guitare

Publié le 19 Mai 2026

Bonjour les amis.

Si vous habitez cette planète vous connaissez tous la marche impériale de DARK VADOR qu'on entend dans la série de films STAR WARS.

La Marche Impériale (thème de Dark Vador) a été composée par John Williams pour le film L'EMPIRE CONTRE-ATTAQUE (1980). Sa principale source d'inspiration classique est le mouvement MARS, celui qui apporte la guerre, issu de la suite orchestrale LES PLANÈTES (1916) du compositeur britannique Gustav Holst. Les deux œuvres partagent un rythme martial implacable, des cuivres puissants et des dissonances soulignant la brutalité et la puissance écrasante de la guerre. John Williams s'est également inspiré de la technique des leitmotivs de Richard Wagner, qui consiste à associer un thème musical précis à un personnage ou à une idée.

Voici ci-dessous, pour vous rafraîchir la mémoire, la bande-son de cette marche.

https://www.youtube.com/watch?v=-bzWSJG93P8

Cette pièce célèbre ne pouvait manquer d'être détournée. Peut-être vous souvenez-vous qu'il y a 7 ans, lors des manifestations des gilets jaunes, un manifestant facétieux avait utilisé cette marche pour chambrer de manière plutôt sympathique les forces de l'ordre.

C'était un détournement qui était devenu viral sur les réseaux à l'époque.

NB: J'ai utilisé le verbe "chambrer" mais les jeunes de maintenant disent plutôt " troller".

https://www.youtube.com/watch?v=kXvdKZIVS48

Hier, mon ami Andrzej m'a fait découvrir une manière vraiment fascinante de revisiter l'oeuvre de John Williams.

Le guitariste Lucas Brar s'est amusé à reprendre le thème de la marche impériale en le traitant à la manière de Bach, comme si c'était une fugue.

Ecoutez le résultat ci-dessous. Ça commence à 28 secondes sur la vidéo et c'est tout simplement éblouissant.

https://www.youtube.com/watch?v=6-W9ow4OL-Q

 

Le résultat est assez étourdissant car Lucas Brar relève le défi musical avec brio. Il interprète avec maestria pendant plus de 2 minutes 30 secondes une fugue qui ne se répète jamais et qui décline le thème de DARK VADOR d'une manière à la fois baroque et assez jouissive !

Un vrai bonheur d'entendre ça ! Bravo, bravo et bravissimo !

Lien d'intérêt:  Lucas Brar a son propre canal Youtube. 

https://www.youtube.com/channel/UCwlnFJ4_SlJbVNQ0iye8CqQ

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #Musique baroque, #bach, #john williams, #star wars, #humour, #dark vador, #guitare, #fugue

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Publié le 10 Mai 2026

Bonjour les amis.

Brel est sans aucun doute le chanteur francophone qui m'a le plus marqué dès mon très jeune âge. 

« La Chanson des vieux amants » est un chef-d’œuvre qui dépeint un amour mûr et durable, transcendant la passion des débuts pour une union fondée sur la compréhension, le pardon et le dépassement des épreuves. Elle dépeint une relation qui a survécu aux tempêtes et aux malentendus, prouvant la force du lien sur le long terme. Brel n'idéalise pas le couple ; il mentionne les "orages" et les moments difficiles, reconnaissant que l'amour est aussi un combat. La chanson évoque la transition d'une passion fougueuse vers un amour mature, fait de "doux", de "tendre" et de "merveilleux".

Cette chanson a été reprise par un grand nombre d'artistes, et aussi dans plusieurs langues.

C'est toujours délicat de reprendre un chef-d'oeuvre. On ne retouche pas la Mona Lisa.

On ne la retouche pas mais on peut s'en inspirer, et proposer des variations, voire en faire des détournements.

C'est tout à fait par hasard que j'ai entendu sur le poste radio de ma voiture une version épurée de la chanson des vieux amants, accompagnée d'une simple guitare classique, avec la voix de la soprano franco-suisse Marina Viotti interprétant la chanson de Brel avec la même technique lyrique que celle des chanteurs d'Opéra, comme on chanterait un lied de Schubert ou de Mendelssohn.

C'est une version intimiste et quand Marina Viotti prononce " Mon doux, mon tendre, mon merveilleux amour" le miracle se produit et l'émotion me saisit.

