très grave...mais derrière ça rigole bien. Ne perdons surtout pas notre bonne humeur matinale.

Pourtant ne vous méprenez pas les amis.

Je fais partie des personnes qui aiment l'humour sans limites. Desproges disait, à juste titre, qu'on peut rire  pratiquement de tout. 

Le rire est profondément humain et il est sans doute salutaire. C'est une des meilleures manières d'échapper à la morosité, à un monde réel qui est parfois glauque,angoissant et déprimant. Le rire c'est aussi un mécanisme d'autodéfense.

Donc, où est le problème?

Et bien le problème c'est une question de dose. Vous connaissez tous dans votre entourage des personnes qui, à vouloir systématiquement être drôles, deviennent parfaitement insupportables.

Le problème c'est quand on n'est plus capable de traiter une situation grave que sous l'angle de l'humour.

Le problème c'est quand on a collectivement démissionné d'un grand défi dont il est de notre devoir de le relever et qu'on le transforme en une tarte à la crème qui va systématiquement provoquer des rigolades.

Je crois que c'est dans le film LA HAINE que l'un des personnages raconte l'histoire suivante.

DON'T LOOK UP ou les limites du rire...

PS: Le sujet que j'ai traité aujourd'hui n'est que l'un des nombreux thèmes du film qui est, par ailleurs, très dense, très riche...et bien évidemment, je vous le recommande vivement !

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31 décembre 2021 5 31 /12 /décembre /2021 12:08

Bonjour les amis,

Je viens de tomber sur un dessin qui résume parfaitement les pièges à éviter afin de ne pas plomber votre soirée de la Saint-Sylvestre.

Dernières recommandations avant Minuit !

A l'heure d'abandonner une année calamiteuse, on a tous les motifs de rester prudent...

Dernières recommandations avant Minuit !

Alors, au moment de vous souhaiter la meilleure année possible, et avec toutes les précautions qui s'imposent, je partage avec vous une chanson des années 50.

Je vous envoie ce clin d'oeil nostalgique, au charme merveilleusement désuet, avec le secret désir que les jeunes générations pourront rêver en 2022  tout autant que celle de leurs parents et grands-parents.

Bonne année 2022 à vous toutes et à vous tous.

https://www.youtube.com/watch?v=29hCGSCjKqs

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11 décembre 2021 6 11 /12 /décembre /2021 11:43

Bonjour les amis,

Le taux de reproduction chez les rats est très elévé mais moi j'ai AKIRA qui se charge de réguler leur nombre. AKIRA ne rate jamais son coup, c'est un serial killer redoutable et terriblement efficace, rapide comme l'éclair. Quand un rat s'arrête pour le regarder il est déjà mort, mais ne le sait pas encore...🤣

AKIRA le terrible...

J'ai recueilli AKIRA il y a quelques mois quand il n'était encore qu'un chaton, mais maintenant c'est devenu un magnifique félin. Alors il faut savoir qu'avec les humains son caractère change complètement. AKIRA est très affectueux et très joueur. C' est un chat-chien...

Mais en ce qui concerne les rats, c'est une autre affaire. Regardez bien la photo. Les rats qui ont croisé ce regard ne sont plus de ce monde pour vous le raconter...

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