netanyahou

Publié le 25 Septembre 2026

Bonjour les amis.

Depuis un certain temps Ségolène Royale s'est fait une spécialité d'aligner les perles, les bourdes ou les sorties lunaires.

Un seul exemple entre mille avec cette déclaration qui date du début de ce mois-ci.

Quand Ségolène Royal se prend les pieds dans le tapis, une fois de plus !

C'est un argument assez débile de la part de Ségolène Royal car personne n'a à choisir entre une femme voilée et un pédophile pour garder ses enfants...En rhétorique c'est ce qu'on appelle un faux dilemme. C'est comme si moi je vous disais que je préfère l'huile de ricin à la mort-aux-rats...🤦🤦🤦

Je n'insiste pas davantage car les arguments de Royal s'écroulent sous leur propre poids et j'éviterai donc d'enfoncer des portes ouvertes pour démontrer la faiblesse de la pensée de la candidate socialiste.

En appelant cette semaine "plus de voix israéliennes et juives" à s'exprimer sur le conflit à Gaza afin de lutter contre l'antisémitisme, Ségolène Royal a provoqué une levée de boucliers après le premier débat de la primaire socialiste.

Reprenons sa citation exacte que voici:

"Mais c'est très difficile pour eux de dénoncer ce que font les dirigeants d'Israël avec cette théorie de dire : 'Si on commence à les critiquer, on va nous affaiblir'. Moi, je crois au contraire qu'il faudrait plus de voix israéliennes et juives pour dire que ce qui se passe [à Gaza] est absolument intolérable. C'est ça qui va freiner la montée de l'antisémitisme". 

Quand Ségolène Royal se prend les pieds dans le tapis, une fois de plus !

Yonathan Arfi, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) lui a répondu ceci sur X.

Quand Ségolène Royal se prend les pieds dans le tapis, une fois de plus !

Impeccable réponse sans appel d'Arfi qui, et c'est le comble, rappelle à cette énarque les valeurs de la République.

Théoriquement Ségolène Royal savait qu'elle était sur un terrain très glissant à cause du nombre croissant d'actes antisémites en France et aussi à cause des dérives insupportables de Mélenchon et de certains LFIstes.

Si il y a bien une chose que je reproche à LFI c'est d'exporter sur le territoire français un conflit qui a lieu à 3000 km de nos frontières.

Ce qui m'a exaspéré aussi c'est de voir qu'à l'université de Lyon 2 un certain professeur que je ne nommerai pas avait dressé une liste de "20 génocidaires à boycotter"...Bien évidemment, et fort heureusement, celui-ci à été condamné.

Donc, dans un tel contexte national aussi puant, aussi toxique pour le bon vivre-ensemble des français,  avec des relents très marqués d'antisémitisme de gauche, Ségolène Royal en incitant les juifs de France à montrer "patte blanche" renforce (sans doute sottement et involontairement) l'attitude haineuse et discriminatoire de certains LFIstes à l'égard des juifs de France qui ne sont pas (faut-il le rappeler?) les comptables de la politique d'Israël et qui sont dans leur droit à ce qu'on leur fiche la paix.

Bien évidemment si certains juifs ressentent le besoin de critiquer (comme je le fais moi-même) Netanyahou il n'y a absolument rien à redire mais les juifs, de manière générale, n'ont pas à donner des gages de "bonne judéité" à la société française. Si ceux-ci suivaient massivement les conseils de Ségolène Royal on se retrouverait rapidement avec une liste de " bons juifs" et par défaut avec une autre liste de "mauvais juifs"...Stop, stop, stop, please ! Ras-le-bol des sottises royaliennes !

Résumons-nous:

Les Juifs en France ne sont ni les ambassadeurs d’Israël, ni les porte-parole de son gouvernement, ni les comptables de sa politique.
Ils sont des citoyens français, libres de leurs opinions, y compris de celle de ne pas avoir d’opinion particulière sur la politique israélienne.

Les juifs de France sont dans leur droit d'être traités comme n'importe quels citoyens français, sans considération pour leurs opinions, leurs origines, leur race ou leur religion. Point Barre !

PS: Face aux très nombreuses et vives réactions d'indignation que son intervention a suscitées Ségolène Royal n'assume pas sa très grande maladresse (euphémisme) et tente de se défendre en disant qu'on a déformé ses propos. Un peu trop grosse la ficelle ! On ne déforme rien du tout. On lui répond sur le fond en lui mettant le nez sur ses incohérences et sur les graves implications dangereuses que comportent ses injonctions...

