religion

Publié le 9 Avril 2026

Bonjour les amis.

Le semaine dernière je vous parlais ICI de Leonard Cohen et aussi d'une chanson de Murray Head que le public francophone n'avait pas bien comprise. 

Aujourd'hui je vais compléter avec une chanson anglaise que le public anglophone interprète souvent de manière un peu erronée, ce qui est plus singulier.

HALLELUJAH est une  chanson de Leonard Cohen dont beaucoup de personnes pensent qu'elle est profondément religieuse alors que ce n'est pas tout à fait le cas.

Commençons par le titre Hallelujah (Alléluia) : mot hébraïque signifiant "Louez Jéhovah" (un des noms de Dieu) il est prononcé pour exprimer l'allégresse des fidèles (Halle lu : louez le; Jah : Jehovah).

Mais avant d'entrer dans le détail du texte je vous mets d'abord en lien les paroles originales en anglais, suivies d'une traduction française (de Leonard Cohen en personne) ainsi que 2 vidéos.

https://genius.com/Leonard-cohen-hallelujah-lyrics

https://www.paroles.net/leonard-cohen/paroles-hallelujah-traduction

 

Mon ami L'Hatem m'a envoyé une vidéo que je joins ci-dessous et qui réexplique le sens que Cohen voulait donner à cette chanson.

Les explications sont en espagnol, donc j'ai traduit ensuite moi-même l'essentiel du texte de la vidéo en français au cas où vous ne le comprendriez pas.

Voici une traduction approximative de ce que dit le locuteur:

"Et si je vous dis que Hallelujah n'est pas une chanson sur Dieu ? Cohen l'écrivit durant des années, pas des jours, des années. Plus de 80 vers et des dizaines d'autres qui ont été écartés, jusqu'à garder une version qui n'explique pas mais qui insinue. L'industrie discographique ne le comprit pas de cette manière car elle cherchait la foi et Cohen parlait d'autre chose, de LA CHUTE.

 Now I've heard there was a secret chord (J'ai entendu dire qu'il y avait un accord secret).

C'est intime. C'est l'idée qu'il existe une forme parfaite d'aimer mais personne ne sait comment la rencontrer.

Et alors apparaît le premier symbole : David, roi, puissance, foi, mais aussi désir.

You saw her bathing on the roof (Tu l'as vue se baigner sur le toit)

C'est l'histoire de David et Bethsabée quand le désir rompt la morale.

She tied youTo a kitchen chair  (Elle t'a attaché à une chaise de cuisine)

Ce n'est pas littéral, c'est une reddition. C'est quand l'amour n'est plus un choix mais se convertit en dévouement forcé, émotionnel.

Maintenant arrive le second symbole avec Samson.

She broke your throne, and she cut your hair (Elle a brisé ton trône, et t'a coupé les cheveux)

Samson perd sa force non par faiblesse mais pour avoir confiance, pour aimer.

Et ceci est la clé. Hallelujah ne parle pas de la religion mais utilise la religion comme une métaphore pour parler des relations, de ce qui se produit quand vous aimez, quand vous désirez, quand vous perdez le contrôle.

Et nous arrivons au vers le plus important.

Love is not a victory march ( l'amour n'est pas une marche victorieuse).

It's a cold end it's a broken halleluyah (C’est un froid et c’est un meurtri Alléluia)

Car la chanson ne parle pas d'un amour idéal mais de cycle, de désir et de connexion., rupture et acceptation.

Allelujah n'est pas allégresse mais résignation: les choses ne se sont pas passées comme je l'espérais mais je l'accepte et ça convertit la chanson en quelque chose de plus humain...il n'est pas nécessaire de croire en Dieu pour comprendre la chanson mais juste simplement d'avoir aimé et d'avoir perdu.

Un dernier détail. La chanson fut rejetée par la compagnie discographique qui ne croyait pas en elle.

Voici également un très bon podcast de France Musique qui précise que Leonard Cohen s'adresse dès le début à une femme qu’il a connue, qu’il a aimée et qu’il ne voit plus.

C'est une chanson triste et joyeuse, sacrée et profane. Hallelujah est un hymne étrange et ambivalent, une ode à la musique et à ses pouvoirs mystérieux.

Voici enfin, et pour me résumer, une synthèse que m'a envoyée un très bon ami de ma chorale.

Hallelujah » de Leonard Cohen, c'est un hymne complexe qui mêle des références bibliques (David, Samson) à des thèmes terrestres tels que l'amour, le sexe, le désir et la souffrance existentielle. Plus qu'un chant religieux, c'est une célébration de la vie malgré ses imperfections (« alléluia brisé »), acceptant le chaos et la fragilité humaine comme faisant partie intégrante d'une véritable expérience spirituelle.

