viol

Publié le 27 Juillet 2025

Bonjour les amis,

La disparition de Thierry Ardisson a été énormément commentée dans les médias. 

Je ne suis pas bien certain que le personnage Ardisson m'ait séduit car je le trouvais bien trop snob, suffisant et parisianiste. Je percevais chez lui un forme de mépris de classe et le fait qu'il ait été royaliste n'arrangeait rien. Le duo qu'il formait avec Baffie était parfois cruel avec certains invités, à la limite de la méchanceté gratuite. Baffie l'admettra plus tard et fera son mea culpa.

Mais, malgré tout, il faut reconnaître à Ardisson le mérite d'avoir rompu avec une certaine hypocrisie bourgeoise. Et parfois il l'a fait avec une incroyable liberté et aussi avec un certain courage. 

Finalement Ardisson a toujours provoqué chez moi un curieux mélange de chaud-froid, d'attraction-répulsion.

J'aimerais revenir sur une de ses émissions dans laquelle Tristane Banon raconte avoir été victime d'une tentative de viol par un personnage politique très haut-placé. Elle parle sans filtre....Ardisson a bipé le nom du personnage en question.

Bien des années plus tard Ardisson sera reçu chez Arthur et reviendra sur le contenu cette émission.

Je vous résume ce que raconte Ardisson à Arthur au cas où vous ne pourriez accéder à ce lien facebook. Il dit qu'à l'époque son émission est passée comme une lettre à la poste, sans faire scandale, et que personne n'a réagi.

Aujourd'hui avec internet tout le monde aurait cherché à savoir qui était ce fameux personnage, et celui-ci se serait retrouvé illico-presto face à une tempête sur les réseaux sociaux qui l'aurait exposé à la vindicte populaire et qui l'aurait peut-être balayé.

Finalement cette émission d'Ardisson avec Tristane Banon illustre parfaitement une époque révolue, celle du: " Tout le monde le savait mais personne ne disait rien...".

Aujourd'hui ça ne se passerait plus comme ça et c'est peut-être mieux aussi. Je dis "peut-être" car il semble que malheureusement on soit tombé dans l'excès inverse, à savoir que le procès sur les réseaux sociaux se substitue parfois à celui de la justice mais sans offrir un minimum de garanties pour les accusés.

J'en veux pour preuve l'éviction de Julien Bayou obligé de quitter la direction de son parti, accusé par Sandrine Rousseau de comportement "toxique", alors que la justice va tout simplement classer l'affaire car le dossier était vide.

Revenons à cette émission avec Ardisson et Banon. Elle résume aussi ce sentiment d'attraction-répulsion dont je parlais en préambule. Certes on dénonce des faits graves mais le cadre mondain de l'émission est franchement malsain, limite puant. On y retrouve aussi toute la cruauté sociale et le cynisme des salons parisiens.

Une personne se met à baver devant un parterre de personnalités connues, et le spectateur (qui n'aura jamais le privilège de faire partie de cette caste) assiste à ce déballage peu ragoûtant de manière un peu voyeuriste, pendant que les invités dégustent une cuisine qu'on imagine exquise...Beurk !

 

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Publié le 4 Mai 2025

Bonjour les amis,

J'ai vu le film-documentaire de Shiori Ito, une journaliste japonaise qui a été victime d'un viol en 2015.

Voici le synopsis suivi de la bande-annonce.

Depuis 2015, Shiori Itō défie les archaïsmes de la société japonaise suite à son agression sexuelle par un homme puissant, proche du premier ministre. Seule contre tous et confrontée aux failles du système médiatico-judiciaire, la journaliste mène sa propre enquête, prête à tout pour briser le silence et faire éclater la vérité.

Le titre du film dont la traduction serait "Les carnets de la Boîte Noire" mérite une petite explication assez édifiante. Lorsque Ito s'est rendue à la police après l'agression, on lui a répondu que sa plainte était une « boîte noire » : l'affaire s'était déroulée à huis clos et était donc irrecevable. Apparemment les prédateurs ont pris bonne note de ce lamentable état de fait.

Ce film est un documentaire très particulier, très émouvant, assez poignant, dans lequel c'est la victime qui décide de prendre sa caméra au poing et de nous faire vivre sur plusieurs années sa bataille quotidienne pour sa dignité, pour que justice lui soit rendue, pour que triomphe la vérité et que cessent des pratiques coupables dont sont victimes certaines femmes japonaises.

Shioro témoigne et interpelle la société toute entière sur la manière avec laquelle elle a été traitée  ou plutôt maltraitée par la police et par la justice de son pays. 

On apprend dans son film qu'au Japon le non-consentement n'est pas un argument suffisant pour qualifier un abus de viol: la victime doit prouver qu'il y a eu menaces ou violences physiques.

Au Japon les études indiquent que seulement 4% des cas de viols sont dénoncés devant la police. 4%, autant dire que ces cas sont les exceptions qui confirment la règle du silence honteux qui entoure ces crimes.

