feminisme

Publié le 12 Août 2026

Bonjour les amis.

Dans un guide publié mi-juin, l'Union européenne de radio-télévision (UER) a donné ses directives pour mieux filmer l'athlétisme féminin afin de ne pas sexualiser les athlètes. Des recommandations qui seront mises en application lors des Championnats d'Europe à Birmingham (10-16 août).

Voici un exemple avec les plans autorisés à gauche et ceux qui sont prohibés à droite.

Cachez donc ces belles athlètes que je ne saurais voir...!

Je comprends bien l'esprit qui anime ceux qui vont imposer ces nouvelles normes, mais il me semble que sous couvert de protéger la dignité des femmes s'instaure aussi une nouvelle inquisition woke, pour ne pas dire une nouvelle Charia qui diabolise le regard des hommes sur le corps féminin !

Avant d'aller plus loin je vous demande simplement d'observer la photo mise en lien ci-dessous d'une belle athlète allemande, une photo qui devrait être prohibée avec les nouvelles normes.

 

Cachez donc ces belles athlètes que je ne saurais voir...!

Est-ce que le fait d'admirer une telle beauté me rend coupable d'être un sale vicelard d'une impardonnable lubricité ? Cette photo revêt-elle un caractère pornographique ? érotique ?...Ou alors est-ce mon regard qui est coupable et qui devrait me couvrir de honte?...A quel niveau les instances européennes pensent-elles mettre le curseur ? Vont-elles aussi condamner 2000 ans d'Art et de culture, de célébration de la Beauté féminine (sportive ou pas), au nom du respect de la dignité des femmes ? Et dans ce cas, au nom de quoi ces normes ne s'appliqueraient pas aux hommes non plus?

Alexandre Allegret-pilot (député et ex-athlète) vient de donner son point de vue sur facebook. Ce député proche de Ciotti défend en général des idées qui ne sont pas du tout les miennes sauf que, sur ce thème précis, son point de vue est souvent pertinent. Le voici ci-dessous.

https://www.facebook.com/photo?fbid=1537430481399730&set=a.106536634489129

 

Extrait de son article ci-dessous.

Ce guide ne corrige pas des images, il veut corriger une manière de voir. Il part du principe que le spectateur est un coupable en puissance qu'il convient de tenir à distance de ce qu'il regarde. Or nous avions appris autre chose. Des siècles de peinture, de sculpture et de littérature européennes ont patiemment construit une distinction que ce document efface d'un trait de plume : le regard qui admire n'est pas celui qui s'approprie. Et celui qui s’approprie ne le fait que dans son esprit, dont il reste, espérons-le, maître. Le marbre grec, les nus de la Renaissance, les bronzes de Rodin ne reposent sur rien d'autre. Un corps peut être exposé à la vue de tous sans que sa dignité en souffre. Nous avions une éducation du regard, on nous propose une procédure. L'une élève, l'autre présume la faute.

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #censure, #féminisme, #wokisme, #hypocrisie, #inquisition, #liberté, #Art, #Beauté, #Sport

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Publié le 1 Mai 2026

Bonjour les amis et bon 1er Mai à vous tous.

Pour célébrer la fête du Travail j'ai décidé cette année de vous envoyer non pas un brin de muguet traditionnel mais un brin de la plante de riz et de vous parler de  LA LEGA (et peut-être de la faire connaître à certains d'entre vous).

LA LEGA est une chanson féministe de lutte italienne originaire de la région de Padoue ; elle était chantée par les mondine, les repiqueuses de riz de la plaine du Pô. Elle est le symbole des révoltes des ouvriers agricoles contre les patrons à la fin du XIXe siècle, au moment où ont commencé à se fonder les ligues socialistes.

On peut notamment l'entendre dans le film 1900 de Bernardo Bertolucci quand les paysannes manifestent contre l'expulsion des fermiers qui n'ont pas pu régler leur loyer aux riches propriétaires.

Vous trouverez sur le lien ci-dessous les paroles originales ainsi que leur traduction en français.

https://fr.wikipedia.org/wiki/La_lega

Passons à l'écoute maintenant. A noter le couplet plein d'entrain avec son très sonore "A oilì oilì oilà e la lega la crescerà" !

Et puis il y a une belle version à capella et à plusieurs voix que je vous invite à écouter. Je n'ai pas pu l'incruster dans mon billet mais vous pourrez y accéder en cliquant sur le lien ci-dessous.

https://www.youtube.com/watch?v=5wFdLEqPk-k&list=RD5wFdLEqPk-k&start_radio=1

Rien à dire de plus, si ce n'est que les conditions de travail dans le milieu agricole restent particulièrement dures, notamment dans le sud de l'Europe.

Sur le pourtour méditerranéen les rémunérations sont souvent faibles (notamment pour les migrants, de l'ordre de 35 à 40 euros par jour, c'est à dire souvent en dessous du smic) et les conditions de travail pénibles pour de nombreux travailleurs immigrés fréquemment logés dans des conditions d'insalubrité (parfois sans accès à l'eau potable). Ajoutons-y l'exposition à des pesticides toxiques pour la santé et le réchauffement climatique avec des effets terribles sur le corps comme la déshydratation, les coups de chaleurs et des problèmes rénaux. 

