poesie

Publié le 20 Mai 2026

Bonjour les amis.

"Por qué cantamos" (pourquoi nous chantons) est un poème emblématique de l'auteur uruguayen Mario Benedetti, souvent chanté par des artistes engagés comme Fausta ou Osvaldo Torres.

Benedetti a écrit ce texte durant l'exil imposé par la dictature uruguayenne (1973-1985). Il reflète la douleur d'une époque sombre.

Le poème répond à ceux qui se demandent comment il est possible de chanter ou de créer alors que le pays souffre et que les proches sont emprisonnés ou exilés. Chanter devient un acte de résistance, une façon de garder la mémoire vivante, de refuser la résignation et de croire en des lendemains meilleurs.

Avant de passer à la chanson vous trouverez ci-dessous le poème original, suivi d'une traduction française, ainsi que d'une vidéo dans laquelle Mario Benedetti en personne lit son poème.

Por qué cantamos
Si cada hora viene con su muerte
Si el tiempo es una cueva de ladrones
Los aires ya no son los buenos aires
La vida es nada más que un blanco móvil
Usted preguntará por qué cantamos
Si nuestros bravos quedan sin abrazo
La patria se nos muere de tristeza
Y el corazón del hombre se hace añicos
Antes aún que explote la vergüenza
Usted preguntará por qué cantamos
Si estamos lejos como un horizonte
Si allá quedaron árboles y cielo
Si cada noche es siempre alguna ausencia
Y cada despertar un desencuentro
Usted preguntará por qué cantamos
Cantamos porque el río está sonando
Y cuando suena el río, suena el río
Cantamos porque el cruel no tiene nombre
Y en cambio tiene nombre su destino
Cantamos por el niño y porque todo
Y porque algún futuro y porque el pueblo
Cantamos porque los sobrevivientes
Y nuestros muertos quieren que cantemos
Cantamos porque el grito no es bastante
Y no es bastante el llanto ni la bronca
Cantamos porque creemos en la gente
Y porque venceremos la derrota
Cantamos porque el sol nos reconoce
Y porque el campo huele a primavera
Y porque en este tallo, en aquel fruto
Cada pregunta tiene su respuesta
Cantamos porque llueve sobre el surco
Y somos militantes de la vida
Y porque no podemos ni queremos
Dejar que la canción se haga ceniza

Pourquoi nous chantons

Si chaque heure vient avec sa mort
si le temps est une grotte de voleurs
les airs ne sont plus les bons airs
la vie n'est rien de plus qu'un blanc mobile
vous demanderez pourquoi nous chantons
si nos braves sont laissés sans étreinte
la patrie nous meurt de tristesse
et le coeur de l'homme se brise en mille morceaux
avant même que la honte n'explose
vous demanderez pourquoi nous chantons
si nous sommes loin comme un horizon
s'il y avait là-bas des arbres et du ciel
si chaque nuit est toujours une absence
et chaque réveil une discorde
vous demanderez pourquoi nous chantons
nous chantons parce que la rivière est en train de sonner
et quand la rivière sonne / la rivière sonne
nous chantons parce que le cruel n'a pas de nom
et au contraire son destin a un nom
nous chantons pour l'enfant et pour tout
et parce qu'un certain futur et parce que le peuple
nous chantons parce que les survivants
et nos morts veulent que nous chantions
nous chantons parce que le cri ne suffit pas
et parce que ne sont pas assez les pleurs ou la colère
nous chantons parce que nous croyons aux gens
et parce que nous vaincrons la défaite
nous chantons parce que le soleil nous reconnaît
et parce que la campagne sent le printemps
et parce que dans cette tige, dans ce fruit
chaque question a sa réponse
nous chantons parce qu'il pleut sur le sillon
et nous sommes des militants de la vie
et parce que nous ne pouvons pas et ne voulons pas
laisser la chanson se transformer en cendres.

Le texte est construit par une juxtaposition constante entre l'horreur du réel et les raisons de continuer.
À plusieurs reprises, Benedetti répète la phrase « vous demanderez pourquoi nous chantons ». Ce « vous » représente un observateur extérieur ou sceptique qui ne comprend pas comment il est possible d'éprouver de la joie ou une expression artistique au milieu de la douleur, de la mort, de la censure et de l'exil ( « si nous sommes aussi loin qu'un horizon » , « notre patrie se meurt de tristesse » ). Le chant apparaît ici comme la réponse collective qui permet de réaffimer (au delà des pleurs , de la colère, de la souffrance et des cris) la foi en l'avenir et dans le peuple.

