palestine

Publié le 9 Novembre 2025

Bonjour les amis,

J'observe la France depuis l'Espagne et je suis sidéré par l'instrumentalisation politique du conflit palestinien qui est faite dans l'hexagone par LFI.

Pas une semaine sans qu'il n'y ait des déclarations tonitruantes, des initiatives douteuses, des polémiques ou des actions coup de poing contre Israël qui ne font qu'installer un climat de discorde entre français.

L'une de ces polémiques s'est résolue devant les tribunaux qui ont relaxé Raphaël Enthoven qui avait déclaré que " LFI est un parti passionnément antisémite".

Dans sa plaidoirie Me Richard Malka  avait dressé l'inventaire méthodique des outrances de Mélenchon et de ses disciples, un florilège de déclarations à connotations antisémites.

Voir le compte-rendu du procès sur le lien ci-dessous.

https://www.lepoint.fr/societe/raphael-enthoven-relaxe-apres-avoir-qualifie-lfi-de-hidz-s-4836-hidz-e-4836-passionnement-antisemite-hidz-s-4837-hidz-e-4837--06-11-2025-2602559_23.php

 

J'aimerais revenir sur le virage incroyablement démagogique, islamo-opportuniste, pestilentiel et dangereux qu'a pris Mélenchon en le citant lui-même.

Jean-Luc Mélenchon lors d’un entretien sur Europe 1, le 17 septembre 2017, avait déclaré:

« La condition pour que nous vivions bien ensemble, c’est de ne pas importer les conflits qui arrivent de l’extérieur. »

Il avait même ajouté : " Ici c'est la Seine, pas le Jourdain..."

Or, force est de constater que les LFIstes, par leurs provocations constantes, font très exactement ce que Mélenchon lui-même prétendait éviter il y a encore 8 ans de cela. Ce qu'ils font c'est importer en France le conflit palestinien et semer la discorde entre français en tenant un langage de haine comme l'a démontré Me Richard Malka devant la cour de justice française.

Cette fois-ci je ne fais pas qu'émettre une opinion personnelle car c'est la justice qui a considéré que Enthoven n'avait pas commis un délit de calomnie et qu'il était dans son droit, au nom de la liberté d'expression, d'accuser Mélenchon et ses acolytes d'antisémitisme.

Je terminerai par une dernière flèche lancée contre une formation que j'ai fini par abhorrer (alors que j'avais de la sympathie pour elle lors de la naissance de ce mouvement).

Curieusement, la guerre au Soudan (alimentée entre autres par l'aide des Emirats Arabes Unis aux rebelles) fait bien plus de victimes EN CE MOMENT et tout le monde (ou presque) s'en fiche ! Cherchez l'erreur...

Mais Plantu avait déjà répondu à la question que je pose aujourd'hui en avril dernier.

Quand la France importe chez elle un conflit qui se déroule en Palestine...

PS: J'ai évité d'en rajouter une couche en parlant aujourd'hui des 4 activistes qui ont perturbé le concert de l'orchestre d'Israël la Philarmonie de Paris. Manon Aubry, députée LFI, ne condamne pas...Le message est clair...pas la peine d'en dire plus ! L'électorat LFIste a bien compris...et nous aussi !

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #politique, #LFI, #Gauche, #extrême-gauche, #antisémitisme, #palestine, #Israël

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Publié le 6 Juin 2025

Bonjour les amis,

Je suis en train de lire en ce moment l'excellent livre de Gérard Araud intitulé ISRAEL: le piège de l'histoire.

Voici la présentation de l'éditeur.

« N’y aurait-il qu’une chance sur cent de réussir qu’il faudrait essayer. Comment organiser la coexistence pacifique de sept millions de Juifs et de huit millions de Palestiniens ? Les uns et les autres y sont chez eux. Il faut regarder vers l’avenir dans une région accablée d’histoire et laisser parler la raison sur une terre où on invoque trop facilement Dieu. »
Les violences atroces perpétrées par le Hamas le 7 octobre 2023 sur la population israélienne et leurs terribles conséquences sur le peuple palestinien ont ravivé les passions d’un conflit que l’on croyait dissous dans l’indifférence.
Sur le mode du récit, Gérard Araud revient sur ses souvenirs, ses rencontres marquantes lors de son premier poste à Tel-Aviv, puis comme ambassadeur. Il raconte ce pays complexe qu’il a vu en vingt ans changer du tout au tout et décrypte le conflit israélo-palestinien : sa radicalisation, ses rendez-vous manqués avec la paix, la violence de la colonisation en Cisjordanie… En diplomate, il dresse quelques pistes pour l’avenir et démontre que pour réussir, il faudra commencer par oublier l’Histoire. Une Histoire si contradictoire qu’elle n’est qu’un piège pour s’y égarer.