Signification d'Alléluia : Cohen utilise le terme hébreu (louange à Dieu) non pas comme une prière traditionnelle, mais comme un cri de survie et d'acceptation après un échec amoureux ou émotionnel.
La chanson évoque l’histoire de David et Bethsabée (désir/péché) et de Samson et Dalila (trahison/fragilité), explorant la tension entre la foi sacrée et la passion profane.
« Alléluia brisé » : Les paroles soulignent que les alléluia triomphants ne sont pas les seuls valables ; même un alléluia empli de doute, froid et « brisé » est une expression honnête et sacrée de l’expérience humaine.
Évolution : Bien que sortie en 1984 et initialement rejetée par sa maison de disques, il lui a fallu des années pour la finaliser, avec des dizaines de couplets, pour finalement devenir un hymne universel d'introspection et de rédemption.

 

Je terminerai en vous disant que votre serviteur a eu plusieurs fois l'occasion de chanter ALLELUJAH avec sa chorale, et notamment lors d'un mariage. Je ne suis pas sûr que les époux qui nous avaient expréssement demandé cette chanson avaient saisi toute cette souffrance dont parle Cohen dans son texte.

Quoiqu'il en soit c'est un énorme plaisir pour un choriste de chanter ça dans une église. Ça s'interprète comme un gospel. On se laisse aller avec ferveur, en étant emplis d'un sentiment de plénitude, d'acceptation et de paix avec soi-même.

Voici une de nos interprétations datant de 2018.

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #cohen, #chanson, #religion, #amour, #gospel

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Publié le 16 Décembre 2025

Bonjour les amis.

Une étudiante américaine en 3ème année de psycho s'est plainte d'avoir reçue une note de 0 sur 25 à une dissertation sur les stéréotypes du genre. Elle s'estime victime de discrimination religieuse.

Résumé des faits ci-dessous.

La polémique a rapidement pris une ampleur nationale comme l'explique bien cet article en anglais de Tyler Kingkade et de Jo Yurcaba sur NBC News.

https://www.nbcnews.com/news/amp/rcna248530

Vous pourrez accéder à une traduction française de cet article sur ce lien.

https://www.facebook.com/photo/?fbid=10161716143667455&set=a.10150608005372455

 

Vaste polémique aux Etats-Unis avec la controverse de Fulnecky...

Donc on voit que tout le monde s'en mêle, y compris le gouverneur de l'Oklahoma qui va jusqu'à invoquer le premier amendement des Etats-Unis qui protège les libertés, et entre autres, les libertés de religion.

Face à cette controverse je vois une terrible métaphore de ce qu'est devenue l'Amérique d'aujourd'hui et l'occident également.Il ne s'agit plus de la lutte de la vérité contre le mensonge, ni de la lutte du bien contre le mal, mais de celle d'un mal (obscurantisme religieux) contre un autre mal (imposture scientifique).

Ça, c'est plus difficile à arbitrer.

Je vais tenter de m'en expliquer.

Si cette étudiante avait affirmé que la Terre est plate ça aurait mérité un zéro.

Si cette étudiante avait composé une dissertation rejetant les théories de Darwin on aurait pu lui opposer qu'elle contredit des observations et conclusions scientifiques, et que la science, depuis 1859, n'a fait que confirmer la théorie du grand savant anglais. Donc on pourrait opposer à cette étudiante qu'il est de son devoir de connaître la théorie de Darwin.

Mais quand on parle de théorie du genre, il n'en va pas de même car ce concept forgé par Judith Butler est très loin de faire l'unanimité chez les scientifiques. Certains scientifiques soulignent les différences biologiques fondamentales entre les sexes (chromosomes, anatomie), estimant que les études de genre sont complètement biaisées et minimisent bien trop ces aspects.

Donc, cette fois-ci le point de vue religieux de Samantha Fulnecky (maladroitement exprimé dans sa dissertation) n'est pas battu en brèche. N'en déplaise aux tenants des études de genre, Fulnecky est dans son droit de rejeter en bloc les postulats de la théorie du genre.

Je pourrais affirmer la même chose avec la psychanalyse car tout le système conceptuel forgé par Freud n'a jamais reçu l'aval de la science. La psychanalyse n'entre pas dans le champ des sciences exactes, et la théorie du genre encore moins.

Alors j'entends déjà ceux qui vont m'opposer que la théorie du genre n'existe pas que c'est un concept forgé par ses adversaires et qu'il existe des études de genre.

Je ne suis pas d'accord car ces études (qui valent ce qu'elles valent) reposent sur des postulats formulés par Butler que je suis loin d'être le seul à rejeter.

