jazz

Publié le 16 Novembre 2025

Bonjour les amis,

Hier soir j'ai pu assister dans la magnifique salle du Palais d'Altea à un grand spectacle musical intitulé INTRUSO offert par le très charismatique (euphémisme) violoniste libanais d'origine arménienne ARA MALIKIAN, un artiste surdoué, un virtuose aux milles facettes.

Une soirée qui fut composée de deux parties: une première avec des compositions propres de l'artiste et une deuxième dans laquelle il proposait des versions personnelles et revisitées de thèmes connus.

Je ne pouvais bien évidemment pas filmer mais j'ai eu la bonne surprise de trouver ce matin sur youtube des extraits du spectacle d'hier soir lors du concert que Malikian avait donné en Octobre dernier en Colombie étant donné que la tournée de INTRUSO est internationale.

Les voici donc ci-dessous.

 

KARMA a été pour mois l'un des moments les plus magiques de la soirée. Littéralement envoûté par le climat magnétique de cette pièce, mon esprit s'est senti emporté loin, très loin...

Reprise au violon d'un thème de Piazzolla.

Autre reprise, mais cette fois-ci avec un thème du guitariste espagnol Paco de Lucia.

Ici Malikian reprend le fameux Caprice nº 24 de Paganini tel qu'il a été composé puis le fait voyager vers d'autres pays, d'autres rythmes, d'autres musiques...

NANA ARRUGADA fut la pièce qui termina le spectacle.

Ce fut une soirée assez merveilleuse durant laquelle Malikian donnait entre deux morceaux des explications assez savoureuses sur les pièces interprétées, avec un humour volontairement candide inspiré par ses origines améniennes, et aussi un humour très non-sense à la manière des britanniques. Il parle très bien l'espagnol car il vit désormais à Madrid et son épouse avec qui il a eu un enfant est espagnole.

MALIKIAN est un artiste qui a eu un parcours assez improbable avant de devenir le premier violon de l'orchestre philarmonique de Madrid, puis ensuite de commencer une carrière professionnelle personnelle.

La fiche wikipedia vous en dira plus:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ara_Malikian

Malikian a eu une histoire personnelle très atypique, à la croisée de mille chemins, avec des débuts très compliqués, assez dramatiques. Un documentaire lui a été consacré qui a reçu le prix GOYA équivalent espagnol de l'Oscar américain ou du César français.

Voici la bande-annonce de ce documentaire qui retrace tout son parcours et dans lequel il parle de la guerre durant son enfance au Liban. il s'intitule ARA MALIKIAN, UNA VIDA ENTRE LAS CUERDAS ( Ara Malikian, une vie entre les cordes).

 

Nota Bene: La tournée INTRUSO WORLD TOUR d'Ara Malikian passera en France en mars 2026 avec des concerts prévus à Grenoble, Tours, Paris, Caluire et Cuire, Clermont-Ferrand, Toulouse, Montpellier et Marseille.

Dates et lieux de la tournée
13 mars 2026 : Grenoble, Le Summum
16 mars 2026 : Tours, Palais des Congrès
17 mars 2026 : Paris, Le Grand Rex
18 mars 2026 : Caluire et Cuire, Radiant-Bellevue
20 mars 2026 : Clermont-Ferrand, Maison de la Culture
21 mars 2026 : Toulouse, Altigone
22 mars 2026 : Montpellier, Le Corum
23 mars 2026 : Marseille, Le Cepac Silo

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Publié le 14 Avril 2025

Bonjour les amis,

Le festival de musique sacrée de Rafol d'Almunia (sud-est de l'Espagne) s'est terminé hier soir avec un concert dédié au compositeur anglais Will Todd, né en 1970. Au programme il y avait, entre autres, son MASS IN BLUE, une messe qui contenait les 7 mouvements traditionnels de toute messe mais composée dans un style jazz. Le texte est conservé en latin et donc, Todd fait swinguer cette langue.

MASS IN BLUE est une oeuvre très riche, dense, qui parcourt de nombreux styles bien différenciés de l'univers musical du jazz.

Je ne suis pas (loin s'en faut) un spécialiste de ce genre musical et je préfère vous livrer une traduction  de l'anglais des explications assez détaillées faites par l'éditeur discographique de Will Todd.

