musique sacree

Publié le 16 Juillet 2026

Bonjour les amis.

C'est le mois de juillet mais ma chorale n'est pas encore en vacances car il nous reste deux messes à chanter les prochains 14 et 16 août.

Parmi les oeuvres que nous interpréterons cette année il y a l'AVE MARIA d'Edward Elgar, une pièce que j'affectionne particulièrement et qui fait partie de notre répertoire.

L'oeuvre d'Elgar recèle de nombreuses pépites. Elle témoigne de son génie autodidacte qui ne demandait qu'à s'épanouir et fait partie intégrante du parcours qui a mené un enfant inconnu du Worcestershire (né à Broadheath en 1857) à devenir l'un des plus grands compositeurs britanniques. Ainsi, même l'Ave Maria , par sa brièveté et sa simplicité, dégage une solennité qui souligne la sincérité des paroles et crée une atmosphère saisissante.

L'Ave Maria d'Edward Elgar, composé en 1887, est le deuxième volet de ses trois motets de l'opus 2, écrits à l'origine pour l'église St. George de Worcester. Profondément enracinée dans la foi catholique du compositeur, cette œuvre chorale sacrée brille par sa texture vocale expressive et son accompagnement à l'orgue.

Voici d'abord un enregistrement studio de grande qualité qui vous permettra d'apprécier toutes les nuances vocales de cette oeuvre très délicate.

https://www.youtube.com/watch?v=mNaCDzAUefQ

Ave, ave maria, gratia plena ;
Dominus tecum :
benedicta, benedicta tu in mulieribus,
et benedictus fructus ventris tui, Jésus.
Sancta Maria, Mater Dei,
ora pro nobis, nobis peccatoribus,
nunc et in hora mortis nostrae,
ora pro nobis.
Amen, Amen.

Je vous salue Marie, pleine de grâce,
le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes,
et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
priez pour nous, pauvres pécheurs,
maintenant et à l'heure de notre mort,
priez pour nous.
Amen.

Et voici maintenant une de nos interprétations en 2012. Ne me cherchez pas sur la vidéo car ce jour-là j'étais en France, faisant face à des impératifs qui n'étaient pas d'ordre musical.

L'oeuvre est vraiment très plaisante à interpréter et quand arrive (à 1 min 58 sec sur la vidéo) le AMEN final on se sent envahis par un puissant sentiment de sérénité et de plénitude.

Cette semaine lors de la répétition, quand on est arrivé à cet AMEN final j'ai eu la même sensation que si je présentais mon âme à Dieu. Carrément ! Il n'y a que la musique sacrée qui me fait atteindre un tel degré de spiritualité.

L'AVE MARIA d'Edward Elgar...

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #Musique chorale, #Musique sacrée, #Choeur, #Ave Maria, #Messe, #Edward Elgar, #Angleterre

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Publié le 19 Avril 2026

Bonjour les amis.

Hier matin nous avons réalisé la 4 ème répétition du concert prévu pour le 14 juin prochain durant lequel nous interpréterons le TE DEUM de Georges Bizet ainsi que la Messe en l'honneur à Ste Cécile de Charles Gounod. J'y avais déjà consacré 3 articles mis en lien ci-dessous

https://alea-jacta-est-ex-posteur.over-blog.com/2026/01/te-deum-de-georges-bizet.html

https://alea-jacta-est-ex-posteur.over-blog.com/2026/02/ce-credo-de-charles-gounod.html

https://alea-jacta-est-ex-posteur.over-blog.com/2026/03/fiat-misericordia-tua.html

Aujourd'hui je vais vous parler d'un autre extrait du TE DEUM qui est très plaisant à interpréter pour les choristes. Il s'agit du 2ème mouvement intitulé TU REX GLORIAE CHRISTE.

C'est un mouvement central de l'oeuvre interprété par 2 solistes (soprano et ténor) qui sont soutenus ensuite par le choeur.

Voci d'abord les paroles.

Tu Rex gloriae, Christe. Tu es le Roi de la gloire, Christ.
Tu Patris sempiternus es Filius. Tu es le Fils Eternel du Père.
Tu ad liberandum suscepturus hominem, Tu n'as pas dédaigné de Te faire homme dans le sein d'une
non horruisti Virginis uterum. Vierge pour sauver les hommes.
Tu, devicto mortis aculeo, Tu as brisé l'aiguillon de la mort,
aperuisti credentibus regna caelorum. et Tu as ouvert aux hommes le royaume des cieux.
Tu ad dexteram Dei sedes in gloria Patris. Tu es assis à la droite de Dieu dans la gloire de Ton Père.
Judex crederis esse venturus. Nous croyons que Tu viendras un jour juger l'univers.

Il s'agit d'une proclamation de foi centrée sur la personne de Jésus-Christ. Le texte latin, issu de l'hymne Te Deum traditionnel, raconte et célèbre les éléments suivants:


- Christ, le Roi de Gloire : Il est proclamé "Tu Rex gloriae, Christe" (Tu es le Roi de gloire, Christ) et le Fils éternel du Père ("Tu Patris sempiternus es Filius").
- L'Incarnation : Il est dit que pour libérer l'homme, le Christ a accepté la condition humaine et n'a pas dédaigné le sein de la Vierge ("Tu ad liberandum suscepturus hominem, non horruisti Virginis uterum").
- La Victoire sur la mort : Il est célébré comme celui qui, ayant vaincu la mort ("devicto mortis aculeo"), a ouvert le royaume des cieux aux croyants ("aperuisti credentibus regna caelorum").
- La Divinité et le Jugement : Il est décrit siégeant à la droite de Dieu ("Tu ad dexteram Dei sedes") et reconnu comme le juge qui viendra à la fin des temps ("Iudex crederis esse venturus").