En maintenant sa plainte contre son agresseur Ito joue gros car, quelque soit l'issue du procès sa vie professionnelle et sociale risque d'en être détruite ou, dans le meilleur des cas, complètement bouleversée. Pour beaucoup elle sera et restera avant tout "la violée" et pour d'autres elle sera "la pute"...

Je ne vais pas dévoiler les détails de l'enquête mais Shiori montre que de très graves irrégularités ont été commises de la part du chef de la police de Tokyo dont on peut supposer qu'il a cédé à des pressions "venues d'en haut".

Ce qui apparaît également dans le documentaire c'est le fort impact social qu'aura cette affaire. Le premier ministre sera interpellé au parlement sur le déroulement irrégulier de cette affaire et aussi sur le fait que la loi devrait évoluer (notamment sur la définition du viol).

 Il y a toujours une première fois et Shioro Ito sera historiquement le premier #MeeToo japonais.

Dans ce documentaire on voit comment la société nippone se déchire entre celles et ceux qui soutiennent Shioro Ito et qui pensent que l'heure est arrivée de de ne plus avoir peur de dénoncer publiquement les abus sexuels et celles et ceux qui pensent que Shiori Ito essaie de se faire de la publicité à bon compte en portant atteinte à l'image d'un personnage puissant proche du premier ministre.

On sent bien à la fin du documentaire que cette affaire va impacter profondément la société: tout ne sera plus jamais comme avant et, rien que pour ça, Shiori Ito mérite tout notre profond respect.

Son combat pour la vérité et pour la dignité des femmes touche profondément le spectateur. Je précise que ce documentaire n'est pas un brûlot caricatural contre tous les hommes en général car certains des intervenants et des témoins masculins la soutiennent aussi dans sa lutte pour la vérité.

L'intérêt du documentaire est aussi de nous faire mieux connaître le Japon qui est un mélange improbable de grande modernité technologique dans un monde fortement traditionnel, très pudique, dans lequel certaines questions sont difficilement abordables. C'est aussi justement cette grande pudeur des asiatiques qui protège les prédateurs.

Il faut savoir enfin que ce documentaire fait suite à un livre que Shiori Ito avait publié en 2019 et intitulé LA BOÎTE NOIRE. L'événement et les remous  provoqués par la sortie du livre sont relatés dans le documentaire. Voici un extrait du bouquin qui donne le ton. 

"Mais je ne me suis jamais sentie en danger lors de mes séjours et reportages dans ces régions reculées. C'est ici au Japon, le pays où je suis née, ce pays réputé pour être l'un des plus sûrs d'Asie, que j'ai connu l'insécurité. Et ce qui a suivi le viol a achevé de m'anéantir. Je n'ai trouvé de secours nulle part. Ni les hôpitaux, ni les lignes d'assistance téléphonique, ni la police ne m'ont apporté leur aide. J'ai découvert avec effarement un visage inconnu de la société où javais vécu jusque-là."

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Publié le 3 Janvier 2024

Bonjour les amis,

Ce billet d'aujourd'hui est la suite de 2 articles que j'avais consacrés au scandale Depardieu.

Voici les 2 liens ci-dessous.

 

Alors il faut avouer que depuis cette fameuse tribune très inopportune d'une soixantaine de célébrités le vent a tourné.

Au sujet de cette lettre ouverte je m'étais immédiatement et spontanément écrié : Quelle connerie !...

La réponse citoyenne ne s'est pas faite attendre avec une contre-tribune soutenue par quelques 600 signataires.

La suite vous la connaissez: on assiste à un défilé d'acteurs et d'actrices qui avaient signé la tribune de soutien qui se rétractent et qui présentent un peu piteusement leurs excuses aux femmes victimes qui se sont senties offensées.

Rien à redire là-dessus car il n'est jamais trop tard pour rectifier.

Certains, comme Jacques Weber, se sont excusés tout en ayant une réflexion sur eux-mêmes et en assumant une responsabilité collective du milieu du cinéma.

D'autres, comme Patrice Leconte, se sont rétractés en disant que c'est surtout la personnalité de l'auteur de la tribune (une personne proche des milieux identitaires) qui les poussent à se désolidariser du texte.

Alors là, encore une fois, ça me fait bien rigoler (alors que le fond de l'affaire ne se prête pas du tout à la rigolade).

J'ai envie de répondre à Leconte que si un jour j'apprenais qu'Hitler a écrit qu'il aime bien la bière ça ne m'empêcherait pas de dire moi-même la même chose. Non, le problème ce n'était pas l'auteur mais le texte, ce qui était écrit noir sur blanc. Il suffisait, cher Patrice Leconte, de ne pas avoir de la m.... dans les yeux !

Il faut avouer que cette façon de battre collectivement en retraite ressemble à une incroyable débandade et a largement de quoi faire sourire car rappelons qu'il s'agit d'acteurs et de metteurs en scène, de spécialistes de la langue française qui avouent ne pas bien avoir lu le texte qu'ils ont signé...

On n'arrête pas de se plaindre de la baisse du niveau scolaire mais là, force est de constater que cette baisse atteint également ceux qui sont supposés représenter notre élite intellectuelle.