Bref, LA LEGA est une chanson qui reste malheureusement d'actualité car la situation de nombreux ouvriers agricoles ne s'est guère améliorée aujourd'hui.

PS: J'ai oublié de signaler au passage que je vis dans une région très connue pour la culture du riz, ce riz valencien qu'on retrouve dans la fameuse paella qui est elle-même un plat non pas espagnol mais typiquement valencien. Par ailleurs il y a une rizière (et donc une zone humide) à 10 km de chez moi à Pego dans laquelle est cultivée un riz de grande qualité appelé "arroz bomba".

plante de riz

plante de riz

PS nº 2. Dans la chanson LA LEGA l'expression " crumiri col padrone" a été traduite par " les jaunes avec le patron".

Le terme « jaune » dans le contexte social et historique français désigne des personnes qui refusent de faire grève, souvent considérées comme des briseurs de grève. Historiquement, les « syndicats jaunes » sont nés à la fin du XIXe siècle en opposition aux syndicats traditionnels (dits « rouges »), proches des mouvements socialistes ou communistes. Ils prônaient la collaboration avec le patronat plutôt que la lutte des classes.

Donc l'expression n'a rien à voir avec les travailleurs asiatiques ! ouf !

En Espagne pour les briseurs de grève on utilise le terme ESQUIROL (qui veut dire "écureuil" en catalan). Pourquoi ? Parce qu'en Catalogne, à la fin du XIXe siècle des ouvriers de la ville de L'Esquirol sont allés travailler dans une usine en grève à Manlleu, brisant ainsi l'unité des travailleurs locaux.

 

Tag injurieux sur un siège de syndicat indépendant espagnol..esquiroles étant le pluriel de esquirol...

Tag injurieux sur un siège de syndicat indépendant espagnol..esquiroles étant le pluriel de esquirol...

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Publié le 10 Mars 2026

Bonjour les amis.

C'est une terrible histoire dont je vais vous parler aujourd'hui. Il s'agit de 2 soeurs pakistanaises qui vivaient en Catalogne dans le Nord de l'Espagne, qui ont été mariées de force et qui ont été tuées pour l'honneur au Pakistan.

les deux soeurs Aneesa et Arooj

les deux soeurs Aneesa et Arooj

Résumé des faits.

L'histoire des filles de Ghulam Abbas, Aneesa (24 ans) et Arooj (21 ans), est un cas tragique de « crime d'honneur » survenu en mai 2022 au Pakistan.

Les deux sœurs vivaient à Terrassa, en Espagne. Elles avaient été forcées d'épouser leurs cousins l'année précédente lors d'un voyage au Pakistan.


En mai 2022, elles ont été incitées à retourner au Pakistan sous un faux prétexte (on leur aurait dit que leur mère était malade). Une fois sur place, leur famille a tenté de les forcer à entamer des démarches de visa pour faire venir leurs maris en Espagne. Face à leur refus persistant et leur volonté de divorcer pour refaire leur vie en Espagne, les deux sœurs ont été torturées, étranglées et abattues dans la ville de Gujrat.

Six membres de la famille ont été arrêtés au Pakistan en Mai 2022, dont l'un de leurs frères (Shehryar), un oncle et leurs maris. Ils étaient accusés d'avoir torturé et tué les deux sœurs parce qu'elles refusaient de parrainer le visa de leurs maris (des cousins épousés de force) pour qu'ils les rejoignent en Espagne.
Moins d'un an après les faits, en février 2023, les suspects détenus au Pakistan ont été remis en liberté.

Au Pakistan, les lois sur les crimes d'honneur permettent parfois des acquittements si la famille "pardonne" aux meurtriers, bien que des réformes législatives aient tenté de limiter cette pratique.

Le père, Ghulam Abbas, a été arrêté en Espagne en février 2023, soupçonné d'avoir orchestré le plan depuis Terrassa pour « laver l'honneur » de la famille.

Le procès du père a lieu en ce moment en Espagne. Le parquet a requis 14 ans de prison contre Ghulam Abbas. Sont également au banc des accusés les deux frères impliqués dans les assassinats.

Je vous mets en lien l'article d'EL PAIS qui est accessible sans être abonné. Et si vous n'avez pas de connaissances en espagnol le traducteur google vous permettra de comprendre parfaitement la teneur de l'article, notamment au sujet du martyre qu'ont subi les deux jeunes soeurs.

Alors, si je vous parle de cela aujourd'hui c'est d'une part pour rappeler qu'il existe sur cette planète des endroits où des systèmes de valeurs fondés sur des idéologies archaïques et barbares peuvent pousser un père à tuer ses filles, ou un frère à assassiner sa soeur pour « laver l'honneur » de la famille.