Passons maintenant à l'écoute avec cette très belle version du philarmonique de Lille sous la direction de Jean-Claude Casadesus et avec la merveilleuse soprano Katarina Jovanovic.

Dans la 2 ème partie l'intervention du choeur est extrêmement importante et apporte beaucoup de puissance et d'énergie.

Tout commence pour nous les basses, à 1 minute 56 secondes, quand nous déclamons JUDEX CREDERIS d'abord piano, et c'est ensuite repris par les ténors, puis les altos et enfin les sopranos qui s'incorporent de manière crescendo ponctuant par de puissants JUDEX (2 minutes 21 secondes), tandis que les basses continuent de chanter JUDEX CREDERIS ESSE VENTURUS. Pendant que la soliste reprend sa ligne mélodique les basses, ténors et altos ponctuent avec une série de GLORIAE CHRISTE (le premier de la série est à 2 minutes 37 secondes).

Pour les choristes cette partie est vraiment assez jouissive et procure de belles poussées d'adrénaline dans tout notre corps.

Jaume Morell, notre chef très charismatique, dirigeant la répétition d'hier et insufflant sa passion à tous les participants...

Jaume Morell, notre chef très charismatique, dirigeant la répétition d'hier et insufflant sa passion à tous les participants...

A noter qu'hier on a aussi peaufiné la partie flamboyante finale du FIAT MISERICORDIA TUA, cette grande fugue qui requiert beaucoup de concentration et dont je vous avais déjà parlé dans mon 3 ème article cité ci-dessus. Rien que pour le plaisir je vous remets la vidéo. C'est toujours étourdissant de chanter ça...On ne s'en lasse pas !

Afin de partager avec vous mon travail spécifique de Basse je vous envoie un lien CHORALIA où en entend la voix des basses dans le FIAT MISERICORDIA TUA. Il faut attendre 15 secondes et ensuite appuyer sur la touche PLAY et vous entendrez une voix "mécanique" chanter notre ligne mélodique qui est volontairement un peu par dessus les autres voix afin de pourvoir travailler la partie qui est la nôtre. Ce lien est un outil de travail car c'est une voix mécanique sans interprétation. Vous verrez que ce sont 4 minutes denses durant lesquelles on ne se répète jamais.

https://www.choralia.net/mp3player.php?mp3file=bzt04mp3/bzt04-4be.mp3

Lien d'intérêt.

Voici l'ensemble des paroles en latin du TE DEUM avec leur traduction sur le lien ci-dessous.

https://www.ocp-verteuil.com/Choristes/Traduction%20Te%20Deum.pdf

PS: Hors-sujet. Un événement insolite.

Un incident rare et marquant s'est produit récemment en Finlande, impliquant un violon de grande valeur lors d'un concert.
Le 16 avril 2026, lors d'un concert de la Sinfonia Lahti, le chef d'orchestre britannique Matthew Halls a accidentellement heurté et fait tomber le violon de la violoniste soliste Elina Vähälä.
Il s'agissait d'un violon rare, décrit comme inestimable ou du 16ème siècle, d'une valeur estimée à un million de dollars.
Malgré la chute choquante, aucune dommage significatif n'a été signalé, et la violoniste a pu terminer le Concerto pour violon de Bruch.
La scène, filmée, a généré de vives réactions sur les réseaux sociaux en raison du silence irréel qui a suivi l'accident.
Cet événement souligne la vulnérabilité des instruments de valeur, même dans un environnement professionnel.

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #Musique classique, #Musique sacrée, #Choeur, #Bizet, #TE DEUM

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Publié le 7 Mars 2026

Bonjour les amis.

Ce matin nous avons réalisé la 3 ème répétition du concert prévu pour le 14 juin prochain et auquel j'avais déjà consacré 2 articles (mis en lien dans la phrase suivante). Sont au programme de ce concert le TE DEUM de Bizet et la Messe à Ste Cécile de Gounod.

Nous avions déjà fait le tour des 2 oeuvres mais aujourd'hui nous avons attaqué la dernière partie du TE DEUM que nous avions laissé à part: il s'agit du 4 ème mouvement qu'on surnomme la grande fugue.

Grande, elle l'est, assurément !

Voici, avant de passer à l'écoute, une explication détaillée faite par un musicologue.

Contrastant fortement avec l'expression intimiste de l'Andante, le quatrième mouvement du Te Deum est conçu par Bizet comme une vaste fugue chorale à quatre voix sur le texte « Fiat misericordia tua, Domine, super nos, quemadmodum speravimus in te » (Que ta miséricorde, Seigneur, soit sur nous, comme nous avons espéré en toi).