Écrite en 2003 en réponse à une commande de David Temple et du Hertfordshire Chorus, et créée initialement sous le titre Jazz Mass, la Mass in Blue de Will Todd est un brillant mélange de grooves jazz entraînants et d'écriture chorale claire et puissante, sur laquelle le piano solo et la voix de soprano solo tissent et se fondent dans une délicieuse tapisserie sonore. L'œuvre reflète non seulement l'amour du compositeur pour le jazz et son admiration pour les interprètes de jazz, mais aussi sa propre expérience d'improvisateur. Elle permet également à Todd d'exploiter ses vastes talents choraux, qu'il déploie avec tant d'efficacité dans des œuvres telles que les oratorios The Burning Road (op. 10) et Saint Cuthbert (op. 7) ou l'écriture chorale de son opéra The Blackened Man. C'est une œuvre pleine d'assurance, écrite par un compositeur qui comprend et s'adapte au langage du jazz, utilisant librement la séquence blues de 12 mesures (fondamentale dans le développement du jazz) ainsi que des processus harmoniques plus complexes.

Le Kyrie s'ouvre sur une cadence énergique pour la section trio, qui s'inscrit dans le premier tempo de l'œuvre. C'est là que se fait entendre la première entrée vocale, un thème bluesy rappelant les negro spirituals, parfaitement adapté au texte « Kyrie eleison » (« Seigneur, aie pitié »). Progressivement, d'autres lignes rejoignent la mélodie initiale jusqu'à ce que le chœur au complet chante. Passant à la sous-dominante (si bémol), le chœur s'extasie sur « Christe eleison » (« Christ, aie pitié »). À mesure que la musique s'atténue, la soprano entre dans une mélodie mélancolique, aux accents fortement improvisés, qui se construit sur le retour de la tonalité originale de fa mineur. La musique du « Kyrie eleison » initial est reprise, le soliste s'imbriquant autour des lignes vocales dans une démonstration de virtuosité. Le mouvement ralentit et se termine sur un accord de fa mineur onzième envoûtant.

Le Gloria est lancé par une fanfare de cuivres qui ponctue tout le mouvement. Dès l'entrée du chœur, une rythmique entraînante s'installe, la section des cuivres apportant une couleur particulière. Dans la section centrale du Gloria, une mesure pulsée à 5/8 s'installe, qui monte progressivement jusqu'à une récapitulation du matériau d'ouverture concluant le mouvement.

Le Credo met en scène la soprano dans un blues coloré de 12 mesures en 12/8. L'atmosphère gospel est forte, le chœur reprenant les paroles du soliste et fredonnant une douce harmonie d'accompagnement. Toujours en trois sections, la première partie blues cède la place à une section plus sombre au « Crucifixus », et après « Et sepultus est » (« et il fut enterré »), un solo de piano entraîne l'orchestre dans une représentation éclatante du moment de la résurrection. Le « Et resurrexit » est réglé avec un swing rapide et brûlant qui finit par revenir au 12/8 alors que le mouvement se construit vers un point culminant palpitant.

Comme le Gloria, le Sanctus est écrit pour chœur et orchestre sans soliste. C'est une belle ballade lente, initialement jouée au piano, où les instruments à vent, notamment le saxophone soprano, sont mis à l'honneur. Ce mouvement offre un moment de tranquillité et de réflexion bienvenu après l'énergie des trois mouvements précédents.

Le Benedictus débute par un solo de contrebasse, sur lequel le chœur chante un thème qui se construit à partir des basses jusqu'aux autres voix. Cette musique est progressivement envahie par un nouveau rythme plus entraînant, et la voix solo reprend sa place dans la texture. Ce riff funky prend peu à peu le dessus, et la musique émerge dans une puissante section « Hosanna », avec des cuivres percutants et une sonorité chorale jubilatoire.

