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29 novembre 2022 2 29 /11 /novembre /2022 09:40

Bonjour les amis,

J'avais écrit il y a une semaine un billet expliquant pourquoi je regarderai quand même le mondial du Qatar malgré le fait que ce pays n'aurait jamais dû se voir attribuer l'organisation de cette grande compétition internationale par la FIFA.

J'avais écrit que le mondial est une vitrine, non pas de ce qu'on veut montrer, mais de tout...

Les autorités chinoises viennent d'en faire la dure expérience, à tel point qu'elles ont censuré des images de la compétition. 

Qui nous aurait dit que la Chine aurait été amenée à censurer même les images du mondial ?
Qui nous aurait dit que le mondial du Qatar aurait involontairement servi à défendre des libertés en Chine ?
A noter le mouvement paradoxal des feuilles blanches: les manifestants brandissent des feuilles blanches pour pousser la situation jusqu'à l'absurde.
" Allez-vous m'arrêter pour une feuille blanche qui ne dit rien ?"
Une façon de lutter contre la censure implacable notamment sur les réseaux. Ce n'est pas seulement la politique anti-covid qui est en cause mais le contrôle policier exercé sur toute la citoyenneté.

Auparavant rappelons que le mondial a aussi été l'occasion pour les joueurs iraniens de se manifester contre la dure répression du régime de Téhéran en ne chantant pas leur hymne.

Le mondial c'est une boîte de résonance planétaire et les dictateurs l'ont bien compris.

A ce propos j'ai appris hier une nouvelle absolument déconcertante.

Le régime iranien a libéré 700 prisonniers suite à la victoire de l'Iran contre le pays de Galles.

C'est fou, non? et particulièrement absurde aussi.

À quoi tient la liberté dans un régime totalitaire?

Les mollahs en voulant donner une image d'ouverture ne font que souligner le caractère moyenâgeux et arbitraire du régime politique qui est le leur.

Leur geste se retourne contre eux...

Encore une fois le mondial est une vitrine non pas de ce qu'on veut montrer mais de ce qu'on est.

La communauté LGTB, elle aussi a bien évidemment appelé au boycott. 

Ce boycott n' a pas été suivi étant donné que le dernier match de l'équipe de France avec ses 12,5 millions de télespectateurs a battu les records d'audience.

Échec du boycott,donc ? Non, pas du tout. En termes de communication c'est un succès.

On n'a jamais autant entendu parler des atteintes aux droits des membres de cette communauté au Qatar et dans les émirats que depuis la célébration de cette compétition.

La polémique sur les brassards arc-en-ciel prohibés par les autorités qataries n'a fait que rendre plus visible le problème et a permis à l'équipe d'Allemagne de faire un geste symbolique planétaire aussi puissant qu'un boycott.

Quand le mondial du Qatar se transforme en une opportunité pour les défenseurs des libertés...

Voici également la photo d'un spectateur qui a fait irruption avec le drapeau arc-en-ciel durant le match d'hier soir Portugal-Uruguay.

Quand le mondial du Qatar se transforme en une opportunité pour les défenseurs des libertés...

Face à l'autoritarisme et à la répression il reste toujours des interstices pour les défenseurs des libertés.

Je terminerai par le plus grave en parlant des victimes principalement pakistanaises qui ont construit les stades du Mondial.

Ces victimes anonymes on ne doit pas les oublier et je citerai le livre enquête de Quentin Müller et de Sébastien Castelier qui leur rend hommage.

Quand le mondial du Qatar se transforme en une opportunité pour les défenseurs des libertés...

Je vous engage à lire sur le lien ci-dessous le long commentaire de VIOU1108.

Oui, au XXI ème siècle l'esclavage existe bel et bien et leurs victimes n'ont pas la possibilité de se faire entendre contrairement à d'autres minorités.

Triste époque !

A chaque match au Qatar j'ai une pensée pour elles quand je vois ces stades flambants neufs. Cette coupe du Monde s'est organisée dans l'horreur et dans le sang, une horreur qui dépasse, et de loin, le simple cadre de l'organisation de cette épreuve sportive !

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22 novembre 2022 2 22 /11 /novembre /2022 13:15

Bonjour les amis,

Je suis resté quelques jours dans l'incertitude sur le fait de savoir si j'allais suivre ou pas les matchs de la coupe du monde de football au Qatar.