Le thème de cinq mesures introduit un premier développement de vingt mesures, suivi d'un interlude d'égale durée. Dans le second développement, la séquence d'entrée des voix principales est interrompue par la répétition de cet interlude, intensifiant ainsi la tension dramatique. Il s'achève sur une pédale de dix mesures aux basses, sur laquelle le chœur des sopranos reprend le motif principal, en cadence jusqu'à la dominante en la, deux octaves au-dessus du do central. Un nouveau développement débute alors aux basses, où Bizet présente le thème principal de manière très entrelacée . Ce rétrécissement conduit, après un intermède séquentiel , à un quatrième développement, dans lequel Bizet met un nouveau texte sur le sujet de la fugue, à savoir le vers final « In te Domine speravi, non confundar in aeternum» ( En toi, Seigneur, j'ai espéré (j'ai mis mon espérance), que je ne sois pas confondu (déçu/honteux) pour l'éternité ) .

Bien que le texte liturgique original soit désormais intégralement intégré, Bizet ajoute un cinquième mouvement à son Te Deum , dans lequel, à l'exception de la phrase finale, le premier mouvement , le Te Deum laudamus, est repris note pour note. Par un procédé compositionnel ingénieux, il parvient à un effet formel saisissant : il intègre cette reprise dans son intégralité, avec une transition brillante, à la grande fugue du quatrième mouvement.

Ce mouvement qui ne dure que 4 minutes est réellement très dense, intense, rapide, très articulé et demande une énorme concentration de la part des choristes. Quand je dis "rapide" je ne parle pas du tempo mais de l'articulation des notes pour les chanteurs.

Ce sont nous, les basses, qui lançons le mouvement choral avec cette première ligne mise en lien ci-dessous.

Fiat misericordia tua...

Il m'a fallu déjà quelques heures d'étude minutieuse pour pouvoir interpréter la partie basse qui me concerne, et il m'en faudra encore quelques autres pour la maîtriser de bout en bout.

Le texte musical plein de variations vocales ne se répète jamais de la même façon. Quand on attaque le FIAT MISERICORDIA TUA c'est un peu comme disputer un grand prix de Formule 1: tout va très vite et au millimètre !

Et quand on revient au TE DEUM  final (à 2 min 50 secondes sur la vidéo) on peut enfin se lâcher !...et se réjouir du résultat !

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #Musique classique, #TE DEUM, #Bizet, #choeur, #chorale, #Musique sacrée

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Publié le 11 Février 2026

Bonjour les amis.

La soeur d'une de nos choristes a été victime d'un infarctus foudroyant la semaine dernière à l'âge de 56 ans.

Cette personne qui est disparue de manière brutale, et sans préavis, venait très fréquemment à nos concerts et mon groupe choral est donc allé lui rendre hommage hier à sa cérémonie de funérailles. Nous l'avons fait  de la meilleure façon que nous le pouvions, c'est à dire en chantant. 

La famille a choisi, parmi les 2 chants que nous avons interprétés, une pièce qui est une petite perle de la musique chorale de la région de Valencia, dans le sud-est de l'Espagne.

Il s'agit du BENEDICTUS du compositeur valencien Salvador Giner (1832-1911).

Ses compositions sacrées se distinguent par une harmonie soignée et un sens profond de la mélodie, hérités de sa formation auprès d'organistes de la cathédrale de Valencia.

Voici donc ci-dessous son BENEDICTUS en version studio et à capella.

Voici maintenant une version que j'ai eu le plaisir d'interpréter lors d'une rencontre chorale avec plusieurs groupes polyphonique au palais d'Altea en 2011.

La pièce possède 2 parties et  réserve une montée émotionnelle dramatique qui provoque énormément de plaisir à interpréter, notamment quand nous entonnons " In Nomine Domini " à 38 secondes sur la première vidéo.

Ce Benedictus de Giner est une pièce très populaire dans le répertoire des chœurs amateurs et professionnels en Espagne. Vous en trouverez des dizaines d'interprétations sur la plateforme youtube.

C'est aussi une pièce qui, par la qualité de sa facture musicale, mérite largement d'être connue et de sortir de la péninsule ibérique.

Liens d'intérêt:

-  Paroles et musique du BENEDICTUS sur le PDF de la partition ci-dessous

https://www.parroquiasanjosemaria.org/Capilla_Musica/BENEDICTUS_S.Giner.pdf

-  Fiche wikipédia de Salvador Giner

PS: La deuxième chanson que nous avons interprété hier n'appartenait pas au repertoire du chant sacré. Il s'agissait de VOLARE de Domenico Modugno, une chanson qui était en rapport avec le caractère profondément joyeux et optimiste de la défunte qui aimait croquer la vie à pleines dents.

PS nº 2: Mon copain Andrzej vient de me faire découvrir ce matin les choristes de JUST VOX.
Écoutez cette petite démo absolument géniale.
Leur soprano qui est au fond à droite est tout simplement épatante...
Quelle manière de célébrer les beaux jours qui se pointent !
😍

https://www.facebook.com/reel/1640711827372461

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Publié le 8 Février 2026

Bonjour les amis.

Hier c'était la deuxième répétition de notre grand concert de juin 2026 qui mettra à l'honneur Bizet et Gounod et dont je vous avais parlé en janvier dernier.

https://alea-jacta-est-ex-posteur.over-blog.com/2026/01/te-deum-de-georges-bizet.html

Nous avons donc travaillé, entre autres, une bonne partie de la messe solennelle de Charles Gounod en l'honneur de Sainte Cécile. Il s'agit de son oeuvre la plus connue en dehors de ses opéras.

