histoire

Publié le 21 Mai 2026

Bonjour les amis.

Mon court billet d'aujourd'hui sera plutôt un coup de gueule.

Lors du Festival de Cannes, l'acteur Gilles Lellouche a refusé de répondre à une question politique. Interprétant Jean Moulin dans le film MOULIN, il a été interrogé par un journaliste sur le Rassemblement national et La France insoumise. Il a préféré esquiver, déclarant :

« Elle est pas un tout petit peu orientée votre question, non ? »

Or, depuis cette réponse complètement respectable et légitime de Lellouche celui-ci est victime d'un véritable lynchage médiatique, notamment sur les réseaux.

Ce très mauvais procès fait à Gilles Lellouche...

Ras-le-bol de voir tous les bobos et tous les donneurs de leçons se comporter comme une meute de chiens et se jeter comme des bêtes enragées  sur Gilles Lellouche qui était parfaitement dans son droit de ne pas se soumettre à la réponse convenue que toute la gauche bien-pensante exige de lui.

Un internaute dont j'ai oublié le nom a parfaitement résumé ce que je pense.

Il ne faut pas confondre un acteur avec le personnage qu’il interprète. Ce n’est pas parce que Gilles Lellouche joue Jean Moulin qu’il est obligé d’avoir une position politique publique sur l’actualité ou sur la montée du RN.
Un acteur joue un rôle. Il incarne un personnage écrit par un auteur et mis en scène par un réalisateur. Cela ne fait pas de lui un historien, un philosophe, un journaliste ou un responsable politique. On peut apprécier une interprétation sans exiger de l’acteur qu’il devienne le porte-parole contemporain du personnage qu’il incarne.
Et puis refuser de répondre à une question orientée ne signifie pas forcément être lâche ou complice. On peut simplement considérer que ce n’est ni son rôle, ni le bon moment, ni le bon cadre pour entrer dans un débat politique.
Dire que son silence serait « coupable » ou « petit bras » me paraît excessif et assez simpliste comme analyse. Tout le monde n’a pas vocation à transformer chaque interview culturelle en tribune politique

On ne saurait mieux dire. Juste ajouter que la liberté c'est justement de garder une distance critique et de ne pas se soumettre aveuglément au politiquement correct d'une époque, et encore moins d'obéir aux injonctions wokistes de la société médiatique. C'est au public de juger de ce que Jean Moulin lui inspire (ou pas) sur certains partis politiques français en 2026, et non à Gilles Lellouche d'en parler au nom du héros de la résistance française.

PS:  Aujourd'hui 22 mai 2026, et 24 heures après avoir écrit mon billet, je découvre qu'en 2024 Gilles Lellouche signait une tribune pour faire barrage au RN.

Or, Lellouche est aujourd’hui qualifié d’ "extrême droite" par certains après avoir refusé de répondre à un militant d’extrême gauche. Comme quoi le sectarisme de l'extrême gauche pourrit le débat et les idées.

Ce très mauvais procès fait à Gilles Lellouche...

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Publié le 7 Mai 2026

Bonjour les amis.

Tom Postmes, professeur de psychologie sociale à l’université de Groningue, a posé la même question durant des années à ses étudiants :


Un avion doit effectuer un atterrissage en urgence et se fracasse
en trois morceaux. La cabine se remplit de fumée. Tous les
passagers se rendent compte qu’ils doivent sortir. Que se passe-t-il ?


- Sur la planète A, les passagers se demandent mutuellement s’ils
vont bien. On laisse sortir en priorité les personnes qui ont
besoin d’aide. Les gens sont prêts à donner leur vie, y compris
pour des inconnus.


- Sur la planète B, c’est chacun pour soi. C’est la panique totale.
Les gens se poussent et se donnent des coups de pied à qui
mieux mieux. Les enfants, les personnes âgées et handicapées se
font piétiner.

 

Question : Sur quelle planète vivons-nous ?

Quelles que soient leurs origines sociales, plus de 90% des personnes répondent planète B alors que dans plus de 90% des cas nous vivons sur la planète A.

C'est ce que tente de démontrer l'essai résolument optimiste (et néo-rousseauiste) du jeune philosophe hollandais Rutger Bregman, intitulé de manière volontairement provocatrice: HUMANITÉ: une histoire optimiste.

Pourquoi sommes-nous si pessimistes et parfois si injustes envers notre propre nature humaine? Cela tient à beaucoup de facteurs dont, entre autres, le fait que les informations traitent systématiquement des situations exceptionnelles ou sensationnelles qui ne sont pas la norme, à tel point qu'elles deviennent un miroir social déformant.

Les trains qui arrivent à l'heure ne font pas les titres de nos journaux.

Voici la présentation du livre de l'éditeur.