N'importe quel matheux sait bien qu'à partir de faux postulats il est facile de démontrer aussi bien le vrai que le faux.

Les postulats de Judith Butler, notamment sa théorie de la performativité du genre (le genre comme construction sociale répétée) et sa critique de la distinction rigide entre sexe/biologie et genre/culture, sont largement débattus et contestables dans les milieux académiques et féministes, notamment par ceux qui souhaitent préserver une base biologique ou qui craignent la dissolution de la catégorie « femme ».

Pour revenir à la controverse de Fulnecky, elle ne peut pas prendre fin si on ne recourt pas à la science. Or, le moins qu'on puisse dire c'est qu'il n'y a aucune unanimité sur ce sujet. Les études de genre sont des "études"...à prendre ou à laisser, partiellement ou complètement, selon ses propres convictions.

Donc une professeure ne peut pas mettre un  zéro pointé à Samantha Fulnecky car elle ne peut pas démontrer qu'elle a tort même si celle-ci n'invoque pas nécessairement les bons arguments. De mon point de vue Fulnecky a raison quand elle affirme qu'une société ne devrait pas propager l'idée que chacun peut être ce qu'il veut et faire impunément un déni de réalité car la nature a fait des choix qui échappent au pouvoir de l'homme.

Encore une fois, et j'ai envie de dire une fois de plus, on peut observer que les wokistes qui prétendaient déconstruire l'homme (et la femme) n'apportent que discordes, tensions, perte du bon sens, confusions et débats stériles. Le wokisme bat en brèche la pensée rationnaliste sur laquelle s'est fondée notre civilisation moderne et donc, il s'attaque aussi aux piliers du vivre-ensemble.

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Publié le 4 Décembre 2025

                                                                                                                               

Bonjour les amis.

Aujourd'hui 4 Décembre c'est la fête de la Sainte Barbe, sainte patronne des mineurs et des pompiers.

Je suis né à Wallers-Arenberg, une ville minière du Nord de la France que tout le monde connaît maintenant grâce au film GERMINAL de Claude Berry.

 

Mineurs de la fosse d'Arenberg

Mineurs de la fosse d'Arenberg

Cérémonie ce matin 04/12/2025 dans la salle des fêtes de Wallers-Arenberg

Cérémonie ce matin 04/12/2025 dans la salle des fêtes de Wallers-Arenberg

Mon papa a travaillé 15 ans dans cette mine, en première ligne de front, à l'abattage dans les galeries.

Tous les 4 Décembre c'était la fête (une fête généralement copieusement arrosée) et je peux vous dire que les mineurs étaient sensibles à la mise à l'honneur sociale qui leur était faite ce jour-là. Il y avait de la dignité et de la fierté chez eux. Je n'édulcore pas le passé, non...Ça, je m'en souviens bien.

Les mineurs dans les années 60 ne désiraient pas que leurs enfants prennent leur relais à la mine, mais ils ne se considéraient pas pour autant comme des "pauvres prolos". La France avait besoin de leurs bras pour chauffer les chaumières et faire tourner les centrales thermiques de production d'électricité. Il n'y avait pas chez eux de sentiment de misérabilisme (qui apparaît dans le roman de Zola) mais plutôt l'orgueil d'accomplir pour le bien de tous une tâche difficile, très pénible et dangereuse pour la santé (quand ce n'était pas pour la vie).

L'exploitation de la mine de Wallers-Arenberg s'est arrêtée définitivement en mars 1989 mais la mémoire de l'exploitation du charbon reste encore très vive là-bas. Le site minier a été préservé et aussi reconverti. Des visites guidées y sont organisées.

Voici sur le lien ci-dessous une présentation faite par Aimable Patin, fils et petit fils de mineur, descendu à 15 ans au fond de la fosse d'Arenberg, et remonté qu'à 42 ans après avoir gravi les échelons, de galibot à porion.

NB: Galibot désigne l'équivalent d'un jeune manoeuvre et porion signifie contre-maître.

Et moi, j'ai beau vivre depuis bien longtemps sur la côte méditerranéenne à 2000 km du site minier, tous les 4 Décembre je n'oublie pas, et je me lève en me disant.

HONNEUR AUX MINEURS ET AUX POMPIERS ! VIVE SAINTE BARBE...❤❤❤

Liens d'intérêt:

PS: Les mineurs espagnols célèbrent également la Sainte Barbe (Santa Bárbara en espagnol).

Et eux, ils le font même en chanson. Voici leur hymne à leur Sainte Patronne.

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Publié le 13 Novembre 2025

Bonjour les amis,

Alors que tout le monde a en mémoire aujourd'hui les attentats du Bataclan, je suis plongé en ce moment dans la lecture du livre MA-GIS-TRAL de Jean Birnbaum intitulé: LA RELIGION DES FAIBLES: ce que le djhadisme dit de nous.