Passons à la musique maintenant. C'est le compositeur argentin Alberto Favero qui a mis le poème en musique et qui a permis à la chanson de se convertir en un succès immédiat. Il existe beaucoup de versions et j'ai choisi pour vous l'interprétation très sensible de Sandra Mihanovich. 

https://www.youtube.com/watch?v=eulRv_q393w

Cet été mon groupe choral polyphonique interprétera la composition d'Alberto Favero sur un arrangement choral de Liliana Cangiano, le même arrangement vocal qu'on entend sur les 2 vidéos ci-dessous.

https://www.youtube.com/watch?v=YaIbeBD17sI

Il est à noter que l'interprétation chorale est plus que pertinente pour une chanson militante qui est une forme d'hymne et d'appel collectif à la résistance.

Cette chanson n'est pas très connue en Europe (sauf en Espagne bien sûr). Moi-même je l'ai découverte seulement la semaine dernière mais vous pouvez imaginer, cher lecteur, qu'elle fait complètement partie de l'imaginaire collectif sud-américain. Cette chanson représente pour eux toute une époque de luttes dans les années 70. C'est une chanson qui leur parle et qui est indissociable de leur histoire.

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Publié le 21 Février 2026

Bonjour les amis.

La semaine prochaine nous attaquerons avec mon groupe choral l'étude d'une chanson péruvienne  hyperconnue en Amérique latine et dans le monde hispano en général. Il s'agit de FLOR DE CANELA (fleur de cannelle).

Avant d'aller plus loin je vous invite à lire l'article du lien ci-dessous qui explique très bien les conditions historico-sociales dans lesquelles est née cette chanson qui fait complètement partie de l'imaginaire collectif péruvien. Vous y trouverez également le texte original ainsi qu'une traduction en français.

La chanson est un hommage à Victoria Angulo, une amie afro-péruvienne de Chabuca Granda, qui incarnait l'élégance, la grâce et l'esprit de la Lima d'antan.
Les paroles décrivent le trajet de cette femme depuis le "Puente de Palo" (vieux pont en bois, aujourd'hui pont Santa Rosa) jusqu'à la "Alameda de los Descalzos" dans le quartier traditionnel du Rímac.
Plus qu'un simple portrait, la chanson est une exaltation poétique de la ville de Lima, de sa tradition, de son histoire et de son identité culturelle.

Il existe 50 000 versions de cette "chanson-hymne de tout un peuple" sur youtube mais j'en ai choisi une très épurée de Feli Colina, une chanteuse qui a une voix très fraîche et qui s'accompagne toute seule à la guitare. 

La version que nous interpréterons à capella est celle d'Alfredo Morales. Un arrangement dans lequel les voix (sopranos-altos-ténors-basses) se répondent en écho...

C'est la version qui est sur le lien ci-dessous.

Dans mon groupe choral cette chanson est très connue mais, encore une fois, ce n'est pas le cas pour moi et j'ignorais tout de FLOR DE CANELA il y a encore seulement 48 heures de cela.

Mais pour mes collègues choristes aussi il y aura du travail car ils connaissent tous la mélodie, certes, mais pas les lignes musicales de l'arrangement d'Alfredo Morales. En fait, pour moi c'est presqu'un avantage de ne pas connaître la chanson car je travaille la partition sans à-priori, sans être pertubé dans mon esprit par la mélodie que je ne connais pas, et en me concentrant sur ce que font les basses. Cela peut paraître paradoxal mais c'est comme ça. Quand on ne connaît pas une pièce on chante les notes qui sont écrites sur la partition, mais quand on la connaît on a tendance à chanter la mélodie, et pas ce qui est écrit !

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #Perou, #Folklore, #Chanson, #Choeur, #Lima, #Poésie

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Publié le 20 Février 2026

Bonjour les amis.

Mis à part Mendelssohn (à qui j'ai déjà consacré 2 billets) nous intégrerons cette année dans notre concert de printemps un autre compositeur de l'époque romantique allemande avec le lied intitulé Frühlingsgruss de Robert Schumann.

Il s'agit d'une pièce de 1849 extraite de son recueil Liederalbum für die Jugend (Album de chants pour la jeunesse, Op. 79, n° 4), qui célèbre le renouveau de la nature avec une simplicité lumineuse.

Le poème est écrit par August Heinrich Hoffmann von Fallersleben, un poète célèbre pour ses textes patriotiques (dont l'hymne allemand) et ses poésies enfantines.

Je vous indique d'abord les paroles originales suivies d'un texte français qui en résume les lignes principales.

https://oxfordsong.org/song/fr%C3%BChlingsgruss

So sei gegrüßt vieltausendmal,
Holder, holder Frühling!
Willkommen hier in unserm Tal,
Holder, holder Frühling!
Holder Frühling, überall
Grüßen wir dich froh mit Sang und Schall.

Du kommst, und froh ist alle Welt,
Holder, holder Frühling!
Es freut sich Wiese, Wald und Feld,
Holder, holder Frühling!
Jubel tönt dir überall,
Dich begrüßet Lerch und Nachtigall.

