vie

Publié le 22 Août 2026

Bonjour les amis.

Hier je partageais avec vous les indignations de Luc Ferry au sujet de notre mauvaise approche de la problématique posée par les IA.

https://alea-jacta-est-ex-posteur.over-blog.com/2026/08/ces-fausses-batailles-perdues-d-avance-contre-les-intelligences-artificielles.html

Dans mon billet d'hier je disais que je restais extrêmement sensible aux lanceurs d'alertes qui, contrairement à Luc Ferry, pensent qu'on a complètement perdu de Nord et que l'humanité se met elle-même en grand danger.

Donc aujourd'hui je donne la parole à la défense avec Aurélien Barrau qui fustige notre aveuglement au sujet d'une innovation capable de mettre en péril le concept même d'humanité.

Commençons par une brève intervention mise en lien ci-dessous dans laquelle il indique que l'IA est une atrophie des possibles qui met en cause notre liberté fondamentale, et donc, à terme, notre essence même en tant qu'êtres vivants.

Et maintenant continuons avec un débat  dont la structure est la suivante.

00:00 - Introduction : Le vrai bilan de la technologie face au vivant

01:03 - Aurélien Barrau : L'effondrement écologique et la pollution du numérique

04:16 - Les ravages immatériels : Addiction, surveillance et perte de liberté

08:59 - ChatGPT et l'Art : Pourquoi l'IA ne fera jamais de vraie poésie 1

2:09 - Asma Mhalla : L'IA comme arme géopolitique de suprématie (USA vs Chine)

16:22 - La guerre de l'hyper-vitesse militaire : Ukraine, Gaza et drones autonomes

18:47 - L'Europe face aux géants de la Tech : Régulation et IA Act

23:17 - Résister par le réel : Pourquoi il faut réinvestir le monde physique

26:58 - Faut-il démanteler le numérique ? La solution radicale d'Aurélien Barrau

32:22 - Innovation ou confort ? Les vrais dangers du "saut quantique" technologique

38:02 - L'indécence de la Tech : Quand Huawei récupère le génie d'Alexander Grothendieck

40:24 - Questions du public : Justice algorithmique, biais et vidéosurveillance

45:59 - Quelle est la véritable singularité de l'être humain face à la machine ?

51:49 - Les algorithmes de recommandation et le capitalisme pulsionnel

A 4 min 40 sec sur la vidéo Barrau explique très bien en introduction la nocivité intrinsèque des machines qui provoquent une décompréhension de notre environnement et un monopole d'où le monde vivant devient exclu.

On ne peut pas être plus en désaccord total et irréconciliable avec les propos de Ferry.

Alors, me direz-vous, duquel des 2 côtés serait-il plus sage de se ranger ?

Premièrement je vous répondrai que le développement des IA ne va pas dépendre de nous car nous allons souffrir sur ce thème très important d'un gros déficit démocratique et allons assister au triomphe d'une pensée unique.

Et ensuite je me défilerai (à moitié) devant la question posée en vous répondant que l'histoire sera probablement du côté de Ferry (hélas !) mais que pour moi, au fond, c'est Barrau qui détient la vérité fondamentale, une vérité que l'ensemble des décideurs de cette planète n'écoutera jamais.

Le développement des IA est une des plus grandes tragédies du XXI ème siècle avec le réchauffement climatique, avec une différence de taille toutefois entre les deux catastrophes : en effet, on ne peut pas physiquement stopper le réchauffement climatique sur une période courte (tout au plus vous pouvez le freiner et ça prendrait des décennies) alors qu'il est techniquement parfaitement possible de stopper l'envahissement de nos espaces d'activités par les IA. Donc on pourrait le faire...mais on ne le fera jamais.

Pourquoi ? Pour plein de raisons et je vous en livre une entre mille. Les IA sont devenues des acteurs essentiels dans les guerres du XXI ème siècle. Si les IA participent à notre sécurité militaire alors leur développement est garanti à 100%. Aucun dirigeant de cette planète n'y renoncerait...

 

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Publié le 1 Janvier 2025

Bonjour les amis,

Comme chaque premier Janvier je suis extrêmement prudent à l'heure de vous adresser mes voeux de Bonne Année.

Je ne voudrais pas friser une certaine indécence en émettant des voeux centrés sur nous-mêmes, sur notre bien-être et qui feraient abstraction du fait que notre monde, plein de guerres et de bouleversements, de bruits et de fureurs, est devenu dangereux, parfois invivable pour des populations entières.