Alors je ne vais certainement pas cautionner un régime non laïc, liberticide, niant des droits aux femmes et aux membres de la communauté LGTB, un régime qui a fait construire des stades dans des conditions de travail infâmes qui ont provoqué la mort de plus de 6500 personnes, la plupart d'entre elles originaires du Pakistan (les émirats pour leur part reconnaissent 37 victimes)... Reconnaissons malgré tout que la décision d'attribuer la CDM au Qatar s'est prise 10 ans avant la construction de ces stades et que la FIFA ne pouvait pas forcément anticiper l'étendue du désastre qui aurait lieu.

On pourrait parler également de l'attentat écologique qui consiste à conditionner l'air des stades en plein désert...Une vraie aberration !

Seulement voilà. On peut aussi nous accuser d'avoir l'indignation sélective. Faisons un petit exercice de mémoire.

On a tous regardé la CDM en 1978  en Argentine quand celle-ci était une dictature sanglante qui pratiquait la torture et l'élimination physique de ses opposants sous la férule du général Videla. Ça nous a gêné un peu, mais pas trop, pas au point de ne pas regarder les matchs.

On a regardé de côté quand le Brésil a fait construire ses stades pour la coupe du monde 2014 dans des conditions infrahumaines et un peu anarchiques qui ont provoqué là aussi des milliers de victimes.

On a tous regardé la CDM en Russie en 2018 alors que ce pays, depuis la reprise en main de Poutine, a une conception très élastique des droits de l'homme, pratique l'élimination physique et l'emprisonnement de ses opposants, discrimine les homosexuels (mais de manière plus hypocrite qu'au Qatar)...un pays qui a pratiqué une guerre particulièrement sanglante contre les Tchétchènes dans les années 2000 (une guerre qui par certains aspects peut être qualifiée de génocidaire tant le nombre de victimes civiles a été  énorme), un pays qui a soutenu le régime syrien de Bachar-El Assad en lui prêtant main forte à partir de 2015.

On n'a pas boycotté les pays susnommés et, aujourd'hui certains appellent à boycotter cette Coupe du Monde au Qatar. Comment ne pas y voir deux poids et deux mesures?

On est quand même les champions de l'hypocrisie.

Par ailleurs, on pourrait aussi ajouter que la Coupe du Monde "visibilise" certains problèmes, et que donc, elle offre l'occasion à des minorités d'être entendues, si ce n'est par le pays organisateur mais au moins par le reste de la planète.

La Coupe du Monde est une vitrine de tout, et pas seulement de ce que les organisateurs veulent montrer.

Hier, par exemple, les joueurs iraniens ont refusé de chanter l'hymne de leur pays en soutien aux manifestantes qui subissent les dures répressions de la République Islamique. Voila une "pub" dont se seraient bien passés les ayatollahs...Peut-être que certains se sont rendus compte, grâce à la CDM, qu'il y a des problèmes en Iran avec des femmes qui luttent en ce moment pour leurs droits?

Finalement le boycott pur et simple n'est sans doute pas la manière la plus judicieuse de faire avancer certaines causes.

Il n'aurait jamais fallu organiser cette coupe au Qatar mais maintenant que c'est fait et que c'est irréversible, il vaut sans doute mieux essayer simplement de tirer parti de la situation. Les joueurs iraniens viennent de démontrer que c'est possible...

https://sans-filtre.fr/foot-pourquoi-lequipe-diran-na-pas-chante-leur-hymne-national/

 

Onfray, lui-aussi, s'est agacé de notre hypocrisie...à 13 min 30 secondes sur cette vidéo.

Je terminerai en m'interrogeant sur le fait de savoir pourquoi c'est le foot qui devrait faire les frais d'un boycott? Pourquoi on devrait se priver du plaisir de voir certains matchs?

Quand on achète du gaz au Qatar on ne se pose pas la question de savoir si c'est moral ou pas. On se contrefiche de savoir si les travailleurs sur les puits d'extraction sont hyper exploités ou pas. On a besoin du  gaz Qatari et puis basta (d'ailleurs on en a besoin plus que jamais au moment où Poutine s'est lancé dans une logique guerrière délirante).

Donc le boycott devrait se limiter pour certains à ce qui est superflu, mais pas à notre ravitaillement en matières premières ou au fait, par exemple, que les émirats sont des bons clients quand il s'agit de leur vendre des armes.