 

Israël-Palestine et les pièges de l'histoire...

C'est un livre en tous points remarquable, dans lequel l'auteur se tient à équidistance des protagonistes avec de la hauteur de vue. Un livre qui permet de comprendre les points de non-rencontre entre 2 visions politiques parfaitement opposées. il nous éclaire également sur les difficultés auxquelles ont été confrontées les partisans de la paix dans chacun des deux camps: ceux-ci jouaient littéralement leur peau à cause d'oppositions internes tenaces et dangereuses, et ont finalement échoué.

Dans un des chapitres Gérard Araud revient sur le notion de "droit historique" qu'il récuse.

Extrait:

" Lorsque les Russes se sont emparés de la Crimée en 2014, ils n’ont pas manqué de le justifier par leurs prétendus « droits historiques », argument repris pieusement par leurs partisans en Occident. J’avais alors remarqué au Conseil de sécurité des Nations unies, où je représentais la France, que la Crimée n’était russe que depuis 1783, et je m’étais demandé pourquoi s’arrêter à cette date si ce n’est pour servir d’argument dans un but précis : l’annexion de la région en 2014. Quelques années plus tôt que 1783, c’était la Turquie qui aurait pu revendiquer une souveraineté sur la région, reconnue d’ailleurs solennellement à l’époque par la Russie en 1774. La même question peut se poser à travers toute l’Europe. Quels sont les « droits historiques » sur l’Alsace, sur la Silésie, etc. ? À quelle date se placer pour les déterminer ? Poser la question, c’est souligner l’absurdité de la notion même de « droits historiques »."

Là, l'ex-ambassadeur met le doigt sur l'instrumentalisation de l'histoire à des fins fascisantes. Mais si en plus on commence à mêler des "faux droits" historiques à des éléments religieux on ne fait que compliquer encore plus l'équation qui devient sans solution.

Faire entrer le religieux dans le politique est le plus sûr moyen de garantir la guerre.

Deuxième extrait:

"Une Bible qu’on présente parfois en Israël comme une sorte d’acte notarié par lequel Dieu aurait cédé ad vitam æternam la terre d’Israël aux héritiers d’Abraham. Fuyons vite ce piège, en remarquant en passant que l’existence dudit prophète supposé avoir vécu autour de 2000 av. J.-C. est pour le moins problématique, d’autant que la Bible elle-même n’a été rédigée qu’à partir du VIII e siècle av. J.-C., plus de mille ans plus tard ! Ce débat serait de toute façon inutile puisqu’il porterait sur des croyances religieuses qui échappent par essence à toute démonstration rationnelle. Contentons-nous de rappeler que le droit international et la religion n’ont rien en commun et laissons la seconde dans sa sphère, ce qui est un combat permanent au Moyen-Orient."

Donc, la seule certitude qu'on acquiert c'est que pour pacifier la région, comme nous le souhaitons tous,  il faut fuir  de cette notion captieuse de "droits historiques", et fuir encore plus des textes religieux que ce soit la Bible, la Torah ou le Coran.

Le regard d'Araud est très réaliste et lucide. Il ne veut pas être complètement pessimiste quant à l'avenir de la région et son essai a le mérite de bien nous éclairer sur les puissants obstacles qui entravent le chemin de la paix.

NB: le bouquin d'Araud qui a occupé le poste d'ambassadeur m'a permis aussi de bien mieux comprendre les relations historiques compliquées et toujours méfiantes entre la France et Israël. Il raconte, par ailleurs, certaine anecdotes qui sont assez croustillantes à ce sujet.

Vous pourrez entendre Gerard Araud parler de son livre sur ce lien-ci.

J'ajouterai aussi l'excellente critique du livre de Gérard Araud par Achillevi que vous pourrez lire ci-dessous sur le lien de la fiche Babelio.

 

Je terminerai enfin en vous disant que je suis tellement emballé par l'auteur, et par la qualité de sa plume, que je vais lire ses autres bouquins, notamment son NOUS ETIONS SEULS qui parle de la diplomatie de l'entre-deux guerres.

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #littérature, #Histoire, #israël, #Palestine, #conflit, #Hamas, #Netanyahou, #religion, #Bible

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Publié le 25 Août 2024

Bonjour les amis,

L'auteur de l'attentat de Solingen qui a fait 11 victimes (dont trois mortelles) semble avoir été arrêté la nuit dernière.