 

L'Agnus Dei naît des échos mourants de l'« Hosanna » avec une ballade soprano envoûtante accompagnée au piano. Dans le maestoso émouvant qui suit, on retrouve les thèmes principaux de l'œuvre sur des fanfares de trompettes aiguës et des accords de trombone puissants. Une fois de plus, l'harmonie blues puissante de 12 mesures soutient la texture. Une entrée en force du chœur, culminant en une douce section en la mineur, où des lignes chorales complexes se tissent sur une structure d'accords simple et répétée. Après une nouvelle montée en puissance, cette fois avec le chœur, la musique revient au thème initial de la ballade, la soprano étant maintenant accompagnée par un chœur et des cuivres discrets. Ce mouvement substantiel est plus que magnifique : douloureux, plaintif, un appel à la miséricorde et une prière pour la paix. Traditionnellement, la messe se termine ici, mais, dans un autre coup de maître dramatique, Will Todd laisse les altos suspendus à un mi doux après le dernier accord de l'Agnus Dei. L'attente grandit tandis que les sopranos récapitulent doucement le thème du Credo. La musique monte progressivement avec l'entrée du soliste, puis celle des ténors et des basses. Soudain, le rythme entraînant à 12/8 du Credo propulse la musique tandis que le chœur chante « Et expecto resurrectionem » (« Nous attendons la résurrection »), et la musique revient à la tonalité initiale, en fa mineur. Les accords finaux emphatiques de l'œuvre laissent l'auditeur non pas dans une contemplation silencieuse, mais propulsé dans la louange et la foi. Credo ! Amen !

Passons à l'écoute maintenant. Notez que l'Agnus Dei final est vraiment assez époustouflant. 

Voici les moments où apparaissent sur la vidéo chacun des 7 mouvements de cette messe.

0:12 - Kyrie
6:59 - Gloria
10:40 - Credo
20:49 - Sanctus
26:55 - Benedictus
32:00 - Agnus Dei

https://www.youtube.com/watch?v=2zYjXRJcAVE

C'est le choeur de la Rectoria qui a interprété hier soir cette oeuvre magistrale. J'en ai été assez ébloui et je félicite l'ensemble du choeur, tous les musicos qui étaient très en forme, Jaime Morell le chef d'orchestre très énergique et enfin la soliste Eva Olivencia pour sa prestation incandescente qui nous a coupé le souffle...Littéralement !

Choeur de la Rectoria sous la direction de Jaime Morell

Choeur de la Rectoria sous la direction de Jaime Morell

Si vous êtes abonnés à facebook, voici deux extraits du concert d'hier.

PS: Eva Olivencia n'apparaît malheureusement pas dans les extraits du concert d'hier soir donc je me permets de vous présenter sa voix sur le lien ci-dessous.

https://www.youtube.com/watch?v=7V3vKbkNnd8

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #Musique sacrée, #Chant, #Choeur, #Jazz, #Eva Olivencia, #Messe, #latin, #Chorale

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Publié le 12 Novembre 2024

Bonjour les amis,

Maurane aurait eu 64 ans aujourd'hui si un destin cruel ne nous l'avait pas arrachée...

Je l'avais entendue pour la première fois lors de la reprise des UNS CONTRE LES AUTRES  de STARMANIA.

Je pensais que la version originale sublime de Fabienne Thibeault était définitive mais celle de Maurane m'avait carrément subjugué, avec un timbre de velours qui s'impose également dans le registre grave. Une voix profonde et magnétique venue du plat pays, une voix en or.

https://www.youtube.com/watch?v=bNMp30aTx9Y

 

 

J'ai choisi parmi toutes les chansons qu'elle a interprétées TOUT POUR UN SEUL HOMME, une chanson dans laquelle elle donne la pleine mesure de son grand talent.

https://www.youtube.com/watch?v=PaOzOvJ_tuI

Dans cette chanson la voix de Maurane m'électrise et j'attrape la chair de poule à 55 secondes quand il y a une montée musicale bien amenée avec une belle attaque de la guitare basse qui commence juste avant qu'elle ne dise "Est-ce que tu m'aimes, est-ce que tu joues?..."

Et puis ensuite quand elle chante "J'aimerais tant que tu me donnes..." ça résonne en moi et j'ai envie de lui répondre " J'aurais tant aimé que tu continues à nous donner"...à nous donner de ta mélancolie, de tes désillusions, de tes souffrances, de ta force, de ton rire, de ton humour et de ton amour aussi.

J'aimerais tant que tu me donnes...