So sei gegrüßt vieltausendmal,
Holder, holder Frühling!
O bleib recht lang’ in unserm Tal,
Holder, holder Frühling!
Kehr in alle Herzen ein,
Laß doch alle mit uns fröhlich sein!

Mille salutations à toi, ô doux printemps ! Bienvenue dans notre vallée, ô doux printemps ! Doux printemps, où que tu sois, nous te saluons avec joie, chants et allégresse. À ton arrivée, le monde entier est heureux, doux printemps ! Prairies, forêts et champs se réjouissent, doux printemps ! Jubilation partout : alouettes et rossignols te saluent. Mille salutations à toi, doux printemps ! Reste longtemps dans notre vallée, doux printemps !…

On passe à l'écoute de ce lied avec 2 belles interprétations que j'ai sélectionnées.

Notre interprétation sera chorale à 4 voix, à capella, dans un arrangement qui est le même que celui qui est en lien ci-dessous.

Notre version chorale sera la même que celle qui est publiée ci-dessus à la différence que le texte sera en espagnol et s'intitulera PRIMAVERA. Quant au titre de mon article "Salut, ô printemps !" il provient du titre de la version française de ce lied de Schumann.

Je terminerai avec une adaptation à la guitare du meilleur goût écrite et interprétée  par le mythique guitariste Andrés Segovia.

PS: Hors-sujet.

Du rififi chez les aristos britanniques avec la garde à vue hier du prince déchu Andrew.

https://www.marianne.net/monde/europe/affaire-epstein-les-raisons-de-l-arrestation-de-l-ex-prince-andrew

L'histoire est souvent ironique. Les systèmes judiciaires anglais et américains sont faits de telle façon que le prince a facilement évité un procès (et donc la prison) malgré les accusations très graves de Virginia Giuffre, la première et courageuse plaignante du sulfureux dossier Epstein.

Le nom d'Andrew apparaît 1821 fois dans les pièces récemment rendues publiques.

Donc résumons-nous: Andrew pouvait couler des jours tranquilles malgré les graves soupçons d'abus sur mineures, mais par contre, dès qu'il s'agit de filtrations de documents commerciaux sensibles, là, ça ne passe plus !...Curieuse morale que la nôtre. No comment !...Affaire à suivre donc mais, indépendamment de la gravité des motifs qui ont justifiés l'arrestation du prince Andrew, il n'en reste pas moins que le scandale majuscule ça restera les abus dont a souffert, avec des centaines d'autres victimes, l'infortunée Virginia qui a fini par se suicider sans que justice ne lui soit rendue.

NB: Ses mémoires sont parues à titre posthume comme l'indique ce lien.

PS nº 2 avec un post dramatique de Firas Kontar sur la situation en Syrie.

Tués hier à Homs, en Syrie, parce qu’alaouites :
Khodor Karakite et sa fiancée Nada Salem.
Tués par des commandos de la mort en Syrie.
Qu’ils reposent en paix

Khodor Karakite et sa fiancée Nada Salem

Khodor Karakite et sa fiancée Nada Salem

Plusieurs groupes et ONG ont documenté l’enlèvement de femmes syriennes, en très grande majorité alaouites, depuis la chute d’Assad. Au moins 80 cas d’enlèvements ont été signalés. Les rescapées évoquent des viols systématiques commis par un ou plusieurs hommes ; certaines victimes étaient âgées de moins de 20 ans et ont subi cette barbarie.
Le gouvernement de transition, quant à lui, nie en bloc ces enlèvements, commis par ses troupes ou par des éléments qui lui sont affiliés. Le cas de plusieurs djihadistes étrangers, originaires d’Extrême-Orient, est également évoqué par les rescapées. Le gouvernement ne reconnaît, à ce stade, qu’un seul cas d’enlèvement.
Ces crimes visant des femmes, notamment alaouites, s’apparentent à une forme de punition et de mise au pas exercée par le pouvoir actuel contre les minorités, en particulier alaouites, accusées d’avoir soutenu le régime. De tels agissements contribuent inévitablement à éroder le sentiment d’appartenance des minorités à la Syrie, qui se réduit comme peau de chagrin.

https://www.facebook.com/firas.kontar.1

Firas Kontar,activiste des droits de l'homme, politologue et juriste franco-syrien, avait écrit "Syrie, la Révolution impossible" un essai publié en France par les Éditions Aldeia le 3 juin 2023.

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Publié le 15 Janvier 2026

Bonjour les amis.