Nos artistes se comportent comme les bisons dans la prairie qui se mettent a courir furieusement tous dans la même direction, au moindre signal de danger, sans que la réflexion individuelle qu'on est en droit d'attendre d'eux amène un peu d'autocritique et aussi de rationnalité.

Débandade...

Et quand je parle d'élite, que dire du représentant élu du peuple français?

Est-ce que le président Macron réitérerait aujourd'hui les propos de soutien qu'il a tenu il y a quelques semaines? Depardieu qui rendrait fiers les français?

Finalement ce que génère l'affaire Depardieu est au moins aussi intructif et révélateur que l'affaire en elle-même.

Macron qui s'est fait prendre comme un débutant dans le cloaque Depardieu, c'est sur le lien ci-dessous.

 

PS: il y a un mauvais jeu de mot à caractère sexuel dans mon titre...mais j'assume...Désolé...😁

PS nº 2: Je viens de découvrir une chronique très marrante d'Arnaud Demanche qui parle d'acteurs qui rétropédalent...Suis mort de rire avec la fin de sa vidéo qui fait appel à Jawad qui voulait "rendre service" ...trop fort !!! C'est exactement ça!...🤣

https://www.tiktok.com/@arnauddemanche/video/7319545213058370848

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #cinéma, #Scandale, #Depardieu, #Macron, #Feminisme, #abus sexuels, #viol, #Humour

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Publié le 28 Décembre 2023

Bonjour les amis,

La semaine dernière j'avais écrit un billet pas très tendre à l'égard de Gérard Depardieu en me centrant essentiellement sur son voyage en Corée du Nord et sur son comportement très irrespectueux de gros blaireau très grivois.

Toutefois, et face aux 13 plaintes déposées pour viols et abus sexuels, il faut maintenir deux principes:

1: - la présomption d'innocence à laquelle tout le monde a droit

2:-  éviter le tribunal médiatique et laisser la justice travailler sereinement

Il se trouve que 56 personnalités célèbres du cinéma viennent de signer une lettre publique pour réclamer à juste titre que ces deux principes soient respectés.

Rien à redire donc, si ce n'est qu'il y a aussi dans cette lettre une énorme maladresse qui, à mon sens, nuit à l'acteur.

Voici une des phrases extraite de cette lettre publique.

"Lorsqu’on s’en prend ainsi à Gérard Depardieu, c’est l’art que l’on attaque …"

Quelle connerie ! Une phrase typique d'artistes qui vivent dans leur monde et qui se regardent le nombril. C'est une phrase très malheureuse, inappropriée, qui enfonce Gégé. Personne n'est au dessus des lois, y compris les artistes, même si certains considèrent que Depardieu est un monstre sacré (ce qui n'est pas mon cas).

Ce n'est pas l'Art qui est attaqué mais le scandale est à la mesure de la notoriété du personnage.

Vraiment le monde du cinéma ne sait pas réagir correctement face aux attaques de la vague Mee Too.

Par ailleurs c'est un non-sens que des personnes célèbres vilipendent le tribunal médiatique et prétendent y mettre fin en le réalimentant elles-mêmes par des interventions en faveur de la moralité de l'acteur qui participent donc de ce même tribunal médiatique.

C'est aussi absurde qu'un général qui demanderait la fin des hostilités en faisant tirer 100 coups de canon contre l'ennemi. Ça ne marche pas !

J'aimerais revenir notamment sur les actrices célèbres que je ne citerai plus qui affirment que Depardieu est un grand seigneur incapable de commettre les délits dont il est accusé.

Encore une fois, et je me répète, on peut leur rétorquer. " Qu'est-ce qu'elles en savent, elles? "

En effet, en cas de culpabilité, il n'est pas interdit de penser que Depardieu ait été suffisemment intelligent pour brouiller les pistes, soigner son image avec les actrices célèbres et qu'il ait abusé de jeunes personnes vulnérables et fragiles. Ça, c'est maintenant à la justice de trancher...

Finalement plus les amis de Depardieu interviennent en sa faveur et plus ils horripilent tous ceux qui demandent un peu d'empathie pour les "supposées" victimes.

Le feu médiatique se réalimente de leurs maladresses.

Comme disait Voltaire: "Seigneur, protège-moi de mes amis !..."

Les interventions des amis provoquent des contre-réactions très pertinentes comme celle de Geneviève Sellier dans cet article de l'huffington.

La suspicion ne fait que croître d'autant plus qu'on sait maintenant qu'une certaine omertá a régné pendant des décennies dans le milieu du cinéma.

Un dernier point. J'ai cru comprendre que certaines chaînes TV déprogramment les films où apparaît l'acteur.

Encore une fois, on est dans le non-sens. Les chefs d'oeuvre du cinéma où il apparaît restent des chefs d'oeuvre. On ne va pas déprogrammer un film de François Truffaut parce que Depardieu pourrait éventuellement être condamné 50 ans plus tard. C'est absurde !

PS: Les ami(e)s de Gégé veulent à tout prix témoigner...du coup les victimes aussi...ce ne sont pas des accusations floues...faits précis...situés et datés...avec témoins...

Voici une autre lettre ouverte.