 

Ci-dessous elle reprend le thème mais accompagnée au piano. L'émotion est toujours bien là.

Bravo Marina et merci !

PS: Hors-sujet.

Je profite de mon court billet pour rendre hommage à Carol Kaye et lui rendre justice.

Carol Kaye en studio

Carol Kaye en studio

Mais qui est Carol Kaye ?
Elle a joué de la basse sur 10 000 chansons, dont le titre le plus diffusé du XXe siècle. Elle était payée 55 dollars par session. Son nom n'a jamais figuré sur les albums. Entre 1957 et 1973, Carol Kaye a participé à environ 10 000 sessions d'enregistrement. Cette ligne de basse descendante qui anime « Wouldn't It Be Nice » des Beach Boys ? Carol Kaye. Le rythme entraînant de « These Boots Are Made for Walkin' » ? Carol Kaye. L'intro à la guitare acoustique de « La Bamba » ? Carol Kaye. Le thème iconique de Mission : Impossible ? Carol Kaye.
Elle a inventé des techniques sur le champ, par pure nécessité. Quand le son de la basse était trop brouillé pour la radio AM, elle a collé du feutre sur les cordes et utilisé un médiator dur à la place de ses doigts. Le son perçait les parasites comme une lame. C'est devenu la signature sonore qui a défini la pop des années 60.
Des bassistes ont passé des années, des décennies, à essayer de percer le secret du matériel des Beach Boys pour obtenir ce son. Ils étudiaient les mauvaises personnes. Ils auraient dû étudier Carol.

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #Chanson, #Chanson française, #Brel, #Lyrisme, #Marina Viotti, #Guitare, #amour, #Opéra

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Publié le 30 Avril 2026

Bonjour les amis.

LE TESTAMENT D'AMELIA est l'une des plus anciennes chansons catalanes qui ait été conservée. On en a connaissance depuis le XIVe siècle mais elle pourrait être bien plus ancienne et remonter au XII ème. Il semble que l'auteure de cette pièce musicale soit la fille de Ramon Berenguer III (comte de Catalogne, Provence et Sardaigne) et de Dolça de Provença. Il existe de nombreuses versions de cette romance avec une musique et des paroles très similaires qui racontent toujours la même histoire avec, toutefois, de petites variantes: parfois la princesse est la fille d'un puissant noble catalan, parfois c'est la fille d'un Roi de France.

Le thème de la chanson est particulèrement triste et cruel. Une princesse a été empoisonnée par sa propre mère par jalousie car celle-ci entretenait une relation amoureuse avec le mari de sa fille. Le poison était probablement caché dans un bouquet d'oeillets.

Voici les paroles en catalan accompagnées d'une traduction française.

L’Amèlia està malalta, Amélia est malade,
la filla del bon rei. la fille du bon roi.
Dames la van a veure. Des Dames vont la voir.
Comtes i noble gent. Des comtes et des nobles.
 
Ai, que el meu cor se’m nua Oh, mon cœur se serre
com un pom de clavells. comme un bouquet d'œillets.
 
Filla, la meva filla, Ma fille, ma fille,
de quin mal vos doleu? de quel mal te plains-tu ?
El mal que jo tinc, mare, Le mal dont je souffre, mère,
bé prou que me’l sabeu. vous le connaissez mieux que quiconque.

Ai, que el meu cor se’m nua Oh, mon cœur se serre
com un pom de clavells. comme un bouquet d'œillets.

Filla, la meva filla, Ma fille, ma fille,
d’això us confessareu. vous expliquerez ceci
Quan sereu confessada Quand vous aurez été confessée,
el testament fareu. Quand vous ferez votre testament.

Ai, que el meu cor se’m nua Oh, mon cœur se serre
com un pom de clavells. comme un bouquet d'œillets.

Un castell deixo als pobres Je lègue un château aux pauvres
perquè resin a Déu. afin qu'ils puissent prier Dieu.
Quatre al meu germà en Carles. Quatre à mon frère Charles.
Dos a la Mare de Déu. Deux à la Vierge Marie.

Ai, que el meu cor se’m nua Oh, mon cœur se serre
com un pom de clavells. comme un bouquet d'œillets.