Mes premières pensées vont donc à ces populations meurtries. Je ne les oublie pas, je ne regarde pas ailleurs non plus.

Et il y aussi notre environnement. Rien ne permet de penser que 2025 sera une bonne année pour la vie, pour la biodiversité, pour le respect de notre planète.

Qu'il me soit encore permis de rêver que le pire reste évitable pour les humains et la vie en général, sachant qu'il ne l'est pas pour les millions d'espèces animales et végétales déjà disparues.

Quant à vous, chers lecteurs et amis du blog, je vous souhaite bien évidemment une très bonne Année 2025. Qu'elle vous soit douce !

Car comme disait Montaigne. " C'est chose tendre que la vie, et aisée à troubler..."

Ecoutons André Comte-Sponville commenter sur le lien ci-dessous cette phrase de Montaigne dans laquelle le mot tendre peut revêtir 2 sens: celui de la fragilité de la vie mais une fragilité qui nous obligerait à avoir de la tendresse pour elle.

Et puis, j'aimerais reprendre à mon compte deux des phrases que Jacques Brel a adressées lors de ses voeux émis en 1968. La première est pleine de sagesse philosophique.

"Je vous souhaite d'aimer ce qu'il faut aimer et d'oublier ce qu'il faut oublier..."

Oublier n'est pas à prendre au sens strict ici. Il ne s'agit pas de devenir amnésiques. Mais simplement il faut savoir dépasser certaines blessures ou offenses et ne pas se focaliser sur ce qui est toxique, sur ce qui n'apporte rien, sur ce qui crée les conditions d'éternelles rancoeurs stériles. Il faut savoir dépasser cela. La vie est trop courte pour s'arrêter à ces trivialités...La rancoeur ne construit pas et n'est pas synonyme de bonheur.

La deuxième phrase de Brel, très épicurienne, nous invite à jouir de la vie et de ce qu'elle nous offre.

" Je vous souhaite des chants d'oiseaux au réveil, et des rires d'enfants"

Et donc, aussi savoir jouir de l'instant, du présent, dans sa beauté et fugacité.

 

Que 2025 vous soit tendre...

Bonne année à vous, amis lecteurs...et beaucoup, beaucoup, beaucoup d'amour.

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #bonne année, #Voeux, #Vie, #Bonheur, #Philosophie, #Montaigne, #André Comte-Sponville

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Publié le 2 Octobre 2024

Bonjour les amis,

Hier c'était mon anniversaire et les membres de ma famille et mes amis m'ont donc envoyé des messages affectueux soit par courrier électronique, par téléphone, par whatsapp et aussi par facebook .

Il se trouve que, par une malicieuse coincidence, ma caisse de retraite française s'est souvenue de moi hier aussi, non pas pour me souhaiter un bon anniversaire, mais pour me demander par courrier électronique un certificat de VIE. A chacun ses préoccupations ! Hein ! S'agirait pas de payer une pension à quelqu'un qui n'est plus de ce monde...🤣

Me demander de prouver que je suis vivant le jour même de mon anniversaire, ça c'est de l'humour administratif, très second degré, un humour involontaire que j'apprécie également. D'ailleurs j'ai envie de leur renvoyer le certificat de VIE exigé en adjoignant cette photo ci-dessous accompagnée du commentaire suivant:

Je suis toujours vivant et je me sens comme si j'étais le maître du monde !....😁

Comme disait Leonardo di Caprio dans je ne sais plus quel film " I am the fucking master of the universe"

Comme disait Leonardo di Caprio dans je ne sais plus quel film " I am the fucking master of the universe"

Donc ce courrier de la caisse de retraite m'a mis de très bonne humeur et m'a rappelé aussi un excellent album LIVE de Bernard Lavilliers intitulé: "T'es vivant?"

T'es vivant...? T'es encore vivant ?

La question est pertinente et je remercie la caisse de retraite d'avoir provoqué cette réflexion en moi.

Suis-je encore un vrai acteur humain interagissant avec mes congénères ou alors suis-je devenu avec l'âge un observateur impuissant et consterné qui regarde le monde aller de travers comme un manège infernal dont je serais moi-même descendu?

Difficile de répondre à cette question mais cette lettre de la caisse de retraite, indirectement, contient pour moi une autre injonction implicite:

" Essaie de rester vivant !..."

 

PS: Je profite de ce court billet pour partager avec vous deux panneaux humoristiques que j'affectionne.