Ce billet d'aujourd'hui est la suite de celui d'hier consacré à Mendelssohn.

https://alea-jacta-est-ex-posteur.over-blog.com/2026/01/quand-mendelssohn-celebre-le-printemps.html

Nous interpréterons également pour notre concert de printemps 2026 un autre lied de Mendelssohn intitulé DIE NACHTIGALL ( le rossignol).

C'est une pièce chorale composée en 1843 dans le cadre de ses Sechs Lieder im Freien zu singen (Six chansons pour chanter en plein air), op. 59, n° 4.

L'œuvre utilise un court poème de Johann Wolfgang von Goethe. Son thème central est le cycle éternel de la nature et de l'amour, représenté par le retour de l'oiseau au printemps.

Le poème souligne que l’oiseau « n’a rien appris de nouveau », mais continue de chanter ses « vieux et chers chants ». Ceci symbolise la beauté de l’intemporalité et la persistance des émotions humaines universelles (l’amour) à travers les générations.

Mendelssohn a composé une courte configuration strophique qui répète trois fois le texte de Goethe avec des variations dans les voix.
Le premier couplet est généralement un duo entre sopranos et altos ; le deuxième ajoute des ténors et des basses ; et le troisième atteint un point culminant émotionnel avant une coda calme.

Voici ci-dessous 3 vidéos différentes de cette pièce.

Très bonne prise de son pour la première vidéo. La 2ème est en formation réduite et la 3 ème avec un groupe choral bien plus nombreux. Toutes ces 3 versions ont leur propre charme.

Voici le texte original suivi d'une traduction française littérale:

Die Nachtigall, sie war entfernt,
Der Frühling lockt sie wieder;
Was neues hat sie nicht gelernt,
Singt alte, liebe Lieder.

Le rossignol il était parti au loin,
Le printemps l'attire à nouveau
Rien de nouveau il n'a rien appris
Et chante d'anciens chants chers à son cœur.

Quant à nous, nous chanterons ce beau lied en espagnol, dans une belle traduction que je vous indique ci-dessous.

El ruiseñor que se alejó,
regresa con las flores.
Alegre está
y con amor entona viejos cantos.

NB. En espagnol rossignol se traduit par ruiseñor (prononcer "rouicénior" avec les 2 R bien roulés !).

 

 

 

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #Romantisme, #Choeur, #Chorale, #Mendelssohn, #Lied, #Chant, #Printemps, #rossignol, #cappella, #Goethe, #Poésie

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Publié le 14 Janvier 2026

Bonjour les amis.

C'est encore l'hiver mais mon groupe choral prépare déjà le prochain concert de printemps.

Cette année nous interpréterons un lied de Mendelssohn intitulé "Frühlingslied" (Chant du printemps) Op. 100, n° 3

Ce lied est extrait des Quatre Chansons pour voix mixtes ( Op. 100). Il a été publié à titre posthume, bien que composé à la maturité de l'auteur (vers 1843-1844).
Il s'agit d'un Lied pour chœur a cappella, un genre popularisé par Félix Mendelssohn pour être chanté en plein air ou lors de rassemblements sociaux.

Le texte a été écrit par le poète August Heinrich Hoffmann von Fallersleben .
Les paroles des 4 chansons célèbrent le réveil de la nature. Elles décrivent comment l’hiver, qui maintenait l’âme « soumise », est vaincu par le regard chaleureux et puissant du printemps.
Le printemps est présenté comme un roi (en allemand König) qui arrive au milieu des fleurs, du chant des oiseaux et de la joie générale, apportant l'espoir et des « messages célestes » silencieux qui enflamment le bonheur.

Je vous mets ci-dessous les paroles de la chanson nº 3 que nous allons interpréter suivies d'une traduction sommaire en français.

Berg und Tal will ich durchstreifen in der Frühlingstage Pracht
Wo auf Wiesen und in Wäldern die verjüngte Schöpfung lacht
In das Wonnemeer der Düfte, das aus allen Blüten quillt
Will ich ganz mich untertauchen bis der Seele Durst gestillt
Bis ich selber untergehe in der Blüten Balsamduft
Und aus dir verjüngt erstehe du geliebte Frühlingsluft

Montagnes et vallées, j'errerai dans la splendeur des jours printaniers.
Là où, dans les prairies et les forêts, la création renaissante rit.
Dans la mer bienheureuse de parfums qui déborde de chaque fleur, je m'immergerai entièrement jusqu'à ce que la soif de mon âme soit étanchée.
Jusqu'à ce que je m'abandonne moi-même au parfum balsamique des fleurs.
Et de toi, rajeuni, renaîts-tu, cher air printanier.

Ce lied reflète bien le style « classique-romantique » de Mendelssohn : équilibre formel et élégance technique combinés à une expressivité émotionnelle lyrique et fraîche.