 

Sur ce 2 ème lien on apprend que le vice-chancelier allemand veut interdire les couteaux dans les espaces publics...J'y reviendrai dans mes commentaires.

L'attentat a été revendiqué par l'EI et l'enquête tentera de déterminer ENCORE UNE FOIS si le meurtrier est un loup solitaire ou pas, ce qui en fait n'a aucune importance car les leaders de l'Etat Islamiste appellent tous leurs fidèles à frapper n'importe où, n'importe comment. Donc cet attentat s'inscrit dans cette mouvance qui fait de chaque radical intégriste adepte de l'EI un assassin en puissance.

Par ailleurs l'Allemagne réfléchit sur le fait d'interdire les couteaux dans les espaces publics. Je n'ai rien contre, bien évidemment, mais cela me fait tristement sourire...Comme si c'étaient les couteaux le problème!...Comme si, par ailleurs, les forces de l'ordre pouvaient facilement vérifier dans la rue que les gens ne portent pas de couteaux dans leurs poches...et puis, après les couteaux faudra-t-il interdire les tournevis, les piolets de montagne, les cutters, les fourchettes acérées?

Alors, bien sûr, c'est plus facile de parler de couteaux que de la terrible impuissance des gouvernements démocratiques à faire face à une idéologie barbare et meurtrière qui a infiltré l'Europe et l'a prise pour cible.

Les gouvernements peuvent être plus ou moins efficaces dans la prévention d'attentats qui requièrent une préparation collective, une logistique, mais face à des attaques comme celle de Solingen la vérité est tristement cruelle: on ne peut (et les faits le démontrent) pratiquement rien faire et les déclarations qui se veulent rassurantes des responsables politiques ne convainquent personne.

Dans un tel contexte cela n'a même plus de sens de s'interroger sur le pourquoi de la montée électorale des extrêmes-droites (comme ça s'est vu lors des dernières européennes en Allemagne).

Je pourrais aussi poser la question autrement. Serait-il possible de lutter contre ce type d'attentats sans transformer nos démocraties en Etats liberticides et policiers?

J'ai bien peur que la réponse soit non.

En attendant donc, ces agressions ressurgissent avec la régularité d'un métronome et font maintenant durablement partie de notre actualité.

Permettez-moi d'enfoncer une dernière porte ouverte. Plus la crise palestinienne s'enlise et plus le risque d'attentats en Europe est accru. L'Europe devient un  espace d'expiation où le conflit israélo-palestinien provoque des répliques sanglantes sans que ces horribles agressions n'aident en quoi que ce soit la situation des palestiniens...mais ça les terroristes s'en contrefichent. La Palestine ne sert que d'excuse.

La vraie cible c'est l'Occident, ses racines judéo-chrétiennes, sa liberté et ses Etats laïcs.

Quatre choses qui sont à elles seules une offense insupportable pour les terroristes.

PS : Vous trouverez dans la réponse que me fait ci-dessous Caius  un article très intéressant d'Ayaan Hirsi Ali qui parle de l'impuissance des régimes occidentaux (et notamment celle du régime allemand) à se prémunir efficacement des dangers liés au terrorisme islamiste.

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #Etat islamiste, #intégrisme, #attentat, #Solingen, #Allemagne, #Palestine, #extrême-droite

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Publié le 23 Mai 2024

Bonjour les amis,

Ça y'est, c'est fait ! L'Espagne, la Norvège et l'Irlande reconnaissent l'Etat palestinien.

Vous pourrez entendre sur le lien ci-dessous les propos du chef du gouvernement espagnol Pedro Sánchez, des propos auxquels j'adhère à 100%.

Alors, me direz-vous, comment se fait-il que que la France championne de la défense des peuples à disposer d'eux-mêmes soit absente de cette initiative historique ?

Voici, sur ce thème, l'analyse de Pascal Boniface.

Comme le souligne Pascal Boniface cette décision ne change rien sur le court terme et sur le déroulement de la guerre mais le symbole est très fort car il pousse Israël vers l'acceptation d'une solution à 2 Etats.

Or, après plus d'un siècle de colonisations émaillées de 6 guerres dont la plus terrible semble être celle qui est en cours, la solution à 2 Etats est bien la seule qui ait encore une once de crédibilité, de faisabilité.

Dommage que la France ait raté le coche et n'ait pas soutenu l'initiative des 3 pays européens.

Par ailleurs, je profite de mon billet pour vous parler un peu d'un livre de Rashid Khalidi qu'on m'a offert il y a quelques semaines.