Tout cela a de quoi faire tristement sourire. Reconnaissez-le !

Conclusion: appuyons du mieux possible les luttes de toutes les minorités qui souffrent de discriminations mais ne faisons pas porter au seul sport le poids de toutes nos incohérences morales.

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30 octobre 2022 7 30 /10 /octobre /2022 10:33

Bonjour les amis,

La guerre insensée et délirante menée par la Russie contre l'Ukraine m'a plongé dans un état qui pourrait être qualifié de profonde affliction, et ce , pour un motif simple à résumer. La catastrophe planétaire a eu lieu et ce qui va se produire demain ne pourra rien y changer. Dans le meilleur des cas les grandes puissances occidentales ne reprendront plus des relations normales avec la Russie  avant des décennies. Le Monde est parti de travers.

Avant d'aller plus loin j'aimerais d'abord donner la parole à André Markowicz et partager avec vous ce qu'il a écrit sur facebook.

Voici son post dans lequel il parle de son immense tristesse, une tristesse que je partage bien sûr.

" Un point sur la tristesse.
Je suis, comment dire ça ? épuisé de tristesse. Que ça continue. Que cette guerre soit si lente. Je voudrais tellement que, ça y est, après l’effondrement sur le front de Kharkov, après l’effondrement sur le front de la rive droite du Dniepr, il y ait un effondrement, vraiment, mais vraiment, que l’armée russe soit, mais vraiment, détruite, qu’elle soit repoussée jusqu’aux frontières de la Russie, dont elle n’aurait jamais dû sortir. Mais non, bien sûr. Il y a eu un effondrement, mais ils ont réagi — et je comprends ça, qu’ils réagissent, puisque Poutine a envie de vivre quelques années de plus. Ils ont réagi par d’autres catastrophes, mais ils ont réagi, et ils ont arrêté, ou ralenti, l’effondrement.
Il y a eu la mobilisation, monstrueuse dans sa forme (les gens, n’importe qui, qu’on arrêtait dans la rue), monstrueuse dans ce qu’elle a montré de l’état réel de l’armée (une armée qui demandait à ses propres recrues de payer leurs équipements, et le ministère des finances qui ouvrait des lignes de crédit pour ça — pour que les mobilisés, ou plutôt leurs familles, puissent s’endetter encore plus ; une armée incroyablement sous-équipée — je veux dire pour les hommes ; des hommes sans aucun entraînement, lancés, comme ça, tout de suite, au front, et se faisant tuer, d’ores et déjà par milliers). Ils ont réagi, surtout, en se tournant vers l’Iran (pas vers la Chine, — vers l’Iran) pour se fournir en armes, d’abord en drones, — des milliers de drones, que la Russie, visiblement, n’était pas capable de produire, et, donc, en s’attaquant non plus à l’armée ukrainienne, mais à toutes les infrastructures civiles du pays (ce qui prouve, une nouvelle fois, qu’il s’agit bien d’une guerre de destruction massive d’un pays tout entier), et, là, il faut bien l’admettre, le voir (à défaut de pouvoir le sentir soi-même) que, oui, les destructions, elles sont réellement massives, en termes de centrales électriques, et que, dès lors, l’hiver sera encore plus épouvantable. Et il y a les drones, mais il y aura les missiles à longue distance — parce que l’Iran exporte ça aussi (et pas seulement le terrorisme islamiste).
*
Il y a ça, et il y a, il faut bien le dire aussi, l’épuisement des alliés, qui continuent de fournir les armes, mais ne peuvent pas, d’après ce que je comprends, en fournir plus vite, simplement parce qu’il faut du temps pour les fabriquer, et ces milliards et ces milliards de dollars qui partent comme ça, en armes. Et comment ne serais-je pas épuisé de tristesse quand j’entends une expression comme « une famine de munitions » ?
*
On me dit souvent que je suis trop facilement optimiste... Ah, si les gens qui disent ça me connaissaient vraiment, ils n’arriveraient pas à croire qu’ils aient raison à ce point : oui, je suis un optimiste absolu, toujours, parce que je suis toujours intimement persuadé que c’est le pire qui va arriver, et que, tant que ce pire n’arrive pas, eh bien, comme dit l’autre, je suis déçu en bien.