Et puis, pour les choristes, il n'y a rien de tel que de chanter des oeuvres qui sont pensées et écrites à cappella et pour 4 voix. Il ne s'agit pas d'un arrangement mais de l'oeuvre originale telle qu'elle a été conçue par le grand compositeur allemand.

Vous remarquerez à l'écoute que les 4 voix (soprano- alto-ténor-basse) se répondent et s'interpellent en écho, comme les échos qu'on entend dans les vallées et les montagnes.

Chanter ça, c'est que du bonheur ! Mais à condition de respecter l'auteur et d'être très léger et aérien comme sur la vidéo mise en lien...et pour ça, il faut travailler la technique vocale !

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Publié le 6 Janvier 2026

Bonjour les amis,

J'ai vécu une petite anecdote sympathique la semaine dernière en rentrant en Espagne. Je prenais l'avion à l'aéroport de Charleroi pour un vol direction Valencia et au moment où je m'asseois à côté de ma voisine (une charmante dame belge qui avait à peu près mon âge) je vois à travers le hublot de l'avion la neige qui se met à tomber de manière assez dense.

D'un seul coup, comme ça, le choriste que je suis n'a pas pu s'empêcher d'entonner la chanson de Salvatore Adamo.

Donc je regarde ma voisine que je ne connais pas et lui chante en la regardant droit dans les yeux, et avec tendresse:

"Tombe la neige..."

Et celle-ci me répond avec un large sourire, en chantant avec avec un joli brin de voix:

" Tu ne viendras pas ce soir..." 

Petit instant musical magique et improvisé entre deux personnes qui ne se connaissent pas, comme dans une comédie musicale...Le reste du voyage fut très agréable avec cette dame et son voisin, belge également.

Et puisque je parle de TOMBE LA NEIGE, Salvatore Adamo a raconté lui-même une anecdote assez savoureuse qui lui était arrivée dans un avion au Japon où il est très populaire. Il y avait fait plus de 38 voyages.

Il entre donc dans un avion qui fait la ligne entre Tokyo et Sapporo et entend une version instrumentale de sa chanson TOMBE LA NEIGE.

Il interroge l'hôtesse et lui demande malicieusement de qui est cette chanson?

Celle-ci, ne connaissant pas la réponse, se dirige vers le cockpit pour que quelqu'un de son équipe lui donne le titre et l'auteur de la chanson, puis revient vers Adamo et lui dit ceci:

 "C'est une musique traditionnelle japonaise dont le titre est YUKI WA FURU."

Quel honneur pour Adamo !

Les japonais avaient tellement bien adopté sa musique qu'ils croyaient qu'elle était leur.

Que peut-on rêver de mieux ?

PS: Hier soir en Espagne c'était comme un 2ème réveillon de Noël avec l'arrivée des Rois Mages: repas en famille, cadeaux, etc.... Et comme je me suis très bien comporté durant l'année 2025 ils m'ont apporté une place pour l'opéra de Puccini LA BOHÈME le 14 Mars prochain...😀❤ Yeah...!!!💪💪💪

Ma vie, comme dans une comédie musicale...

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #Adamo, #Chanson, #Variétés, #Poésie, #Neige, #Musique

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Publié le 14 Novembre 2025

Bonjour les amis,

Aujourd'hui un bon copain m'a envoyé une chanson que je m'empresse de partager avec vous.

Il s'agit de HALLEY CAME TO JACKSON de la chanteuse Mary Chapin Carpenter, née en 1958 aux Etats-Unis. C'est une chanson qui nous raconte de manière assez merveilleuse l'arrivée de la comète Halley en 1910 lorsque la narratrice n'était qu'un bébé choyé par son papa sur le porche de la maison familiale dans la ville de Jackson. La narratrice, à la fin de la chanson, se souvient de ce moment béni quand la comète revient en 1986. Cette chanson c'est tout simplement un petit joyau de pur bonheur !

Le style musicale est country, tendance du blue grass, et la jeune youtubeuse Elle Cordova interprète cette chanson avec beaucoup de fraîcheur. 

La voici donc ci-dessous, suivie du texte original ainsi que d'une traduction française.

Enjoy it !

Late one night when the wind was still Daddy brought the baby to the window sill To see a bit of heaven shoot across the sky The one and only time daddy saw it fly
It came from the east just as bright as a torch The neighbors had a party on their porch Daddy rocked the baby, mother said amen When Halley came to visit in 1910
Now, back then Jackson was a real small town And it's not every night a comet comes around It was almost eighty years since its last time through So I bet your mother would have said amen too
As its tail stretched out like a stardust streak The papers wrote about it every day for a week You wondered where it's going and where it's been When Halley came to Jackson in 1910
Now daddy told the baby sleeping in his arms To dream a little dream of a comet's charms And he made a little wish as she slept so sound In 1986 that wish came 'round
It came from the east just as bright as a torch She saw it in the sky from her daddy's porch As heavenly sent as it was back then When Halley came to Jackson in 1910
And late one night when the wind was still