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #Scandale, #Depardieu, #Cinéma, #Viol, #abus sexuel, #mee too, #médias

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Publié le 23 Décembre 2023

Bonjour les amis,

Je ne regarde presque jamais la télé mais devant l'énorme impact médiatique du complément d'enquête consacré à Gérard Depardieu j'ai eu la curiosité de visionner hier soir cette émission.

Tout de suite je dois dire que le reportage m'a rapidement donné la nausée, surtout la partie consacrée au voyage officiel en Corée du Nord durant lequel Depardieu avait été invité par la présidence de la République.

Les allusions constantes de l'acteur, graveleuses et obscènes, vis-à-vis de la traductrice coréenne qui lui était assignée m'étaient vraiment insupportables. J'ai bien failli arrêter le visionnage. Aucun respect de Depardieu pour les gens du cru, pour leur culture nationale très pudique. Notre Gégé asseoit son gros cul dessus. A chaque fois qu'on sentait la traductrice extrêmement gênée Depardieu en remettait une couche, une grosse couche. Se croyant drôle il n'était que tristement obscène (devant un Yann Moix curieusement muet, ne sachant plus trop où se mettre). Dans le reportage on apprend qu'il pèse 124 kilos, mais c'est faux...il pèse trois tonnes tellement il est lourd !

Ses allusions sexuelles sur la fillette de 10 ans qui monte à cheval sont tout simplement à vomir.

Je ne reviendrai pas sur le reste de l'émission avec les récits (confirmés par des témoins) de Gégé qui glisse sa main dans les petites culottes des jeunes actrices et techniciennes. Apparemment il s'attaquait sans complexes aux débutantes mal assurées qui n'osaient pas porter plainte de peur de se voir grillées dans la profession.

Depardieu savait brouiller les pistes.  Il blaguait grassement et  palpotait tout le monde sur les plateaux de tournage, y compris les techniciens, sur l'air de la rigolade, sauf que lorsqu'il le faisait avec des jeunes filles plutôt mignonnes on n'était plus du tout dans le registre de la plaisanterie gauloise.

En ce qui concerne les viols dont il est accusé la justice tranchera, au moins, pour les cas qui ne sont pas prescrits. Je ne vais rien ajouter si ce n'est que je suis écoeuré par les "grandes amies" qui sortent du bois pour crier que Depardieu est innocent et qui accusent les victimes de rechercher une forme de publicité. Qu'est-ce qu'elles en savent ?...Quel manque de respect et d'empathie pour les victimes ! Plus de 13 dépôts de plainte devraient les inciter à davantage de prudence. Laissons la justice faire son travail.

L'intervention de Josée Dayan accusant dans l'émission une des victimes de rechercher une forme de notoriété m'a fait gerber.

Je n'ai jamais été un grand fan de Depardieu, et je n'ai jamais été dupe de ce personnage, mais ce reportage m'a profondément attristé, pour plusieurs motifs.

Depardieu (avec ses gros défauts qui me déplaisaient) était aussi pour moi le symbole de la France gauloise, paillarde, rigolarde. Une tradition qui remonte au moins à Rabelais et qui va jusqu'aux San Antonio de ma jeunesse avec l'inéffable Bérurier qui me faisait mourir de rire.

Depardieu était le dernier des Mohicans, celui qui avait encore les couilles de péter un grand coup dans les soirées un peu guindées et coincées du cinéma français et international. Malgré ses débordements et ses outrances je pouvais lui accorder aussi une certaine forme de panache.

Mais hier j'ai vu un personnage pathétique, une caricature, une boursouflure perverse digne du pépère ignoble qui fantasme sur les jeunes filles à la fin du roman VOYAGE AU BOUT DE LA NUIT de Louis-Ferdinand Céline.

 

Depardieu est officiellement déboulonné.

A partir de maintenant les producteurs et metteurs en scène ne peuvent plus le couvrir et faire comme s'ils ne savaient rien...Fini l'omertá.

Je ne sais pas s'il reste un avenir artistique à Depardieu mais il ne pourra plus jouer pour la galerie le rôle du personnage désinhibé qu'il s'est forgé. CLAP DE FIN !

D'habitude je me plains toujours des wokistes, de certaines néo-féministes et de leur influence néfaste.

Je me plains des excès du mouvement  #Metoo#  et également du hashtag  #balance ton porc# mais sur ce coup-là je n'ai rien à leur reprocher car Depardieu apporte  des tombereaux d'eau à leur moulin.

Qu'est-ce qu'il nous reste pour maintenir notre tradition gauloise?...Jean Dujardin?...peut-être...je ne sais pas...Le coq gaulois est une espèce en voie de disparition...Depardieu, de par sa grosse dégueulasserie, a précipité sa mise à mort !

La chute du dernier gaulois...

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Publié le 29 Janvier 2023

Bonjour les amis,

C'est une affaire sordide qui fait beaucoup de bruit en Espagne et dans le monde international du football. Le brésilien Dani Alvés, ex-joueur du Football club de Barcelone, a été arrêté en Espagne et détenu pour viol présumé sur une personne de 23 ans dans les toilettes d'une discothèque de la capitale catalane le 30 Décembre dernier.