Ce livre expose une idée radicale.
C’est une idée qui angoisse les puissants depuis des siècles. Une idée que les religions et les idéologies ont combattue. Une idée dont les médias parlent rarement et que l’histoire semble sans cesse réfuter.
En même temps, c’est une idée qui trouve ses fondements dans quasiment tous les domaines de la science. Une idée démontrée par l’évolution et confirmée par la vie quotidienne. Une idée si intimement liée à la nature humaine qu’on n’y fait souvent même plus attention.
Si nous avions le courage de la prendre au sérieux, cela nous sauterait aux yeux : cette idée peut déclencher une révolution. Elle peut mettre la société sens dessus dessous. Si elle s’inscrit véritablement dans notre cerveau, elle peut même devenir un remède qui change la vie, qui fait qu’on ne regardera plus jamais le monde de la même façon.
L’idée en question ? La plupart des gens sont bons.
Captivant et inspirant, formidable succès partout dans le monde, Humanité ouvre avec humour, sérieux et pédagogie de nouveaux horizons. Et si nous étions plutôt bons ? Et si un livre pouvait changer le monde ?
Historien, journaliste pour le magazine en ligne De Correspondent, Rutger Bregman est l’auteur du génial Utopies réalistes, best-seller traduit dans plus de trente pays.

 

Pour vous en dire plus sur ce livre qui parcourt, à la manière de Yuval Harari, l'histoire de l'humanité depuis l'avènement de l'homo sapiens jusqu'à nos jours,  je vous adjoins ci-dessous cette excellente critique de Paul Staes.

Cet essai de Bregman est résolument optimiste sans toutefois tomber dans une forme d'angélisme, ni dans une quelconque naïveté béate. L'auteur revisite, à l'aune de ce que nous dit aujourd'hui la science, certains mythes bien ancrés et mais qui ne correspondent pas à la réalité, comme par exemple celui de l'île de Pâques. L'auteur déconstruit le mythe de l'île de Pâques comme preuve d'un effondrement autodestructeur. Il démontre que la société pascuane n'a pas sombré dans la guerre civile, mais a été victime d'une catastrophe externe (esclavagisme). La vision classique (surpopulation, surexploitation des ressources, cannibalisme) est présentée par Bregman comme une invention ou une exagération, souvent utilisée pour justifier une vision pessimiste et cynique de la nature humaine.

Bregman nous révèle aussi des données surprenantes auxquelles on ne s'attendait pas. Par exemple, dans les conflits armés du XX ème siècle, il était fréquent que la plupart des soldats faisaient tout pour éviter de faire usage de leurs armes. Les études du colonel Marshall (WWII/Vietnam) ont révélé que lors de la Seconde Guerre mondiale, seulement 15 % à 25 % des soldats de première ligne tiraient réellement avec leurs armes sur l'ennemi.

Ne tombons donc pas dans une vision à sens unique et outrancière de la nature des hommes.

Dès le départ du livre de Bregman le ton de l'auteur et son point de vue m'ont plu, m'ont séduit.

Bregman s'emploie à nous monter que l'homme est naturellement empathique et pacifiste, ce qui permet de remettre à leur juste place ceux qui ne le sont pas. Le Mal existe bien sûr mais n'est pas notre marque de fabrique, n'en déplaise aux néo-inquisiteurs de l'humanité.

Cet essai est comme une bouffée d'oxygène salutaire. Loin d'une vision systématiquement noircie de la nature humaine qui serait intrinsèquement maudite, Bregman nous invite à être plus lucides, plus justes, plus équitables et à ne pas désespérer de l'Homme.


 

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #Philosophie, #Humanité, #Histoire, #Mal, #solidarité, #nature humaine, #rousseau, #Hobbes

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Publié le 20 Décembre 2025

Bonjour les amis.

Je suis à quelques heures du concert de Noël que je vais donner avec mon groupe choral polyphonique CADENZA ce soir à Denia ( sud-est de l'Espagne).

La préparation intense de ce concert me plonge bien évidemment en plein mythe de la Nativité.

Ceux qui me suivent sur mon blog savent que je me considère athée tout en étant profondément et irrémédiablement marqué par la morale chrétienne.

Mais quand je chante, comme ce sera le cas ce soir, c'est complètement au premier degré et totalement habité par la foi du croyant qui se réjouit de la BONNE NOUVELLE.

Par ailleurs, tous les ans, quand on aborde le mois de Décembre je ressens l'irresistible envie de revenir aux sources et de me replonger dans l'histoire du Christ.

Jésus, c'est une histoire que j'ai déjà entendue mille fois mais je suis comme les enfants.
A chaque Noël j'ai envie qu'on me la re-raconte...et j'y retrouve toujours une source d'inspiration.
Qu'on soit croyant ou pas, Jésus apporte quelque chose de tellement novateur et de tellement en rupture avec les traditions antérieures qu'il est une source constante d'étonnement, d'émerveillement et d'interrogations. J'y vois aussi une source éternelle d'amour et de vérité qui pourrait sauver l'humanité.