Ce qui m’épuise, c’est ça : c’est que la réalité est toujours pire que la pire des prévisions. Je savais (je l’avais dit et redit ici-même, pendant des années) que le régime de Poutine ne pouvait se maintenir que par la guerre — mais c’est une chose d’employer le mot « guerre », et c’est une autre chose de la voir, là, devant vous. Et je savais que, si guerre il y aurait, elle serait comme la guerre de Syrie (et je l’avais dit et redit), mais, là encore, c’est une chose de le dire, de l’écrire, et c’est une autre chose de le voir. Mais de voir aussi que la réponse de Poutine est toujours de plus en plus (oui, toujours de plus en plus) monstrueuse, indifférente à quoi que ce soit. — Là, par exemple, il y a cette évacuation (cette déportation) des habitants de Kherson, avec juste un gros sac ou une valise par personne. Mais la ville n’est pas vide. D’abord, il reste quelque chose comme 60.000 habitants. Et puis, il y a les militaires russes, dont la présence, malgré tous les malgrés, n’a fait que se renforcer, par des moyens invraisemblables, — par des barges, des pontons (dès lors que les ponts ont été détruits). Ces hommes, plusieurs dizaines de milliers de soldats appelés en renfort, sont essentiellement des mobilisés. Est-ce qu’ils sont là pour repousser l’armée ukrainienne ? Non. Ils sont là pour se faire tuer si l’armée ukrainienne attaque frontalement (ce que, visiblement, elle se refuse, ou est incapable, de faire). Ils sont là pour ralentir la progression inévitable des Ukrainiens — juste par le nombre. Ont-ils une chance de victoire ? Aucune. Ont-ils une chance de survie ? Oui, s’ils arrivent à se rendre. — Mais ce sera tellement long, et on les obligera (c’est, du moins, j’ai l’impression, le plan) à se battre rue par rue, à faire de Kherson, comme disent les propagandistes russes, « un Marioupol à l’envers »...
Et à Kherson, dans la ville même, les appartements abandonnés sont systématiquement pillés (et je ne parle pas des appartements occupés par des gens, ukrainiens ou non, qui s’étaient installés chez ceux qui étaient partis dès le début de la guerre — il y a eu des milliers de cas). Non, maintenant, c’est ça : un appartement vide (ou vidé) est un appartement ouvert, et la soldatesque se sert (il y a des videos terrifiantes, pathétiques, sur ce que font les soldats de Kadyrov, qu’une femme, qui hurle, accuse de revenir se servir encore alors qu’ils avaient tout pillé la veille — et eux, ils lui disent : « mais non, c’est pas nous, nous, hier, on était ailleurs »). Et les Russes vident les musées, les bibliothèques, vident tout ce qu’ils peuvent, et, ça, ils se chargent sur des bacs, et ils traversent le Dniepr, pendant que, dans l’autre sens, d’autres convois militaires arrivent. Convois qui ne sont pas bombardés, comme si les Ukrainiens les laissaient faire, pour en prendre davantage le moment venu. — Et ça, c’est juste à Kherson. Mais tout ce qui se passe ailleurs...
*
Et puis, je savais que le pouvoir de Poutine pervertissait les mots, parce que c’est le propre (le sale, devrait-on dire) des dictatures, de changer la nature de la langue. Mais comment expliquer qu’une grande part de mon épuisement de tristesse n’est pas que Poutine change la langue, mais, au contraire, qu’il ne la change pas du tout ? Qu’il en fasse ce que j’appelle un mur (avec des lézardes, certes, mais un mur) — un mur qui renvoie, comme en miroir sans glace, tout ce que vous dites, tout discours sur la réalité, et que, le pire pour moi, c’est ça : que si tu ne sais pas qui parle, tu te dis que le type qui parle a tout à fait raison, sur tout, — sur la soif de pouvoir, sur la dictature, sur les bombardements des civils, sur les crimes de guerre, etc., etc. — sauf que, celui qui parle, c’est un poutiniste quelconque et qu’il dénonce, non pas, évidemment, son propre camp, mais les gens même à qui il inflige ça, — les crimes de guerre, les tortures, les bombardements. Imaginer que c’est ça aussi qui me rongerait à ce point, non pas ce crime contre la langue, mais cet effacement de la réalité par le fait de renvoyer aux victimes de tes exactions, comme ultime réponse, le discours qui dénonce ces exactions.
*
Je suis épuisé de tristesse. Parce que ça continue et que ça va continuer, et que ça ira de pire en pire, et que ça ne finira pas avant, je ne sais pas, un an — avant, au plus tôt, j’ai l’impression, l’été prochain. Qu’il y aura l’hiver.
*
Je suis épuisé de tristesse — et d’une honte noire. Même si, toute ma vie, je puis le dire, j’ai dénoncé la dictature russe, même si, d’une façon ou d’une autre, tout mon travail est une réaction contre son inhumanité. Et qu’est-ce que vous voulez que je fasse ? Que j’arrête ces chroniques, là, au milieu ? Ah mais, oui, ce serait tellement bien que je parle d’autre chose. Que j’en parle davantage, disons ça.
Moment d’arrêt quand rien ne s’arrête autour. Et, donc, continuons — tant que ça continuera. Pourvu qu’on ait la force."
Où va le monde ?