Jean Birnbaum

Jean Birnbaum

Quand Jean Birnbaum nous explique ce que le djihadisme dit de nous...

Alors, pour vous parler de ce livre, je vous invite d'abord à lire ci-dessous cette note de lecture d'Alain Deniau qui est bien meilleure que la présentation de l'éditeur.

Pour moi ce livre résume à lui seul l'ensemble de tous les pièges dans lesquels l'Islamisme radical a fait tomber de nombreux intellectuels, et non des moindres, qui se sont comportés comme des parfaits idiots utiles. D'Emmanuel Todd en passant par Alain Badiou, l'auteur nous narre les mille et une appproches faussées et biaisées (dont le trop fameux "relativisme culturel") sur lesquelles prospère une idéologie aussi dangereuse que celle que fût le fascisme en son temps.

C'est un livre qui fait le bilan de toutes les erreurs, de toutes les trahisons, et elles ont été très nombreuses, notamment dans une grande partie de la gauche qui y a perdu son âme (et aussi son supposé suprémacisme moral).

C'est un livre qui est aussi un guide pour nous, occidentaux, car il nous apprend à faire le discernement entre les critiques légitimes recevables (colonialisme, hégémonisme culturel, expansionnisme, etc...) et les tentatives wokistes de nous assimiler systématiquement, à tort et à travers, à l'origine de tous les maux de l'humanité.

L'essai de Jean Birnbaum remet bien, patiemment et systématiquement, toutes les pendules à l'heure.

Enfin, et pour que vous puissiez prendre la mesure de la richesse de ce livre qui offre une grande synthèse du thème qu'il aborde, je vous invite à jeter un coup d'oeil sur la table des matières.

Introduction
Nous, malgré tout ?
Ouest contre Ouest
Universalismes rivaux
Le 11 Septembre, ce grand tournant
Douloureuse prise de conscience
Quand la Croyance vacille
Chapitre 1 - Le lion et la mouette
Charlie isolé, déclassé, abandonné
Le péché de Kåre Bluitgen
« Caricatures » : une crise bien orchestrée
Van Gogh, le bouffon assassiné
« Nous répliquons les premiers »
Face à la gauche « antiraciste »
Et Rushdie s'arracha la langue
L'islamisme, fossoyeur des gauches
Chapitre 2 - Nous sommes tout, ne soyons rien !
Grands prêtres, petits progrès
L'islamisme, voie royale vers la modernité ?
Todd et la colonisation vertueuse
Badiou et le « désir d'Occident »
L'Europe, ce grand rien
Chapitre 3 - Europe ou barbarie
Le choix de l'Europe
Un universel tranchant
Communisme et colonialisme
Vieux Continent, nouveau monde
Et si la taupe se cassait les pattes ?
L'impossible révolution russe
Chapitre 4 - « Notre vieil Occident de chrétiens, de socialistes, de révolutionnaires, de démocrates »
« C'est bon de parler librement »
Retour à l'Occident
Les trésors de l'« homme européen »
L'émancipation, une promesse vécue
Des Lumières au mouvement ouvrier
Grands soirs et pratiques ordinaires
Chapitre 5 - L'enfer sexuel, c'est le nôtre
Vous avez dit « impérialisme gay » ?
Un féminisme tout « blanc » ?
Le virilisme est à l'Ouest
La position du « missionnaire »
Un honnête mensonge
Féministes en Iran
« Le foulard ou la raclée ! »
La bataille du discernement
Universelle homophobie
Conclusion
« Ethnocentrisme européen »
Une indulgence gorgée de mépris
Dire le réel ou l'occulter ?
L'Europe, cette dissidence à soi
La foi de Derrida
« Nous » qui ?
Le français, langue à abattre
Origine, héritage, identité ?
L'urgence d'une responsabilité
Le droit à la différence
Remerciements

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Publié le 27 Octobre 2025

Bonjour les amis,

Hier après-midi des amis m'informèrent d'une polémique dont je ne savais rien et qui a eu lieu à Marseille au sujet de l'interdiction par le maire socialiste de la ville de projeter le film-documentaire SACRÉ COEUR.

De l'interdiction de projeter SACRÉ COEUR et de l'effet Barbra Streisand...