Cette année, pour me replonger et me ressourcer, j'ai choisi de lire le livre de José Antonio Pagola. Je le lis en espagnol mais il a été traduit en français. 

Cette histoire mille fois racontée...

Voici la présentation de l'éditeur.

La meilleure initiation sur l'inconnu de Nazareth qui a radicalement changé l'histoire du monde.
La meilleure initiation sur cet inconnu de Nazareth qui a changé l'histoire du monde.
Qui était Jésus ? À quel courant de spiritualité se rattachait-il ? Avait-il conscience que son parcours allait devenir la base d'une religion universelle ? De tous les ouvrages savants sur le Jésus de l'Histoire, voici celui qui présente la meilleure synthèse. Science et humilité sont les mots d'ordre de José Antonio Pagola qui met ici à la portée de tous ce que la recherche peut dire avec certitude sur Jésus, de sa naissance à sa mort. Il en fait un exposé clair, qui fait la part entre ce que l'on peut savoir et ce qui est à jamais hors du champ de la connaissance. Une approche historique qui n'ébranle en rien les croyants mais qui, au contraire, les conforte dans une foi vivante.

Le livre de Pagola bénéficie de très bonnes critiques que vous pourrez lire sur le lien ci-dessous:

https://www.babelio.com/livres/Pagola-Jesus--Approche-historique/454138

Je termine mon année bloguienne avec cette suggestion de lecture et vous souhaite à tous de très bonnes fêtes, en paix et en harmonie, et je prends congé de mon blog jusque début Janvier.

A très bientôt donc.

PS: voici en prime une des chansons que nous chanterons ce soir.

GAUDETE !...ce qui signifie "Réjouissez-Vous ! "

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Publié le 15 Décembre 2025

Bonjour les amis.

Dans la suite et continuité de son traité intitulé LE COURAGE DE LA NUANCE Jean Birnbaum vient de publier un nouvel essai dont je vous laisse découvrir la couverture ci-dessous

 

Le courage de penser contre soi-même...

Voici la présentation de l'éditeur:

Dans le prolongement de son essai Le Courage de la nuance, Jean Birnbaum l'affirme : on peut défendre ses idées politiques, même radicales, sans être un fanatique. Il y a mille raisons de s'insurger contre le monde tel qu'il est, mais agir comme si le sanglant XXᵉ siècle n'avait pas eu lieu, c'est se condamner à refaire les mêmes erreurs, les mêmes horreurs. Afin de surmonter cette malédiction, Jean Birnbaum bâtit un pont entre les révoltes d'hier et d'aujourd'hui. Évoquant ses souvenirs de jeune militant, il propose un voyage en compagnie de figures comme George Orwell, Simone Weil ou Victor Serge. Parce qu'ils ont eu la force d'être justes, parce qu'ils ont dénoncé les mensonges et les crimes qui déshonoraient leur idéal, ces dissidents ont été traités de traîtres, de fascistes... Ce ne sont ni des héros ni des saints. Reste qu'ils ont indiqué une voie étroite. Lutter sans se mentir, s'engager les yeux ouverts, voilà qui relève de l'exception. Mais puisque tout est à refaire, c'est le seul pari digne de ce nom, plaide cet essai qui touche par son humour et sa sensibilité.

Ce livre s'inscrit aussi dans la suite du billet que j'avais écrit la semaine dernière contre les dangers de la pensée désirante.

Le courage c'est parfois d'oser aller contre les siens quand ceux-ci se fourvoient, et c'est aussi aller contre soi-même quand une vérité déplaisante s'impose et contredit une conviction personnelle. Cela a été le cas, par exemple, de Georges Bernanos qui a soutenu le général Franco avant d'admettre que celui-ci profanait sa foi chrétienne.

Birnbaum dénonce le fait que, fréquemment, ceux qui ont tenté d'ouvrir les yeux de leurs camarades de parti se sont fait taxer de traîtres et que dans la majorité des cas on les a accusés de "faire-le-jeu de adversaire".

Le grand mot est lâché. Certains se tairont piteusement, et pendant des décennies, pour ne pas faire le "jeu de l'adversaire". Sauf que la réalité finit toujours par s'imposer et que, finalement, en la taisant ils ont rendu un piètre service à la société, à leur cause et ont perdu tout crédit moral.

Afin que nous ne répétions pas sans cesse les mêmes erreurs Birnbaum s'emploie tout au long de son livre à tordre le cou du faux-argument pervers et dangereux de "ne pas faire le jeu de l'adversaire".

Au début de son livre il raconte une anecdote assez cocasse que je vous résume.

Lors d'une grande réunion à Paris de plusieurs partis de Gauche avant les dernières législatives françaises, Olivier Besancenot s'était lancé à la tribune dans un discours vibrant pourfendant le fascisme de l'extrême-droite et en citant le roman 1984 d'Orwell. A la fin de son discours Il avait scandé :

« L’extrême droite n’est pas au pouvoir ! Ils ne passeront pas ! No pasarán ! »

La comparaison de Besancenot était très hasardeuse car 1984 était une critique non pas du fascisme franquiste, mussolinien ou hitlérien mais du stalinisme, et notamment des purges.