Quand l'Espagne, la Norvège et l'Irlande reconnaissent l'Etat palestinien...

Voici une traduction google  du résumé en anglais de l'éditeur.

Le vingtième siècle, pour la Palestine et les Palestiniens, a été un siècle de déni : déni d’État, déni de nation et déni de l’histoire. La guerre de Cent Ans contre la Palestine est la réponse puissante de Rashid Khalidi. S'appuyant sur ses archives familiales, il revendique le droit fondamental de tout peuple : raconter son histoire selon ses propres termes.
Dès les derniers jours de l’Empire ottoman, Khalidi révèle le nationalisme palestinien naissant et la large reconnaissance par les premiers sionistes de la nature coloniale de leur projet. Ces idées et leurs échos défendent la Nakba – le terme palestinien désignant la création de l’État d’Israël – la cession de la Cisjordanie et de Gaza à la Jordanie et à l’Égypte, la guerre des Six Jours et l’occupation. A travers ces moments critiques, Khalidi entremêle les voix de journalistes, de poètes et de leaders de la résistance avec ses propres récits en tant qu'enfant d'un responsable de l'ONU et résident de Beyrouth pendant le siège de 1982. Le résultat est un récit profondément émouvant d’une guerre d’occupation, de dépossession et de colonisation qui a duré cent ans.

La famille de Khalidi fait partie de la diaspora palestinienne.

Au début de son livre l'auteur montre une lettre (rédigée en français) datant de 1899 que son arrière grand-oncle Youssouf Diya al-Din Pasha al-Khalidi, maire de Jérusalem, avait envoyé à Theodor Herzl, fondateur en Europe du mouvement sioniste.

Dans cette lettre très lucide et prémonitoire Youssouf Diya fait part à Herzl de toutes ses inquiétudes pour la population autochtone qui était à 96,5% arabe, des inquiétudes complètement justifiées, surtout quand on sait ce qui s'est passé par la suite.

Dans la réponse de Theodor Herzl apparaissent déjà sa grande ignorance complète de la réalité palestinienne, mais aussi les duperies, les mensonges, les tromperies et les fausses promesses dont seront victimes les palestiniens pendant plus d'un siècle.

Ce qui est littéralement frappant c'est de voir que dans cet échange épistolaire de 1899 apparaissent déjà tous les problèmes qui suivront. Tous !

Le projet sioniste sera mené à bien grâce à la toute puissance des britanniques qui gouvernaient la région. Ils appuieront d'autant plus le projet sioniste qu'ils faisaient d'une pierre deux coups: ce projet servait leurs propres intérêts dans cette partie du monde mais leur permettait aussi de ne pas avoir à accepter de refugiés juifs sur leur propre territoire en les renvoyant directement vers la Palestine.

La Palestine sera finalement l'une des rares nations au monde qui n'aura jamais eu droit à sa décolonisation.

L'initiative de l'Espagne, de l'Irlande et de la Norvège est un premier pas, symbolique certes, mais un premier pas dans la bonne direction, dans celle de la reconnaissance.

 

 

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Publié le 17 Avril 2024

Bonjour les amis,

L'intelligence artificielle fait partie de la panoplie des nouvelles armes utilisées dans les guerres modernes.

Avant d'aller plus loin je vous invite à lire un très long article du magazine israélien +972, traduit en français par le journal L'HUMANITÉ, au sujet de la guerre menée à Gaza.

Alors cet article donne le vertige à plus d'un titre.

Ces IA sont là pour aider les israéliens à définir et à éliminer certains objectifs, mais sous contrôle et sous  supervision de l'humain.

Ce qui ressort de cet article très instructif c'est, entre autres, que l'humain n'a souvent même pas le temps de faire les contrôles nécessaires et que donc certaines personnes sont éliminées de manière très arbitraire, victimes des aléas de  programmations plus ou moins pertinentes de logiciels informatiques.

Voila qui relativise le concept de "supervision humaine" et qui permet de penser que c'est finalement LAVENDER, une IA, une machine, qui prend la décision de tuer.

Jusque maintenant quand on pensait "Intelligence artificielle" on avait surtout en tête les trois lois de la robotique énoncées par Isaac Asimov.

1.- Un robot ne peut porter atteinte à un être humain ni, restant passif, laisser cet être humain exposé au danger
2.- Un robot doit obéir aux ordres donnés par les êtres humains, sauf si de tels ordres entrent en contradiction avec la première loi
3.- Un robot doit protéger son existence dans la mesure où cette protection n'entre pas en contradiction avec la première ou la deuxième loi

Les IA employées dans cette guerre enfreignent PAR DEFINITION complètement la première loi puisqu'elles sont conçues pour détruire et tuer. Jusque là on peut "comprendre" donc. Ne faisons pas d'angélisme. La guerre c'est la guerre !