Deux petits clics rapides sur les touches de mon clavier et mon PC m'a vite exposé le rappel des faits que voici:

Le maire de Marseille, Benoît Payan, a interdit en octobre 2025 la projection du film Sacré Cœur dans un lieu public municipal, en invoquant la laïcité.
Le contexte : L'interdiction a eu lieu au château de La Buzine, une heure seulement avant la projection prévue, suscitant la colère des réalisateurs et de plusieurs élus de l'opposition.
La justification : La mairie a estimé que la diffusion de ce film, qui aborde l'histoire et le message du Cœur de Jésus, portait atteinte au principe de laïcité.
La réaction : Cette décision a déclenché une vague de critiques. Les réalisateurs du docu-fiction ont dénoncé une censure, et des personnalités politiques ont accusé le maire de pratiquer une "laïcité à géométrie variable".
L'issue : Après la saisie de la justice par les réalisateurs, la mairie a été sommée par une ordonnance judiciaire d'autoriser la projection, estimant que l'interdiction était illégale. Le film a finalement pu être projeté.

Alors cette affaire, je la trouve assez désastreuse car elle montre un manque de compréhension assez catastrophique du principe de la laicité qui n'a jamais consisté à censurer des oeuvres pour leur caractère religieux ou politique. Ce qui prévaut c'est la liberté d'expression, et c'est bien comme ça que l'a entendu la justice française. Ouf !

Il n'appartient pas aux maires des municipalités de décider de ce que je peux voir ou ne pas voir.

La censure malencontreuse aurait pu se justifier si la projection au château de la Buzine (propriété de la ville) avait eu lieu dans le cadre d'une activité municipale, ou clairement soutenue par la municipalité, mais ce n'est absolument pas le cas ici...d'où l'illegalité prononcée par les magistrats français.

Par ailleurs, il y a un profond paradoxe car l'histoire nous démontre que le fait de censurer une oeuvre provoque immédiatement l'envie de la voir.

On est comme ça..l'interdit nous attire immanquablement.

C'est l'effet Barbra Streisand. De quoi s’agit-il ?
En 2003, un conflit opposa Barbara Streisand à Kenneth Adelman, qui avait pris en photo la côte de Malibu afin, prétendait-il, d’étudier l’érosion du littoral. Le problème venait de ce que la somptueuse villa de la star hollywoodienne, située sur cette côte, était clairement visible sur le cliché. Arguant de la loi anti-paparazzi de Californie, elle décida d’attaquer l’indélicat en justice en espérant réduire la diffusion du cliché. Mal lui en prit car c’est tout l’inverse qui se produisit. L’affaire s’ébruitant peu à peu, la photographie fut reprise sur plusieurs sites et vue 420 000 fois dans le mois qui suivit. Cet incident est désormais considéré comme prototypique d’un phénomène de communication ressemblant à la parabole du pompier incendiaire et que l’on nomme donc l’effet Streisand. Il arrive que les efforts faits pour empêcher la diffusion d’une information ou d'une oeuvre y contribuent.

Donc le maire de Marseille, de par son interdiction, vient probablement de faire un coup de pub énorme pour le film SACRE COEUR.

D'ailleurs je fais partie des personnes qui iront le voir dès que ça me sera possible.

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Publié le 11 Août 2025

Bonjour les amis,

L'appui indéfectible des évangélistes américains au président Donald Trump, malgré le scandale Epstein, devrait théoriquement en surprendre plus d'un. En fait, et malgré l'énorme incohérence qu'il suppose, cet appui inconditionnel ne doit absolument rien au hasard.

Rob Schenk vient d'éditer un très long article intitulé:

POURQUOI LES EVANGELIQUES SE MOQUENT DU SCANDALE EPSTEIN DE TRUMP.

Et il y explique que ceux-ci ont une longue histoire de passion pour les narcissiques essayant de se faire passer pour des sauveurs.

 

Je vous mets en lien la traduction en français de la part de Julie Drolet  de ce très long article de Rob Schenk.

https://www.facebook.com/photo/?fbid=10161191287922455&set=a.10150608005372455

Je vous invite à lire cet article qui analyse en long et en large, et de manière historique, l'incroyable hypocrisie dont font preuve les évangéliques américains qui pratiquent vis-à-vis des pires péchés (et des pires crimes) un " 2 poids 2 mesures" qui nous ferait hurler de rire si le sujet n'était aussi grave.

Je retiens aussi de cet article cette profonde réflexion sur la nature mystico-politique du mouvement MAGA:

"Quand on voit les États-Unis comme un « pays chrétien », comme le font les religieux MAGA, et qu’on est convaincu que les Blancs d’origine européenne sont les mieux placés pour le diriger, on pourrait penser qu’on serait mieux sans Constitution, ni même sans démocratie sous aucune forme. Les vrais croyants sont persuadés que le Christ reviendra non pas pour établir une démocratie constitutionnelle, mais une monarchie théocratique absolue où le souverain ne pourra jamais être remis en question. En fin de compte, cela explique à la fois ce que nous observons dans le rejet évangélique du scandale Epstein et résume le danger le plus grave auquel nous faisons face en tant qu’Américains."