Je vous laisse d'abord prendre connaissance des faits présumés sur l'article ci-dessous.

J'aimerais repréciser les faits qui sont reprochés à Dani Alvés. Il aurait tenté d'obtenir de manière violente que la victime lui fasse une fellation dans les toilettes de la discothèque et, suite à son refus, il l'aurait frappée et ensuite violée (sans préservatif). Le rapport ultérieur du médecin légiste indique des contusions sur certaines parties du corps de la victime qui confirment qu'il y aurait eu une lutte et aussi des lésions sur ses parties génitales  qui attestent du fait qu'il y a eu un rapport sexuel forcé. Le médecin a pu prélever des traces biologiques de la semence du supposé agresseur. 

Ce qui m'a étonné et qui n'est pas banal dans cette affaire c'est le piège tendu par la police à Dani Alvés pour le faire revenir en Espagne. C'est digne d'un polar.

Je vous explique.

Au moment où la justice espagnole devait lancer une procédure internationale contre Alves celui-ci se trouvait au Mexique dans son nouveau club de foot.

Il était évident que si l'Espagne avait lancé un mandat d'arrêt international contre lui pour viol celui-ci ne se serait jamais présenté devant la juge catalane d'autant plus qu'il n'existe pas d'accord d'extradition entre le Mexique et l'Espagne (pas plus qu'il n'existe d'accord entre le Brésil et l'Espagne).

Donc l'idée assez fine de la police catalane  ça a été que la justice ne révèle qu'une petite partie des faits reprochés en expliquant à l'avocat d'Alves que son client avait eu des gestes inappropriés confirmés par des témoins oculaires (des gestes qu'on pourrait qualifier d'abus sexuels comme toucher l'entrejambe de jeunes filles) et qu'il faudrait que Alves vienne en Espagne s'en expliquer pour mettre un terme à la procédure lancée contre lui.

Par ailleurs des infos ont été filtrées dans les médias espagnols pour faire croire à Dani Alves que la police ne possédait pas d'éléments consistants pour le confondre. Un reportage sur une chaîne TV espagnole expliquait par exemple que les caméras de la discothèque ont pu filmer l'aller et venue aux toilettes de Dani Alves pendant 41 secondes (en réalité les caméras révélaient un temps bien plus long qui confortait la version de la victime).

Je me résume. 

Il y a eu de la part de la police des informations filtrées et incomplètes pour inciter Alves à revenir en Espagne et à s'y sentir en sécurité. La police a presque fait faire aux médias un travail d'infox.

La mort de la belle-mère d'Alves le 13 Janvier en Catalogne est venue donner un dernier coup de pouce à la police catalane et a accéléré le retour du joueur.

Le stratagème a parfaitement marché et Dani Alves s'est fait piéger comme un collégien. Quelques jours avant sa comparution il s'était exprimé sur une chaîne TV espagnole pour se déclarer complètement innocent et c'est librement et de son plein gré qu'il a comparu devant la juge espagnole qui, elle, avait déjà entre les mains une enquête très complète et très solide.

Alves, qui ne se doutait pas de l'inculpation pour viol, a donné une première version des faits  pleine d'incohérences ce qui lui a valu d'être immédiatement incarcéré sans caution.

Là, au moment où je vous écris, Alves a changé d'avocat et il en est déjà à sa troisième version des faits, alors que la version de la victime n'a pas bougé d'un seul iota et qu'elle est confirmée par des témoins et par les caméras.

Maintenant c'est une partie judiciaire très dure qui va commencer pour Alves. S'il confesse et reconnaît les faits il encourt une peine de 4 à 6 ans...S'il ne reconnait pas les faits et qu'il est jugé coupable sa peine peut s'alourdir jusque 11 ans...

Je vous mets en lien un article espagnol un peu plus complet que vous pouvez éventuellement lire avec l'aide du traducteur google si vous ne comprenez pas le castillan.

Il faut noter aussi dans cette affaire le fait que la discothèque a dès le début appliqué un protocole de protection des victimes et que l'application de ce protocole a été déterminante pour aboutir à l'inculpation d'Alves.

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #viol, #agression sexuelle, #football, #justice, #police, #crime, #Droit des femmes

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Publié le 8 Octobre 2022

Bonjour les amis,

La hasard a fait que j'ai lu un roman et vu un film tiré d'un autre roman qui abordent une thématique semblable.

Commençons par le film, LES CHOSES HUMAINES d'Yvan Attal tiré du roman du même nom de Karine Tuil.

Voici le synopsis du film:

Un jeune homme est accusé d’avoir violé une jeune femme. Qui est ce jeune homme et qui est cette jeune femme ? Est-il coupable ou est-il innocent ? Est-elle victime ou uniquement dans un désir de vengeance, comme l’affirme l’accusé ? Les deux jeunes protagonistes et leurs proches vont voir leur vie, leurs convictions et leurs certitudes voler en éclat mais… N’y a-t-il qu’une seule vérité ?