Mais c'est aussi parce que je suis terriblement irrité par le relativisme culturel des "décoloniaux" en France et ailleurs qui ferment les yeux sur les pires horreurs commises par leurs compatriotes ( le Mal c'est uniquement l'homme blanc occidental, les autres sont naturellement bons) et aussi par ces néo-féministes vivant dans le coton occidental et qui dénoncent notre patriarcat à nous mais qui restent muettes quand il s'agit de prendre la défense des femmes au Pakistan, en Iran ou en Afghanistan.

Je termine mon billet juste avec une petite statistique pas piquée des hannetons.

Au Pakistan, la police a enregistré plus de 470 crimes dits d'«honneur» en 2021, selon la Commission des droits de l'Homme du Pakistan (HRCP). De nombreux cas ne sont toutefois pas signalés car les familles ont tendance à protéger les responsables.

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Publié le 16 Décembre 2025

Bonjour les amis.

Une étudiante américaine en 3ème année de psycho s'est plainte d'avoir reçue une note de 0 sur 25 à une dissertation sur les stéréotypes du genre. Elle s'estime victime de discrimination religieuse.

Résumé des faits ci-dessous.

La polémique a rapidement pris une ampleur nationale comme l'explique bien cet article en anglais de Tyler Kingkade et de Jo Yurcaba sur NBC News.

https://www.nbcnews.com/news/amp/rcna248530

Vous pourrez accéder à une traduction française de cet article sur ce lien.

https://www.facebook.com/photo/?fbid=10161716143667455&set=a.10150608005372455

 

Vaste polémique aux Etats-Unis avec la controverse de Fulnecky...

Donc on voit que tout le monde s'en mêle, y compris le gouverneur de l'Oklahoma qui va jusqu'à invoquer le premier amendement des Etats-Unis qui protège les libertés, et entre autres, les libertés de religion.

Face à cette controverse je vois une terrible métaphore de ce qu'est devenue l'Amérique d'aujourd'hui et l'occident également.Il ne s'agit plus de la lutte de la vérité contre le mensonge, ni de la lutte du bien contre le mal, mais de celle d'un mal (obscurantisme religieux) contre un autre mal (imposture scientifique).

Ça, c'est plus difficile à arbitrer.

Je vais tenter de m'en expliquer.

Si cette étudiante avait affirmé que la Terre est plate ça aurait mérité un zéro.

Si cette étudiante avait composé une dissertation rejetant les théories de Darwin on aurait pu lui opposer qu'elle contredit des observations et conclusions scientifiques, et que la science, depuis 1859, n'a fait que confirmer la théorie du grand savant anglais. Donc on pourrait opposer à cette étudiante qu'il est de son devoir de connaître la théorie de Darwin.

Mais quand on parle de théorie du genre, il n'en va pas de même car ce concept forgé par Judith Butler est très loin de faire l'unanimité chez les scientifiques. Certains scientifiques soulignent les différences biologiques fondamentales entre les sexes (chromosomes, anatomie), estimant que les études de genre sont complètement biaisées et minimisent bien trop ces aspects.

Donc, cette fois-ci le point de vue religieux de Samantha Fulnecky (maladroitement exprimé dans sa dissertation) n'est pas battu en brèche. N'en déplaise aux tenants des études de genre, Fulnecky est dans son droit de rejeter en bloc les postulats de la théorie du genre.

Je pourrais affirmer la même chose avec la psychanalyse car tout le système conceptuel forgé par Freud n'a jamais reçu l'aval de la science. La psychanalyse n'entre pas dans le champ des sciences exactes, et la théorie du genre encore moins.

Alors j'entends déjà ceux qui vont m'opposer que la théorie du genre n'existe pas que c'est un concept forgé par ses adversaires et qu'il existe des études de genre.

Je ne suis pas d'accord car ces études (qui valent ce qu'elles valent) reposent sur des postulats formulés par Butler que je suis loin d'être le seul à rejeter.

N'importe quel matheux sait bien qu'à partir de faux postulats il est facile de démontrer aussi bien le vrai que le faux.

Les postulats de Judith Butler, notamment sa théorie de la performativité du genre (le genre comme construction sociale répétée) et sa critique de la distinction rigide entre sexe/biologie et genre/culture, sont largement débattus et contestables dans les milieux académiques et féministes, notamment par ceux qui souhaitent préserver une base biologique ou qui craignent la dissolution de la catégorie « femme ».

Pour revenir à la controverse de Fulnecky, elle ne peut pas prendre fin si on ne recourt pas à la science. Or, le moins qu'on puisse dire c'est qu'il n'y a aucune unanimité sur ce sujet. Les études de genre sont des "études"...à prendre ou à laisser, partiellement ou complètement, selon ses propres convictions.

Donc une professeure ne peut pas mettre un  zéro pointé à Samantha Fulnecky car elle ne peut pas démontrer qu'elle a tort même si celle-ci n'invoque pas nécessairement les bons arguments. De mon point de vue Fulnecky a raison quand elle affirme qu'une société ne devrait pas propager l'idée que chacun peut être ce qu'il veut et faire impunément un déni de réalité car la nature a fait des choix qui échappent au pouvoir de l'homme.