Parmi ceux qui applaudirent le discours enflammé de Besancenot il y avait dans la tribune les représentants de LFI dont Mélenchon. Or, il se trouve que Mélenchon venait à ce moment-là d'effectuer lui aussi une grande purge dans sa formation en écartant certaines personnalités accusées de " faire le jeu de l'adversaire" comme Danielle Simonnet, Alexis Corbière, Raquel Garrido, Hendrik Davi, François Ruffin et Clémentine Autain.

Dit d'une autre manière Mélenchon s'était rendu coupable des mêmes travers que Orwell dénonçait dans son roman. Voici l'un des paradoxes que dénonce Birnbaum. Pendant qu'on dénonce les travers d'hier en invoquant des grands noms comme Orwell on ne voit pas qu'on les reproduit aujourd'hui...

L'histoire ne se répète pas mais elle bégaye parfois, notamment dans une certaine gauche.

Si vous voulez en savoir davantage sur ce livre de Birbaum je vous invite à lire une critique très bien faite de bdeguillebon64 qui est publiée sur le lien de la fiche Babelio ci-dessous.

https://www.babelio.com/livres/Birnbaum-La-force-detre-juste--Changer-le-monde-sans-refa/1883306#!

Jean Birnbaum

Jean Birnbaum

Un homme libre se doit de défendre et de soutenir des grandes causes certes, mais doit s'éloigner aussi de certaines meutes et ne doit pas avoir peur d'être seul parfois, comme le chantait si bien Georges Brassens.

PS: Jean Birnbaum est passé lui-même par la case "penser contre soi-même" car il raconte dans son livre son passage chez les trotskistes de Lutte Ouvrière quand il était jeune, avec au début le sentiment réconfortant de partager une cause commune avec ses camarades, jusqu'au jour où il a préféré faire un parcours plus libre et personnel.

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Publié le 5 Décembre 2025

Bonjour les amis.

J'ai pris connaissance la semaine dernière, un peu par hasard, du destin tragique de l'infortuné Charles II d'Espagne qui est sans doute l'un des exemples les plus flagrants et les plus cruels des dangers liés à une trop grande consanguinité.

Ce roi règne sur l’Espagne à la fin du XVIIᵉ siècle et est le résultat de nombreux mariages consanguins dans la Maison des Habsbourg, ce qui lui cause de graves problèmes physiques et intellectuels.
Il parle très peu à cause d’une malformation, a une langue énorme, bave constamment et possède un menton proéminent. Très grand mais chétif, il marche difficilement, souffre d’épilepsie, de troubles intestinaux et cardiaques. Il n’a pas de puberté, reste imberbe et est impuissant.
Sur le plan intellectuel, il est gentil mais ne comprend presque rien. Ses maladies s’aggravent, provoquant hallucinations et crises. Surnommé “l’Ensorcelé”, il meurt à 38 ans.

La science n'a fait que confirmer les risques très réels liés à des mariages consanguins.

Ce qui est frappant c'est que le sociétés primitives humaines, bien que ne disposant pas de nos connaissances scientifiques actuelles, avaient su se prévenir de ce danger de différentes façons.

Les premiers humains, il y a au moins 35 000 ans, formaient délibérément des réseaux sociaux complexes qui s'étendaient au-delà de leur groupe familial immédiat. Ils cherchaient activement des partenaires au sein de ces groupes plus larges ce qui assurait une diversité génétique.

La règle sociale la plus courante était l'exogamie, l'obligation de se marier en dehors de son propre groupe ou tribu.

Et puis il y avait le Tabou de l'inceste : la plupart des cultures ont développé des règles et des tabous stricts interdisant les relations sexuelles ou le mariage entre proches parents, renforçant ainsi l'évitement comportemental de la consanguinité.

Finalement les Rois en se mariant entre eux principalement pour des raisons de stratégie politique et dynastique, afin de consolider leur pouvoir, forger des alliances, unir des territoires et maintenir la pureté de leur lignée royale, en s'alliant avec d'autres familles régnantes ou des proches pour conserver leur capital politique et foncier, ont fini par ignorer ces leçons ancestrales.

Le cas de Charles II est un exemple entre mille. Il faut noter que chez les pharaons égyptiens la consanguinité était une pratique courante, notamment les mariages entre frères et sœurs, parfois aussi avec des pères et leurs filles, inspirés par des mythes comme celui d'Osiris et Isis.

Cette pratique visait à préserver le pouvoir et la lignée divine, mais a provoqué des problèmes de santé dans certaines dynasties.

Finalement, mais c'est pas sûr, les Pharaons ont peut-être été les premiers à donner le mauvais exemple aux Rois d'Europe.