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Publié le 24 Septembre 2026

Bonjour les amis.

La communication politique fonctionne avec des lois qui sont cruelles. Une phrase malheureuse et c'est tout un discours qui tombe à l'eau. Macron vient d'en faire la triste expérience.

Choisir l'ONU pour aller commettre une bourde, ça ne pardonne pas...

Si vous ne savez pas de quoi je parle vous en saurez plus en lisant l'article mis en lien ci-dessous.

https://www.lepoint.fr/monde/macron-a-lonu-le-mot-qui-annule-tous-les-autres-SW52EBV2WJHT5F6S5XBZ6G5X54/

 

La phrase malheureuse qui ne pardonne pas...

La lecture de l'article du POINT m'a rappelé un échange en Espagne que j'avais eu dans les années 2000 avec une collègue professeure de philosophie (de sensibilité de gauche) qui était très remontée contre une ministre socialiste qui avait mal préparé une attaque contre le gouvernement de droite de José Maria Aznar.

Je ne me souviens plus exactement du thème qui avait été à l'origine de la passe d'armes mais je me rappelle très bien que ma collègue m'avait expliqué sa colère avec la phrase suivante:

 " Quand tu te lances dans une attaque mal préparée tu offres un beau cadeau à ton adversaire qui aura une opportunité EN OR de te répondre intelligemment".

C'est exactement ce que vient de faire Macron qui avait raison sur le fond mais qui la perd complètement en commettant une bévue dont Netanyahou, en vieux renard de la politique, a profité immédiatement. L'occasion était bien trop belle pour Bibi qui s'est engouffré dans la faille présidentielle.

Comment une telle erreur est-elle possible sachant que les discours à la tribune de l'ONU sont soigneusement préparés?

Le seule explication plausible est que Macron ait improvisé cette phrase.

Mal lui en a pris. Tout le monde ne parle que de ça...et le reste de ce qu'il a dit est tout simplement passé à la trappe.

Macron recalé à l'oral comme un élève de terminale qui n'a pas bien révisé sa leçon...et qui perd une occasion de faire entendre la voix de la France. Macron n'est pas Villepin. Dommage !...😞

Décidément, la fin de quinquennat du président français est franchement calamiteuse...

 

 

 

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #Macron, #Israël, #Netanyahou, #Gaza, #Cisjordanie, #ONU, #France, #Palestine

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Publié le 3 Août 2026

Bonjour les amis.

Cet article est la suite de celui que j'ai écrit samedi dernier sur la grave crise migratoire de Ceuta.

https://alea-jacta-est-ex-posteur.over-blog.com/2026/07/grave-incident-migratoire-en-espagne-a-ceuta.html

A noter dans mon billet mis en lien ci-dessus un excellent article d'analyse d'Overton partagé par Caius dans ses commentaires.

Quelques jours ont passé depuis les graves incidents de Ceuta et aujourd'hui on en sait plus, notamment au sujet de la responsabilité directe de l'éxécutif marocain.

Natacha Polony fait une bonne synthèse des tenants et aboutissants de ce dramatique épisode au cours duquel 70 personnes ont trouvé la mort. Elle explique quels sont les enjeux énormes pour l'Europe, et pas seulement pour l'Espagne.

NB: Polony prononce "Ceuta" à la française mais la phonétique correcte est "cé-ou-ta" avec accent tonique sur le É de la première syllabe.

Voici, en complément des propos de Polony, un extrait de la lettre de Pedro Sánchez aux dirigeants de l’Union européenne qui le critiquent :
« Une telle attitude - motivée par les préjugés, les fausses informations, l’ignorance ou des intérêts politiques - est non seulement contraire au droit européen, au droit humanitaire et aux principes de solidarité qui nous unissent, mais elle va également à l’encontre des intérêts à long terme de l’Europe ».

Maintenant que le crime de Ceuta a eu lieu, se pose inévitablement la grande question de savoir à qui il profite.

Et là, les amis, on peut considérer que Pedro Sánchez a engrangé tellement d'inimitiés internationales qu'on n'a que l'embarras du choix. J'en cite quelque unes:

- D'abord et surtout Trump très critiqué par Sánchez pour plusieurs motifs: son conflit contre l'Iran,  sa complicité avec la politique meurtrière de Netanyahou en Palestine, ses exigences au sujet  des apports financiers des pays de l'UE à l'Otan, sa volonté d'affaiblir l'Europe voire de la déstabiliser en aidant les partis extrêmistes.