Mais ce qui apparaît aussi c'est que cette manière programmée de mener des attaques la nuit sur les domiciles des combattants du Hamas et donc d'anéantir des familles entières dans le but d'éliminer un éventuel membre de l'organisation palestinienne est constitutive d'un crime de guerre.

Pire, le système LAVENDER évalue et s'autorise un certain nombre de victimes collatérales innocentes (15 ou 20...ça dépend de l'objectif). LAVENDER est donc programmé pour un ratio qui permet jusque l'élimination de 15 innocents pour abattre 1 seul coupable.

C'est comme si la preuve du crime de guerre était inscrite au sein même de la programmation de LAVENDER.

Tout ça paraît absolument affolant, vertigineux...

Je terminerai de manière plus générale en disant aussi que si toute guerre est déjà en soi une forme d'aberration, le fait de laisser certaines décisions létales aux intelligences artificielles ne fait qu'accroître un sentiment d'inhumanité et me plonge aussi dans une sorte de vertige métaphysique de l'absurde.

Il ne faut pas grand chose pour devenir suspect aux yeux de LAVENDER.

La vie, la mort, ça tient à quoi ?...parfois à de simples traitements informatiques complètement hasardeux, aléatoires et arbitraires qui penchent dans un sens...ou dans un autre.

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Publié le 15 Avril 2024

Bonjour les amis,

Tout comme moi vous avez lu de nombreux articles sur l'attaque que l'Iran a mené contre Israël en lançant plus de 300 missiles et drones.

Je ne vais pas reprendre l'ensemble de commentaires internationaux pertinents prévenant d'un éventuel risque d'escalade au Moyen-Orient.

Je ne vais m'en tenir qu'à un seul fait.

99% des missiles et drones ont été interceptés (et je m'en réjouis), ce qui démontre aussi une supériorité technologique israëlienne et occidentale écrasante qui transforme cette attaque iranienne en un incroyable fiasco pathétique qui couvre les autorités de Téhéran d'humiliation et de ridicule.

Ce qui ressort de cette affaire, mis à part l'effroi qu'elle suscite, c'est que ce qui était présenté par les mollahs comme un acte de représailles se retourne complètement contre eux et les ridiculise.

Le fait que l'Iran donne l'opération comme close (ce dont je me réjouis également) ne fait qu'augmenter cette impression surréaliste d'un pays qui a transgressé des lignes rouges et qui essuie des condamnations internationales pour des actes très graves qu'il n'a pas réussi à commettre.

Enfin cette attaque massive est une très mauvaise nouvelle pour le peuple palestinien car cette initative désastreuse iranienne justifiera les attitudes les plus dures des faucons occidentaux (qui n'avaient pas besoin de ça).

Vraiment, ces ayatollahs sont les pires alliés que les palestiniens puissent imaginer. Ils sont la promesse de la stratégie du pire, une stratégie de la mort et du chaos, une stratégie qui va mal se terminer pour eux et dont ils sortiront grands perdants.

Cette attaque avortée de l'Iran c'est comme une terrible métaphore: voilà à quoi mène une alliance avec les ayatollahs et les intégristes.

Cette attaque permet aussi de faire diversion et de parler de tout, sauf d'un règlement politique du conflit israëlo-palestinien.

Les ayatollahs viennent de rendre un fier service à Netanyahou, Biden, etc...pfff !!

PS: Cette attaque iranienne est tellement mal goupillée qu'en temps normal il y aurait une théorie de la conspiration pour l'expliquer tant elle arrange les intérêts israëliens et américains, sauf qu'on voit mal comment une telle conspiration est possible.

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Publié le 4 Avril 2024

Bonjour les amis,

Afin d'y voir un peu plus clair dans cet authentique sac de noeuds qu'est le conflit israélo-palestinien j'ai entrepris hier soir la lecture du dernier livre de Gilles Kepel intitulé HOLOCAUSTES.

Israël-Palestine: l'inquiétante revanche démographique des intégristes religieux...

Voici la présentation de l'éditeur.