Je pourrais remettre le 2 ème panneau tous les ans mais cette année il est particulièrement d'actualité.

Quand une lettre de l'administration française me plonge dans une méditation métaphysique...
Quand une lettre de l'administration française me plonge dans une méditation métaphysique...

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #caisse de retraite, #humour, #Lavilliers, #Vie, #Mort, #Politique

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Publié le 17 Septembre 2016

Bonjour les amis,

Je viens de lire un roman fantastique de Guillaume Musso intitulé L' INSTANT PRÉSENT.

Le personnage principal du livre y est victime d' une malédiction pendant 24 ans: il ne vit qu'une journée par an. A chaque fois, il disparaît dans le néant pour réapparaître l'année suivante pendant 24 heures.Je vous laisse imaginer les difficultés que cette situation peut engendrer dans l' entourage proche et affectif du protagoniste.

Pendant que je lisais ce roman divertissant et sans prétentions, je me rendais compte que la situation du héros était une très belle métaphore de ce que vivent les gens qui, comme moi, se sont expatriés à un âge assez tardif.

En effet, nous ne voyons plus les personnes qui ont fait partie pendant plusieurs decennies notre quotidien qu' une ou deux journées tous les un, deux ou trois ans...ou plus...Le temps se dilate...joue à saute-moutons...s' accélère à coups d' instantanés...

Par exemple, on apprend que certaines personnes sont décédées avant même d' avoir su qu' elles étaient malades.C' est une sensation étrange et troublante.Comme si la vie défilait en accéléré...

Je ne prendrai qu' un seul exemple.

Il y a 15 ou 20 ans, j' avais croisé une connaissance à une terrasse de café à Valenciennes.On l' appelait Raspoutine à cause de son physique imposant de grand barbu aux cheveux longs et sa ressemblance avec le fameux personnage historique russe.Je n' ai jamais connu son vrai nom car on l' appelait toujours Raspoutine, ou de façon abrégée Raspoute...

Quelques jours avant de croiser Raspoute à la terrasse du café, ma soeur m' avait informé qu' il avait perdu sa compagne, et qu' il était donc veuf à l' âge de 35-40 ans,et avec la responsabilité et la charge de ses deux jeunes filles.

J' entamais donc la conversation avec mon ami en lui présentant avec beaucoup de retard mes sincères condoléances, puis je lui demandais la nature de la maladie qui avait emporté sa femme ( vu que moi,pendant ce temps-là, j' étais à l'étranger et j' ignorais tout de ses problèmes).

Et Raspoute qui n' avait pas très envie d' aborder le sujet , m' explique la mort de sa femme de manière très brève, en me disant avec un sourire tristement ironique:

" Bin tu vois...un jour t' es là...et puis, un jour, t' es plus là...".

Bien évidemment, sentant que mon ami n' avait pas envie de s' étendre plus longuement sur le sujet, je changeais rapidement de thème et je passais le reste de la conversation à parler avec lui de notre actualité réciproque,de boulot,des enfants, de musique, de science-fiction et de tout ce que nous aimons dans la vie.

Raspoute était un grand fan de musique contemporaine, de jazz-rock et de SF aussi...

Il y a quelques semaines, une personne de mon entourage m' a appris qu' elle revenait de l' enterrement de Raspoute qui avait été à son tour victime d' une longue et cruelle maladie 20 ans après le décès de sa compagne.Encore une fois, la nouvelle m' a surpris,attristé, et je n' ai pu m' empêcher de repenser à ma dernière conversation avec lui, avec notamment cette phrase qui résonnait étrangement maintenant.

" Tu vois...Un jour t' es là...et puis un jour t' es plus là...."

Comme si nous étions tous comme des bulles de savon qui disparaissent brutalement de l' univers, une par une , pendant que d' autres bulles naissent, apparaissent avant de disparaître à leur tour de manière aléatoire.

Comme des bulles de savon...

Quand on vit loin de sa terre natale,la réalité et le temps y prennent un autre dimension et s' écoulent d' une autre manière...un peu comme dans le roman de MUSSO...un jour par an...et, entre ces deux journées, il s' est passé parfois toute une vie...

PS: voici un lien sur le livre de Musso.C' est pas son meilleur bouquin mais il se laisse lire très rapidement...et puis la fin réserve une belle et étonnante surprise...

http://www.babelio.com/livres/Musso-Linstant-present/689939

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #roman, #temps qui passe, #vie

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