- Les droites et extrême-droites européennes qui ont vu d'un très mauvais oeil les régularisations des migrants décidées par le gouvernement espagnol. 

La liste des adversaires est longue donc: les USA, Israël, le Maroc, les droites et extrêmes-droites de tous bords et de toutes latitudes (je pense notamment à Milei en Argentine).

Mais s'attaquer à Sánchez c'est aussi essayer de liquider le dernier grand responsable socialiste européen qui défend un certain humanisme et qui a un bilan économique honorable et meilleur que ses voisins avec 2,8% de croissance.

Un dirigeant qui prêche pour l'équité sociale et qui, en plus, améliore la situation économique de son pays.

Voila de quoi faire grincer les dents de plus d'un, et qui pourrait donner de mauvaises idées à tous les électorats, notamment en France avec les présidentielles de 2027.

Le journal L'HUMANITÉ ne s'y trompe pas et publiera demain un article dont le titre est " CEUTA: UN PIÈGE TENDU À  SANCHEZ".

Pour ma part, et quelles que soient les critiques que je peux émettre sur telle ou telle décision de Pedro Sánchez, une conclusion s'impose.

Il faut sauver le soldat Sánchez ! Le dernier des mohicans capable de défendre l'idée d'un socialisme européen.

PS: les 70 victimes sont anonymes mais elles portaient toutes un nom et un prénom. Laissez-moi vous en présenter une. La jeune joueuse de football Faten Ben Amar El Azizi est décédée en tentant de rejoindre à la nage la côte de Ceuta. Elle ne recherchait pas la gloire, mais simplement une nouvelle chance pour son avenir, a déploré hier son club, le Maghreb Atlético Tetuán (MAT). Le rêve de Faten « s'est brisé avant même d'avoir commencé », a déclaré le MAT dans un communiqué poignant repris par les médias locaux.

Le Maroc est un Royaume soumis à une censure féroce et les médias locaux n'osent pas aller jusqu'au bout et n'osent pas poser la bonne question.

Qui a tué Faten ?

Qui sont ceux qui ont organisé cette opération criminelle en manipulant et en trompant des milliers de personnes ?

Il faut sauver le soldat Sánchez...

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #espagne, #maroc, #Trump, #Pedro Sánchez, #Migrants, #Ceuta, #Melilla, #mohammed VI, #Netanyahou

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Publié le 13 Mars 2026

Bonjour les amis.

Avant de commencer ce billet je tiens à remercier Caius qui avait informé mon groupe de posteurs de l'existence de la vidéo que je vais partager ci-dessous.

Dans son livre écrit en 2012 et récemmment traduit en France sous le titre LA SUPERIORITÉ MORALE, Jonathan Haidt parle d'une illusion rationnaliste et il explique que notre jugement moral est intuitif : nous ressentons d'abord une réaction de rejet ou d'adhésion (le "cœur"), puis nous utilisons notre raison pour fabriquer des arguments qui soutiennent ce sentiment.

Et je crois que c'est exactement ce qui est en train de se produire avec la guerre en Iran. Nous sommes tous rebutés par la guerre mais, une fois qu'elle a été engagée sans que nos propres gouvernements ne soient consultés, nous espérons au moins qu'elle puisse servir à quelque chose comme, par exemple, la chute du régime des mollahs.

Or, les faits nous indiquent le contraire. La rationnalité n'est pas du côté que l'on croit.

Je partage sur ce sujet une entrevue de John Mearsheimer, professeur de l'université de Chicago, qui avait été d'une grande lucidité à la fin des années 90 quand il avait prévenu du grand danger qu'il y avait à tenter d'intégrer l'Ukraine dans la structure de l'OTAN.

Voici son analyse du conflit engagé par les USA sous la pression de Benjamin Netanyahou, une analyse qui est tellement dure et implacable que Mearsheimer en vient à dire lui-même qu'il espère se tromper.