La razzia qui a dévasté, le 7 octobre 2023, l’État juif où 1 140 personnes ont été massacrées, violées, mutilées a été suivie d’une hécatombe lors de l’assaut sur Gaza en représailles, dans lequel ont péri plus de 25 000 Palestiniens.
Ces holocaustes – au sens religieux originel de sacrifices de masse – incarnent la malédiction de la Terre sainte dans notre période tragique. Engrenage de violence et d’aveuglement dont les logiques remontent loin dans l’histoire des deux peuples.
Gilles Kepel montre comment les protagonistes de ce drame entremêlent, dans leurs actes et discours, mystique et politique. À l’islamisme radical du Hamas sunnite et de ses alliés chiites inspirés par l’Iran s’opposent les suprémacistes juifs qui assurent la survie d’un gouvernement Netanyahou aux stratégies ambiguës. Du Yémen au Liban, ce choc exacerbe les tensions régionales et connaît des répercussions mondiales. Il prend l’allure d’une guerre planétaire contre l’Occident et ses valeurs, opposant Apartheid et Shoah. En s’appropriant la notion de « génocide », certains États et organisations se réclament d’un « Sud Global » en lutte contre un « Nord » stigmatisé comme colonialiste et « islamophobe ».
L’auteur révèle ici les enjeux majeurs de ce conflit de civilisations.

J'ai commencé la lecture du livre et, d'entrée de jeu, Gilles Kepel nous explique de manière très didactique et avec précision, en faisant les rappels historiques nécessaires, les liens et divers intérêts pour le moins compliqués et contradictoires de tous les acteurs qui gravitent au Moyen-Orient autour de la cause palestinienne.

C'est extrêmement compliqué (euphémisme) et Kepel arrive à éclairer la lanterne du parfait ignare que je suis sur ce sujet. Qu'il en soit remercié.

Il expose également les conditions qui ont permis à Yahya Sinwar de tromper les services israéliens au sujet des pogroms du 7 octobre.

Au début du livre l'auteur explique que tant au Liban comme en Israël, le poids politique des "intégristes" ne fait qu'augmenter pour des motifs purement démographiques:

Commençons par Israël avec deux  extraits:

" La pression qu’exercent les partis religieux sur le système électoral israélien n’est pas si éloignée de celle de l’islam politique dans les pays musulmans avoisinants, même si les modalités varient selon qu’ils sont gouvernés par un régime autoritaire – comme c’est le cas pour les États arabes – ou démocratique illibéral, à l’instar de la Turquie. Dans tous les cas, le différentiel du taux de fécondité entre les milieux traditionnels et modernes s’est traduit en une à deux générations par l’érosion démographique des classes moyennes laïques, et la montée en puissance des enfants de familles nombreuses issues de l’exode rural qui se sont installées dans les périphéries urbaines, y apportant leur ethos conservateur aisément capté par les activistes rigoristes."

"En Israël, le même souci de fécondité veut que les cinq épouses des dirigeants des partis religieux de la coalition victorieuse lors des élections du 1er novembre 2022 aient mis au monde pas moins de 42 enfants ! La palme dans ce domaine revient aux haredim (ultra-orthodoxes) : ils représentent, en 2020, 20 % de la population juive , et devraient atteindre35 % en 2040, ceteris paribus..."

Continuons avec le Liban:

"Au Liban, la surnatalité des chiites pauvres, marginalisés lorsque fut établi le Pacte national libanais en 1943, partageant le pouvoir entre les classes moyennes urbaines chrétiennes et sunnites, s’est traduite désormais par la prise de contrôle de l’État par le Hezbollah – dûment aidé à cette fin par Téhéran. La Dahiyé – banlieue informelle du sud de Beyrouth où se concentrent les néocitadins chiites chassés des campagnes méridionales par la misère et les bombardements israéliens – est aujourd’hui la véritable capitale du pays, au détriment du grand sérail où siège le Premier ministre sunnite ou du palais de Ba’abda où réside le président maronite de la République. C’est depuis ce bastion que s’exprime le cheikh Nasrallah, porte-parole principal de « l’axe de la Résistance » – lors de ses discours des 3 novembre 2023 et 3 janvier 2024...."

 

 

Ces considérations purement démographiques nous montrent que, électoralement parlant, les "intégristes" de part et d'autre gagnent la partie sur le court, moyen et long terme.

Les progressistes, ceux qui n'ont pas une vision excluante et qui sont à la recherche de formes de cohabitations pacifiques, ne font pas d'enfants et donc subissent une lente mais sûre érosion électorale.

Netanyahou base sa politique sur les exigences des ultra-orthodoxes qui, à l'avenir, vont gagner de plus en plus de poids.

Nous voilà donc plongés dans une bataille de "faucons" contre "faucons".

Bref, la démographie n'aide absolument pas et on s'oriente vers tout sauf vers des conditions d'une paix durable...Plus la laïcité perd de terrain, plus la guerre en gagne...