Composée en 1855 c'est l'une des œuvres les plus emblématiques de la musique sacrée du XIXe siècle. Populairement connue sous le nom de Messe de Sainte Cécile , elle se distingue par sa fusion de solennité liturgique et de drame opératique qui a captivé ses contemporains, dont Camille Saint-Saëns.

En voici la structure complète:
1. Kyrie eleison
2. Gloria in excelsis
3. Credo
4. Sanctus
5. Benedictus
6. Agnus Dei
7. Domine salvum

Ce Credo de Charles Gounod...

Aujourd'hui je m'attarderai sur le CREDO qui se distingue par son caractère majestueux et son orchestration riche.  
Voici les trois sections principales :
Credo in unum Deum (Moderato molto maestoso) : une introduction puissante en ut majeur, marquée par un unisson du chœur qui affirme la foi de manière monumentale.
Et incarnatus est (Adagio) : un passage plus recueilli et solennel, centré sur le mystère de l'Incarnation, souvent confié aux solistes ou à un effectif réduit pour souligner l'aspect spirituel.
Et resurrexit (Tempo primo) : le retour au tempo initial célèbre la Résurrection avec éclat, se concluant par un développement fugué et un final imposant sur le "Amen"

NB: il y a des sous-sections dans les sections.

Passons à l'écoute maintenant avec le lien ci-dessous qui a le mérite d'incruster les paroles en latin.

Credo in unum Deum de 0:00 à 3:55 sur la vidéo
Et incarnatus est de 3:55 à 7:28
Et resurrexit de 7:28 à 13:12

Je terminerai simplement en ajoutant, de manière plus personnelle, que le choeur a des parties très gratifiantes dans ce CREDO comme par exemple les entrées décalées de l'et ressurexit à 7 minutes 28 secondes. Entrent d'abord les contraltos, puis les sopranos, puis les ténors et enfin nous les basses.

Et puis à 10 minutes 34 secondes commence une section dont les paroles sont Et Expecto resurrectionem mortuorum.

Ici, et contrairement à l'habitude, ce sont les basses qui portent le thème musical. Ils se subdivisent en 2 groupes qui entrent les premiers : basses 2 (plus graves) et basses 1  (plus aigus). Donc les basses 2 (dont je fais partie) entonnent le thème sur un DO et les basses 1 reprennent en décalage une mesure plus tard sur un RE qui est très proche du DO. Donc c'est un intervalle très serré, à la limite de la dissonance, mais à l'écoute ça sonne très bien. Le décalage entre basses se reproduit une 2 ème fois.

Et à chaque fois, quand toutes les 6 voix se joignent se produit une forme d'extase...

PS: Nos répétitions se réalisent toujours en 2 parties.

 - Une première répétition où chaque corde (sopranos-altos-ténors-basses) travaille séparément avec son propre directeur de chant.

- Une 2 ème répétition tous ensemble (Tutti) sous la direction du chef d'orchestre Jaume Morell.

Voici ci-dessous 2 photos de la répétition tutti d'hier.

2 ème répetition du samedi 7 Février 2026

2 ème répetition du samedi 7 Février 2026

Ce Credo de Charles Gounod...

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Publié le 6 Juillet 2025

Bonjour les amis,

En tant que choriste j'ai déjà eu l'occasion de chanter plusieurs messes et non des moindres, comme celles par exemple de Gounod ou de Léo Delibes.

Cette année notre directrice de chant a décidé d'en ajouter une autre à notre répertoire que nous interpréterons les 14 et 16 Août prochains.

Il s'agit de la MISSA BREVIS de Jacob de Haan, compositeur néerlandais né en 1959.

Écrite pour chœur et orchestre d'harmonie, elle a été commandée par le Conseil départemental de la musique et de la culture de Haute-Alsace à Guebwiller, pour commémorer le millénaire de la naissance du pape Léon IX à Colmar.

Le compositeur a dirigé la première le 23 juin 2002 et l'œuvre a été interprétée en direct sur la chaîne de télévision française France 2.

Les mouvements de messe, Kyrie, Gloria, Credo, Sanctus, Benedictus et Agnus Dei, peuvent convenir aussi bien à la messe catholique qu'à la liturgie protestante.

L’œuvre permet diverses formes d’interprétation.

Dans le cas d'une prestation instrumentale, les cuivres peuvent interpréter les parties du chœur.

Lors d'une représentation avec un grand chœur, les cuivres peuvent servir d'instrument d'accompagnement. Dans ce cas, la dynamique des cuivres doit être reléguée au second plan.

Pour accompagner des chœurs plus petits, on peut choisir un petit ensemble de musique ou même un quatuor.


 

Aujourd'hui je m'en tiendrai uniquement à la première pièce (la seule que j'ai étudiée pour l'instant) qui ouvre l'oeuvre, à savoir le KYRIE.

Le Kyrie, dans la messe, est une prière liturgique où l'on invoque la miséricorde de Dieu, en latin "Kyrie, eleison; Christe, eleison; Kyrie, eleison", ce qui se traduit par "Seigneur, prends pitié; Christ, prends pitié; Seigneur, prends pitié". La partie "Kyrie, eleison" est d'origine grecque et signifie littéralement "Seigneur, aie pitié".