Voici le résumé du livre:

Les Farel forment un couple de pouvoir. Jean est un célèbre journaliste politique français ; son épouse Claire est connue pour ses engagements féministes. Ensemble, ils ont un fils, étudiant dans une prestigieuse université américaine. Tout semble leur réussir. Mais une accusation de viol va faire vaciller cette parfaite construction sociale.
Le sexe et la tentation du saccage, le sexe et son impulsion sauvage sont au cœur de ce roman puissant dans lequel Karine Tuil interroge le monde contemporain, démonte la mécanique impitoyable de la machine judiciaire et nous confronte à nos propres peurs. Car qui est à l’abri de se retrouver un jour pris dans cet engrenage ?

Le spectateur est complètement tiraillé pendant plus de 2 heures entre deux versions, celle de l'accusatrice et celle de l'accusé, qui présentent chacune d'entre elles des incohérences. Les deux personnages vont commencer par mentir partiellement, rectifier leurs premières déclarations, mais la grave accusation de viol se maintiendra.

Le metteur en scène nous montre une justice qui atteint ses propres limites indépassables car, finalement, les deux protagonistes racontent la même histoire mais chacun d'entre eux avec un ressenti différent.

Il se pourrait bien que chacun ait raison à sa façon et que nous soyons face à deux vérités parallèles....

Dans un tel contexte, les réseaux sociaux qui jugent avant la justice (qui est lente dans le film puisqu'elle s'étale sur plus de 2 ans) ont un puissant effet pervers et destructeur. Depuis les hashtags #meetoo# et #Balance ton porc# la justice ne dispose plus de la sérénité dont elle a besoin pour s'exercer avec équité.

Les deux protagonistes voient leur vie grandement détruite avant même que l'affaire ne soit jugée.

Vérités parallèles...

J'ai lu également  CHER CONNARD le livre de Virginie Despentes qui est une auteure que je n'aime pas beaucoup mais je reconnais que son roman épistolaire est un bon livre, assez astucieux, écrit avec un vrai talent littéraire, dans lequel Despentes s'exprime au travers de 3 personnages différents dont un homme qui est écrivain. Cet écrivain se fait accuser d'abus sexuel (abus, et pas viol cette fois-ci...) et ne comprend rien à ce qui lui arrive, à ce qui lui tombe dessus.
Ce qui a fait partie de toute notre culture amoureuse depuis plus de 2000 ans devient soudain suspect, qualifié d'abus, de délit...

Une fois encore l'accusée et l'accusatrice racontent la même histoire mais avec des ressentis différents, et encore une fois les réseaux sociaux mettent en danger autant l'accusatrice que l'accusé.
Dans ce livre habile Despentes enterre la hache de guerre entre les 2 sexes et s'écarte des féministes wokistes....un livre intelligent, complètement dans l'air de notre temps.

 

 

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Publié le 11 Janvier 2022

Bonjour les amis,

J'ai pu voir la semaine dernière LE DERNIER DUEL,un film de Ridley Scott, réalisateur d' Alien et de Gladiator, Ridley Scott qui démontre qu'à l'aube de ses 87 ans il n'a rien perdu de son punch.

Voici le synopsis.
Basé sur des événements réels, le film dévoile d’anciennes hypothèses sur le dernier duel judiciaire connu en France - également nommé « Jugement de Dieu » - entre Jean de Carrouges et Jacques Le Gris, deux amis devenus au fil du temps des rivaux acharnés. Carrouges est un chevalier respecté, connu pour sa bravoure et son habileté sur le champ de bataille. Le Gris est un écuyer normand dont l'intelligence et l'éloquence font de lui l'un des nobles les plus admirés de la cour. Lorsque Marguerite, la femme de Carrouges, est violemment agressée par Le Gris - une accusation que ce dernier récuse - elle refuse de garder le silence, n’hésitant pas à dénoncer son agresseur et à s’imposer dans un acte de bravoure et de défi qui met sa vie en danger. L'épreuve de combat qui s'ensuit - un éprouvant duel à mort - place la destinée de chacun d’eux entre les mains de Dieu.

La semaine dernière j'avais dit à un bon ami que j'avais besoin de souffle épique, et avec ce film, je peux vous affirmer que j'ai été servi.

Sans atteindre la grandeur de GLADIATOR, ce film nous propose une plongée vertigineuse, farouche et sauvage dans la France du XIV ème siècle.

Voici ce que dit une internaute:

Ridley Scott réussit encore son coup avec « Le dernier duel », drame historique d'une grande puissance. L'histoire se divise en trois chapitres adoptant chacun le point de vue et la vision des trois protagonistes principaux (Jean de Carrouges, Jacques Le Gris et Marguerite de Thibouville), ce qui la rend particulièrement efficace.
Très bonne reconstitution historique, casting remarquable et sujet réel qui fait froid dans le dos. C'est l'histoire d'une femme victime de viol qui ne va pas se taire mais qui va tout faire pour obtenir justice, sur fond de rivalité entre son mari et son bourreau. Le film choque, répugne même, mais il est clair qu'il ne laissera pas indifférent et fait également écho à l'époque actuelle.
Captivant jusqu'à la dernière scène, barbare, violent, mais maitrisé de bout en bout, une réussite.