Encore une fois, et j'ai envie de dire une fois de plus, on peut observer que les wokistes qui prétendaient déconstruire l'homme (et la femme) n'apportent que discordes, tensions, perte du bon sens, confusions et débats stériles. Le wokisme bat en brèche la pensée rationnaliste sur laquelle s'est fondée notre civilisation moderne et donc, il s'attaque aussi aux piliers du vivre-ensemble.

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Publié le 22 Novembre 2025

Bonjour les amis,

Hier il m'est arrivé quelque chose de peu habituel pour moi. Alors que je préparais le repas du soir j'apprenais par hasard vers 19 heures que la troupe de théâtre amateur de mon village donnerait une représentation à 20 heures à l'auditorium dans le cadre de la journée mondiale des Droits de la Femme.

Je bouclai rapidement la tambouille familiale et me précipitai vers la salle de spectacle où j'apprendrai que l'oeuvre s'intitule LA CASA DE BERNADA  ALBA et qu'elle a été écrite par Federico Garcia Lorca en 1936.

C'est donc l'une de ses dernières oeuvres du grand Lorca qui fut fusillé par des rebelles anti-républicains en août 1936, des rebelles qui, par cet assassinat lâche et odieux, envoyaient ad patres le plus grand poète et dramaturge espagnol du XXème siècle.

Mais revenons à LA MAISON DE BERNARDA  ALBA dont vous trouverez une présentation de l'argument et des personnages sur le lien ci-dessous.

Mais en fait, pour en savoir vraiment davantage sur le contenu de cette oeuvre et sur l'ensemble des thèmes abordés, il faut aller sur le lien wikipedia espagnol ci-dessous et utiliser le traducteur google pour pouvoir le lire éventuellement en français.

Je vous invite donc à en prendre connaissance avant d'aller plus loin dans la lecture de ce billet.

 

C'est donc une pièce très dense qui reflète la condition féminine du XX ème siècle et dans laquelle sont abordés les thèmes des apparences, de la haine, de l'envie, de la mort, de l'argent, de la luxure, de la lutte pour la liberté, de l'oppression, de ce qui peut se dire et de ce qui doit être tu.

Un ensemble de thèmes dont certains restent encore d'actualité tandis que d'autres nous permettent de comprendre nos racines et d'où nous venons en nous baignant dans le monde des valeurs de nos grands-parents. C'est une pièce avec un texte parfois très dynamique qui s'accélère et qui libère de manière violente les frustrations des personnages.

J'ai été impressionné par la qualité de l'interprétation de toutes les actrices de la troupe: aucun point faible dans la distribution des rôles, y compris chez les jeunes interprètes qui ont vraiment été à la hauteur.

Quant à Maria José Cardona, elle porte le rôle de Bernarda à bouts de bras.

J'ai été très impressionné par son caractère âpre et inflexible qui m'a fait penser à la grande Alice Sapritch, ce qui n'est pas un mince compliment.

Bernarda et sa fille Adela en arrière plan

Bernarda et sa fille Adela en arrière plan

La maison de Bernarda Alba
La maison de Bernarda Alba
La maison de Bernarda Alba
La maison de Bernarda Alba
La maison de Bernarda Alba

Liens d'intérêt.

Voici un bref article consacré à la représentation qui fut faite en Juillet 2025 et dans lequel la troupe est présentée.

https://elmiralldelamarina.es/el-grupo-adulto-de-emt-de-ondara-estrena-la-casa-de-bernarda-alba/

La pièce a été éditée en français dans la collection Folio

https://www.babelio.com/livres/Garcia-Lorca-La-Maison-de-Bernarda-Alba/69578

 

 

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #Littérature, #Théâtre, #Espagne, #Federico Garcia Lorca, #Drame, #Féminisme, #Patriarcat

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Publié le 27 Juillet 2025

Bonjour les amis,

La disparition de Thierry Ardisson a été énormément commentée dans les médias. 

Je ne suis pas bien certain que le personnage Ardisson m'ait séduit car je le trouvais bien trop snob, suffisant et parisianiste. Je percevais chez lui un forme de mépris de classe et le fait qu'il ait été royaliste n'arrangeait rien. Le duo qu'il formait avec Baffie était parfois cruel avec certains invités, à la limite de la méchanceté gratuite. Baffie l'admettra plus tard et fera son mea culpa.

Mais, malgré tout, il faut reconnaître à Ardisson le mérite d'avoir rompu avec une certaine hypocrisie bourgeoise. Et parfois il l'a fait avec une incroyable liberté et aussi avec un certain courage. 

Finalement Ardisson a toujours provoqué chez moi un curieux mélange de chaud-froid, d'attraction-répulsion.

J'aimerais revenir sur une de ses émissions dans laquelle Tristane Banon raconte avoir été victime d'une tentative de viol par un personnage politique très haut-placé. Elle parle sans filtre....Ardisson a bipé le nom du personnage en question.