Je terminerai mon billet avec un regard sur la question de la consanguinité aujourd'hui au XXIème siècle. Sur l'article wikipedia que je mets en lien ci-dessous il y a une carte du monde avec des pourcentages de mariages entre cousins jusqu'au 2ème degré. La carte est assez édifiante car il y a un chaînon géographique géométriquement connexe (en un seul morceau) qui part de l'Afrique noire vers le Moyen-Orient et qui arrive jusqu'à l'Inde et le Pakistan.

Ce que les rois d'Europe n'apprirent pas des sociétés primitives...

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #Histoire, #Génétique, #Royautés, #Pharaons, #Dynasties, #Consanguinité, #santé, #alliances

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Publié le 27 Octobre 2025

Bonjour les amis,

Hier après-midi des amis m'informèrent d'une polémique dont je ne savais rien et qui a eu lieu à Marseille au sujet de l'interdiction par le maire socialiste de la ville de projeter le film-documentaire SACRÉ COEUR.

De l'interdiction de projeter SACRÉ COEUR et de l'effet Barbra Streisand...

Deux petits clics rapides sur les touches de mon clavier et mon PC m'a vite exposé le rappel des faits que voici:

Le maire de Marseille, Benoît Payan, a interdit en octobre 2025 la projection du film Sacré Cœur dans un lieu public municipal, en invoquant la laïcité.
Le contexte : L'interdiction a eu lieu au château de La Buzine, une heure seulement avant la projection prévue, suscitant la colère des réalisateurs et de plusieurs élus de l'opposition.
La justification : La mairie a estimé que la diffusion de ce film, qui aborde l'histoire et le message du Cœur de Jésus, portait atteinte au principe de laïcité.
La réaction : Cette décision a déclenché une vague de critiques. Les réalisateurs du docu-fiction ont dénoncé une censure, et des personnalités politiques ont accusé le maire de pratiquer une "laïcité à géométrie variable".
L'issue : Après la saisie de la justice par les réalisateurs, la mairie a été sommée par une ordonnance judiciaire d'autoriser la projection, estimant que l'interdiction était illégale. Le film a finalement pu être projeté.

Alors cette affaire, je la trouve assez désastreuse car elle montre un manque de compréhension assez catastrophique du principe de la laicité qui n'a jamais consisté à censurer des oeuvres pour leur caractère religieux ou politique. Ce qui prévaut c'est la liberté d'expression, et c'est bien comme ça que l'a entendu la justice française. Ouf !

Il n'appartient pas aux maires des municipalités de décider de ce que je peux voir ou ne pas voir.

La censure malencontreuse aurait pu se justifier si la projection au château de la Buzine (propriété de la ville) avait eu lieu dans le cadre d'une activité municipale, ou clairement soutenue par la municipalité, mais ce n'est absolument pas le cas ici...d'où l'illegalité prononcée par les magistrats français.

Par ailleurs, il y a un profond paradoxe car l'histoire nous démontre que le fait de censurer une oeuvre provoque immédiatement l'envie de la voir.

On est comme ça..l'interdit nous attire immanquablement.

C'est l'effet Barbra Streisand. De quoi s’agit-il ?
En 2003, un conflit opposa Barbara Streisand à Kenneth Adelman, qui avait pris en photo la côte de Malibu afin, prétendait-il, d’étudier l’érosion du littoral. Le problème venait de ce que la somptueuse villa de la star hollywoodienne, située sur cette côte, était clairement visible sur le cliché. Arguant de la loi anti-paparazzi de Californie, elle décida d’attaquer l’indélicat en justice en espérant réduire la diffusion du cliché. Mal lui en prit car c’est tout l’inverse qui se produisit. L’affaire s’ébruitant peu à peu, la photographie fut reprise sur plusieurs sites et vue 420 000 fois dans le mois qui suivit. Cet incident est désormais considéré comme prototypique d’un phénomène de communication ressemblant à la parabole du pompier incendiaire et que l’on nomme donc l’effet Streisand. Il arrive que les efforts faits pour empêcher la diffusion d’une information ou d'une oeuvre y contribuent.

Donc le maire de Marseille, de par son interdiction, vient probablement de faire un coup de pub énorme pour le film SACRE COEUR.

D'ailleurs je fais partie des personnes qui iront le voir dès que ça me sera possible.

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Publié le 1 Août 2025

Bonjour les amis,

Le quotidien espagnol catalan LA VANGUARDIA vient de consacrer un article  sur le thème de la sieste à travers les âges (de Sénèque à Garcia Marquez en passant par Calderon de la Barca) et à travers les géographies (de l'Europe au Japon en passant par les îles Samoa).

Je vous  mets en lien ci-dessous cet article qui met en évidence le fait que de très nombreux écrivains, penseurs et poètes ont fait l'éloge de cette pratique bienfaisante.

Si vous ne comprenez pas l'espagnol votre traducteur Google vous permettra de capter l'essentiel de l'article.