I a vós, la meva mare, Et à vous, ma mère,
us deixo el marit meu je vous laisse mon mari
perquè el tingueu en cambra afin que vous le gardiez dans votre lit
com ja fa molt temps que feu. comme vous le faites depuis longtemps.

Ai, que el meu cor se’m nua Oh, mon cœur se serre
com un pom de clavells. comme un bouquet d'œillets.

Immense tristesse, mélancolie, amour perdu, trahison, deuil...

Cette chanson traditionnelle chantée depuis des siècles est assez édifiante. « El testament d'Amèlia », dont la mélodie est simple et belle exprime davantage la mélancolie et la tristesse que le désir d'une justice qui soit rendue à l'infortunée princesse au bien cruel destin.

Voici ci-dessous un enregistrement de la version chorale d'Enric Morera (avec de beaux décalages entre voix dans la 2 ème partie), une version qui, par ailleurs, fait partie du répertoire de mon groupe polyphonique.

Et voici également une très belle interprétation instrumentale à la guitare.

La Danse Macabre Nouvelle par Guyot MARCHANT en 1491

La Danse Macabre Nouvelle par Guyot MARCHANT en 1491

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Publié le 13 Février 2026

Bonjour les amis.

L'autre jour pendant que nous attendions notre directrice de chant avant de commencer une répétition chorale, Francesc ( mon voisin chanteur basse) en profita pour saisir une guitare qui trainaît dans le local et se mit à jouer un air que je ne connaissais pas. Je  lui demandais le titre  et il ne s'en rappelait plus vraiment. Il me répondit que ça s'appellait un truc du genre " mélancolia" mais, plus tard, en faisant des recherches sur le net je ne retrouvais pas le morceau qu'il m'avait joué. J'insistais donc auprès de Francesc en lui écrivant par whatsapp qu'il s'était trompé et il m'envoyait la bonne réponse deux jours plus tard. Il s'agissait en fait de NOSTALGIA du compositeur vénézuélien Rodrigo Riera (1923-1999).

Rodrigo Riera

Rodrigo Riera

NOSTALGIA est une pièce pour guitare seule qui se distingue par sa beauté mélodique et par son ancrage dans le folklore de la région natale de Rodrigo Riera, Lara.
C'est un morceau de style vals (valse vénézuélienne) en 3/4, caractérisé par une atmosphère à la fois paisible et envoûtante. Il fait partie du recueil Cuatro piezas venezolanas (Quatre pièces vénézuéliennes).
La partition porte souvent l'indication « Con ternura » (avec tendresse). L'enjeu pour l'interprète est de faire ressortir la ligne mélodique tout en équilibrant l'accompagnement des basses, sans abuser du rubato pour ne pas briser la pulsation rythmique.

En voici une belle interprétation ci-dessous.

Et puisque je parle de nostalgie, je vous propose aussi un thème qu'on connaît tous car il est ancré dans notre mémoire, mais dont je n'ai découvert le titre que cette semaine. Il s'agit de Maria Elena du compositeur mexicain Lorenzo Barcelata (1898- 1943).

Maria Elena est sa pièce la plus célèbre mais certains la connaissent sous le titre anglais " Yours is my heart".

PS: Hors-sujet, et pour terminer sur une note d'humour.

Vous avez remarqué que je ne dis jamais que je suis de gauche et que je préfère plutôt dire que je vote à gauche. Vous voulez savoir pourquoi ?

La réponse est ci-dessous...🤣

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #Musique intrumentale, #guitare, #Vénézuela, #Guitare, #valse, #Rodrigo riera

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Publié le 11 Juillet 2025

Bonjour les amis,

Ça fait deux fois cette semaine qu'en prenant ma voiture j'entends une chanson de Don Mac Lean qui date des années 70 et qui évoque des souvenirs extrêmement précis pour moi.

Il s'agit d'une belle ballade, très simple, composée à la guitare en hommage à Van Gogh et dont le titre est VINCENT mais souvent on se réfère à cette chanson avec les paroles qui la commencent en disant STARRY, STARRY NIGHT (nuit étoilée).

.