Hier j'ai écouté aussi sur Radio France Françoise Thom et Wladimir Berelowitch nous parler des motifs de cette guerre qui n'ont absolument rien à voir avec ceux qu'a invoqués Poutine. Hier le dictateur russe en appelait à une supposée "dénazification" de l'Ukraine ...aujourd'hui, dans son dernier discours, c'est la "désatanisation"...délires...délires...

" Plus c'est gros et mieux ça passe" disait en son temps Joseph Goebbels.

J'aimerais vous rappeler, cher lecteur, que le conflit dans le Donbass (largement alimenté par les sbires, les mercenaires et les soldats de Poutine) avait fait durant l'année qui a précédé l'attaque sauvage et barbare du 24 Février 23 morts en tout et pour tout, et en comptant les 2 camps. Ce qui veut dire que la maître du Kremlin a déclenché une apocalypse meurtrière et mis en danger la paix mondiale au nom de 12 malheureuses victimes pro-russes.

Françoise Thom nous dépeint un dictateur corrompu jusqu'à la moelle et assoiffé de pouvoir qui obéit à une logique mafieuse, de chef de bande sans vraie idéologie. Poutine utilise les théories de Douguine comme un alibi mais en fait il est tout aussi dénué de vraie idéologie que de scrupules.

Vous pourrez entendre le débat sur ce podcast intitulé OÙ VA LA RUSSIE?

 

A noter que durant cette émission Alain Finkielkraut nous parle d'un livre d'Iegor Gran, basé sur des témoignages réels, que je vais lire bientôt et intitulé Z COMME ZOMBIE.

Oui, ce titre colle à merveille à l'armée russe et aussi à cette partie importante de la population qui a gobé la propagande de Poutine et qui vit dans une réalité parallèle,  remplie de haine, de rancoeur meurtrière. Une haine alimentée par un discours qui appelle, sous le fallacieux prétexte de se protéger, à anéantir ceux qui ne s'allient pas aux russes. L'Occident est devenu l'ennemi désigné. Les Russes vivent désormais dans un monde orwelien aussi cauchemardesque que celui qui est dépeint dans le roman 1984.

Bien évidemment je ne veux pas, tout comme Markowicz, céder au désespoir. Il faut garder la force d'espérer mais un état des lieux s'impose.

Les 8 derniers mois ont fait basculer notre histoire planétaire. La confiance est perdue pour très longtemps, et ce, dans le meilleur des cas...Les conséquences sont déjà incommensurables pour le monde entier (à commencer par les budgets militaires de tous les pays qui sont revus à la hausse...ce qui est un euphémisme si on pense au futur budget de l'Allemagne par exemple).

J'ai titré mon billet OÙ VA LE MONDE?...Je n'aurai pas la prétention de répondre à une telle question...simplement, je constate atterré que Poutine a changé sa direction...durablement !

Au moment où se célèbre Halloween ce masque terrifiant convient bien à celui qui a modifié le destin du Monde et particulièrement celui de l'Europe.

Au moment où se célèbre Halloween ce masque terrifiant convient bien à celui qui a modifié le destin du Monde et particulièrement celui de l'Europe.

PS: Voici mes prochaines lectures...les livres de Chloe Ridel et de Françoise Thom

Où va le monde ?