Tard une nuit quand le vent était encore
Papa a amené le bébé sur le rebord de la fenêtre
Pour voir un peu de paradis traverser le ciel
La seule et unique fois que papa l'a vu voler
Il venait de l'est tout aussi brillant qu'une torche
Les voisins ont organisé une fête sur leur porche
Papa a bercé le bébé, la mère a dit: "Amen"
Quand Halley est venu visiter en 1910
[Verset 2]
Maintenant, à l'époque, Jackson était une vraie petite ville
Et ce n'est pas tous les soirs qu'une comète arrive
Il y avait près de quatre-vingts ans depuis sa dernière apparition en
Alors je parie que ta mère aurait dit amen aussi
Comme sa queue s'étirait comme une traînée de poussière d'étoile
Les journaux en ont parlé tous les jours pendant une semaine
Ils se sont demandé où ça allait et où ça allait
Quand Halley est venu à Jackson en 1910
[Verset 3]
Maintenant papa a dit au bébé endormi dans ses bras
Rêver un petit rêve des charmes d'une comète
Et il a fait un petit voeu alors qu'elle dormait si profondément
En 1986, ce souhait est venu
Il venait de l'est tout aussi brillant qu'une torche
Elle l'a vu dans le ciel depuis le porche de son papa
Aussi céleste envoyé qu'il l'était à l'époque
Quand Halley est venu à Jackson en 1910
Tard une nuit quand le vent était encore ...

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #Blue grass, #Mary Chapin Carpenter, #Chanson, #Country, #Folk, #Poésie, #merveilleux

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Publié le 29 Septembre 2025

Bonjour les amis,

Alors que hier encore nous bénéficions d'une magnifique journée ensoleillée dans le sud-est de l'Espagne, aujourd'hui c'est sous un déluge de pluie que je vous écris ces lignes.

L'alerte rouge est donnée dans la région de Valencia et dans le sud de la Catalogne.

Espérons que nous échapperons aux tempêtes dramatiques qui provoquèrent l'année dernière des inondations particulièrement meurtrières.

L'orage...

Pendant que les éléments se déchaînent donc, je réentend dans mon esprit L'ORAGE, une vieille chanson de Dick Annegarn que j'aime bien et qui me revient en mémoire parfois, comme c'est le cas aujourd'hui.

Dick Annegarn est né en Hollande et il a donc une manière très particulière d'écrire des textes en français. Il ose des associations de mots et d'images surprenantes et improbables parfois que les francophones d'origine n'oseraient pas faire et il inclut aussi des onomatopées qui lui sont propres.

Je vous invite à vous laisser porter par sa poésie hors-norme, décalée et inclassable.

Voici son orage ci-dessous.

Les paroles de la chanson "L'Orage" de Dick Annegarn font référence à une tempête qui éclate, symbolisant une colère soudaine et une force déchaînée. Le terme "orage" peut représenter la violence des sentiments, l'irruption d'une colère ou une situation chaotique qui prend le dessus. Le titre lui-même suggère un phénomène météorologique qui peut être interprété comme une métaphore d'une perturbation émotionnelle ou d'un événement soudain et violent. 

Voici quelques interprétations possibles des paroles :
La colère libérée : l'orage peut symboliser la libération d'une colère longtemps refoulée, une explosion de sentiments qui se manifestent violemment.
Le chaos et la destruction : Il peut aussi représenter une période de chaos, de destruction, où la raison est submergée par la force des éléments.
Un tournant soudain : "L'Orage" peut également évoquer un événement inattendu, un tournant brutal dans une vie ou une situation, qui change tout.
La nature et ses forces : plus littéralement, il s'agit de l'expression de la puissance de la nature, un événement qui bouleverse tout sur son passage.

Petit extrait des paroles:

"Rassemblez les nuages et à mon signal
Larguez l'orage !
Éclair lumière descend sur terre
C'est la victoire du blanc sur le noir
Choeurs chantez ! Alléluia, olé, hourra

Eclate tonnerre, déclame ta colère..."

C'est exactement ce que je ressens en ce moment même...

Alors, allez-y les éléments ! Déchaînez-vous !...Il faut que ça pète !...Je suis bien d'accord. Enfin, je ne suis pas contre...

Je serai patient et saurai attendre l'accalmie.

 

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Publié le 25 Octobre 2024

Bonjour les amis,

Aujourd'hui j'ai envie de partager avec vous un article qui aborde la thématique du miroir dans la littérature.