En fait, cet extrait nous met en garde devant le danger bien réel d'une perversion de la démocratie américaine.

La constitution des Etats-Unis (écrite par les hommes et non par Dieu) est le lien indéfectible qui garantit la liberté des américains, or, pour les MAGA la Bible ou plus exactement "certaines interprétations de la Bible" de la part des évangélistes sont au dessus de cette constitution. Comme toujours depuis la nuit des temps quand le religieux se mêle de politique le pire est à craindre.

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Publié le 6 Juin 2025

Bonjour les amis,

Je suis en train de lire en ce moment l'excellent livre de Gérard Araud intitulé ISRAEL: le piège de l'histoire.

Voici la présentation de l'éditeur.

« N’y aurait-il qu’une chance sur cent de réussir qu’il faudrait essayer. Comment organiser la coexistence pacifique de sept millions de Juifs et de huit millions de Palestiniens ? Les uns et les autres y sont chez eux. Il faut regarder vers l’avenir dans une région accablée d’histoire et laisser parler la raison sur une terre où on invoque trop facilement Dieu. »
Les violences atroces perpétrées par le Hamas le 7 octobre 2023 sur la population israélienne et leurs terribles conséquences sur le peuple palestinien ont ravivé les passions d’un conflit que l’on croyait dissous dans l’indifférence.
Sur le mode du récit, Gérard Araud revient sur ses souvenirs, ses rencontres marquantes lors de son premier poste à Tel-Aviv, puis comme ambassadeur. Il raconte ce pays complexe qu’il a vu en vingt ans changer du tout au tout et décrypte le conflit israélo-palestinien : sa radicalisation, ses rendez-vous manqués avec la paix, la violence de la colonisation en Cisjordanie… En diplomate, il dresse quelques pistes pour l’avenir et démontre que pour réussir, il faudra commencer par oublier l’Histoire. Une Histoire si contradictoire qu’elle n’est qu’un piège pour s’y égarer.

 

Israël-Palestine et les pièges de l'histoire...

C'est un livre en tous points remarquable, dans lequel l'auteur se tient à équidistance des protagonistes avec de la hauteur de vue. Un livre qui permet de comprendre les points de non-rencontre entre 2 visions politiques parfaitement opposées. il nous éclaire également sur les difficultés auxquelles ont été confrontées les partisans de la paix dans chacun des deux camps: ceux-ci jouaient littéralement leur peau à cause d'oppositions internes tenaces et dangereuses, et ont finalement échoué.

Dans un des chapitres Gérard Araud revient sur le notion de "droit historique" qu'il récuse.

Extrait:

" Lorsque les Russes se sont emparés de la Crimée en 2014, ils n’ont pas manqué de le justifier par leurs prétendus « droits historiques », argument repris pieusement par leurs partisans en Occident. J’avais alors remarqué au Conseil de sécurité des Nations unies, où je représentais la France, que la Crimée n’était russe que depuis 1783, et je m’étais demandé pourquoi s’arrêter à cette date si ce n’est pour servir d’argument dans un but précis : l’annexion de la région en 2014. Quelques années plus tôt que 1783, c’était la Turquie qui aurait pu revendiquer une souveraineté sur la région, reconnue d’ailleurs solennellement à l’époque par la Russie en 1774. La même question peut se poser à travers toute l’Europe. Quels sont les « droits historiques » sur l’Alsace, sur la Silésie, etc. ? À quelle date se placer pour les déterminer ? Poser la question, c’est souligner l’absurdité de la notion même de « droits historiques »."

Là, l'ex-ambassadeur met le doigt sur l'instrumentalisation de l'histoire à des fins fascisantes. Mais si en plus on commence à mêler des "faux droits" historiques à des éléments religieux on ne fait que compliquer encore plus l'équation qui devient sans solution.

Faire entrer le religieux dans le politique est le plus sûr moyen de garantir la guerre.

Deuxième extrait:

"Une Bible qu’on présente parfois en Israël comme une sorte d’acte notarié par lequel Dieu aurait cédé ad vitam æternam la terre d’Israël aux héritiers d’Abraham. Fuyons vite ce piège, en remarquant en passant que l’existence dudit prophète supposé avoir vécu autour de 2000 av. J.-C. est pour le moins problématique, d’autant que la Bible elle-même n’a été rédigée qu’à partir du VIII e siècle av. J.-C., plus de mille ans plus tard ! Ce débat serait de toute façon inutile puisqu’il porterait sur des croyances religieuses qui échappent par essence à toute démonstration rationnelle. Contentons-nous de rappeler que le droit international et la religion n’ont rien en commun et laissons la seconde dans sa sphère, ce qui est un combat permanent au Moyen-Orient."