Bien des années plus tard Ardisson sera reçu chez Arthur et reviendra sur le contenu cette émission.

Je vous résume ce que raconte Ardisson à Arthur au cas où vous ne pourriez accéder à ce lien facebook. Il dit qu'à l'époque son émission est passée comme une lettre à la poste, sans faire scandale, et que personne n'a réagi.

Aujourd'hui avec internet tout le monde aurait cherché à savoir qui était ce fameux personnage, et celui-ci se serait retrouvé illico-presto face à une tempête sur les réseaux sociaux qui l'aurait exposé à la vindicte populaire et qui l'aurait peut-être balayé.

Finalement cette émission d'Ardisson avec Tristane Banon illustre parfaitement une époque révolue, celle du: " Tout le monde le savait mais personne ne disait rien...".

Aujourd'hui ça ne se passerait plus comme ça et c'est peut-être mieux aussi. Je dis "peut-être" car il semble que malheureusement on soit tombé dans l'excès inverse, à savoir que le procès sur les réseaux sociaux se substitue parfois à celui de la justice mais sans offrir un minimum de garanties pour les accusés.

J'en veux pour preuve l'éviction de Julien Bayou obligé de quitter la direction de son parti, accusé par Sandrine Rousseau de comportement "toxique", alors que la justice va tout simplement classer l'affaire car le dossier était vide.

Revenons à cette émission avec Ardisson et Banon. Elle résume aussi ce sentiment d'attraction-répulsion dont je parlais en préambule. Certes on dénonce des faits graves mais le cadre mondain de l'émission est franchement malsain, limite puant. On y retrouve aussi toute la cruauté sociale et le cynisme des salons parisiens.

Une personne se met à baver devant un parterre de personnalités connues, et le spectateur (qui n'aura jamais le privilège de faire partie de cette caste) assiste à ce déballage peu ragoûtant de manière un peu voyeuriste, pendant que les invités dégustent une cuisine qu'on imagine exquise...Beurk !

 

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Publié le 4 Mai 2025

Bonjour les amis,

J'ai vu le film-documentaire de Shiori Ito, une journaliste japonaise qui a été victime d'un viol en 2015.

Voici le synopsis suivi de la bande-annonce.

Depuis 2015, Shiori Itō défie les archaïsmes de la société japonaise suite à son agression sexuelle par un homme puissant, proche du premier ministre. Seule contre tous et confrontée aux failles du système médiatico-judiciaire, la journaliste mène sa propre enquête, prête à tout pour briser le silence et faire éclater la vérité.

Le titre du film dont la traduction serait "Les carnets de la Boîte Noire" mérite une petite explication assez édifiante. Lorsque Ito s'est rendue à la police après l'agression, on lui a répondu que sa plainte était une « boîte noire » : l'affaire s'était déroulée à huis clos et était donc irrecevable. Apparemment les prédateurs ont pris bonne note de ce lamentable état de fait.

Ce film est un documentaire très particulier, très émouvant, assez poignant, dans lequel c'est la victime qui décide de prendre sa caméra au poing et de nous faire vivre sur plusieurs années sa bataille quotidienne pour sa dignité, pour que justice lui soit rendue, pour que triomphe la vérité et que cessent des pratiques coupables dont sont victimes certaines femmes japonaises.

Shioro témoigne et interpelle la société toute entière sur la manière avec laquelle elle a été traitée  ou plutôt maltraitée par la police et par la justice de son pays. 

On apprend dans son film qu'au Japon le non-consentement n'est pas un argument suffisant pour qualifier un abus de viol: la victime doit prouver qu'il y a eu menaces ou violences physiques.

Au Japon les études indiquent que seulement 4% des cas de viols sont dénoncés devant la police. 4%, autant dire que ces cas sont les exceptions qui confirment la règle du silence honteux qui entoure ces crimes.

En maintenant sa plainte contre son agresseur Ito joue gros car, quelque soit l'issue du procès sa vie professionnelle et sociale risque d'en être détruite ou, dans le meilleur des cas, complètement bouleversée. Pour beaucoup elle sera et restera avant tout "la violée" et pour d'autres elle sera "la pute"...

Je ne vais pas dévoiler les détails de l'enquête mais Shiori montre que de très graves irrégularités ont été commises de la part du chef de la police de Tokyo dont on peut supposer qu'il a cédé à des pressions "venues d'en haut".

Ce qui apparaît également dans le documentaire c'est le fort impact social qu'aura cette affaire. Le premier ministre sera interpellé au parlement sur le déroulement irrégulier de cette affaire et aussi sur le fait que la loi devrait évoluer (notamment sur la définition du viol).

 Il y a toujours une première fois et Shioro Ito sera historiquement le premier #MeeToo japonais.

Dans ce documentaire on voit comment la société nippone se déchire entre celles et ceux qui soutiennent Shioro Ito et qui pensent que l'heure est arrivée de de ne plus avoir peur de dénoncer publiquement les abus sexuels et celles et ceux qui pensent que Shiori Ito essaie de se faire de la publicité à bon compte en portant atteinte à l'image d'un personnage puissant proche du premier ministre.