Voici donc d'abord sur le lien ci-dessous cet article écrit en valencien qui est une langue qui appartient à la même famille que le Catalan et le Majorquin. J'ai accompagné l'article original d'une traduction en français au cas oú vous ne seriez pas familiarisé avec la langue d'Ausiàs March. 

https://lletraferit.com/literatura/mistica-de-lespill/

Traduction

Il n’y a qu’une seule chose dans la vie que nous ne pouvons contempler : nous-mêmes. Nous nous voyons sur des photographies, dans la partie convexe des cuillères, dans des boutons brillants et, surtout, dans des miroirs, mais cette personne ne sera jamais nous, mais un reflet, exactement inversé, la plupart du temps, par rapport à ce que nous sommes dans la réalité.

La relation entre les hommes et les miroirs remonte au Néolithique, lorsque les pierres d'obsidienne étaient polies. Elle a été perfectionnée en Méditerranée au XIVe siècle : les verriers de l'île vénitienne de Murano ont découvert comment combiner un mélange d'étain et de mercure pour produire une surface hautement réfléchissante. Le résultat fut le miroir, qui changea à jamais la façon dont nous nous percevons. A partir de ce moment, nous ne nous contentons plus de nous regarder, mais nous scrutons avec surprise le monde inaccessible qui se déroule sous nos yeux et qu'il nous est interdit de connaître.

Cette limitation n’a pas arrêté les écrivains qui ont imaginé ces mondes. Dans LE LIVRE DES ÊTRES IMAGINAIRES , Borges recueille une légende chinoise selon laquelle les personnes que nous voyons reflétées sont des esclaves forcés (par une magie qui s'affaiblira progressivement) de se répéter. Et il viendra un moment où ils nous envahiront pour se venger. La liste des miroirs dans l'œuvre de l'auteur argentin est interminable et fait presque toujours référence à un monde inquiétant qui nous attend. Les gérants de LA BIBLIOTHÈQUE DE BABEL en ont un dans chacune des salles : « Les hommes déduisent généralement de ce miroir que la Bibliothèque n'est pas infinie [...] Je préfère rêver que les surfaces brunies apparaissent et promettent l'infini ». Les miroirs de Borges promettent aussi le pire des malheurs, comme dans LE MIROIR D'ENCRE ( El espejo de tinta)  ou LES MIROIRS VOILÉS (Los espejos velados) .

Les superstitions sur les miroirs traversent tous les continents et toutes les civilisations. Des bébés qui ne devront pas se regarder dans le miroir jusqu'à l'âge d'un an pour éviter de devenir bègues, jusqu'aux aux personnes qui seront hantées par la malchance pendant sept ans si elles brisent un miroir. Je soupçonne que cette dernière croyance est née de la propre corporation de fabricants de miroirs (qui nous ont laissé le nom de famille Miralles ) afin que les apprentis manipulent avec soin des objets aussi coûteux. Les Grecs utilisaient la catoptromancie pour deviner l'avenir dans des miroirs, et plus près dans le temps, John Dee , l'occultiste d' Elizabeth I d'Angleterre , parlait aux esprits à travers un miroir aztèque : Le miroir fumant est précisément la traduction littérale de Tezcatlipoca , la principale divinité parmi les Toltèques et les Mexicas.

Jonathan Harker découvre la nature surnaturelle du comte Dracula à travers un miroir en pied. Là où le vampire n'aurait pas été reflété, c'est dans les deux miroirs magiques les plus connus de la littérature : celui de la belle-mère de Blanche-Neige et celui de Galadriel . Le premier donne le pouvoir de trouver la plus belle personne et le second, tel un Aleph de poche, de voir tout ce qui s'est passé, se passe et se passera.

Les plus intéressants, en tout cas, sont les mondains, car leur absence totale de mysticisme les rend plus dangereux. Ils sont le miroir que Richard II de Shakespeare demande pour vérifier les outrages du temps sur son visage, qui finit par tomber au sol, se brisant en mille morceaux, tout comme celui que Dorian Gray utilise pour contrôler sur son visage son vieillissement. Dr Jekyll a utilisé un miroir pour observer sa douloureuse transformation en M. Hyde et Tirant el Blanc y a recours pour déclarer son amour à Carmesina . Ainsi, la fascination pour notre propre reflet à travers un objet que Sylvia Plath disait être « l’œil d’un petit dieu à quatre coins » s’est accrue .

Je me permets d'ajouter un extrait du très beau texte de Sylvia Plath auquel l'auteur de l'article fait référence.

https://revuemiroir.fr/miroir-de-sylvia-plath/

Voici un autre article intéressant si le thème du miroir dans l'Art vous intéresse.

https://artifexinopere.com/blog/interpr/peintres/dali/le-miroir-panoptique/

Young Woman Before a Mirror (1887) de William Merritt Chase

Young Woman Before a Mirror (1887) de William Merritt Chase

PS: Et puis, pour terminer sur une petite note d'humour, je ne résiste pas au plaisir de partager avec vous ce modèle de miroir que j'affectionne particulièrement...un modèle qui est, pour moi, largement suffisant...🤣

Mystique du miroir...