Voici les points clés de son intervention :
Échec de la stratégie américaine contre l'Iran : Mearsheimer soutient que l'administration Trump et Israël ont fait de graves erreurs de calcul en lançant ce conflit. Il affirme que les États-Unis n'ont aucune "porte de sortie" (off-ramp) plausible et que la tentative de changement de régime rapide a échoué.
Capacité de représailles de l'Iran : Il conteste l'idée d'une "dominance de l'escalade" américaine, soulignant que l'Iran possède une capacité réelle de frapper des infrastructures critiques dans les États du Golfe, ce qui pourrait provoquer un effondrement économique mondial.
Soutien de la Russie et de la Chine : Il note que l'Iran bénéficie d'un soutien en matière de renseignement de la part de la Russie et de la Chine, renforçant sa position face à la coalition américano-israélienne.
Avenir de l'OTAN et de l'Europe : Dans des échanges récents (janvier-mars 2026), il a également prédit un avenir "sombre" pour l'Europe, marqué par un retrait progressif des États-Unis vers l'Asie pour contrer la Chine, ce qui pourrait mener à la fin de l'OTAN telle qu'on la connaît.
Guerre en Ukraine : Il maintient que l'Ukraine a déjà perdu la guerre et que la question n'est plus que de savoir comment elle se terminera, probablement par des concessions territoriales et une neutralité imposée.

Je terminerai en remarquant que Mearsheimer considère que le chef du gouvernement espagnol Pedro Sánchez , en tenant tête à Trump, est le seul qui a compris comment il faut se comporter devant un tyran...

Lien d'intérêt avec ce livre que j'ai en attente de lecture:

https://www.babelio.com/livres/Haidt-La-superiorite-morale-Pourquoi-la-politique-et-l/1987580

PS: Hors-sujet.

Demain soir je serai à la 2 ème rangée...au dessus de la fosse à orchestre, au devant de la scène, et en plein coeur de cet opéra...❤

En fait, j'y suis déjà car je vais passer la journée d'aujourd'hui à visionner sur youtube LA BOHÈME.

Guerre en Iran : une fausse fin mais une vraie impasse...
Guerre en Iran : une fausse fin mais une vraie impasse...

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Publié le 1 Mars 2026

Bonjour les amis.

C'est trop tôt pour que je me lance dans un billet sur l'élimination de Khamenei. 

Evidemment, personne n'est dupe. Cette élimination n'est pas légale et ne s'est pas décidée au nom de la justice, ni de la liberté mais en vertu d'autres intérêts purement impérialistes.

Je n'applaudis pas mais je ne vais pas non plus verser des larmes de crocodile sur un tyran qui a martyrisé son peuple.

Extrait de ce qu'a écrit Sarah Knafo:

Khamenei a incarné quarante ans de régime islamique, d'oppression contre son peuple et de terrorisme. 
Mes pensées vont au peuple iranien, un grand peuple, martyrisé par ce régime, qui mérite enfin de vivre libre. C'est aux Iraniens, et à eux seuls, qu'il appartiendra d'écrire la suite de leur histoire. 

Difficile de ne pas entendre une petite voix qui me susurre au coin de l'oreille que parfois certains dirigeants peuvent avoir raison pour de mauvais motifs.

Est-on si sûr que cette élimination ne permettra pas de mettre un coup de frein au programme militaire nucléaire?

Est-on si sûr que la mort du guide suprême ne facilitera pas la voie pour le peuple iranien qui permettra la chute du régime des Mollahs ?

Est-on si sûr que cette élimination n'aura pas un caractère préventif qui bénéficiera à l'humanité toute entière?

Je ne suis pas en mesure d'apporter des réponses (ni moi ni personne d'ailleurs) mais je peux au moins formuler le voeu qu'il n'y aura pas d'escalade guerrière, que les négociations vont reprendre, et que cette élimination ouvrira la voie à la libération de tout un peuple et à de nouvelles relations entre l'occident et ce pays.

Ainsi soit-il ! Amen !

PS: Je me permets une dernière petite touche d'humour noir...un peu simpliste sans doute, mais il y a de ça aussi !

Tout ça n'est pas très légal, je sais, je sais...mais il y a un mais !

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #USA, #Trump, #Attaques, #Iran, #Khamenei, #gardiens de la révolution, #Netanyahou, #Israël

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Publié le 26 Novembre 2025

Bonjour les amis,

Ma nièce m'a fait part hier soir d'une information assez consternante, tellement consternante que j'ai immédiatement consulté mon portable pour vérifier qu'il ne s'agissait pas d'une fake news.

L'administration de Donald Trump a imposé plusieurs séries de sanctions à plusieurs juges et responsables de la Cour pénale internationale (CPI) en réponse aux enquêtes de la Cour sur les actions militaires américaines et israéliennes dans la bande de Gaza.