 

Alors cette chanson pleine de douce mélancolie  me rappelle ma prépa au lycée Baggio de Lille en 1977. Nous avions un assistant américain originaire de la Nouvelle-Orléans qui aimait nous faire travailller l'anglais à travers des textes de chansons de Dylan, de Cohen, etc...Avouez que c'était plutôt une très bonne idée. Donc c'était cet assistant américain extrêmement sympathique qui nous avait fait découvrir cette chanson de Don McLean dédiée à Van Gogh.

J'en profite pour rappeller qu'à l'époque nous étions 45 élèves en classe et que c'était possible de faire cours. Sans vouloir être passéiste c'était une autre époque, assurément !

Ces belles paroles de Don McLean, vous les retrouverez traduites en français sur le lien ci-dessous.

Cette belle chanson est composée sur 4 accords de guitare. SOL majeur - LA mineur- DO majeur - RÉ (avec une septième augmentée).

Le talent c'est parfois de savoir faire simple.

La guitare acoustique folk (avec cordes en acier) égrène de beaux arpèges métalliques sur les accords susnommés tandis que la voix pleine de sensibilité de Don McLean apporte énormément d'expression au texte. A noter également une belle petite variation en forme de rupture juste à 2 minutes 18 secondes.

Les notes d'un accordéon nostalgique apparaissent à 1 minute 47 secondes, en arrière fond musical, au loin, et nous rappellent que Van Gogh vivait en France.

Tout le monde connaît Don Mc Lean pour son AMERICAN PIE qui sera repris 2 décennies plus tard par MADONNA , mais son VINCENT mérite aussi de rester dans les mémoires.

Terrasse du café le soir, Place du Forum, Arles (1888)

Terrasse du café le soir, Place du Forum, Arles (1888)

Nuit étoilée...ou quand Don McLean rendait hommage à Van Gogh...

PS: Puisqu'on parle d'anglais.

Cette semaine Trump a félicité le président du Libéria pour son bon niveau d'anglais...et ne savait visiblement pas que l'anglais est la langue officielle du Libéria...🤣🤦🤦🤦 Non seulement Trump ne lit pas les notes de ses collaborateurs mais il n'est même pas fichu de connaître la langue officielle du pays dont il reçoit le président...🤦

Il n'y a pas que le niveau des élèves qui baisse.

https://www.lefigaro.fr/international/trump-felicite-le-president-liberien-pour-son-niveau-d-anglais-langue-officielle-du-liberia-20250709

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Publié le 20 Août 2022

Bonjour les amis,

Ce matin je me suis levé avec l'envie d'écouter HOMECOMINGS un morceau que j'affectionne particulièrement du guitariste belge Philip Catherine. HOMECOMINGS est extrait de l'album GUITARS qui fût publié en 1975 et qui est probablement son meilleur album.

Le morceau est construit sur une progression d'arpèges un peu étranges et envoûtants. Philip Catherine laisse courir la batterie comme le son d'un métronome qui maintient et martèle de manière implacable la régularité du tempo pendant que sa guitare électrique nous emporte très loin et très haut. Une guitare très inspirée qui, tel un cerf-volant, se livre à des digressions asymétriques, parfois improbables, souvent aussi vertigineuses qu'une chute libre, mais qui finit toujours par retrouver son équilibre et la sérénité du tempo original. 

Notez au passage que cette pièce composée en 1975 a très bien veilli et qu'elle n'est pas trop marquée par le son de son époque. C'est un beau thème intemporel qui n'a pas pris la moindre ride.

Donc en faisant ce matin une recherche rapide sur youtube pour remettre la main sur le morceau de Catherine je suis tombé tout à fait par hasard sur une version acoustique du musicien turc Erkan Ogur.

Cette fois-ci le tempo est plus lent. On peut apprécier et savourer pleinement toutes les harmonies de HOMECOMINGS.

Je crois, mais je n'en suis pas très sûr, qu'il doit y avoir au moins trois guitares différentes qui se superposent, qui s'interpellent et qui se répondent

HOMECOMINGS méritait bien sûr une version purement acoustique. Celle d' Erkan Ogur est de toute beauté.

La voici.

PS: Pour ceux qui s'intéressent à l'écriture du morceau voici une vidéo très sympa de Catherine qui explique de manière un peu improvisée d'abord sa progression d'arpèges, puis comment le thème vient se greffer dessus.