On sent bien à la fin du documentaire que cette affaire va impacter profondément la société: tout ne sera plus jamais comme avant et, rien que pour ça, Shiori Ito mérite tout notre profond respect.

Son combat pour la vérité et pour la dignité des femmes touche profondément le spectateur. Je précise que ce documentaire n'est pas un brûlot caricatural contre tous les hommes en général car certains des intervenants et des témoins masculins la soutiennent aussi dans sa lutte pour la vérité.

L'intérêt du documentaire est aussi de nous faire mieux connaître le Japon qui est un mélange improbable de grande modernité technologique dans un monde fortement traditionnel, très pudique, dans lequel certaines questions sont difficilement abordables. C'est aussi justement cette grande pudeur des asiatiques qui protège les prédateurs.

Il faut savoir enfin que ce documentaire fait suite à un livre que Shiori Ito avait publié en 2019 et intitulé LA BOÎTE NOIRE. L'événement et les remous  provoqués par la sortie du livre sont relatés dans le documentaire. Voici un extrait du bouquin qui donne le ton. 

"Mais je ne me suis jamais sentie en danger lors de mes séjours et reportages dans ces régions reculées. C'est ici au Japon, le pays où je suis née, ce pays réputé pour être l'un des plus sûrs d'Asie, que j'ai connu l'insécurité. Et ce qui a suivi le viol a achevé de m'anéantir. Je n'ai trouvé de secours nulle part. Ni les hôpitaux, ni les lignes d'assistance téléphonique, ni la police ne m'ont apporté leur aide. J'ai découvert avec effarement un visage inconnu de la société où javais vécu jusque-là."

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Publié le 19 Avril 2024

Bonjour les amis,

Ce matin j'ai découvert sur youtube un clip de très grande qualité portant un message fort d'émancipation des femmes.

Ce clip le voici ci-dessous et surtout n'oubliez pas d'aller jusqu'au bout, jusqu'aux dernières images.

Malheureusement je ne comprends pas les paroles mais les images parlent d'elles-mêmes.

J'ai donc essayé d'en savoir plus sur l'association qui a réalisé ce clip et Wikipedia a éclairé ma lanterne.

Voici donc ci-dessous  l'histoire et la genèse de ce mouvement "Woman,life, freedom", né après La mort de Mahsa Amini, étudiante iranienne d'origine kurde décédée le 16 septembre 2022 à Téhéran, trois jours après avoir été arrêtée par la police des mœurs iranienne pour « port de vêtements inappropriés ».

Bravo à ce collectif que j'applaudis des deux mains et que je salue pour son courage.

J'en profite par ailleurs pour rappeller qu'en France la situation est inversée car certaines jeunes filles, au nom de leur liberté religieuse supposément bafouée, tentent d'imposer des tenues vestimentaires symboles de soumission de la femme dans notre espace public laïc. Ces femmes-là n'ont aucun courage car elles ne risquent absolument rien chez nous, contrairement à celles qui risquent leur vie en se battant pour leur liberté de l'autre côté de la Méditerranée. Pire, leurs actions parfois filmées dans le but de nuire sont ensuite relayées sur les réseaux sociaux, et suivies par des menaces de mort de "leurs frères"...L'exemple d'un gérant de magazin qui n'accepte pas que ses employées portent le voile est illustratif. Son nom a été jeté en patûre sur les réseaux et il a subi de nombreuses menaces de mort. Voila comment on arrive à faire régner un climat de terreur dans notre République. Voila comment s'y prennent les intégristes pour faire reculer AVEC SUCCÈS notre espace de liberté et pour se moquer de nos lois: "fatwas" et menaces de mort.

Je rappelle, si besoin en était, que le gérant n'a enfreint aucune disposition légale du droit du travail français dans lequel un employeur a la possibilité de faire respecter une neutralité religieuse de ses employés.

Cette lamentable affaire succède à la non-moins lamentable affaire du proviseur du Lycée Maurice Ravel qui a préféré démissionner suite à des menaces proférées contre sa personne.

Comme j'aime les métaphores à deux balles je vous en propose une. Imaginez-vous un seul instant qu'un collectif noir défende l'esclavage et le droit de porter des chaînes ? Bien évidemment que non !...Pourtant, toutes proportions gardées, c'est exactement ce qui se passe avec les jeunes filles dont je parle ci-dessus.

J'imagine bien que certains élus d'extrême-gauche ou écolos seraient agacés par mes propos et qu'ils  me taxeraient de mille maux et  penseraient que je suis d'extrême-droite et aussi victime de fantasmes xénophobes.

Sorry, mais la ficelle est un peu grosse: je suis de gauche, viscéralement antiraciste (ou tentant de l'être, restons modeste) et attaché aux libertés, et entre autres, à celles des femmes.