Les sanctions ont des conséquences personnelles et professionnelles importantes pour les personnes visées, notamment le gel de leurs avoirs aux États-Unis, des restrictions de visa permettant de voyager à l'étranger et l'exclusion du système financier américain.

Les sanctions ont été mises en œuvre par le biais d'un décret présidentiel signé par Trump en février 2025. L'administration a fait valoir que la CPI n'avait aucune juridiction sur les États-Unis ou Israël et que les actions de la cour représentaient une menace pour la souveraineté et la sécurité nationales.
Voici l'historique de ces sanctions.
Février 2025 : Des restrictions initiales ont été imposées au procureur général de la CPI, Karim Khan .
Juin 2025 : Des sanctions ont été annoncées contre quatre juges spécifiques de la CPI : Solomy Balungi Bossa (Ouganda), Luz del Carmen Ibañez Carranza (Pérou), Reine Adélaïde Sophie Alapini-Gansou (Bénin) et Tomoko Akane (Japon) .
Août 2025 : Une nouvelle vague de sanctions a ciblé quatre autres personnes : les juges Kimberly Prost (Canada) et Nicolas Guillou (France), et les procureurs adjoints Nazhat Shameem Khan (Fidji) et Mame Mandiaye Niang (Sénégal) .

Parmi les juges sanctionnés il y a Nicolas Guillou, un français. Vous en saurez plus sur sa situation grâce au lien ci-dessous.

Nicolas Guillou a déclaré que ses comptes bancaires et ses comptes de services numériques (comme Amazon et PayPal) avaient été gelés, ce qui, de fait, le prive d'accès aux services bancaires à l'échelle mondiale.
Ces sanctions ont été largement condamnées par la CPI, les Nations Unies et de nombreux alliés des États-Unis.
La CPI a fermement rejeté ces mesures, les qualifiant d'attaque « flagrante » contre l'indépendance de la Cour.
La France et l'UE ont exprimé leur consternation et ont appelé les États membres à défendre la Cour et ses fonctionnaires.
Des experts et des organisations de défense des droits humains ont critiqué ces sanctions, les qualifiant d'attaque contre l'état de droit international et de tentative de saper la justice internationale.

Pour situer l'énormité de cette affaire il faut savoir que le mécanisme légal utilisé par Trump  a été créé au départ pour répondre aux violations des droits humains, pour la lutte contre le terrorisme et le trafic de stupéfiants. Aujourd’hui, près de 15 000 personnes sont sur la liste américaine des personnes sanctionnées, essentiellement des membres d’Al-Qaida, de l’organisation Etat islamique, de groupes mafieux et des dirigeants de régimes dictatoriaux.

Donc Trump est arrivé à mettre 6 juges de la CPI sur la même liste que les pires crapules et les pires criminels de cette planète. Ce qui s'est produit est de l'ordre du cauchemar éveillé !

Résumons-nous.

Jusqu'ici on savait que les USA faisaient partie des pays qui ne reconnaissaient pas l'autorité de la CPI: c'était bien dommage pour un pays qui s'autoproclame comme la plus grande démocratie du monde mais ça restait leur droit.

Avec Trump on vient de faire un saut quantique car, non content de ne pas reconnaître l'autorité de ces juges internationaux, il s'attaque à eux, les sanctionne et les met sous pression.

 

 

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Publié le 3 Novembre 2025

Bonjour les amis,

Ces dernières années je m'étais tenu un peu éloigné des discours d'Emmanuel Todd, et ce, pour un certain nombre de raisons que voici:

1.- D'abord la forme:  je trouvais Todd très suffisant, parfois méprisant, moqueur et arrogant. Bref, l'intello dans toute sa spendeur. En France on dispose du mètre-étalon des esprits brillants "bourdieusains" qui prétendent nous tirer de notre ignorance crasse, de notre incapacité à voir au delà des faits et de comprendre les choses.

2.- Todd a souvent affiché des positions pro-russes après l'invasion de l'Ukraine, des positions singulièrement complaisantes envers les maîtres du Kremlin et qui avaient le chic de sérieusement m'énerver.

3.- Todd attaquait certaines théories, comme celle du grand remplacement en ne se situant que du côté des chiffres et il nous démontrait (calculette à l'appui) que les tenants de telles théories vivent dans une sorte de fantasme paranoïaque, alors que, de mon point de vue, il n'est nullement nécessaire qu'une partie de la population d'origine étrangère soit arithmétiquement majoritaire pour qu'elle mette en danger les piliers civilisationnels de leur terre d'accueil. Soyons clairs: je pense que dans un pays si seulement 10% de la population ne ressent pas de respect pour la nation d'accueil et pour ses règles constitutionnelles, de graves problèmes coexistentiels vont immanquablement survenir.