PS: Je n'en suis qu'à la moitié du livre et je ne sais pas encore quelles sont toutes les conclusions de Kepel mais son chapitre concernant la démographie m'a paru terriblement "conditionnant" par rapport à l'avenir.

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Publié le 23 Janvier 2024

Bonjour les amis,

Ça fait longtemps que je ne parle pas de politique internationale, tout simplement parce que je suis trop consterné par les conséquences du conflit israelo-palestinien et que je n'ai rien de pertinent à ajouter à tout ce qui se dit.

Jamais je n'aurais pensé, même dans mes pires cauchemars, qu'il y aurait autant de victimes civiles innocentes.

On en est à 25 000 morts: 50% sont des mineurs, 30% des femmes...

Give peace a chance !...
Give peace a chance !...

Israël ne pourrait pas maintenir une telle stratégie de lutte (qui fasse autant de victimes civiles innocentes) contre l'organisation terroriste Hamas sans l'appui de son allié américain.

La communauté internationale ne peut pas rester les bras croisés et son objectif devrait être de stopper le massacre. Tout faire pour stopper ça.

Le haut représentant de l'Union Européenne Josep Borrell présente une feuille de route pour aboutir à un plan concret de paix avec 2 Etats. Le voici sur le lien ci-dessous.

Ça mérite d'être lu.

Borrell part du principe que le Hamas représente une idée et qu'on ne peut pas bombarder les idées. On peut simplement essayer de couper l'herbe sous le pied de l'organisation terroriste en créant les conditions qui feront que leurs idées perdront de leur poids.

Alors je ne veux pas faire d'angélisme ni jouer les Candide, mais si, pour une fois, les américains nous aidaient à stopper cette folie meurtrière et appuyaient l'initiative de l'Union Européenne présentée par Josep Borrell ce ne serait pas un luxe. Il faut donner une vraie chance à la paix !

Puissent la raison et le bon sens se faire entendre...🙏

GIVE PEACE A CHANCE !

Je vous laisse avec une citation du grand auteur classique espagnol Calderón de la Barca.

Give peace a chance !...

PD: Vous aurez noté que j'adresse mes voeux à l'administration Biden car Netanyahou n'entendra rien tant que les américains ne taperont pas un coup de poing sur la table...

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #guerre, #Israël, #Palestine, #Etats-Unis, #Gaza, #Hamas, #Cisjordanie, #Netanyahou, #Hezbollah

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Publié le 14 Janvier 2024

Bonjour les amis,

J'ai commencé l'année 2024 avec une bonne nouvelle pour moi car je ferai partie des quelques 130 choristes qui chanteront le 9 juin prochain la messe de l'homme armé de Karl Jenkins dans l'église de Pedreguer dans le sud-est de l'Espagne.

Ma mine réjouie le premier jour où je suis rentré à la maison avec le livret de cette messe...je me régale d'avance...

Ma mine réjouie le premier jour où je suis rentré à la maison avec le livret de cette messe...je me régale d'avance...

Le choix de l'église de Pedreguer tient au fait que cette ville possède une orgue allemande Grenzig exceptionnelle qui date de 1997 et qui a été parfaitement restaurée il y a quelques années de cela grâce à une donation de la fondation privée Rolser.

Vous pouvez entendre la sonorité de cet instrument qui fait partie du catalogue des meilleurs orgues d'Espagne  à 1 min 37 secondes sur le lien ci-dessous.

 

https://www.youtube.com/watch?v=yVbnjFD8NS4

Pour cette messe contemporaine très particulière nous serons accompagnés par un orchestre complet, avec notamment des trompettes qui apporteront de la brillance sonore.

Hier c'était la première répétition de 6 des 13 parties de cette messe.

Parmi ces 6 pièces il y avait le SANCTUS.

Le voici sur le lien ci-dessous dirigé par Sir Karl Jenkins en personne.

https://www.youtube.com/watch?v=Z8VlZOg9iv4

Voici le texte original latin, commun à toutes les messes:

Sanctus, Sanctus, Sanctus
Dominus Deus Sabaoth,
Pleni sunt caeli et terra gloria tua.
Hosanna in excelsis.

 

Voici la version française du texte latin:

Saint, saint, saint
Le Seigneur, Dieu de l'Univers
Le Ciel et la terre sont remplis de ta Gloire
Hosanna au plus haut des Cieux !