Le Kyrie est une prière d'humilité et de supplication, où l'on reconnaît sa propre fragilité et on demande la miséricorde divine.

Passons à l'écoute tout d'abord de la version avec orchestre, assez grandiose, qui finit à 2 min 45 secondes sur la vidéo ci-dessous.

Voici une autre interprétation datant de 2024.

Nous, avec notre chorale, nous la chanterons accompagnés à l'orgue, donc ça ressemblera plutôt à ceci.

J'ai découvert cette partition il y a quelques jours mais j'ai aussitôt pensé à l'hymne des Pays-Bas car, bien que les 2 pièces n'ont musicalement parlant rien à voir il y a, je trouve, dans les 2 cas, un aspect solennel et assez martial qui n'existe pas dans les autres kyrie que j'ai chantés.

Bref, il y a dans cette composition, à mon sens (mais peut-être que je me trompe),  une "dutch touch".

Voici ci-dessous l'hymne des Pays-Bas pour illustrer mon propos. Un hymne qui est un de mes préférés, par ailleurs.

Je n'ai pas encore écouté le reste de la messe que j'étudierai dans les jours et semaines qui viennent. 

Donc j'espère que cette oeuvre me réservera d'autres belles surprises. A suivre donc...

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #musique sacrée, #chant, #choeur, #orchestre, #chorale, #liturgie, #Pays-Bas, #messe, #Culture

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Publié le 23 Juin 2025

Bonjour les amis,

Samedi dernier nous étions avec mon groupe vocal CADENZA à Carcaixent (sud-est de l'Espagne) pour célébrer une rencontre avec le groupe choral de cette ville.

Parmi les pièces interprétées par nos amis de Carcaixent il y en avait une qui a particulièrement retenue mon attention.

Il s'agit du  LAUDATE NOMEN DOMINI de Christopher Tye (1505-1573).

Ce motet de la Renaissance Anglaise est inspiré par le psaume 113 de la Bible quand Israël sortit d'Egypte.

Les Actes des Apôtres furent traduits en anglais et dédiés à l'excellente Majesté le Roi Edouard VI par Christofer Tye, docteur en musique et l'un des gentilshommes de sa très honorable chapelle. Ce texte datant de 1553 comprend des notes pour chaque chapitre, permettant de chanter et de jouer du luth, indispensable aux étudiants après leurs études et à tous les chrétiens qui ne peuvent pas chanter, pour lire les récits pieux et glorieux de la vie du Christ et de ses apôtres.

Christopher Tye avait composé Laudate nomen Domini dans une forme versifiée en anglais.
Le Laudate nomen Domini de Christopher Tye présenté en latin est donc probablement un contrafactum  qui remonte au XIXe siècle.

Voici le texte latin ainsi qu'une traduction française.

« Laudate nomen Domini, vos servi Domini; ab ortu solis usque ad occasum ejus.
Decreta Dei justa sunt, et cor exhilarant: laudate Deum principes et omnes populi.»

« Louez le nom du Seigneur, serviteurs du Seigneur, du lever au coucher du soleil. Les décrets de Dieu sont justes, ils réjouissent le cœur. Louez Dieu, princes et tous les peuples. »

La pièce est divisée en trois sections principales, qui correspondent aux versets du psaume :
1. « Louez le nom de Dieu » :
Cela commence par une invocation à la louange, avec des voix entrant ensuite de manière décalée, créant un sentiment d'expansion et de grandeur.
2. « votre service, domini » :
Il se concentre sur la relation entre Dieu et ses serviteurs, avec un caractère plus intime et contemplatif.
3. « La Decreta Dei justa sunt » :
Il met l’accent sur la justice des commandements de Dieu, avec une texture plus ferme et un sens de l’autorité.
La pièce culmine avec une reprise du thème d'ouverture, « Laudate Nomen Domini », renforçant l'idée centrale de louange. L'œuvre de Tye se distingue par sa capacité à allier technique contrapuntique et expressivité musicale, créant une pièce à la fois stimulante intellectuellement et riche en émotions.
En bref, « Laudate Nomen Domini » de Christopher Tye est une pièce chorale polyphonique qui exprime la louange à Dieu à travers une structure musicale complexe et riche en harmonies.

Je vous propose deux vidéos et dans la première on entend le motet en suivant la partition, ce qui permet de bien se rendre compte de chaque ligne mélodique différente pour les 4 voix ( système SATB-sopranos-altos-ténors-basses).  On voit bien qu'à l'introduction les 4 voix chantent le même texte au même moment (mais avec 4 lignes mélodiques différentes) et puis ensuite il y a aussi des décalages du texte entre les voix. 

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #Musique sacrée, #Chant choral, #Motet, #Psaume, #Choeur

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Publié le 16 Juin 2025

Bonjour les amis,

Mon groupe musical polyphonique CADENZA a participé dimanche dernier avec 3 autres choeurs à la XXII ème journée du chant Choral à Valencia, une journée organisée par la fédération des choeurs de la communauté valencienne (Fecocova).

Cette rencontre s'est réalisée dans la salle ALPHONSE LE MAGNANIME de Valencia.