3.- Todd s'est laissé aller parfois à soutenir des thèses conspirationnistes en matière économique (voir la fiche wikipédia que je mets en lien à la fin de mon billet).

Ceci étant dit, ce matin, j'ai pris connaissance d'un récent article de lui assez long, et que j'ai pu lire avec intérêt jusqu'au bout.

On pourra discuter ici ou là de certains points qui ne manqueront pas de susciter des polémiques, mais cette analyse mérite d'être lue car elle est parfois brillante.

C'est un article souvent pertinent qui nous met en garde contre les raccourcis et rapprochements rapides très nombreux (mais fallacieux) dans les affrontements politiques actuels avec le programme de certains partis de l'Europe fasciste du XXème siècle. Todd nous démontre également que le populisme trumpien n'a pas la même "essence" que les populismes européens...Au terme "extrême-droite", Todd préfère employer "conservatisme populaire". C'est plutôt bien vu de sa part !

Cet article, le voici donc. Bonne lecture !

 

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Publié le 18 Juin 2025

Bonjour les amis,

J'ai déjà écrit un article aujourd'hui mais j'aimerais y ajouter un petit billet d'humeur.

Pour commencer je vous propose d'écouter une analyse de la crise israélo-iranienne actuelle par Pascal Boniface.

Je n'ajouterai que quelques commentaires.

Nous acceptons que l'Inde, le Pakistan, la Corée du Nord et Israël disposent de l'arme nucléaire et nous ne l'acceptons pas de l'Iran. Pourquoi ? Parce que Ali Khamenei a tout fait pour tenter de détruire Israël depuis des années (attentats, drones et missiles, hezbollah, etc...) et qu'il proclame sur tous les toits qu'il faut détruire l'Etat hébreu. L'attaque israélienne contre les sites nucléaires enfreint le droit international certes mais tout le monde comprend qu'elle a aussi un caractère préventif. Ceux qui ne risquent absolument rien et qui dorment bien au chaud condamnent cette action, mais ceux qui risquent leur peau ne voient pas les choses de la même manière, d'où le succès diplomatique de Netanyahou dont parle Boniface dans cette vidéo.

Le chancelier allemand Friedrich Merz lui au moins n'est pas faux-cul et dit qu'Israël " fait le sale boulot" pour nous tous. En fait, même les chefs d'Etats arabes de la région condamnent très hypocritement "pour la forme" Israël mais, au fond, se réjouissent de l'affaiblissement du pouvoir destructeur et déstabilisateur de l'Iran qui aujourd'hui fait partie de la liste des Etats-voyous...

Evidemment les exemples plutôt récents de la Lybie, de l'Afghanistan et de l'Irak sont là pour nous rappeller que l'interventionnisme extérieur peut se révéler in fine catastrophique et parfois pire que le MAL qu'on prétendait guérir.

Donc on pourrait disserter de longues heures sur l'opportunisme politique de Benjamin Netanyahou mais ce qui me frappe dans cette crise c'est le point de départ.

Tout provient du fait qu'en 2018 Trump a annulé les accords signés par Obama avec les iraniens, accords auxquels avaient participé également les français, les britanniques et aussi les russes.

C'est donc bien Trump, l'irresponsable et nullissime président des USA, qui a permis à l'Iran de relancer son programme nucléaire.

Donc la crise actuelle nous permet de mesurer à quel point l'incompétence de Trump (celui qui prétendait apporter la paix en 24 heures) est en réalité une grande source de danger pour le monde entier...C'est bien lui qui est à l'origine de tout ce grand b^rdel. Au lieu de calmer les uns et les autres il provoque des déchaînements de violence.

J'aurai probablement l'occasion de revenir sur la suite de la crise actuelle dont j'espère qu'elle restera contrôlée et qu'elle ne dégénèra pas, mais en attendant le monde entier retient son souffle...

PS: L'histoire est parfois cynique et cruelle. La crise actuelle nous permet de méditer sur le temps qui peut passer (7 ans dans le cas présent) entre le moment où un responsable politique commet une énorme bévue, et le moment où cette bévue provoquera une crise de grande ampleur. Trump est rattrapé par ses erreurs du passé qui lui passent facture aujourd'hui.