Le texte de SANCTUS correspond aux paroles que les anges prononcent à propos de Dieu dans la Bible (Ésaïe 6 : 3). Extrait:

"Des séraphins se tenaient au-dessus de lui; ils avaient chacun six ailes; deux dont ils se couvraient la face, deux dont ils se couvraient les pieds, et deux dont ils se servaient pour voler. Ils criaient l'un à l'autre, et disaient: Saint, saint, saint est l'Eternel des armées! toute la terre est pleine de sa gloire! Les portes furent ébranlées dans leurs fondements par la voix qui retentissait, et la maison se remplit de fumée.…"

La pièce composée par Karl Jenkins quant à elle progresse comme une marche, de manière militaire, comme une armée menaçante...

Et pour nous, les chanteurs, la progression dramatique est palpable, notamment avec les "forte" sur les "Hosanna in excelsis". Plus on avance et plus on se sent habité, investi. Je prends beaucoup de plaisir à prononcer de manière incantatoire les "Pleni sunt caeli et terra gloria tua", comme si j'étais possédé....notamment à partir de 4 minutes 30 secondes sur la vidéo.

Cette première répétition a été très jouissive. C'est une chose que d'apprendre une oeuvre patiemment tout seul chez soi, et c'en est une autre que de partager ce qu'on a appris avec plus de 100 collègues. Ça décoiffe !...littéralement !...On attrape la chair de poule. On s'épate nous-même, surpris par la puissance collective sonore que nous imposons...On se regarde avec son voisin d'un air de dire:

" Eh mec ! C'est nous qui venons de faire ça ! "

PS: A la fin de la vidéo du Sanctus on voit des images de Yasser Arafat...Qu'il est loin ce temps !...Qu'il est loin le rêve de paix et d'entente !...😰😰😭

Plus que jamais la messe de l'homme armé est une oeuvre d'actualité qui envoie au monde entier un message de paix auquel il ne faut pas renoncer...que ce soit en Ukraine ou au Moyen-Orient.

Première répétition de la messe de l'homme armé de Karl Jenkins...

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Publié le 15 Octobre 2023

Bonjour les amis,

Suite à l'actualité dramatique que nous vivons au Moyen-Orient depuis une semaine, je me suis plongé dans le livre de Michel Abitbol qui offre une vaste synthèse de l'histoire d'Israël.

Le nouveau conflit va durer longtemps et j'ai ressenti le besoin de remonter aux sources, d'autant plus que je suis très ignorant, y compris de l'histoire récente de ce pays.

Cette HISTOIRE D'ISRAËL d'Abitbol a pour premier mérite de ne pas commencer à la proclamation d'indépendance : elle rappelle le long cheminement qui va de l'apparition du sionisme dans l'Europe de la fin du XIXsiècle à la constitution du YICHOUV par les immigrants juifs de Palestine, pour finalement aboutir à la création de l'État d'Israël en 1948.

Et là, dès le début du livre, première grosse surprise:

Voici un extrait:

 

Les hassidim du mouvement mystique lancé par le
Baal Shem Tov (1690-1760) et les haredim ultraorthodoxes du rabbin
Moïse « Hatam » Sofer (1769-1839) rejetaient avec véhémence toute
tentative de restauration du royaume d’Israël qui ne fût pas l’oeuvre de
Dieu. Selon eux, le « problème juif » ne saurait être réduit à sa seule
dimension sociale. C’était avant tout un problème métaphysique mettant en
jeu les trois notions eschatologiques fondamentales du judaïsme que sont la
Galout (l’Exil), la Gueoula (la Rédemption) et le Kibboutz Galouyot (le
rassemblement des Exilés). Dès lors, sacrilège serait toute entreprise
« séculière » de retour des Juifs à Sion qui, ipso facto, enfreindrait le triple
serment que les Juifs se seraient engagés à respecter depuis la destruction
du Temple :
« Ne pas monter sur les remparts », c’est-à-dire ne pas émigrer
en masse et en rangs serrés en Terre sainte ;
« Ne pas précipiter la Fin des Temps », en tentant de
reconstruire, par des voies naturelles, le royaume de David ;
« Ne pas susciter le courroux des nations » ou, en d’autres
termes, ne pas se mettre à dos les puissances en cherchant à rétablir
la souveraineté juive en Palestine.

Première grosse idée reçue (pour moi) qui tombe dès le début de la lecture du livre d'Abitbol.

Non, ce ne sont pas les religieux qui étaient en faveur de la création d'un Etat israélien.

Ce n'est que plus tard que les rabbins viendront soutenir les efforts des premiers sionistes...Etonnant, non ?

A propos de la création de l'Etat d'Israël...

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #palestine, #Sionisme, #Rabbin, #Torah, #Religion, #Israël, #Histoire, #Moyen-Orient

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