Donc, la seule certitude qu'on acquiert c'est que pour pacifier la région, comme nous le souhaitons tous,  il faut fuir  de cette notion captieuse de "droits historiques", et fuir encore plus des textes religieux que ce soit la Bible, la Torah ou le Coran.

Le regard d'Araud est très réaliste et lucide. Il ne veut pas être complètement pessimiste quant à l'avenir de la région et son essai a le mérite de bien nous éclairer sur les puissants obstacles qui entravent le chemin de la paix.

NB: le bouquin d'Araud qui a occupé le poste d'ambassadeur m'a permis aussi de bien mieux comprendre les relations historiques compliquées et toujours méfiantes entre la France et Israël. Il raconte, par ailleurs, certaine anecdotes qui sont assez croustillantes à ce sujet.

Vous pourrez entendre Gerard Araud parler de son livre sur ce lien-ci.

J'ajouterai aussi l'excellente critique du livre de Gérard Araud par Achillevi que vous pourrez lire ci-dessous sur le lien de la fiche Babelio.

 

Je terminerai enfin en vous disant que je suis tellement emballé par l'auteur, et par la qualité de sa plume, que je vais lire ses autres bouquins, notamment son NOUS ETIONS SEULS qui parle de la diplomatie de l'entre-deux guerres.

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #littérature, #Histoire, #israël, #Palestine, #conflit, #Hamas, #Netanyahou, #religion, #Bible

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Publié le 11 Mai 2025

 

Bonjour les amis,

Mon billet d'aujourd'hui est la suite des 2 précédents que j'avais déjà consacrés à notre projet participatif choral dont le but est d'offrir une représentation du STABAT MATER de Karl Jenkins le 8 juin prochain à Pedreguer, une ville située dans le sud-est de l'Espagne.

https://alea-jacta-est-ex-posteur.over-blog.com/2025/01/premiere-repetition-du-stabat-mater-de-karl-jenkins.html

https://alea-jacta-est-ex-posteur.over-blog.com/2025/04/sancta-mater.html

Cet article peut se lire bien évidemment indépendamment des 2 précédents.

Hier c'était la cinquième et dernière répétition chorale de l'oeuvre de Jenkins, accompagnée au piano, mais sans l'ensemble des musiciens et des solistes professionnels.

Le STABAT MATER est une oeuvre ambitieuse et contrastée qui a ses moments forts et dynamiques mais aujourd'hui j'aimerais attirer votre attention sur 3 de ses  pièces qui nous parlent surtout de l'immense peine de la Vierge et de sa douleur.

Trois pièces que je mets en lien ci-dessous et qui invitent au recueillement et à la méditation.

Le ton est parfois incantatoire et la musique de Jenkins permet d'exprimer cet immense sentiment de peine provoqué par la souffrance et par la mort, cette profonde douleur humaine qui est au delà des mots.

 

 Cette 5 ème répétition nous a permis de fignoler les détails importants de l'interprétation.

Voila, le choeur est maintenant fin prêt et c'est aussi l'occasion de remercier toutes celles et tous ceux qui ont permis d'organiser la réalisation d'un projet culturel aussi enthousiasmant pour lequel participent des personnes qui viennent de toute la région.

Apéritif sympathique qui a clos cette 5 ème répétition

Apéritif sympathique qui a clos cette 5 ème répétition

Il ne reste donc que 2 répétitions qui auront lieu in situ les 31 Mai et 7 juin prochains, à l'église de Pedreguer, avec l'ensemble de tous les intervenants cette fois-ci.

PS : Hors-sujet. Un nouveau pape a été élu cette semaine.

Détail curieux, il s'appelle Prévost comme le fameux abbé libertin qui fit grand scandale au XVIII ème siècle avec son roman sulfureux MANON LESCAUT.

Mis à part cette homonymie qui ne nous dit rien du nouveau Pape celui-ci  a choisi comme nom LEON.

Ce Pape est mathématicien et le nom qu'il s'est choisi est donc l'anagramme de ELON !...avis aux décrypteurs de tous poils et aux conspirationnistes que ne manqueront pas d'y voir la confirmation d'un grand complot...🤣🤣🤣

Dernier détail, le Pape Léon XIII était conu pour être profondément anti-socialiste...

Bon j'arrête là mes rapprochements facétieux et soyons sérieux deux secondes. 

Bienvenue au Pape LEON XIV à qui je souhaite beaucoup de force, de courage, d'intelligence et de discernement, et que je jugerai sur pièce et sur son action...à suivre donc...

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Publié le 17 Mars 2025

Bonjour les amis,

J'attendais avec beaucoup d'impatience MICKEY 17 de Bong Joon-Ho dont j'avais adoré PARASITE, son film précédent.