PS nº 2  . A propos de tableaux dans lesquels apparaissent un miroir, voici LES ÉPOUX ARNOLFINI du peintre flamand Jan Van Eyck (1431) Londres. 

je ne crois pas en la réincarnation mais comment ne pas voir dans ce tableau un personnage maléfique actuel qui cause la mort, la destruction et la désolation en Ukraine...

Mystique du miroir...
Toute ressemblance avec un personnage existant ou ayant déjà existé serait...etc...etc...

Toute ressemblance avec un personnage existant ou ayant déjà existé serait...etc...etc...

Détail du miroir très soigné par le peintre...

Détail du miroir très soigné par le peintre...

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Publié le 17 Septembre 2024

Bonjour les amis,

Hier je vous faisais part (pratiquement en temps réel et de manière instantanée) de la vive émotion provoquée par ma découverte très tardive d'Allain Leprest.

C'est sur ce lien-ci.

http://alea-jacta-est-ex-posteur.over-blog.com/2024/09/le-temps-de-finir-la-bouteille.html

Aujourd'hui je reviens vers vous pour vous présenter  IL PLEUT SUR LA MER, un autre texte absolument bouleversant de ce poète du Nord...

 

Il pleut sur la mer

Il pleut sur la mer et ça sert à rien

Qu’à noyer debout le gardien du phare

Le phare, y a beau temps qu’il a plus d’gardien

Tout est électrique, il peut bien pleuvoir

Aujourd’hui dimanche

Sur la Manche

Il pleut sur la mer, c’est bien inutile

Ça mouille la pluie, c’est du temps perdu

Les mouettes s’ennuient, blotties sous les tuiles

Il tombe des cordes et l’eau s’est pendue

Aux plus hautes branches

De la Manche

Il pleut sur la mer et ça sert à rien

A rien et à rien, mais quoi sert à quoi ?

Les cieux, c’est leur droit d’avoir du chagrin

Des nuages indiens vident leur carquois

C’est l’été comanche

Sur la Manche

Il pleut sur la mer, l’eau, quelle imbécile !

A croire que la mer se pisse dessus

Saborde ses ports, ses cargos, ses îles

T’as l’air d’un moineau sous mon pardessus

D’une corneille blanche

Sur la Manche

Il pleut sur la mer et ça nous ressemble

De l’eau dans de l’eau, c’est nous tout crachés

Et nos yeux fondus au cœur de septembre

Regardent rouler des larmes gâchées

Curieuse avalanche

Sur la Manche

Il pleut sur la mer, c’est con comme la pluie

Peut-être c’est nous qui sommes à l’envers

L’amour a des nœuds plein sa mise en plis

Ça nous fait marrer, il pleut sur la mer

Aujourd’hui dimanche

Sur la Manche

Il pleut sur la mer...

Cécile Prévost-Thomas s'est entretenue avec Antoine Sénanque sur les liens de chansons, de lettres et d'amitié qu'il entretenait avec l'auteur-interprète Allain Leprest qu'il considère comme “le plus grand poète de ces dernières années”.

Extrait de cette interview avec une des réponses de Sénanque:

" - Oui, les textes m’ont le plus touché, mais aussi la voix, sa manière d’exprimer ses textes, l’espèce d’adéquation entre cette voix rocailleuse, fêlée et la rocaille et la fêlure qu’il y avait aussi dans ses textes, une espèce d’harmonie totale, ce type de force à laquelle je suis très sensible, qui est quand même la force du désespoir, de l’abîme. Ce sont des choses qui font résonance en moi : c’est avant tout par les textes et la force des textes que j’ai accroché avec Allain Leprest, c’est certain !..."

Voici sur ce lien-ci l'interview complète.

https://journals.openedition.org/fixxion/5573?lang=en

 

Il pleut sur la mer...

PS: Un peu en marge du poème d'aujourd'hui.

il existe en Espagne une expression qu'on entend fréquemment et dont je ne connais pas l'équivalent français. Il s'agit de "LLUEVE SOBRE MOJADO"  qui, traduit mot à mot, donnerait " il pleut sur un sol déjà mouillé"

C'est une expression employée quand une situation est déjà compliquée par elle-même et que les circonstances actuelles viennent en rajouter une couche...comme une averse sur un terrain déjà saturé et inondé...

Par exemple on peut utiliser cette expression pour parler de l'Ukraine déjà victime du désastre écologique de Tchernobyl qui subit maintenant les désastres écologiques de la guerre.

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #Chant, #Poésie, #Allain Leprest, #Musique, #Littérature, #Chanson française

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