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #Musique, #Guitare, #Jazz, #Philip Catherine, #Erkan Ogur

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Publié le 5 Août 2022

Bonjour les amis,

On ne présente plus la Pavane de Gabriel Fauré, une oeuvre pour petit orchestre qui fut présentée pour la première fois au public le 25 Novembre 1888.

Cette oeuvre inspire plein de belles adaptations à un, deux, trois ou quatre instruments.

En voici une première, toute simple, à la guitare, de Robert Lunn.

Ce qui est intéressant ici c'est la manière avec laquelle Robert Lunn imite l'oeuvre orchestrale originale, fait sonner certaines notes (celles de la mélodie) et étouffe d'autres avec sa main droite (celles de l'accompagnement). Ce n'est pas si aisée car tout se fait en même temps, les notes qui durent et celles qui sont étouffées. Mais écoutez plutôt sur les trois premières minutes de cette vidéo...J'aime beaucoup le contraste entre la mélodie qui sonne et l'accompagnement harmonique "étouffé".

Je vous propose maintenant une adaptation un peu plus jazzy  écrite pour deux guitares.

J'aime beaucoup l'introduction de Steve Erquiaga qui précède l'arrivée du thème hyperconnu.

En fait, j'adore cette intro...c'est même pour elle que j'ai écrit ce court billet.

En fait, cette intro, elle me prend la tête !

Steve Erquiaga

Steve Erquiaga

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #Musique, #Guitare, #Jazz, #Pavane, #Steve Erquiaga, #Gabriel Fauré

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Publié le 31 Juillet 2022

Bonjour les amis,

Nous sommes au coeur de l'été, de la saison des festivals de Jazz, et le grand guitariste américain Al di Meola est en tournée en Europe en ce moment.

J'ai découvert grâce à sa page facebook AVA'S DANCE IN THE MOONLIGHT, un morceau  que je ne connaissais pas.

Ce qui est intéressant c'est, entre autres, la genèse de cette pièce. Al di Meola raconte que sa fille de 4 ans était descendue  dans son studio un soir alors qu'elle ne pouvait pas trouver le sommeil.

Al di Meola tenta de lui jouer quelques notes d'une berceuse à la guitare, et puis la petite fille se mit à à faire tournoyer ses mains et à initier quelques mouvements de ballerine, ce qui donna l'idée à Al di Meola d'improviser un arpège pour accompagner ces premiers mouvements de la fillette. On entend cet arpège à 18 secondes sur la vidéo que je mets en lien ci-dessous.

J'aime beaucoup cette idée d'un père observant les premiers balbutiements artistiques encore très aléatoires mais pleins de grâce de sa petite fille de 4 ans et qui s'en inspire pour l'accompagner d'un arpège étrange, magnétique et un peu envoûtant sur lequel il a ensuite composé une pièce assez poétique, d'inspiration hispanique, au thème lancinant.

La musique se crée souvent comme ça....sur un hasard, sur un imprévu...sur une inspiration soudaine...sur une simple idée de départ qui jaillit....et puis, ensuite, plus tard, le talent et l'inspiration font le reste...

Voici une répetition de cette pièce, en duo cette fois-ci, avec deux guitares acoustiques, près du lac de Garde qu'on peut admirer en arrière-fond.

C'est un thème que peut s'interpréter de mille façons. Voici maintenant Al di Meola qui le reprend de manière très convaincante à la guitare électrique. Plus percussif et bourré d'énergie !

 

Voilà, trois versions différentes d'une même pièce:

- sur la première vidéo une version complètement orchestrée

- sur la deuxième une répétition à deux guitares d'une version plus intimiste

- sur la troisième  une interprétation  complètement rock, ou si vous préférez jazz-rock.

Personnellement j' ai un faible pour les propositions 2 et 3.

Quand les mains d'Ava se mirent à tournoyer et à dessiner des formes dans l'espace...

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #musique, #jazz, #musique latino, #Al di Meola, #Guitare, #Rock, #festival

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Publié le 25 Décembre 2021

Bonjour les amis

En cette période de Noël, un de mes amis,  après avoir reçu sur les réseaux sociaux de nombreux voeux affectueux de son entourage, leur a répondu:

" No me va a quedar más remedio que ser felíz !" que je vous traduis ci-dessous:

 " Il ne va plus me rester d'autre choix que d'être heureux ! "

Alors que je méditais encore la boutade de mon bon ami, j'ai découvert par hasard Paulo Martelli, un artiste qui interprète  des oeuvres de JS Bach qui est mon compositeur préféré.