Il s'agit de la chapelle désacralisée de ce qui était autrefois un centre de soins datant de la première moitié du XIXe siècle. Conçu par l'architecte Joaquín María Belda Ibáñez, elle a été décorée principalement par le peintre et sculpteur Antonio Cortina Farinós.

La chapelle est plus grande que de nombreuses églises valenciennes. Elle comprend une large nef centrale et deux nefs latérales dotées de larges balcons et de longues travées à balustrades, d'où les enfants hébergés à l'orphelinat assistaient aux offices religieux.

Les visiteurs sont surpris par sa structure, avec son toit plat et richement décoré, semblable à celui des anciennes basiliques Saint-Jean-de-Latran, Sainte-Marie-Majeure et Saint-Paul-hors-les-Murs à Rome.

Sur le plan architectural, Joaquín María Belda a combiné des éléments de différents styles architecturaux dans une décoration distinctive et éclectique, créant une impression générale de médiévalisme, conforme à sa classification de néo-byzantin. Il s'inscrivait dans la lignée du nouvel art religieux promu en France par Théophile Gautier et mis en œuvre par Léon Vaudoyer dans la cathédrale néo-byzantine de Marseille (1856-1893).

Voici quelques photos de cette magnifique chapelle.

A ce soleil errant...
A ce soleil errant...
A ce soleil errant...
A ce soleil errant...
A ce soleil errant...
A ce soleil errant...

Ci-dessous une photo de certains des membres de mon groupe choral une demie heure avant d'entrer sur scène, attendant sagement dehors dans un des "patios" qui entourent la chapelle, suivie d'une autre photo durant notre prestation.

Derrière nous, un ficus probablement centenaire...

Derrière nous, un ficus probablement centenaire...

Groupe CADENZA sous la direction de Silvia Peña

Groupe CADENZA sous la direction de Silvia Peña

Hier j'ai découvert grâce aux 3 autres choeurs qui participaient à cette rencontre  des pièces assez sublimes que je ne connaissais pas. Chacune d'entre elles mériterait un article et je reviendrai plus tard sur certaines de ces pièces. Aujourd'hui je vous parlerai de la première des oeuvres que j'ai découverte hier et qui nous fut présentée par le Choeur TUTTI VOCI de Vila-Real qui nous a interprété une pièce baroque péruvienne datant de l'époque durant laquelle le Pérou faisait partie des colonies espagnoles.

Il s'agit de A ESTE SOL PEREGRINO (à ce soleil errant) composé par l'espagnol Thomás de Torrejón y Velasco (1644-1728).

Cette œuvre issue des célébrations de Saint-Pierre et de son lien avec la danse, est rapide, rythmée et assez enjouée !

En fait c'est une oeuvre qui tend des ponts entre deux cultures très éloignées: celle des indigènes incas qui adoraient leur astre solaire et celle des chrétiens qui vouaient une adoration à leur propre culte monothéiste. C'est une pièce musicale qui concilie le paganisme des incas avec le monothéisme des catholiques.

Et tout ça dans le bonheur et la joie de vivre, loin des cultes de souffrances et de pénitence chrétiens.

Aujourd'hui on dirait de cette oeuvre qu'elle est assez jouissive !

Je vous adjoins les paroles originales (en espagnol ancien), suivies d'une traduction française et d'un lien vidéo que j'ai sélectionné.

A este sol peregrino cántale glorias zagalejo
y con gusto y donaire, con gozo y contento,
cántale que del orbe dora las cumbres zagalejo.
Y pues vivea sus rayos goce sus luces.
Divino Pedro tus glorias hoy acobardan mi voz
Que no dejar registrarse supone la luz mayor.
De Oriente a Oriente camina tu soberano esplendor
Que aun el ocaso es principio donde siempre nace el sol.
Tus pasos veneran estampas quien no sin asombro vio
Que siendo ejemplo no déjà posible la imitación.
Hoy, pues, en tu patrocinio espera la adoración
Que te merezco esta casa ser empleo de su amor.

À ce soleil errant, chante des gloires, jeune homme.
Avec passion et grâce, avec joie et contentement, chante pour lui, jeune homme.
Cet orbe doré illumine les cieux, jeune homme.
Et puis vis dans ses rayons, prends plaisir à sa lumière.
Divin Pierre, tes gloires apaisent aujourd'hui ma voix,
accablée par la grande lumière.
D'Est en Est, ta gloire majestueuse voyage,
de sorte que chaque crépuscule est le début de la nouvelle naissance du soleil.
Aujourd'hui, sous ta protection, l'adoration m'attend,
que je mérite de te recevoir dans cette maison et d'être l'outil pour ton amour.

Vous trouverez des dizaines d'interprétations sur youtube, par ailleurs assez différentes, mais celle de ce groupe vocal allemand que j'ai choisie est particulièrement réussie.

Nous avons terminé ces rencontres chorales d'hier avec un chant commun dont je vous avais déjà parlé précédemment. Il s'agit de AY LINDA AMIGA !

Votre serviteur juste après l'interprétation de AY LINDA AMIGA.

Votre serviteur juste après l'interprétation de AY LINDA AMIGA.