PS: Petit retour sur l'article du FIGARO mis en lien et sur la jeune fille qui ironise dans le magazin sur notre lemme "Liberté, égalité, fraternité". J'ai tellement envie de lui répondre que si elle ne  sent pas à l'aise chez nous elle peut toujours demander l'asile politique à l'Iran ou à l'Afghanistan...

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Publié le 13 Avril 2024

Bonjour les amis,

J'ai vu hier IL RESTE ENCORE DEMAIN le film de Paola Cortellesi qui a déjà fait un carton en Italie et dont voici le synopsis suivi de la bande-annonce.

Mariée à Ivano, Delia, mère de trois enfants, vit à Rome dans la seconde moitié des années 40. La ville est alors partagée entre l’espoir né de la Libération et les difficultés matérielles engendrées par la guerre qui vient à peine de s’achever. Face à son mari autoritaire et violent, Delia ne trouve du réconfort qu’auprès de son amie Marisa avec qui elle partage des moments de légèreté et des confidences intimes. Leur routine morose prend fin au printemps, lorsque toute la famille en émoi s’apprête à célébrer les fiançailles imminentes de leur fille aînée, Marcella. Mais l’arrivée d’une lettre mystérieuse va tout bouleverser et pousser Delia à trouver le courage d’imaginer un avenir meilleur, et pas seulement pour elle-même.

Pour être tout à fait franc avec vous je redoutais un film féministe à sens unique dans lequel nous, les hommes, aurions une fois de plus le mauvais rôle de manière un peu caricaturale.

Mais la bonne surprise c'est la manière dont Paola Cortellesi a traité son sujet, notamment celui de la maltraitance des femmes.

Voici ce que dit LE PARISIEN:

"La force de ce film féministe, c’est qu’il traite d’un sujet sombre de façon très originale, oscillant entre humour, légèreté et drame. Les scènes de violences sont dansées, les personnages font sourire autant qu’ils peuvent nous glacer et le twist final est bien amené. Le film porte un souffle, une énergie qui fait un bien fou."

L'action se situe dans un quartier populaire de Rome à l'après-guerre, un quartier très vivant avec toute une galerie de personnages hauts en couleurs. On y voit le petit peuple romain qui souffre encore du rationnement.

Apparaissent 3 classes sociales différentes: les prolos qui vivent dans le dénuement, les nouveaux parvenus qui se sont enrichis grâce au marché noir et à leurs négoces avec l'occupant allemand et la grande bourgeoise traditionnelle romaine.

Dèlia (personnage principal interprétée par la metteur en scène Paola Cortellesi) vit de petits boulots mal payés et navigue entre ces 3 mondes. 

Etant donné mes origines familiales calabraises je me suis senti à l'aise dès le début du film. J´ai vite reconnu cette Italie populaire, noir et blanc, que nous dépeint le film, avec parfois cette ambiance roman-photo un peu rétro et désuète. Ce parti pris du noir en blanc est très pertinent d'autant plus que la photo et les lumières sont très travaillées et très soignées.

Dès le début du film le ton est donné car Dèlia se prend une baffe, de manière apparemment soumise, une baffe donnée sans aucune raison, de façon presque rituelle. Son mari n'est même pas antipathique, il est juste con, d'une connerie qui est fidèle à l'esprit machiste de son époque, d'une connerie qui fait peur aussi.

Il y a de l'authenticité dans les dialogues car les protagonistes parlent souvent en romanesco (dialecte  romain que je connais un peu). J'ai vu le film en VO bien sûr et parfois j'ai eu besoin des sous-titres pour capter certains mots ou expressions romanesco.

Le film évite soigneusement de tomber dans le mélo et sa prouesse tient aussi à son humour décalé. Il y a souvent un décalage entre les paroles des chansons romantiques qu'on entend et la réalité que l'on voit, ce qui nous donne par exemple une très belle scène avec Dèlia qui fait le ménage matinal dans son logement insalubre en sous-sol et une chanson qui clame l'arrivée du soleil et du  printemps.

Il y a aussi des savoureux décalages entre les propos hypocrites pleins de conventions sociales tenus par certains personnages et ce que le spectateur sait des sentiments réels qui les animent.

Et puis le scénario nous réserve quelques surprises que l'on ne voit absolument pas venir dont notamment la fin.

Je terminerai avec ce qui m'a le plus marqué, à savoir l'interprétation lumineuse, pleine d'humanité et de féminité de Paola Cortellesi. C'est fabuleux ce qu'elle arrive à transmettre.

La magie du film tient à ses expressions...le film est en noir et blanc disais-je mais il est aussi directement inspiré par le cinéma muet. Tout est dans le non-dit, dans ce que Paola exprime à travers son regard.

 Le spectateur reste constamment accroché à ses rires, ses peines, ses déceptions et ses espoirs aussi...

"Il reste encore demain"...une tragi-comédie italienne lumineuse...
"Il reste encore demain"...une tragi-comédie italienne lumineuse...
"Il reste encore demain"...une tragi-comédie italienne lumineuse...
"Il reste encore demain"...une tragi-comédie italienne lumineuse...
"Il reste encore demain"...une tragi-comédie italienne lumineuse...
"Il reste encore demain"...une tragi-comédie italienne lumineuse...
"Il reste encore demain"...une tragi-comédie italienne lumineuse...
"Il reste encore demain"...une tragi-comédie italienne lumineuse...