Les paroles de TOUT POUR UN SEUL HOMME sont sur ce lien.

https://www.paroles.net/maurane/paroles-tout-pour-un-seul-homme

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #musique, #Maurane, #Chanson française, #Jazz, #Chanson

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Publié le 18 Octobre 2024

Bonjour les amis,

J'ai souvent l'occasion de vous faire part de mon émerveillement sans cesse renouvelé quand j'entends des chants bien harmonisés à 4 voix.

Je ne résiste pas aujourd'hui  au plaisir de partager avec vous une brève démonstration de Mary Anne Muglia qui illustre bien la magie du travail choral.

Dans l'extrait que je vous propose on entend successivement 3 voix qui se superposent et qui forment l'accompagnement: d'abord alto 1, puis alto 2, puis soprano 2 mais c'est quand apparaît la 4ème voix à 57 secondes qu'on entend enfin la mélodie merveilleusement enrichie par les 3 voix précédentes.

https://www.youtube.com/watch?v=6e2eXzEBT58

Avouez que c'est magique, non ? Tout simplement exquis, très subtil, savoureux ...un vrai caviar !...

Alors ce bref extrait m'a tellement bien plu que j'ai recherché sur le net un enregistrement complet en système SATB (soprano-alto-ténor-basse) et j'ai trouvé celui-ci en SAB (soprano-alto-basse), que je mets en lien ci-dessous, qui n'est pas mal et que j'espère pouvoir chanter un jour avec ma propre chorale.

https://www.youtube.com/watch?v=6RDMtkQcz7w

Je profite de ce court billet pour vous remettre en mémoire une très belle version d'anthologie enregistrée par THE PAPAS & THE MAMAS avec la voix merveilleuse de Cass Elliot.

https://www.youtube.com/watch?v=v8I5vDewcZo

Je terminerai mon billet du jour avec une prestation scénique très réussie dans laquelle 4 chanteuses talentueuses ajoutent une belle pincée d'humour...

https://www.youtube.com/watch?v=hbaHV4CFRgc

Lien d'intérêt sur ce standard de jazz qui fut créé en 1931 par Fabian Andre et Wilbur Schwandt.    

https://fr.wikipedia.org/wiki/Dream_a_Little_Dream_of_Me

Sur cet autre lien vous trouverez les paroles originales anglaises ainsi que leur traduction en français...des paroles pleines de magie et de charme.

https://www.lacoccinelle.net/249307-the-mamas-and-the-papas-dream-a-little-dream-of-me.html

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Publié le 13 Mars 2024

Bonjour les amis,

"Bésame mucho" est une chanson de variété écrite et composée dans les années 1930 par la pianiste mexicaine Consuelo Velázquez d'après une aria d'Enrique Granados. Ce boléro en do mineur est devenu la chanson en espagnol la plus reprise du xxe siècle.

Cette chanson est devenue un standard repris par tellement d'artistes que je pourrais difficilement en faire la liste complète: Lucho Gatica,​ Il Divo,​ Luis Miguel,​ Richard Clayderman,​ Soda Stereo,​ Thalía ,​ Tomatito,​ Zoé,​ Sara Montiel,​​ Isabel Pantoja, Dalida (pour la France), les Beatles (pour le Royaume-Uni), etc...etc...etc...

 

Commençons par une version d'anthologie très rétro, au charme suranné, celle de Lucho Gatica que j'ai accompagné du texte espagnol traduit en français.

https://www.youtube.com/watch?v=VEzOD4jvhJU

Besame, besame mucho,
Embrasse-moi, embrasse-moi beaucoup,
Como si fuera esta noche la ùltima vez,
Comme si cette nuit était la dernière fois,
Besame, besame mucho,
Embrasse-moi, embrasse-moi beaucoup,
Que tengo miedo perderte,
Car j'ai peur de te perdre,
Perderte otra vez.
De te perdre une nouvelle fois.

Quiero tenerte muy
Je veux t'avoir
Cerca, mirarme en tus
Me voir dans tes yeux
Ojos, verte junto a mì,
Te voir à côté de moi,
Piensa que tal vez
Pense que peut-être demain
Mañana yo ya estaré
Je serai déjà loin,
Lejos, muy lejos de ti.
Très loin de toi.