Voici le synopsis de ce film  suivi de la bande-annonce.

Adapté du roman Mickey7, d’Edward Ashton, Mickey 17 nous entraîne sur la planète glaciaire Niflheim. Une entreprise a été engagée pour y implanter l’espèce humaine en utilisant pour cela des employés corvéables et surtout remplaçables à merci puisque dès qu’ils meurent, ils sont… réimprimés par photocopieuse 3D ! Un système parfaitement huilé qu’un grain de sable nommé Mickey va pourtant dérégler quand, après une négligence, un Mickey 18 va être imprimé avant même la mort de Mickey 17. Ce qui implique que l’une des deux versions soit sacrifiée…

 

Donc Mickey est un "remplaçable". En espagnol ils ont traduit par "prescindible" c'est à dire quelqu'un dont on peut se passer, indiquant par là clairement le cynisme social cruel et abject de cette "nouveauté technologique" créée surtout pour que les riches fassent davantage de profits. Des êtres prêts à mourir et qu'on peut "réimprimer" à souhait. Notre Mickey est donc la 17 ème édition d'un humain qui a vraiment existé et qui s'est porté volontaire pour devenir "remplaçable" de manière à échapper à une situation sociale précaire et compliquée sur Terre.

Le problème c'est que les colons vont imprimer Mickey 18 pensant, à tort, que Mickey 17 est mort dans une de ses expéditions chez les habitants de la planète Nilfheim, les "rampants" qu'on voit dans la bande-annonce. La confrontation entre les 2 Mickey nous donnera droit à de belles scènes hilarantes et vaudevillesques de comique de situation.

Encore une fois le réalisateur coréen (très fidèle à lui-même) nous sert un pastiche à l'humour très noir, très grinçant mais empreint de tristesse également.

Son film est une fable en forme de farce sur les penchants monstrueux des habitants de notre planète. Les humains tentent de faire sur Nilfheim ce qu'ils n'ont pas le droit de faire sur Terre et retombent dans leurs travers de toujours: impérialisme, colonialisme, recherche du profit, racisme, usage douteux des technologies et aussi de la religion.

Impossible de ne pas penser à Trump devant le colonisateur en chef de la planète, démagogue, vile et opportuniste à souhait. Mark Ruffalo, avec son sourire ultra-brite, s'en donne à coeur joie dans l'interprétation de ce rôle de bouffon imbu de sa personne et assoiffé de pouvoir et d'ambition.

Robert Pattinson, très touchant (particulièrement avec son Mickey 17 amoureux et timide), interprète brillament les deux versions de Mickey et réussit une véritable performance d'acteur.

Malgré tout j'ai aussi trouvé le film un peu long (2 h 17 min) et insistant parfois un peu trop lors de certaines scènes un peu vomitives, glauques ou cruelles, et j'aurais bien aimé que le réalisateur les mentionne plus rapidement, ou les suggère, afin de maintenir le rythme d'une comédie noire. 

Bong Joon-Ho fait preuve une fois de plus de grandes qualités de mise en scène mais n'évite pas cette fois-ci certaines lourdeurs dont il aurait pu se passer.

MICKEY 17...une fable transhumaniste cruelle et jubilatoire

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Publié le 19 Septembre 2024

Bonjour les amis,

L.e GOSPEL c'est un genre musical vraiment spécifique, particulier, un genre qui par ailleurs n'est pas figé et qui continue d'évoluer. Les paroles des chansons GOSPEL sont souvent empreintes d'une grande ferveur religieuse, et parfois d'une quasi exaltation que ne partage pas forcément l'auditeur.

Mais le GOSPEL est aussi une forme artistique puissante, et quand je parle d'Art il s'agit parfois de grand Art.

En voici un bel exemple avec une chanson interprétée à cappella par les Kingdom Heirs.

Ils ne sont que quatre, sans instruments d'accompagnement. Ecoutez-ça, c'est époustouflant. La voix du chanteur basse et la profondeur de son timbre sont tout simplement extraordinaires.

Je n'ai pas grand chose à ajouter. Croyant ou pas, peu importe, l'émotion est au rendez-vous et touche l'âme ou, si vous préférez, elle touche votre coeur.

 

How great thou art...

PS: J'en profite aussi pour vous signaler le groupe Lifein3D: ce sont 2 frères et leur soeur qui chantent particulièrement bien et qui créent des harmonies vocales sur des airs connus qu'ils partagent sur la plateforme Youtube. Les voici ici interprétant un grand classique des PLATTERS.

 

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #musique, #chant, #à cappella, #gospel, #religion, #Kingdom Heirs, #Lifein3D

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