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Publié le 8 Mars 2024

Bonjour les amis,

En cette journée internationale du droit des femmes je tiens à préciser que lorsque j'écris "Bonjour les amis" ça inclut bien évidemment les femmes (conformément aux règles de notre grammaire) et qu'il n'est point nécessaire de faire appel à une quelconque écriture inclusive qui enlaidit notre belle langue et qui la rend lourde, laide et illisible.

Si vous lisez régulièrement mon blog vous savez que je vénère les femmes tous les jours et pas seulement le 8 Mars. Elles apportent tellement de beauté, d'équilibre et d'harmonie dans ma vie et je leur dois tant que je ne me perdrai pas mon temps aujourd'hui à répéter ce que j'écris à longueur d'année.

Non. Aujourd'hui je voudrais juste attirer votre attention sur un livre que j'ai adoré, celui d'Eugénie Bastié intitulé ADIEU MADEMOISELLE: la défaite des femmes.

La défaite des femmes...

Voici la présentation de l'éditeur.

Abolir la prostitution, mais autoriser la GPA. Supprimer la différence des genres, mais exiger l'égalité des fonctions. Réclamer l'abolition de la maternité, mais accepter l'imposition du voile. Se proclamer progressiste, mais enchaîner la condition féminine au Marché... Soixante-dix ans après Simone de Beauvoir, Eugénie Bastié dévoile ici, d'une plume enlevée et implacable, la misère du néoféminisme contemporain. L'égalité des droits est actée, le contrôle de la fécondité acquis, le système de la parité rendu obligatoire. Mais les nouvelles ayatollettes entendent poursuivre sans fin le combat, et lutter sans relâche pour un monde déjà advenu. Quitte, pour exister, à promouvoir les pires cauchemars d'Orwell, jusqu'à en oublier les véritables menaces qui pèsent sur le corps féminin. Des laboratoires de la Silicon Valley aux plateaux de l'Eurovision, du tapage des Femen au déni de Cologne, des colloques queer et trans aux réseaux sociaux de la délation, de l'invasion des ministères à la désertion des banlieues, cette enquête intellectuelle sans précédent montre comment, sous prétexte de militantisme, l'idéologie postmoderne travaille à la défaite des femmes. Et, plus largement, à la disparition d'une humanité partagée. Un livre décisif.

Eugénie Bastié

Eugénie Bastié

Voici ce que dit Fklevesque sur la fiche babelio du livre:

"Un ouvrage très bien écrit et qui sort des sentiers battus dans la mesure où il repose sur une analyse objective sans se soucier de la bienpensance du XXIème siècle. Eugénie Bastié étudie la condition féminine et la place du "féminin" à travers les époques et dans ses multiples dimensions (évolution de la langue, introduction du primat du genre, négation des corps, maternité, avortement, GPA, etc...).

Elle y présente le combat féministe et le courant néoféministe qui l'a balayé pour aboutir à un constat: "La révolution féministe n'a pas abouti à un monde plus féminin, mais à un monde plus uniforme. Un monde où les différences sont soit avilies par la double marchandisation de la publicité et de la pornographie, soit effacées par le double puritanisme du genre et de l'islamisme. L'homme, lui aussi, est victime de ce processus infernal. Non la société ne se féminise pas. Non la société ne se masculinise pas. La société s'appauvrit de la différence des sexe".
Ce livre est une véritable bouffée d'air pur qui, dans notre société en décomposition,met en valeur la nécessaire reconnaissance de la complémentarité hommes-femmes et cela sur un fondement profondément humain et "naturel". Considérant que "si la féminité et la masculinité sont des caractéristiques de la personne, au même titre que l'origine sociale, l'appartenance familiale qui ne saurait pour autant la définir. Car l'homme et la femme sont libres. Et c'est dans leur différence que s'exprime cette liberté. A nous de préserver cet équilibre de la chair, contre les vents contraires du relativisme".

Cet ouvrage m'a mis beaucoup de baume au coeur dans sa présentation de la femme, être libre qui dispose d'un merveilleux privilège que l'homme n'aura jamais: celui de répéter la Vie sur des bases biologiques. Femme qui, dès lors, mérite le plus grand respect de la part de l'homme.

Ce livre ne se lit pas, il se dévore avec avidité."

Juste ajouter à cet avis de lecteur que ce livre qui TIRE À BOULETS ROUGES sur les néoféministes très hargneuses et assez incohérentes m'a fait à moi aussi un bien fou: une vraie bouffée d'air pur dans notre univers woke et beurk.

Je vous laisse avec un article du Figaro consacré à ce livre et je vous souhaite une bonne fête, les amies...

VIVE LES FEMMES...

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #livre, #essai, #littérature, #néoféminisme, #femen, #féminisme, #Eugénie Bastié

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