Publié le 14 Avril 2026
Bonjour les amis.
Le conflit iranien s'est transformé depuis plus de 40 jours en un reality-show qui tient en haleine toute la planète.
Le dernier épisode est assez paradoxal: Trump ferme le détroit d'Ormuz afin de pouvoir le rouvrir !
A noter que la semaine dernière il ne se donnait même plus la peine de nommer correctement le détroit. Il avait indiqué sur son compte X " The fuckin' strait ", une vulgarité présidentielle de plus ne laissant aucun doute sur son extrême agacement.
Les président US bloque le détroit, tel un joueur de poker qui double la mise sur la table pour faire pression sur ses adversaires.
Cette décision est aussi illégale que le blocus initial des iraniens, mais c'est Trump qui a commencé le premier en agissant le 28 Février dernier en dehors du droit international. Qu'on le veuille ou pas c'est la loi de la jungle (et celle des marchés financiers) qui s'impose.
Enormément de doutes surgissent suite à l'initiative de Trump, à commencer par la manière d'organiser techniquement le blocage mais aussi sur la façon dont les chinois pensent riposter.
Pour l'instant la Chine a officiellement réagi au blocus du détroit d'Ormuz ordonné par Donald Trump en appelant à une navigation « sans entraves » et au rétablissement immédiat de la stabilité dans la région.
En tant que premier importateur mondial de pétrole, la Chine est directement menacée par ce blocus, 80 % du pétrole iranien étant destiné à ses raffineries. On peut imaginer que les dirigeants chinois ne vont pas rester les bras croisés 107 ans: ils disposent d'énormes moyens de pression car ils sont exportateurs de matières premières et de produits manufacturés indispensables à l'économie américaine.
Tout cela oblige Trump à obtenir des résultats rapides face à des iraniens qui n'ont aucun intérêt à abandonner leur atout majeur dans ce conflit qui provoque une crise financière internationale sans précédents.
Je terminerai avec une grosse pensée pour ces 20 000 marins bloqués, souvent originaires de pays pauvres, et qui subissent un confinement assez inhumain. Ils ne doivent pas particulièrement apprécier la partie de poker menteur de Trump. Comme disait Victor Hugo:
"Nul ne sait votre sort, pauvres têtes perdues! "
Vous en saurez plus sur leur sort grâce au lien ci-dessous.
/https%3A%2F%2Fimages.radio-canada.ca%2Fq_auto%2Cw_1250%2Fv1%2Fici-info%2F16x9%2Fbestof-topix-77114.jpg)
20 000 marins toujours coincés près du détroit d'Ormuz
Malgré le cessez-le-feu, 20 000 marins sont toujours coincés près du détroit d'Ormuz, usés par six semaines d'angoisse causé par la guerre israélo-américaine.
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2245612/iran-cessez-le-feu-marin-coince-detroit-ormuz
PS nº 1: Certains commentateurs malicieux ont suggéré que si la Chine voulait agir avec cynisme et profiter du chaos interntional et de la mobilisation de l'armée américaine au Moyen-Orient pour envahir Taïwan, Donald Trump se retrouverait dans une sacrée M.... !
PS nº 2: Et puisque j'ai cité Victor Hugo, voici son poème en entier.
O combien de marins, combien de capitaines
Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines
Dans ce morne horizon se sont évanouis!
Combien ont disparus, dure et triste fortune!
Dans une mer sans fond, par une nuit sans lune,
Dans l'aveugle océan à jamais enfouis!
Combien de patrons morts avec leurs équipages!
L'ouragan de leur vie a pris toutes les pages
Et d'un souffle il a tout dispersé sur les flots!
Nul ne saura leur fin dans l'abîme plongée.
Chaque vague en passant d'un butin s'est chargée;
L'une a saisi l'esquif, l'autre les matelots!
Nul ne sait votre sort, pauvres têtes perdues!
Vous roulez à travers les sombres étendues,
heurtant de vos fronts morts des écueils inconnus.
Oh! Que de vieux parents qui n'avaient plus qu'un rêve,
Sont morts en attendant tous les jours sur la grêve,
Ce qui ne sont pas revenus!
On s'entretient de vous parfois dans les veillées.
Maint joyeux cercle, assis sur des ancres rouillées,
Mêle encor quelques temps vos noms d'ombre couverts
Aux rires, aux refrains, aux récits d'aventures,
Aux baisers qu'on dérobe à vos belles futures,
Tandis que vous dormez dans les goémons verts!
On demande:-Où sont-ils? Sont-ils roi dans quelque île?
Nous ont-ils délaissés pour un bord plus fertile?
-Puis votre souvenir même est enseveli.
Le corps se perd dans l'eau, le nom dans la mémoire.
Le temps, qui sur toute ombre en verse une plus noire,
Sur le sombre océan jette le sombre oubli.
Bientôt des yeux de tous votre ombre est disparue.
L'un n'a-t-il pas sa barque et l'autre sa charrue?
Seules, durant ces nuits où l'orage est vainqueur,
Vos veuves aux fronts blancs, lasses de vous attendre,
Parlent encor de vous en remuant la cendre
De leur foyer et de leur coeur!
Et quand la tombe enfin a fermé leurs paupières,
Rien ne sait plus vos noms, pas même une humble pierre
Dans l'étroit cimetière où l'écho nous répond,
Pas même un saule vert qui s'éffeuille à l'automne,
Pas même la chanson naïve et monotone
Que chante un mendiant à l'angle d'un vieux pont!
Où sont-ils les marins sombrés dans les nuits noires?
O flots! Que vous savez de lugubres histoires!
Flots profonds redoutés des mères à genoux!
Vous vous les racontez en montant les marées,
Et c'est ce qui vous fait ces voix désespérées
Que vous avez le soir quand vous venez vers nous!
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