Résumé. L'Occident s'est longtemps trompé sur Poutine. Fermant les yeux sur les nombreux signaux d'alarme émis par son régime dès les premiers jours, il a vu en lui un chef « pragmatique » dont la préoccupation principale est de s'enrichir et d'enrichir ceux qui le servent. Mais pour Poutine, l'argent est avant tout l'instrument indispensable de la puissance, qui permet d'acheter des hommes et des armes.En politique intérieure et en politique étrangère, l'évolution de la Russie poutinienne suit une trajectoire parallèle. Dès que Poutine se sent en position de force, la corruption et la cooptation, sans être abandonnées, cèdent la place à l'intimidation et la terreur : les opposants sont empoisonnés, les États voisins sont agressés, les pays occidentaux menacés de frappes nucléaires s'ils ne se soumettent pas à la volonté de Moscou.Le poutinisme est un phénomène inédit dans l'histoire, un régime nihiliste obsédé de puissance, qui s'adonne à la nuisance sans le moindre motif rationnel, sans le prétexte d'une idéologie articulée, au détriment même des intérêts de la Russie. Ce livre est essentiel pour comprendre en profondeur les ressorts de l'action du Kremlin.
Françoise Thom, agrégée de russe, est maître de conférences (HDR) émérite en histoire contemporaine de l'université Paris-Sorbonne. Spécialiste de l'URSS et de la Russie postcommuniste, elle a publié de nombreux ouvrages, dont Les Fins du communisme (1994), Beria : le Janus du Kremlin (2013), Géopolitique de la Russie (avec J.-S. Mongrenier, 2016) et récemment La Marche à rebours. Regards sur l'histoire soviétique et russe (2021).

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26 juin 2018 2 26 /06 /juin /2018 07:14

Bonjour les amis,

Hier soir la double rencontre Iran-Portugal et Espagne-Maroc a mis les nerfs des spectateurs de ces pays à rude épreuve. La situation des 4 équipes avant les 2 rencontres était la suivante.

L' Espagne et le Portugal étaient les 2 premières équipes du groupe avec 4 points, l'Iran suivait derrière avec 3 points et le Maroc était déjà éliminé avec 0 point. Rien n' était joué entre les trois premiers. Mathématiquement, on pouvait imaginer des scénarios vicieux du genre match nul de l' Iran face au Portugal et le Maroc qui bat l' Espagne. Dans ce cas l' Iran et l' Espagne terminaient avec 4 points et la différence se faisait au goal average...

Et le scénario vicieux a bien failli se produire.

Tout s' est dénoué, encore une fois dans les dernières minutes du match et grâce au VAR sans lequel les deux résultats auraient été différents.

Les deux parties se sont terminées sur un scénario d' enfer. A 5 minutes de la fin le Portugal était premier du groupe en gagnant son match face à l' Iran. Quant à l' Espagne elle perdait contre le Maroc et risquait de se retrouver en position de goal average si l' Iran égalisait. 2 minutes avant la fin des 2 matchs l' Iran égalise et l' Espagne marque contre le Maroc ( but d' abord annulé pour un hors-jeu inexistant mais confirmé ensuite par le VAR). Du coup de Portugal passe en 2 ème position, l' Espagne en première...et l' Iran passe à la trappe...

Résumons-nous.

L' Espagne est passée  en moins de 5 minutes d' être au bord de l' élimination à devenir première de son groupe !

Quant au Portugal qui est passé en 2 ème position, il a bien failli être éliminé par l' Iran dans les derniers instants de la rencontre.

La folie ! Que d' émotions !

Le VAR aura donc été le grand protagoniste de la soirée d' hier. Maintenant il faudra compter avec lui pour rétablir justice. Votre serviteur ne s' en plaindra pas.

Le but espagnol était valable et rentrer à la maison sur une erreur d' arbitrage aurait été très dur à digérer. En fait, une telle erreur , on ne la digère jamais vraiment...on en reparle 10 ans après.

Alors il y a au moins un joueur qui n' est pas d' accord avec moi au sujet du VAR, c'est l' attaquant marocain Nourdine Amrabat. Son équipe a pris un pénalty contre l' Iran sur intervention du VAR, puis a vu validé le but de l' Espagne, toujours sur intervention du VAR.

Amrabat s' est lâché en fin de match hier soir, en s' exclamant: " Le VAR c' est de la m...."