L'article rappelle à juste titre qu'à partir du début de l'industrialisation au XVIII ème siècle la sieste était plutôt mal vue, surtout dans le monde anglo-saxon. Celle-ci était associée à la fainéantise et au manque de productivité, avec de claires connotations racistes étant donné qu'elle se pratiquait surtout dans les pays du Sud.

Aujourd'hui notre regard a changé : nul ne doute des bienfaits de la sieste, et les japonais également s'y adonnent, même dans les lieux publics (inemuri).

LA SIESTE (1891)...Van Gogh

LA SIESTE (1891)...Van Gogh

J'ai peu à ajouter à cet excellent article de la VANGUARDIA. Simplement rappeller aussi que tout a ses limites, et la sieste aussi.

 Par exemple, le général Gamelin (chef des forces armées françaises), alerté par l'imminence d'une attaque allemande en Juin 1940 ne prenait pas ces signes précurseurs extrêmement inquiétants avec sufisamment de gravité, s'empressait de ne rien faire et préférait aller piquer une bonne sieste, sans doute en espérant qu'il ne fallait pas tout dramatiser et que tout allait peut-être s'arranger.

On connaît la suite et la débâcle qui s'en est suivie...

Ou alors peut-être que Gamelin espérait, à la manière d'un héros shakespearien, qu'en faisant la sieste les Dieux de la guerre lui enverraient des signaux clairs dans ses songes sur l'attitude qu'il fallait adopter face à la menace germanique ?

A sa décharge il faut préciser qu'il souffrait d'une syphilis très avancée et qu'il n'avait peut-être plus toute sa tête ni toute sa capacité de jugement.

Ce triste épisode du général Gamelin est narré dans le film documentaire CES MALADES QUI NOUS GOUVERNENT de 14 à 22 minutes sur la vidéo ci-dessous.

Pour finir sur une note d'humour il est à remarquer qu'il existe tout un festival de clichés et de stéréotypes autour de la sieste et de ceux qui la pratiquent.

Par exemple dans les BD de Lucky Luke il y a un personnage qui apparaît de manière récurrente, un mexicain qui s'asseoit à la porte du saloon et qui s'endort instantanément en baissant son grand sombrero sur le nez. Pas sûr qu'aujourd'hui les mexicains apprécient cette image d'Epinal.

ici, dans ce cas, c'est carrément tout le village mexicain qui fait la sieste...

ici, dans ce cas, c'est carrément tout le village mexicain qui fait la sieste...

Dans l'excellent album ASTERIX EN CORSE les romains ne sont pas très fair-play et pour triompher de la résistance des farouches et fiers insulaires ils les attaquent de manière lâche et particulièrement perfide pendant l'heure de la sieste. Respectaient vraiment rien, ces romains !...😂

L'art de la sieste à travers les âges...

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Publié le 21 Juillet 2025

Bonjour les amis,

En ce moment ce sont les fêtes de Sant Jaume qui se célèbrent à Ondara (sud-est de l'Espagne) du 18 au 26 juillet.

Je vous avais déjà parlé de ces fêtes villageoises en 2016.

 

Cette année on retrouve bien l'énorme ferveur populaire habituelle, comme en témoigne sur cette vidéo le XUPINAZO, ce moment où les fêtes sont officiellement déclarées par les jeunes de 18 ans sur le balcon de la Mairie.

NB: Les intervenants ne parlent pas espagnol mais en valencien.

A 20 secondes sur la vidéo on entend la jeune fille qui crie dans le micro:

"Sí, sí,sí, Sant Jaume ja està ací" = "Oui, oui, oui, Sant Jaume est enfin là !..."

A 1 min 06 secondes on voit une des "quintos" (ces jeunes de 18 ans chargés d'une partie de l'organisation) brandir le portrait de Sant Jaume qui sera honoré durant ces fêtes.

Voici quelques photos de ce XUPINAZO sur le lien ci-dessous.

NB: Les membres de chaque penya sont reconnaissables car ils portent tous le même modèle de chemisette sur laquelle on peut lire le nom de leur penya.

Avant chaque lâcher de taureaux dans la ville les participants et les quintos chantent sous le portrait de Sant Jaume qui est accroché à un balcon, juste devant la sortie des bestiaux...

Les taureaux et les vachettes sont à l'honneur durant ces célébrations.

Voici quelques images spectaculaires d'un taureau qui saute la première barrière des arènes...quand ce genre d'incident se produit c'est toujours très chaud.

Mias les fêtes ce n'est pas que les activités taurines, comme en témoigne le programme que je vous mets en lien ci-dessous.

Tous les jours ça commence vers 11h 30 et ça se termine très tard dans la nuit...ou au petit matin pour les jeunes.

Pour ma part, et comme d'habitude, ce sont les bals et concerts rock qui m'attirent le plus.

Et puis il y a les garitos, ces locaux que chaque groupe d'amis (penyas) installent autour des arènes. C'est là qu'ils souperont en musique tous les soirs. Il y en a plus de 76...et ils sont littéralement l'âme de la fête.