Besame, besame mucho,
Embrasse-moi, embrasse-moi beaucoup,
Como si fuera esta noche la ùltima vez,
Comme si cette nuit était la dernière fois,
Besame mucho,
Embrasse-moi beaucoup,
Que tengo miedo perderte,
Car j'ai peur de te perdre,
Perderte después.
Te perdre après.

Mais quand je dis que cette chanson est devenue un standard c'est aussi parce qu'elle a été réadaptée dans d'autres styles musicaux très éloignés comme le Jazz ou la Bossa nova.

Voici une version française très réussie de style jazz tzigane magnifiquement interprétée par Tatiana Eva-Marie.

https://www.youtube.com/watch?v=-uYVnqOdr9s

Il existe plein d'autres reprises de musiciens de jazz dans des styles plus "free", plus libres, avec de longues digressions instrumentales qui s'éloignent du thème initial.

Mais j'en viens maintenant au thème de mon billet.

Notre groupe choral CADENZA va interpréter une version à cappella de BESAME MUCHO lors de notre prochain concert de printemps. Ce sera une version à 4 voix (soprano-alto-ténor-basse) mais en fait il y aura plus de 4 voix car parfois les sopranos se scindent elles-mêmes en 2 groupes (mezzo sopranos et sopranos).

Dans un arrangement à cappella c'est le choeur qui fait tout, la mélodie et l'accompagnement. 

La mélodie peut-être chantée par l'une des cordes (c'est souvent les sopranos ou les ténors) mais dans certains arrangements très travaillés la ligne mélodique passe souvent  d'une corde à l'autre: les cordes se répondent ou se passent le relais. D'autres voix reprennent le thème en écho ou de manière décalée. C'est tout un Art.

Notre directrice de chant Silvia a choisi pour nous l'arrangement de José Galván qui propose des harmonies riches et assez recherchées. Dans cet arrangement la mélodie passe des sopranos aux ténors. Les basses interviennent parfois en écho.

Voici cet arrangement interprété par un choeur polonais qui possède un excellent niveau technique, notamment en ce qui concerne le timbre des voix. Ils sont vraiment épatants et pour nous, choristes amateurs, ils sont un merveilleux exemple de ce vers quoi nous devons tendre.

https://www.youtube.com/watch?v=ba-KMr2vWJg

Moi je suis basse et dans cet arrangement de José Galván notre corde intervient parfois en contrechant (ligne mélodique qui est un contrepoint de la ligne mélodique principale que tout le monde connaît par coeur), parfois en écho (quand nous chantons "que tengo miedo " à 32 secondes sur la vidéo). Nous intervenons aussi parfois comme l'équivalent vocal d'une contrebasse (en faisant des TOUMS) et aussi comme l'équivalent de la double cymbale charleston d'une la batterie (en faisant des TCH) à 44 secondes sur la vidéo. La partie percussive de cette chanson est pour nous, les basses.

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Publié le 1 Décembre 2023

Bonjour les amis,

Jacques Loussier avait brillament démontré dans les années 70 que Bach était le compositeur classique qui se prête le plus facilement à une réinterprétation "jazzy" de toute une partie de son oeuvre, plus exactement la partie de musique instrumentale.

En voici une autre démonstration très courte avec la Bourrée BWV 996.

Commençons avec la version originale de cette pièce composée pour le luth.

Et voici maintenant une reprise à la guitare de ce thème par Emilie Fend.

Il vous faut aller sur le lien ci-dessous.

Dommage que sa démo ne dure que 30 secondes... on aurait bien aimer qu'elle aille jusqu'au bout, surtout que la deuxième partie de cette pièce est riche et profonde.

Alors il se trouve que Ian Anderson est allé jusqu'au bout, lui, en 1969 avec son groupe JETHRO TULL que j'ai vu en direct au Forest national de Bruxelles en 1976.

Voici sa version que j'ai vue sur scène...complètement sacrilège, je le reconnais...les puristes crieront au scandale et se boucheront les oreilles...mais ça ne m'empêche pas d'aimer beaucoup la pulsation jazzy qu'il donne à cette pièce, surtout dans son introduction.