Des propos qui n' appartiennent qu' à lui. Personne ne songe aujourd' hui à supprimer le VAR pour revenir à l' ancienne formule.

Quand une nouvelle règle comme celle du " but en or " adoptée durant le mondial 98 n' est pas très pertinente , elle est ensuite supprimée. Mais le VAR est venu pour rester même s' il risque d' y avoir de nouveaux aménagements pour le rendre plus efficace. Je note aussi qu' en général cette assistance vidéo ne casse pas le rythme du match car les interventions du VAR au cours d' une partie se comptent sur les doigts du pouce. 

En ce qui concerne Amrabat, notons qu' il a été l' auteur d' un tir incroyable qui, s' il ne s' était écrasé sur l' angle de la tranversale, se serait converti en l' un des plus beaux buts du mondial. Admirez cette cacahuète digne de notre JPP !

Bravo au Maroc donc qui est sorti la tête haute de la compétition et qui a joué le jeu hier, alors qu' il était déjà éliminé.

J' aimerais revenir sur le match de l' Espagne hier qui s' est compliquée inutilement la vie en offrant un premier but stupide sur une mésentente entre Ramos et Iniesta. Ils ont failli prendre un autre but tout aussi stupide sur une erreur d' inattention de la défense sur une simple touche marocaine. Les flottements de la défense espagnole étaient surprenants hier...pas habituels chez des joueurs aussi expérimentés que Ramos et Piqué.

Ensuite l' Espagne a pris l' essentiel du jeu à son compte, multipliant les attaques mais il a toujours manqué la précision du dernier geste qui permet de conclure par un but. L' impression que l' Espagne joue bien, sait faire circuler le ballon, domine le milieu de terrain entre autres grâce à Isco, fait de belles et nombreuses incursions grâce à Iniesta mais qu' il lui manque juste un prédateur opportuniste qui ne pardonne pas...l' équivalent d' un David Villa. 

Franchement, le match d' hier aurait dû se terminer en sa faveur par 3 ou 4 à 1.

Quand l' Espagne termine première de son groupe sans savoir comment...

PS: Voici un petit clin d' oeil adressé à tous ceux pour qui la Coupe du Monde provoque quelques petites frictions ou incompréhensions conjugales...Une chanson qui date de 2011 mais qui reste terriblement d' actualité... 😁

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21 juin 2018 4 21 /06 /juin /2018 06:07

Bonjour les amis,

Hier ça a été une journée difficile. D' abord le Maroc qui a été éliminé par Le Portugal qui avait marqué très rapidement sur corner. Le reste du match a été très frustrant car le Maroc a réagi, a multiplié les attaques, s' est offert de nombreuses occasions sans marquer malheureusement.

Si le foot se jouait par une victoire aux points le Maroc aurait gagné le match d' hier haut la main, mais malheureusement pour eux aucune de leurs tentatives s' est vue couronnée le succés...Y' a des jours comme ça !

Le Portugal très décevant passe sans rien montrer, sans rien démontrer à part le fait que Ronaldo reste l' atout central de leur équipe. Si celle-ci n' est pas capable de hausser son niveau de jeu, elle va passer à la trappe des 8 èmes ( c' est du moins ce qu' elle mérite...)

Mais le pire est venu plus tard dans la soirée avec la prestation de l' Iran face à l' Espagne.

Rarement je n' ai vu une équipe aborder une partie avec de telles idées hyper-défensives, une équipe sans aucune initiative qui laissait 80% de la possession du ballon à l' adversaire. L' Iran qui joue la carte de la contre-attaque, qui attend une erreur pour essayer de marquer ou un coup de pied arrêté. Une équipe qui ne construit absolument rien et qui casse le rythme...qui casse, qui casse...

Les iraniens nous ont offert pendant 60 minutes un festival de simulations grotesques et honteuses, de pertes de temps qui auraient dues être sanctionnées par l' arbitre qui aurait du mettre un carton jaune au gardien iranien pour perdre un temps fou à chaque dégagement. Un de leurs joueurs a réussi a interrompre 2 minutes 30 secondes le jeu pour des douleurs qui paraissaient parfaitement simulées.