 
 
 

 
LE DERNIER DUEL...ou le grand retour de Ridley Scott.

J'adhère complètement au point de vue exprimé ci-dessus mais j'aimerais toutefois ajouter une toute petite et une très légère  réserve. Tous les films hollywoodiens historiques sont toujours un peu construits de la même manière, une manière qui est historiquement fausse.

On se situe dans un contexte historique donné, avec la mentalité des gens de l'époque, et il y a un personnage plus moderne, en avance sur son temps, qui pense "comme nous" et auquel le spectateur s'identifie.

Cette recette marche toujours très bien et a été appliquée dans d'innombrables films, sauf que c'est une situation historiquement impossible. Par exemple, vous ne pouvez pas mettre dans un film sur les pharaons un esclave qui pense comme Martin Luther King.

Dans le cas qui nous intéresse Marguerite de Thibouville fait quand même un peu penser aux femmes du mouvement #MeToo# puisqu'elle veut qu'éclate la vérité. Or, à cette époque-là, la victime n'est pas directement Marguerite mais plutôt son mari, le chevalier à qui elle appartient et dont on a abusé de sa "propriété".

Ridley Scott surfe donc un peu sur la vague du mouvement #Metoo# mais ne tombe pas non plus dans le piège de l'anachronisme grossier.

Par ailleurs Marguerite, excellement interprétée avec beaucoup de sensibilité par la très belle Jodie Comer, nous tient en haleine pendant tout le film. Jodie Comer distille parfaitement tout le charme et le mystère féminin. Tout tourne autour d'elle et un mystère trouble est savamment entretenu durant plus de 2 heures et 30 minutes.

 

LE DERNIER DUEL...ou le grand retour de Ridley Scott.

Il y a un 2 ème aspect du film qui est passionnant et qui concerne le jugement de Dieu. Mais là, je ne peux pas vous en parler sans révéler des éléments-clés du récit. Je n'en parlerai donc pas, mais simplement je puis vous assurer que les modalités de ce jugement de Dieu contiennent des éléments (historiquement vrais) qui sont assez vertigineux et troublants.

Je vous donne un exemple qui n'est pas dans le film pour vous orienter. Au moyen-âge, être témoin dans certains types de procés pouvait être assez dangereux. Par exemple si un témoin disait avoir vu telle personne voler un cheval, le voleur en question pouvait traiter le témoin de menteur, réclamer le jugement de Dieu et  l'invoquer en duel...et si le délinquant était plus fort aux armes que le malheureux témoin celui-ci risquait sa peau simplement pour avoir témoigné !

D'ailleurs, le Jugement de Dieu sera plus tard supprimé car il provoquait des situations terriblement absurdes.

Cette dimension et cette absurdité apparaîssent dans le film et elles sont historiquement véridiques car j'ai pris le soin de vérifier ce que disent les historiens du vrai procés de Jean de Carrouges ...Là, Ridley Scott n'invente absolument rien !

Parmi les points véridiques du film, je ne peux m'empêcher de vous raconter cette croyance réelle de l'époque. Les enquêteurs du procès considéraient  qu'une femme réellement violée ne pouvait pas tomber enceinte, car pour qu'il y ait fécondation il faut qu'il y ait orgasme de la femme...😲. pourtant ce n'est certainement pas les exemples contraires à cette croyance qui devaient manquer....Mais, dans un système patriarcal, vous pouvez retourner le problème dans tous les sens, à la fin des comptes, c'est toujours la faute de la femme, et ce depuis Eve !

Je terminerai mon billet en vous disant que le film est tiré d'un livre d'Eric Jager, spécialiste du Moyen-âge.

J'ai tellement aimé le film que je vais lire le livre...forcément !

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #cinéma, #Moyen-âge, #Viol, #Chevalerie, #Justice, #Jugement de Dieu, #Ridley Scott, #Féminisme

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Publié le 22 Novembre 2017

Bonjour les amis,

Il semblerait que le scandale Weinstein a agi comme un catalyseur et que d' un seul coup la parole des femmes s' est désinhibée et  libérée un peu partout dans la société pour dénoncer les abus sexuels dont elles souffrent dans le monde du cinéma, du sport, des médias,de la mode,de la politique, du travail,de la religion avec des prédicateurs comme Tariq Ramadan,etc...

Aucun collectif humain ne semble épargné, ni à l' abri.

Alors je viens de revoir un extrait diffusé sur FRANCE 5 d' un reportage de Raymond Depardon datant de 1983 intitulé FAITS DIVERS.J' avais vu cette scène à l' époque, et j' en avais gardé un vague souvenir.

Là, le fait de la revoir 34 ans plus tard est quand même assez saisissant.

Le policier qui se fait son petit cinéma, qui réinterprète complètement le témoignage de la victime et qui conclut en l' invitant à aller s ' excuser auprès de la personne qui l' a violée.Hallucinant ! Ça ne s' invente pas des trucs pareils !

La scène est réelle bien sûr et le policier balance ces énormités alors qu' il sait qu' il est filmé...No comment !