 

PS: les puristes de la flûte traversière classique crieront aussi au scandale en entendant de quelle manière Ian Anderson joue de cet instrument. Pour eux il y a plein de défauts techniques, notamment le souffle d'air qui est assez bruyant...mais encore une fois, dans une esthétique rock ce n'est pas si choquant...Anderson fait d'un défaut presqu'une qualité...On observe aussi ce phénomène avec le chant: la technique vocale classique très pure face à des voix parfois très éraillées dans le rock comme, par exemple, celle de Brian Johnson du groupe AC/DC.

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #Musique, #Bach, #Bourrée, #Emilie Fend, #Jethro Tull, #Jazz, #Rock

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Publié le 20 Août 2022

Bonjour les amis,

Ce matin je me suis levé avec l'envie d'écouter HOMECOMINGS un morceau que j'affectionne particulièrement du guitariste belge Philip Catherine. HOMECOMINGS est extrait de l'album GUITARS qui fût publié en 1975 et qui est probablement son meilleur album.

Le morceau est construit sur une progression d'arpèges un peu étranges et envoûtants. Philip Catherine laisse courir la batterie comme le son d'un métronome qui maintient et martèle de manière implacable la régularité du tempo pendant que sa guitare électrique nous emporte très loin et très haut. Une guitare très inspirée qui, tel un cerf-volant, se livre à des digressions asymétriques, parfois improbables, souvent aussi vertigineuses qu'une chute libre, mais qui finit toujours par retrouver son équilibre et la sérénité du tempo original. 

Notez au passage que cette pièce composée en 1975 a très bien veilli et qu'elle n'est pas trop marquée par le son de son époque. C'est un beau thème intemporel qui n'a pas pris la moindre ride.

Donc en faisant ce matin une recherche rapide sur youtube pour remettre la main sur le morceau de Catherine je suis tombé tout à fait par hasard sur une version acoustique du musicien turc Erkan Ogur.

Cette fois-ci le tempo est plus lent. On peut apprécier et savourer pleinement toutes les harmonies de HOMECOMINGS.

Je crois, mais je n'en suis pas très sûr, qu'il doit y avoir au moins trois guitares différentes qui se superposent, qui s'interpellent et qui se répondent

HOMECOMINGS méritait bien sûr une version purement acoustique. Celle d' Erkan Ogur est de toute beauté.

La voici.

PS: Pour ceux qui s'intéressent à l'écriture du morceau voici une vidéo très sympa de Catherine qui explique de manière un peu improvisée d'abord sa progression d'arpèges, puis comment le thème vient se greffer dessus.

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #Musique, #Guitare, #Jazz, #Philip Catherine, #Erkan Ogur

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Publié le 5 Août 2022

Bonjour les amis,

On ne présente plus la Pavane de Gabriel Fauré, une oeuvre pour petit orchestre qui fut présentée pour la première fois au public le 25 Novembre 1888.

Cette oeuvre inspire plein de belles adaptations à un, deux, trois ou quatre instruments.

En voici une première, toute simple, à la guitare, de Robert Lunn.

Ce qui est intéressant ici c'est la manière avec laquelle Robert Lunn imite l'oeuvre orchestrale originale, fait sonner certaines notes (celles de la mélodie) et étouffe d'autres avec sa main droite (celles de l'accompagnement). Ce n'est pas si aisée car tout se fait en même temps, les notes qui durent et celles qui sont étouffées. Mais écoutez plutôt sur les trois premières minutes de cette vidéo...J'aime beaucoup le contraste entre la mélodie qui sonne et l'accompagnement harmonique "étouffé".

Je vous propose maintenant une adaptation un peu plus jazzy  écrite pour deux guitares.

J'aime beaucoup l'introduction de Steve Erquiaga qui précède l'arrivée du thème hyperconnu.

En fait, j'adore cette intro...c'est même pour elle que j'ai écrit ce court billet.

En fait, cette intro, elle me prend la tête !

Steve Erquiaga

Steve Erquiaga

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #Musique, #Guitare, #Jazz, #Pavane, #Steve Erquiaga, #Gabriel Fauré

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Publié le 31 Juillet 2022

Bonjour les amis,

Nous sommes au coeur de l'été, de la saison des festivals de Jazz, et le grand guitariste américain Al di Meola est en tournée en Europe en ce moment.

J'ai découvert grâce à sa page facebook AVA'S DANCE IN THE MOONLIGHT, un morceau  que je ne connaissais pas.