Les fêtes de Sant Jaume sont destinées à tous les âges, du berceau jusqu'à 77 ans et plus...Chacun les vit à sa manière et selon ses goûts. Le village entier vibre au rythme de Sant Jaume durant 10 jours.

Lien d'intérêt.

Sant Jaume c'est le Roi Jacques Premier d'Aragon (1213-1276) qui a libéré, entre autres, le Royaume de Valencia et donc c'est le héros historique fondateur de ce royaume qui est maintenant devenu une région d'Espagne qui possède son histoire, sa culture et aussi sa propre langue.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Ier_(roi_d%27Aragon)

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Publié le 18 Juin 2025

Bonjour les amis,

J'ai déjà écrit un article aujourd'hui mais j'aimerais y ajouter un petit billet d'humeur.

Pour commencer je vous propose d'écouter une analyse de la crise israélo-iranienne actuelle par Pascal Boniface.

Je n'ajouterai que quelques commentaires.

Nous acceptons que l'Inde, le Pakistan, la Corée du Nord et Israël disposent de l'arme nucléaire et nous ne l'acceptons pas de l'Iran. Pourquoi ? Parce que Ali Khamenei a tout fait pour tenter de détruire Israël depuis des années (attentats, drones et missiles, hezbollah, etc...) et qu'il proclame sur tous les toits qu'il faut détruire l'Etat hébreu. L'attaque israélienne contre les sites nucléaires enfreint le droit international certes mais tout le monde comprend qu'elle a aussi un caractère préventif. Ceux qui ne risquent absolument rien et qui dorment bien au chaud condamnent cette action, mais ceux qui risquent leur peau ne voient pas les choses de la même manière, d'où le succès diplomatique de Netanyahou dont parle Boniface dans cette vidéo.

Le chancelier allemand Friedrich Merz lui au moins n'est pas faux-cul et dit qu'Israël " fait le sale boulot" pour nous tous. En fait, même les chefs d'Etats arabes de la région condamnent très hypocritement "pour la forme" Israël mais, au fond, se réjouissent de l'affaiblissement du pouvoir destructeur et déstabilisateur de l'Iran qui aujourd'hui fait partie de la liste des Etats-voyous...

Evidemment les exemples plutôt récents de la Lybie, de l'Afghanistan et de l'Irak sont là pour nous rappeller que l'interventionnisme extérieur peut se révéler in fine catastrophique et parfois pire que le MAL qu'on prétendait guérir.

Donc on pourrait disserter de longues heures sur l'opportunisme politique de Benjamin Netanyahou mais ce qui me frappe dans cette crise c'est le point de départ.

Tout provient du fait qu'en 2018 Trump a annulé les accords signés par Obama avec les iraniens, accords auxquels avaient participé également les français, les britanniques et aussi les russes.

C'est donc bien Trump, l'irresponsable et nullissime président des USA, qui a permis à l'Iran de relancer son programme nucléaire.

Donc la crise actuelle nous permet de mesurer à quel point l'incompétence de Trump (celui qui prétendait apporter la paix en 24 heures) est en réalité une grande source de danger pour le monde entier...C'est bien lui qui est à l'origine de tout ce grand b^rdel. Au lieu de calmer les uns et les autres il provoque des déchaînements de violence.

J'aurai probablement l'occasion de revenir sur la suite de la crise actuelle dont j'espère qu'elle restera contrôlée et qu'elle ne dégénèra pas, mais en attendant le monde entier retient son souffle...

PS: L'histoire est parfois cynique et cruelle. La crise actuelle nous permet de méditer sur le temps qui peut passer (7 ans dans le cas présent) entre le moment où un responsable politique commet une énorme bévue, et le moment où cette bévue provoquera une crise de grande ampleur. Trump est rattrapé par ses erreurs du passé qui lui passent facture aujourd'hui.

Par ailleurs, à chaque fois on assiste à la manière avec laquelle Trump perd le contrôle d'une situation. C'est Poutine qui est maître du jeu en Ukraine, et Netanyahou au Moyen-Orient...Et pour ce qui est de Taïwan Xi Jinping prend certainement bonne note de l'inefficacité du président américain.

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Publié le 6 Juin 2025

Bonjour les amis,

Je suis en train de lire en ce moment l'excellent livre de Gérard Araud intitulé ISRAEL: le piège de l'histoire.

Voici la présentation de l'éditeur.