Mis à part le fait d'offrir au public un programme de qualité, ces manifestations comme celle d'hier possèdent l'énorme mérite de permettre des rencontres humaines et artistiques enrichissantes entre choristes des 4 coins de la région, de nous ouvrir au monde choral qui est très divers, de partager des expériences et aussi d'apprendre des autres. En plus, la journée d'hier m'a permis de découvrir une ex-chapelle formant partie du patrimoine historique et artistique de ma région. Chanter dans un tel endroit c'était vraiment la cerise sur le gâteau.

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Publié le 9 Juin 2025

Bonjour les amis,

Mon billet d'aujourd'hui est la suite (et aussi le dernier) des 4 précédents que j'avais déjà consacrés à notre projet participatif choral dont le but était d'offrir une représentation du STABAT MATER de Karl Jenkins le 8 juin à Pedreguer, une ville située dans le sud-est de l'Espagne.

https://alea-jacta-est-ex-posteur.over-blog.com/2025/01/premiere-repetition-du-stabat-mater-de-karl-jenkins.html

https://alea-jacta-est-ex-posteur.over-blog.com/2025/04/sancta-mater.html

https://alea-jacta-est-ex-posteur.over-blog.com/search/life%20weeping/

https://alea-jacta-est-ex-posteur.over-blog.com/2025/05/lament.html

Cet article peut se lire bien évidemment indépendamment des 4 précédents.

Donc voila, hier c'était le grand jour tant attendu, et la veille nous avions fait une dernière répétition générale pour peaufiner les derniers détails et bien assurer les passages importants de l'oeuvre.

On nous a donné les dernières recommandations techniques pour bien gérer la voix et ne pas s'époumonner. Le STABAT MATER de Jenkins est avant tout une oeuvre pour choeur dans laquelle les chanteurs doivent tenir parfois des notes pendant 5 mesures, ce qui suppose une vraie maîtrise, un vrai contrôle de la respiration qui ne s'improvise pas.

Mais en général, la veille d'un concert important, ce qui reste à gérer c'est l'excès d'envie de bien faire et le trop-plein d'émotions.

Cette énorme envie a fait que j'ai vraiment eu du mal à trouver le sommeil la nuit précédent le concert, ce qui est un peu le comble : il ne s'agit pas d'arriver déjà épuisé avant même que ne se donne la représentation. C'est tout le contraire qui est nécessaire : il faut arriver en pleine forme, prêt à tout donner et à lâcher toute la sauce dans les moments forts et épiques de l'oeuvre, notamment le nº 5 SANCTA MATER et le nº 12 PARADISI GLORIA.

C'est une situation émotionnelle que connaissent bien tous les sportifs qui doivent jouer la grande finale de leur vie.

Ayant donc passé une mauvaise nuit du samedi au dimanche, je me suis partiellement récupéré hier en m'imposant une bonne sieste durant l'après-midi. Et puis durant cette dernière journée j'ai évité de me disperser avec l'entourage et les obligations quotidiennes.

On entre dans l'oeuvre bien avant son éxécution. Le STABAT MATER nous raconte l'épisode le plus tragique de toute la liturgie chrétienne avec la crucifixion du Christ. Donc il faut se situer avant de chanter et croire en son rôle dès la première seconde de l'interprétation comme le ferait n'importe quel bon acteur.

Voici quelques brefs extraits de notre concert auxquels vous pourrez accéder si vous êtes abonnés à Facebook:

SANCTA MATER

https://www.facebook.com/526629448/videos/pcb.10162662411044449/1222821599504832

VIRGO VIRGINUM

https://www.facebook.com/526629448/videos/pcb.10162662411044449/9706862069422142

PARADISI GLORIA...entrée des femmes

https://www.facebook.com/526629448/videos/pcb.10162662411044449/1844841076088190

PARADISI GLORIA...avec un amen très dynamique.

https://www.facebook.com/526629448/videos/pcb.10162662411044449/2528883730798426

MONTAGE de 6 minutes qui mêle plusieurs numéros de l'oeuvre.

https://www.facebook.com/watch/?v=723788540205934&rdid=YxYj66upZimbamK6

Le bis avec une pièce qui n'a rien à voir avec la musique sacrée, le ADIEMUS, toujours de Karl Jenkins.

https://www.facebook.com/526629448/videos/pcb.10162662411044449/1395463395098498

Beaucoup d'émotions et d'adrénaline pour le STABAT MATER de Karl Jenkins.
Beaucoup d'émotions et d'adrénaline pour le STABAT MATER de Karl Jenkins.
Beaucoup d'émotions et d'adrénaline pour le STABAT MATER de Karl Jenkins.
Beaucoup d'émotions et d'adrénaline pour le STABAT MATER de Karl Jenkins.
Beaucoup d'émotions et d'adrénaline pour le STABAT MATER de Karl Jenkins.

L'église était pleine à craquer et le public a accueilli l'oeuve avec un grand enthousiasme et après le concert beaucoup sont venus nous témoigner avec chaleur leurs vives émotions.

Beaucoup d'effusions et de moments partagés après le concert  donc, avec les musiciens, avec les autres chanteurs, avec les proches, la famille,  les amis et les connaissances venues nous écouter .

Quant je suis rentré plus tard à la maison j'étais littéralement et complètement rin-cé, avec l'impression d'avoir vécu un moment unique de ma vie, d'une intensité incroyable, un moment qui me marquera à jamais et que j'emporterai au ciel. Je chante toute l'année mais des moments pareils je peux les compter sur les doigts de la main.