Ce qui est intéressant c'est, entre autres, la genèse de cette pièce. Al di Meola raconte que sa fille de 4 ans était descendue  dans son studio un soir alors qu'elle ne pouvait pas trouver le sommeil.

Al di Meola tenta de lui jouer quelques notes d'une berceuse à la guitare, et puis la petite fille se mit à à faire tournoyer ses mains et à initier quelques mouvements de ballerine, ce qui donna l'idée à Al di Meola d'improviser un arpège pour accompagner ces premiers mouvements de la fillette. On entend cet arpège à 18 secondes sur la vidéo que je mets en lien ci-dessous.

J'aime beaucoup cette idée d'un père observant les premiers balbutiements artistiques encore très aléatoires mais pleins de grâce de sa petite fille de 4 ans et qui s'en inspire pour l'accompagner d'un arpège étrange, magnétique et un peu envoûtant sur lequel il a ensuite composé une pièce assez poétique, d'inspiration hispanique, au thème lancinant.

La musique se crée souvent comme ça....sur un hasard, sur un imprévu...sur une inspiration soudaine...sur une simple idée de départ qui jaillit....et puis, ensuite, plus tard, le talent et l'inspiration font le reste...

Voici une répetition de cette pièce, en duo cette fois-ci, avec deux guitares acoustiques, près du lac de Garde qu'on peut admirer en arrière-fond.

C'est un thème que peut s'interpréter de mille façons. Voici maintenant Al di Meola qui le reprend de manière très convaincante à la guitare électrique. Plus percussif et bourré d'énergie !

 

Voilà, trois versions différentes d'une même pièce:

- sur la première vidéo une version complètement orchestrée

- sur la deuxième une répétition à deux guitares d'une version plus intimiste

- sur la troisième  une interprétation  complètement rock, ou si vous préférez jazz-rock.

Personnellement j' ai un faible pour les propositions 2 et 3.

Quand les mains d'Ava se mirent à tournoyer et à dessiner des formes dans l'espace...

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #musique, #jazz, #musique latino, #Al di Meola, #Guitare, #Rock, #festival

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Publié le 10 Mars 2019

Bonjour les amis,

Cette semaine dans le cadre de la semaine des droits de la femme la municipalité de mon village espagnol ( et valencien) a programmé hier soir un concert de jazz interprété par un quatuor qui s'appelle LES FEMMES.

Le groupe est formé par 4 artistes qui ont déjà une expérience musicale nationale et internationale :  Anna Moreno, flûte traversière, Elvira Ramon, piano, Joana Sales, contrebasse, et Ángela Pozuelo, batterie. 

Il faut noter que la talentueuse flûtiste Anna Moreno est originaire de mon village.

Soirée enchantée avec LES FEMMES...

Il y avait au programme de ce concert une suite de 7 pièces signée par Claude Bolling.

Mais laissez moi d'abord vous présenter LES FEMMES grâce à la vidéo mise en lien ci-dessous dans laquelle elles interprètent la suite nº 1 pour flûte et piano de Claude Bolling.

Je n' ai pas de videos du concert d'hier soir donc je vous mets des liens youtube de certains des morceaux qui ont été interprétés. 

L'un des moments les plus brillants de la soirée fut l'éxécution de cette pièce-ci, intitulée à juste titre FUGACE.

Ce fut une soirée magique, enchantée, hors du temps.

J' étais allé voir ce concert sans en connaître la programmation et je tombe sur ce répertoire tout simplement exquis.

En général l'auditeur a des frissons quand il va écouter des pièces qu'il connaît et que son esprit anticipe le moment où va se produire la modulation harmonique qui va le faire frémir d'émotion.

Et bien hier, j' ai ressenti certains frissons alors que je découvrais ces morceaux pour la première fois.

Je suis sorti de la salle dans un état d'euphorie.

Je terminerai donc en félicitant chaudement et en remerciant ces 4 interprètes de talent qui m'ont offert hier soir une soirée enchantée.

Pour paraphraser le regretté dessinateur Reiser, je m' exclamerai moi-aussi :

Vive LES FEMMES !

 

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #Musique, #Jazz, #Claude Bolling, #Flûte, #Piano, #Quatuor, #Journée de la femme

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