« N’y aurait-il qu’une chance sur cent de réussir qu’il faudrait essayer. Comment organiser la coexistence pacifique de sept millions de Juifs et de huit millions de Palestiniens ? Les uns et les autres y sont chez eux. Il faut regarder vers l’avenir dans une région accablée d’histoire et laisser parler la raison sur une terre où on invoque trop facilement Dieu. »
Les violences atroces perpétrées par le Hamas le 7 octobre 2023 sur la population israélienne et leurs terribles conséquences sur le peuple palestinien ont ravivé les passions d’un conflit que l’on croyait dissous dans l’indifférence.
Sur le mode du récit, Gérard Araud revient sur ses souvenirs, ses rencontres marquantes lors de son premier poste à Tel-Aviv, puis comme ambassadeur. Il raconte ce pays complexe qu’il a vu en vingt ans changer du tout au tout et décrypte le conflit israélo-palestinien : sa radicalisation, ses rendez-vous manqués avec la paix, la violence de la colonisation en Cisjordanie… En diplomate, il dresse quelques pistes pour l’avenir et démontre que pour réussir, il faudra commencer par oublier l’Histoire. Une Histoire si contradictoire qu’elle n’est qu’un piège pour s’y égarer.

 

Israël-Palestine et les pièges de l'histoire...

C'est un livre en tous points remarquable, dans lequel l'auteur se tient à équidistance des protagonistes avec de la hauteur de vue. Un livre qui permet de comprendre les points de non-rencontre entre 2 visions politiques parfaitement opposées. il nous éclaire également sur les difficultés auxquelles ont été confrontées les partisans de la paix dans chacun des deux camps: ceux-ci jouaient littéralement leur peau à cause d'oppositions internes tenaces et dangereuses, et ont finalement échoué.

Dans un des chapitres Gérard Araud revient sur le notion de "droit historique" qu'il récuse.

Extrait:

" Lorsque les Russes se sont emparés de la Crimée en 2014, ils n’ont pas manqué de le justifier par leurs prétendus « droits historiques », argument repris pieusement par leurs partisans en Occident. J’avais alors remarqué au Conseil de sécurité des Nations unies, où je représentais la France, que la Crimée n’était russe que depuis 1783, et je m’étais demandé pourquoi s’arrêter à cette date si ce n’est pour servir d’argument dans un but précis : l’annexion de la région en 2014. Quelques années plus tôt que 1783, c’était la Turquie qui aurait pu revendiquer une souveraineté sur la région, reconnue d’ailleurs solennellement à l’époque par la Russie en 1774. La même question peut se poser à travers toute l’Europe. Quels sont les « droits historiques » sur l’Alsace, sur la Silésie, etc. ? À quelle date se placer pour les déterminer ? Poser la question, c’est souligner l’absurdité de la notion même de « droits historiques »."

Là, l'ex-ambassadeur met le doigt sur l'instrumentalisation de l'histoire à des fins fascisantes. Mais si en plus on commence à mêler des "faux droits" historiques à des éléments religieux on ne fait que compliquer encore plus l'équation qui devient sans solution.

Faire entrer le religieux dans le politique est le plus sûr moyen de garantir la guerre.

Deuxième extrait:

"Une Bible qu’on présente parfois en Israël comme une sorte d’acte notarié par lequel Dieu aurait cédé ad vitam æternam la terre d’Israël aux héritiers d’Abraham. Fuyons vite ce piège, en remarquant en passant que l’existence dudit prophète supposé avoir vécu autour de 2000 av. J.-C. est pour le moins problématique, d’autant que la Bible elle-même n’a été rédigée qu’à partir du VIII e siècle av. J.-C., plus de mille ans plus tard ! Ce débat serait de toute façon inutile puisqu’il porterait sur des croyances religieuses qui échappent par essence à toute démonstration rationnelle. Contentons-nous de rappeler que le droit international et la religion n’ont rien en commun et laissons la seconde dans sa sphère, ce qui est un combat permanent au Moyen-Orient."

Donc, la seule certitude qu'on acquiert c'est que pour pacifier la région, comme nous le souhaitons tous,  il faut fuir  de cette notion captieuse de "droits historiques", et fuir encore plus des textes religieux que ce soit la Bible, la Torah ou le Coran.

Le regard d'Araud est très réaliste et lucide. Il ne veut pas être complètement pessimiste quant à l'avenir de la région et son essai a le mérite de bien nous éclairer sur les puissants obstacles qui entravent le chemin de la paix.

NB: le bouquin d'Araud qui a occupé le poste d'ambassadeur m'a permis aussi de bien mieux comprendre les relations historiques compliquées et toujours méfiantes entre la France et Israël. Il raconte, par ailleurs, certaine anecdotes qui sont assez croustillantes à ce sujet.

Vous pourrez entendre Gerard Araud parler de son livre sur ce lien-ci.

J'ajouterai aussi l'excellente critique du livre de Gérard Araud par Achillevi que vous pourrez lire ci-dessous sur le lien de la fiche Babelio.

 

Je terminerai enfin en vous disant que je suis tellement emballé par l'auteur, et par la qualité de sa plume, que je vais lire ses autres bouquins, notamment son NOUS ETIONS SEULS qui parle de la diplomatie de l'entre-deux guerres.

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #littérature, #Histoire, #israël, #Palestine, #conflit, #Hamas, #Netanyahou, #religion, #Bible

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