Par ailleurs, à chaque fois on assiste à la manière avec laquelle Trump perd le contrôle d'une situation. C'est Poutine qui est maître du jeu en Ukraine, et Netanyahou au Moyen-Orient...Et pour ce qui est de Taïwan Xi Jinping prend certainement bonne note de l'inefficacité du président américain.

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Publié le 6 Juin 2025

Bonjour les amis,

Je suis en train de lire en ce moment l'excellent livre de Gérard Araud intitulé ISRAEL: le piège de l'histoire.

Voici la présentation de l'éditeur.

« N’y aurait-il qu’une chance sur cent de réussir qu’il faudrait essayer. Comment organiser la coexistence pacifique de sept millions de Juifs et de huit millions de Palestiniens ? Les uns et les autres y sont chez eux. Il faut regarder vers l’avenir dans une région accablée d’histoire et laisser parler la raison sur une terre où on invoque trop facilement Dieu. »
Les violences atroces perpétrées par le Hamas le 7 octobre 2023 sur la population israélienne et leurs terribles conséquences sur le peuple palestinien ont ravivé les passions d’un conflit que l’on croyait dissous dans l’indifférence.
Sur le mode du récit, Gérard Araud revient sur ses souvenirs, ses rencontres marquantes lors de son premier poste à Tel-Aviv, puis comme ambassadeur. Il raconte ce pays complexe qu’il a vu en vingt ans changer du tout au tout et décrypte le conflit israélo-palestinien : sa radicalisation, ses rendez-vous manqués avec la paix, la violence de la colonisation en Cisjordanie… En diplomate, il dresse quelques pistes pour l’avenir et démontre que pour réussir, il faudra commencer par oublier l’Histoire. Une Histoire si contradictoire qu’elle n’est qu’un piège pour s’y égarer.

 

Israël-Palestine et les pièges de l'histoire...

C'est un livre en tous points remarquable, dans lequel l'auteur se tient à équidistance des protagonistes avec de la hauteur de vue. Un livre qui permet de comprendre les points de non-rencontre entre 2 visions politiques parfaitement opposées. il nous éclaire également sur les difficultés auxquelles ont été confrontées les partisans de la paix dans chacun des deux camps: ceux-ci jouaient littéralement leur peau à cause d'oppositions internes tenaces et dangereuses, et ont finalement échoué.

Dans un des chapitres Gérard Araud revient sur le notion de "droit historique" qu'il récuse.

Extrait:

" Lorsque les Russes se sont emparés de la Crimée en 2014, ils n’ont pas manqué de le justifier par leurs prétendus « droits historiques », argument repris pieusement par leurs partisans en Occident. J’avais alors remarqué au Conseil de sécurité des Nations unies, où je représentais la France, que la Crimée n’était russe que depuis 1783, et je m’étais demandé pourquoi s’arrêter à cette date si ce n’est pour servir d’argument dans un but précis : l’annexion de la région en 2014. Quelques années plus tôt que 1783, c’était la Turquie qui aurait pu revendiquer une souveraineté sur la région, reconnue d’ailleurs solennellement à l’époque par la Russie en 1774. La même question peut se poser à travers toute l’Europe. Quels sont les « droits historiques » sur l’Alsace, sur la Silésie, etc. ? À quelle date se placer pour les déterminer ? Poser la question, c’est souligner l’absurdité de la notion même de « droits historiques »."

Là, l'ex-ambassadeur met le doigt sur l'instrumentalisation de l'histoire à des fins fascisantes. Mais si en plus on commence à mêler des "faux droits" historiques à des éléments religieux on ne fait que compliquer encore plus l'équation qui devient sans solution.

Faire entrer le religieux dans le politique est le plus sûr moyen de garantir la guerre.

Deuxième extrait:

"Une Bible qu’on présente parfois en Israël comme une sorte d’acte notarié par lequel Dieu aurait cédé ad vitam æternam la terre d’Israël aux héritiers d’Abraham. Fuyons vite ce piège, en remarquant en passant que l’existence dudit prophète supposé avoir vécu autour de 2000 av. J.-C. est pour le moins problématique, d’autant que la Bible elle-même n’a été rédigée qu’à partir du VIII e siècle av. J.-C., plus de mille ans plus tard ! Ce débat serait de toute façon inutile puisqu’il porterait sur des croyances religieuses qui échappent par essence à toute démonstration rationnelle. Contentons-nous de rappeler que le droit international et la religion n’ont rien en commun et laissons la seconde dans sa sphère, ce qui est un combat permanent au Moyen-Orient."