Pendant 60 minutes ils se sont jetés au sol...c' était un spectacle tout simplement affligeant. Je ne sais pas si les iraniens sont conscients qu' il y a 50 000 caméras qui projettent le comportement édifiant de leur équipe en mondiovision et que celle-ci offre une bien piètre image à la planète foot toute entière. Normalement le Mondial c' est une vitrine publicitaire. Bin là, la vitrine n' est pas très flatteuse ! Vaut mieux rester à la maison que de renvoyer une telle image au monde entier !

Cela faisait très longtemps que je n' avais pas assisté à une rencontre aussi pénible, à un tel festival de mauvaise foi aussi flagrante.

Le défenseur du REAL Dani Carvajal a déclaré dans une interview: " Pour moi c' est pas du foot...".

Je le rassure : pour moi non plus ! Hier j' avais l' impression d' être revenu à l' âge de pierre. Même à la pire époque du catenaccio des années 60, je n' ai pas le souvenir d' avoir assisté à un match aussi exaspérant.

Alors pour moi, c' est clair : c' est l' arbitre le premier responsable car s' il avait sanctionné ces pertes de temps volontaires les iraniens auraient vite abandonné ce petit jeu infect.

Deuxième conclusion:

A partir de la 60 ème minute les espagnols ont marqué et ce résultat ne convenait plus aux iraniens qui se sont mis à jouer " vraiment " au foot. Fini les pertes de temps infinies, fini les joueurs qui n' arrêtent pas de se jeter au sol...Et là on se rend compte que cette équipe possède de bons joueurs et peut mettre en difficulté la ROJA.

Simplement ils s' y sont pris trop tard et perdent leur match 1 à 0. Ouf ! La morale est sauve...La tentative de hold-up n' a pas marché cette fois-ci comme ça avait été le cas contre le Maroc qui avait pris un but en dernière minute sur coup de pied arrêté.

Photo-montage parodique du schéma défensif iranien....

Photo-montage parodique du schéma défensif iranien....

L' équipe iranienne est punie par là où elle a pêché. Leur public n' a qu' à s' en prendre à leur entraîneur portugais Carlos Queiroz. Cette équipe a de bons joueurs de qualité et si elle avait joué au foot dès le départ le score aurait pu être différent pour eux. En attendant le piège n' a pas fonctionné et il n' y a pas eu hold-up. 

 

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10 mai 2018 4 10 /05 /mai /2018 15:09

Bonjour les amis,

l' amateur de statistiques que je suis a été frappé cette semaine par un article du Washington Post qui avait recensé le nombre de mensonges de Donald Trump en une seule année.

Voici le lien qui va vers l' article original américain:

https://www.washingtonpost.com/news/fact-checker/wp/2018/01/10/president-trump-has-made-more-than-2000-false-or-misleading-claims-over-355-days/?utm_term=.03ae2908c66e

Donc, si j' ai bien compté, ça nous fait un président américain qui fait une moyenne de 40 mensonges par semaine, soit plus de 7 mensonges par jour !

Et il se trouve que cette semaine, ce président pour le moins peu crédible rompt de manière unilatérale un accord sur le nucléaire avec l' Iran et prend des sanctions économiques qui engagent de très nombreux pays de la planète, et notamment tous les partenaires européens.

Voici un président traité par des journaux prestigieux de son propre pays de menteur invétéré et éhonté qui peut, à lui tout seul, déclencher une crise de première magnitude sur des affirmations non démontrées.

Difficile de ne pas repenser à Bush avec ses armes de destruction massives qui n' existaient que dans son esprit, sauf que cette fois-ci la situation me paraît pire encore.

En effet, Bush avait un plan ( criticable certes) mais il avait un plan soutenu par son équipe de faucons. Ce qu' on reproche à Trump c' est de ne pas en avoir. Il n' aurait pas de vrai plan B...C' est quand même assez fou comme situation.

On nous avait dit qu' il ne fallait pas avoir peur de Donald Trump car la démocratie américaine possède de solides garde-fous, notamment grâce à son congrès.

Je n' en doute pas, sauf que pour l' instant je vois un Donald Trump qui ne convainc personne, ni aucun de ses alliés ( mis à part Netanyahu), mais qui arrive quand même à ses fins.

En attendant, le prix du barril est déjà en train d' exploser par la volonté d' une seule personne....Inquiétant quand même de voir en ce début de XXI ème siècle la manière autocratique avec laquelle la première économie mondiale exerce son pouvoir en se moquant comme de l' an 40 de ses alliés européens réduits à l' impuissance.

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