Bach m'accompagne toujours, mais pendant les fêtes de Noël c'est le compositeur qui m'inspire le plus.

Voici donc une pièce de Bach merveilleusement interprétée par Paulo Martelli.

https://www.youtube.com/watch?v=LkB7t8cXKRo

Une pièce qui est très adaptée pour les fêtes de Noël. Une gavotte, une oeuvre pleine de joie, d'allégresse mais aussi de simplicité, de modestie.

Et à la fin de l'interprétation on ne peut que se sentir plus heureux. Tout simplement.

JOYEUX  NOËL À TOUTES ET À TOUS

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #Musique classique, #Bach, #Guitare, #Gavotte, #Noël, #Paulo Martelli

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Publié le 4 Avril 2019

Bonjour les amis,

En naviguant sur le net je suis tombé cette semaine sur un concert donné en 2014 au Royal Albert Hall par Steve Hackett, le guitariste de GENESIS. Ce grand musicien a revisité la longue carrière de son groupe avec plein de beau monde qui est venu l'accompagner sur scène (... mais aucun autre musicien de Genesis).

Pour ceux qui ont raté la grande époque glorieuse du rock progressif l'extrait que je vous propose aujourd'hui me permet de vous faire connaître FIRTH OF FIRTH l'un des chefs d'oeuvre du groupe. Un morceau épique, composé de plusieurs parties bien distintes.

D'abord une longue intro somptueuse et assez grandiloquente aux claviers, ensuite le thème de la chanson interprété ici par John Wetton, et à 3 minutes 31 un premier solo avec de belles variations dans lequel la flûte de la version originale a été remplacée par une clarinette.

Puis reprise aux claviers sous les applaudissements du public à 4 min 40 sec.

Et à 6 min 20 secondes commence l'un des plus beaux solos à la guitare que Steve Hackett ait jamais écrit...à 6 minutes 36 secondes il maintient une note très longtemps et ensuite on décolle, et là c'est le nirvana...

Vous pourrez noter dans cet extrait la parfaite communion existante entre les musiciens et le public de fans. Tous les auditeurs connaissent la moindre note par coeur et se régalent...

La prestation scénique est techniquement parfaitement maîtrisée. Tout est bien écrit, bien interprété.

Et puis, quand j'ai découvert cette version publique de FIRTH OF FIRTH à l'Albert Hall, je ne m'attendais pas à retrouver au chant le regretté  John Wetton auquel j'avais consacré un article lors de sa disparition.

http://alea-jacta-est.ex-posteur.over-blog.com/2017/02/le-bassiste-et-chanteur-john-wetton-nous-laisse.html

Et là, de le revoir comme ça de manière inattendue, complètement heureux sur scène, dans son élément, ça m'a remué les tripes. On le voit plaisanter à 5 min 05 secondes avec Hackett assis à côté de lui. L'émotion et la nostalgie me prennent à la gorge...

Alors, des morceaux comme FIRTH OF FIRTH que j'ai écouté des millions de fois dans les années 70, je ne ressens plus vraiment le besoin de les réécouter aujourd'hui. Ils sont en moi et font partie de mon ADN, mais cette réinterprétation 40 ans plus tard montre que ces pièces sont suffisemment riches pour être rejouées avec bonheur quelques décennies plus tard et qu'elles sont capables de provoquer une émotion renouvelée...

Je vous laisse avec la première version originale en studio pour ceux qui ne la connaîtraient pas...

PS :Et puis, en prime, je vous mets aussi la version en public d'HORIZONS une pièce acoustique fétiche que j'ai appris à la guitare.

Le thème commence à 28 secondes par une série d'harmoniques sur l'instrument.

On ne presse pas la corde sur le manche mais on pose le doigt sur un noeud de vibration (ou de résonance), ce qui produit un son très particulier.

HORIZONS c'est une pièce en forme de prélude qui vous rappellera un certain JS Bach...

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #musique, #Genesis, #Rock progressif, #John Wetton, #Steve Hackett, #Guitare

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