Et puis il y a inévitablement de la tristesse quand un  projet d'une telle envergure artistique se conclut. Seule consolation : l'an prochain il y aura un nouveau projet que j'espère aussi enthousiasmant. 

C'est l'heure de remercier ceux qui ont organisé ce STABAT MATER et ceux qui y ont participé : les musiciens, les chanteurs et surtout Jaume Morell notre grand chef d'orchestre et directeur de chant, génial, inspiré, charismatique et qui a porté ce projet à bout de bras en veillant au moindre détail.

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #Musique sacrée, #chant, #choeur, #stabat mater, #Karl Jenkins, #Espagne

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Publié le 1 Juin 2025

Bonjour les amis,

Mon billet d'aujourd'hui est la suite des 3 précédents que j'avais déjà consacrés à notre projet participatif choral dont le but est d'offrir une représentation du STABAT MATER de Karl Jenkins le 8 juin prochain à Pedreguer, une ville située dans le sud-est de l'Espagne.

https://alea-jacta-est-ex-posteur.over-blog.com/2025/01/premiere-repetition-du-stabat-mater-de-karl-jenkins.html

https://alea-jacta-est-ex-posteur.over-blog.com/2025/04/sancta-mater.html

https://alea-jacta-est-ex-posteur.over-blog.com/search/life%20weeping/

Cet article peut se lire bien évidemment indépendamment des 3 précédents.

Donc hier matin nous avons fait notre première répétition générale avec l'ensemble des musiciens professionnels et la soliste.

A gauche près de l'organiste Josep Giner la soliste Carla Mayer

A gauche près de l'organiste Josep Giner la soliste Carla Mayer

Incantation...
Incantation...

La mise en place d'une oeuvre comme le STABAT MATER c'est comme un grand puzzle dont on assemble les éléments constitutifs.

L'orgue de l'église de Pedreguer fait partie du catalogue des meilleurs instruments d'Espagne et nous pouvons compter avec le talent de l'excellent organiste Josep Vincent Giner que nous connaissons bien pour des participations antérieures.

De même que nous connaisons les autres musiciens dont certains font partie de la OMA dont je vous parlais la semaine dernière.

Mais hier la grande attente pour le groupe choral c'était surtout de répéter avec la soliste (mezzo soprano) qui doit intervenir 5 ou 6 fois durant l'oeuvre.

Elle s'appelle Carla Mayer et c'est une artiste de notre région que j'avais déjà entendue par le passé.

Carla Mayer (mezzo soprano)

Carla Mayer (mezzo soprano)

Sa première intervention dans l'oeuvre de Jenkins est une incantation qui techniquement est plutôt difficile, et dès le départ Carla nous a tous bluffé, à tel point qu'à la fin de sa première prestation tout le monde l'a applaudie y compris les musicos professionnels (c'est dire !). Ecoutez par exemple certains passages à partir de 1 minute sur la vidéo ci-dessous.

https://www.youtube.com/watch?v=EQboeHuvxFY

Carla Mayer a merveilleusement interprété également cette lamentation basée sur un poème de Carol Barratt.

Feeling all the grief and sorrow
We live life with shadows in our hearts and minds,
with tears that wait to fall when sorrow in the world is more than we can truly bear.
We hear the cries of children,
we see death cast shadows on their hearts and minds,
as mothers in their grief stand crying,
weeping, weeping, crying, crying,
weeping, weeping for this world.
On our bed of thorns such sorrow must surely end,
our tears can wash away the sins of the world, no more crying, weeping, weeping, crying, crying, weeping, weeping in this world, this world.

Voici la traduction automatique Google:

Ressentant toute la douleur et le chagrin
Nous vivons avec des ombres dans nos cœurs et nos esprits,
avec des larmes qui n'attendent que de couler lorsque la tristesse du monde dépasse notre capacité à supporter.
Nous entendons les cris des enfants,
nous voyons la mort projeter des ombres sur leurs cœurs et leurs esprits,
tandis que les mères, dans leur chagrin, pleurent,
pleurent pour ce monde.
Sur notre lit d'épines, une telle douleur doit sûrement prendre fin,
nos larmes peuvent laver les péchés du monde, plus de pleurs, de pleurs dans ce monde, ce monde.

https://www.youtube.com/watch?v=2OxEqha0Oxg&t=139s

 

Et puis il y a les moments où la soliste chante l'introduction de la pièce avant que le choeur ne prenne le relais.

On espérait beaucoup, par exemple, de l'intro de l'AVE VERUM, et là encore Carla Mayer nous a comblé...Et quand on est entré après son intervention on s'est tous sentis particulièrement boostés.

https://www.youtube.com/watch?v=Kk63eX9hxIY

Cette sixième répétition s'est donc terminée dans une ambiance assez euphorique. 

Il ne reste plus qu'une dernière répétition générale samedi prochain et nous sommes donc à une semaine de notre grand rendez-vous avec le public et la tension monte, monte, monte...Je vais vivre les jours qui viennent avec beaucoup d'intensité, en étant sur un petit nuage.

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #Musique, #musique sacrée, #chant, #chant choral, #Choeur, #Karl Jenkins, #Stabat Mater, #Espagne

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