Ne reste plus qu' à espérer que les choses ont évolué depuis et que les plaignantes sont reçues d' une autre manière dans les commissariats en 2017.

Malgré tout, quand on parle d' abus sexuels, il y a toujours un même problème de fond qui ne semble pas avoir évolué avec le temps:la victime doit toujours se défendre de la suspicion de ne pas avoir été elle-même à l' origine de l' agression.

J' en veux pour preuve la dernière affaire de viol collectif qui enflamme les réseaux sociaux en Espagne, des réseaux sur lesquels il y a un véritable déchaînement contre le juge qui a accepté certaines pièces présentées par la défense et qui tenteraient à montrer que la victime " était aguicheuse"...Bien qu' il y ait eu des témoins constatant l' état de choc dans lequel se trouvait la victime après son agression et des médecins attestant de lésions vaginales et anales , la défense reproche à la plaignante de ne pas être si traumatisée que ça et d' avoir repris une vie normale...

Voici quelques articles qui résument cette affaire qui se juge en ce moment.

Le 25 Novembre sera la journée internationale contre la violence à l' égard des femmes, et il y aura dans mon lycée, vendredi prochain, des activités théatrales ayant pour but de sensibiliser les élèves sur ce thème.

Cette affaire de Pampelune qui fait grand bruit chez nous sera aussi l' occasion de dénoncer cette culture du viol qui continue d' être véhiculée de manière pernicieuse dans nos sociétés machistes.

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #justice, #viol, #abus sexuels, #droits des femmes, #Violences contre les femmes

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Publié le 24 Décembre 2016

Bonjour les amis,

Alors aujourd' hui, je ne vais pas vous faire une longue dissertation en guise d' introduction.Lisez-moi cet article d' abord...et on en reparle après !

Alors, dans ces cas-là, moi je commence à perdre mes repères.Je ne sais plus si je dois en rire ou en pleurer...

Le simple fait de penser qu' une nana  qui va aller faire son jogging songe à s' équiper d' une ceinture anti-viol me laisse dans un état  de profonde perplexité.

Je me refais mentalement le film des 2000 dernières années en essayant de retrouver le moment où on a vraiment merdé !

Là, je me dis que 2016 c' est quand même du maousse costaud.On a eu droit à la polémique de l' été avec le burkini...et maintenant, voila que dans le camp d' en face, suite aux agressions odieuses et criminelles de l' an dernier, on a le retour de la ceinture de chasteté qui est comme chacun sait une pratique moyen-âgeuse.

De là à ce que quelqu' un invente aussi un burkini anti-viol il n' y a qu' un pas....Ou alors, il faudra peut-être s' attendre sous peu à ce qu' une autre styliste nous sorte un modèle de vêtements féminins avec des parties piquantes en tissu "cactus" synthétique sur les fesses et sur les poitrines pour empêcher à certains indélicats de pincer les attributs mammaires et fessiers des dames dans le métro ou dans l' ascenseur...

Alors, il se trouve qu' avec mes élèves nous avions eu une discussion la semaine dernière et que nous avions essayé de définir ce qu' est l' intelligence.Je leur avais dit que l' un des critères qui permet de mesurer l' intelligence d' un être vivant c' est sa capacité  à s' adapter à son environnement pour pouvoir survivre.Alors, si on regarde les choses sous cet angle-là, on peut penser que les allemandes font preuve d' intelligence.

On peut aussi penser que si elles apprennent à bien s' adapter à leur nouvel environnement et donc à fuir les violeurs, il faudra s' attendre à avoir des championnes de 100 mètres aux prochains JO et que des anciens records `d' athlétisme vont bientôt  tomber.

Dans le temps, c' était dans les épreuves de natations que les athlètes est-allemandes hyper dopées se distinguaient.Demain ce sera plus probablement à la course à pied.

Elles auront appris a fuir certains mâles en rut !...à défaut de pouvoir les rééduquer !

 

Alors, pour terminer sur une note un peu plus souriante et moins dramatique, voici un reportage d' une demoiselle " normale" qui se promène dans Manhattan, pas dans une tenue spécialement provocante ni sexy.

Ecoutez les réactions des mecs sur son passage...ça n' arrête pas...Ce n' est jamais agressif,mais ça n' arrête pas...ça en devient lourd et je comprends que ça doit finir par irriter certaines personnes, toutes ces allusions triviales systématiques et déplacées.

Alors, moi ça me donne un peu le vertige un telle scène et, en même temps mon esprit facétieux ne peut s' empêcher d' imaginer l' inverse.

Moi, me baladant dans une grande ville, et des jeunes filles qui me balanceraient:

" Eh, beau gosse !...Où vas-tu d' un air si pressé ?...."

Ou alors

" Eh mec !!!...Je te laisse mon numéro de portable...au cas où tu t' ennuierais..."

Pour nous les mecs, l' effet ne serait pas pareil...pas sûr qu' on se sentirait victimes de harcèlement...Pour nous, être un SERIAL LOVER, c' est un fantasme !

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #viol, #machisme, #harcèlement sexuel, #Vêtements féminins, #Mode, #Femme

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