Donc, la seule certitude qu'on acquiert c'est que pour pacifier la région, comme nous le souhaitons tous,  il faut fuir  de cette notion captieuse de "droits historiques", et fuir encore plus des textes religieux que ce soit la Bible, la Torah ou le Coran.

Le regard d'Araud est très réaliste et lucide. Il ne veut pas être complètement pessimiste quant à l'avenir de la région et son essai a le mérite de bien nous éclairer sur les puissants obstacles qui entravent le chemin de la paix.

NB: le bouquin d'Araud qui a occupé le poste d'ambassadeur m'a permis aussi de bien mieux comprendre les relations historiques compliquées et toujours méfiantes entre la France et Israël. Il raconte, par ailleurs, certaine anecdotes qui sont assez croustillantes à ce sujet.

Vous pourrez entendre Gerard Araud parler de son livre sur ce lien-ci.

J'ajouterai aussi l'excellente critique du livre de Gérard Araud par Achillevi que vous pourrez lire ci-dessous sur le lien de la fiche Babelio.

 

Je terminerai enfin en vous disant que je suis tellement emballé par l'auteur, et par la qualité de sa plume, que je vais lire ses autres bouquins, notamment son NOUS ETIONS SEULS qui parle de la diplomatie de l'entre-deux guerres.

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #littérature, #Histoire, #israël, #Palestine, #conflit, #Hamas, #Netanyahou, #religion, #Bible

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Publié le 11 Décembre 2024

Bonjour les amis,

La chute de Bachar-al-Assad provoque de sérieux remous au Moyen-Orient, à commencer par la campagne de bombardements menée par Israël qui profite de la confusion pour sécuriser son territoire. Il faut noter que ces bombardements avaient déjà commencé avant la chute du tyran et que Netanyahou, toujours très opportuniste, n'a pas laissé s'échapper une occasion trop belle pour lui d'éliminer de l'échiquier des sites militaires potentiellement menaçants.

 

Le grand perdant de la chute du régime d'al-Assad c'est bien évidemment Poutine qui perd une position-clé au Moyen Orient, une position forte acquise au prix du sang versé par le peuple syrien martyrisé.

Que va t-il advenir des 2 bases russes installées à Tartous et à l'aéroport de Khmeimim ?

Voici quelques éléments de réponse sur le lien ci-dessous.

Si les événements dont je parle n'étaient pas aussi dramatiques je ne pourrais que sourire devant le changement de vocabulaire et de terminologie des diplomates russes qui ne parlent plus de "terroristes" mais "d'opposants" à Bachar-al Assad.

A noter qu'en 2013 les dirigeants russes qualifiaient de "terroristes" des forces démocrates en lutte contre Bachar et pas seulement les combattants islamistes.

Aujourd'hui les voila prêts à blanchir les combattants du groupe HTC afin de préserver leurs bases militaires en Syrie.

 

Base navale russe stationnée à Tartous

Base navale russe stationnée à Tartous

Je vois vraiment très mal de quelle manière la Russie qui a porté à bout de bras le régime du tyran sanguinaire Bachar-al-Assad va pouvoir se maintenir dans ce pays. Ça défie toutes les lois les plus élémentaires de la logique. 

Quand le peuple se débarrasse d'un tyran il se débarrasse également de ceux qui l'ont maintenu au pouvoir et qui se sont rendus complices actifs de ses crimes...à suivre donc...

Finalement la Syrie, en ce moment est une métaphore de ce qu'est devenu une partie de notre monde qui est régi avec les mêmes codes que les sociétés mafieuses.

Quand un chef mafieux tombe, tous les autres chefs mafieux sont prêts à accueillir le nouvel homme fort, quitte à mettre de côté les hostilités d'hier, quitte à agir en dehors de toute considération morale ou éthique.

La raison du plus fort l'emporte sur n'importe quelle autre considération. C'est la loi de la jungle.

D'ailleurs il n'y a pas que les russes qui sont prêts à blanchir les terroristes islamistes car les Etats-Unis aussi ont adouci leur language vis-à-vis d'Abou Mohammed al-Joulani, le chef d'HTC.

Donc la situation syrienne qui est déjà en elle-même et d'un point de vue intérieur extrêmement inquiétante,  l'est d'autant plus si on considère l'influence des pays qui ont des intérêts dans la région.

 

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