extreme-gauche

Publié le 27 Août 2026

Bonjour les amis.

Aujourd'hui j'aimerais partager avec vous une vidéo de Marc-Olivier Caffier dans laquelle il parle de la manière avec laquelle notre esprit critique se dissout sous des flots d'informations tapageuses et contradictoires. Caffier commence sa vidéo en disant " Il fut un temps où l'ignorance..." et je vous laisse découvrir la suite sur le lien ci-dessous.

https://www.youtube.com/shorts/BhtmG165QY0

 

Marc-Olivier Caffier parle avec beaucoup de justesse de cette incroyable mystification d'une époque qui nous fait croire au savoir tout en nous éloignant de la vérité en utilisant divers artifices mensongers, en créant du brouillard, en fragmentant le réel, en utilisant de manière maquiavélique une parcelle de vérité soigneusement sélectionnée afin que nous perdions de vue la globalité d'un problème comme par exemple celui du réchauffement climatique.

Les procédés dénoncés par Caffier concernent tout autant les grands intérêts financiers qui nous poussent à consommer outre-mesure que les partis d'extrême-gauche pour lesquels le capitalisme serait la source exclusive de tous les maux.

Le philosophe Gérard Bensussan dit à juste titre que le mot CAPITALISME est un vocable qui dispense de penser et qu'il est devenu un "asile de l'ignorance". Vous en saurez plus en lisant l'article ci-dessous.

https://www.lepoint.fr/debats/capitalisme-le-mot-qui-dispense-de-penser-2C6F5L3L7JE3NPQXLBJDJ2FO5A/

Résumons-nous.

Les grands intérêts financiers tout comme les mouvements anti-capitalistes n'ont pas besoin de démontrer le contraire d'une vérité pour arriver à leurs fins. Ils leur suffit de mettre en doute le poids de notre responsabilité individuelle et de rejeter la faute sur "les autres". Du coup la solution doit venir "des autres", des "vrais coupables", ce qui est une façon habile de provoquer chez nous acceptation et passivité.

Revenons au réchauffement climatique que j'ai pris comme un exemple illustratif entre mille.

Si je cite le magazine Reporterre qui affirme que 50 milliardaires polluent autant que 1,3 millards d'habitants de cette planète ou alors si j'annonce, statistiques à l'appui, que 10% des plus riches génèrent 50% des émissions de gaz à effet de serre, le tour est joué.

10 % des plus riches c'est pas moi donc je me dédouane de ma responsabilité personnelle et je dispose d'un argument complètement captieux mais très confortable pour continuer de ne rien changer à mes habitudes.

Ce n'est pas l'info qui est fausse mais ce qu'on tente de lui faire dire.

CQFD. Le Titanic peut continuer de foncer tranquillement mais sûrement vers son iceberg avec, en prime l'orchestre qui continue de jouer de la musique. Quitte à aller vers une catastrophe, allons-y gaiement !

PS.  Après avoir vu la vidéo de Marc-Olivier Caffier je me suis immédiatement demandé qui était cet auteur dont j'ai appris l'existence cette semaine grâce à un bon ami.

Renseignements pris, j'ai vu sur le net que Marc-Olivier Caffier est un commissaire aux comptes (donc, les chiffres il connaît) et que c'est donc un auteur tardif qui a publié 2 romans. L'un en 2025 et un autre qui sortira le 28 août.

J'en ai su plus sur lui grâce à cet article-ci.

J'avoue que cet auteur aborde une thématique qui m'intéresse beaucoup, qui me parle et qui touche à de grandes angoisses liées aux temps que nous vivons.

Le récit suit Claude, vingt-cinq ans, un jeune homme dont la vie, en apparence parfaitement stable, commence à vaciller sous le poids croissant des injonctions sociales, familiales et professionnelles.
Comment se se défaire du regard d’autrui, s'en protéger et retrouver sa liberté fondamentale.

Brahim Saci (l'auteur de l'article mis en lien sur AU BOUT DE L'ERRANCE) nous explique que ce roman de Caffier est une quête dont les grandes interrogations sont dans la lignée de celles qu'on retrouve dans les oeuvres de Modiano, de François Mauriac, de Camus...Rien que ça ! 

Je ne l'ai pas encore lu mais la présentation est tentante. Et si l'auteur écrit aussi bien qu'il  s'exprime dans la vidéo c'est plutôt prometteur.

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Publié le 20 Août 2026

Bonjour les amis.

Le wokisme, cette idéologie venue d'Outre-Atlantique assez caricaturale et dangereuse pour le vivre-ensemble, a mis un certain temps à envahir l'espace européen et il y est parvenu avec un réel succès principalement grâce aux universités et aux grandes écoles.

Le poisson pourrit par la tête, disait Mao.

Alors pour en savoir plus je vous invite à écouter la vidéo de Nirilith que j'ai mise en lien ci-dessous.

Alors, ce que montre bien Nirilith c'est l'extrême hypocrisie de ceux qui apparaissent comme des anti-systèmes et qui, en même temps, profitent et vivent grassement de ce système.

Elle vient en rajouter une 2ème couche sur cette vidéo.

Je n'ai pas grand chose à ajouter aux propos de Nirilith si ce n'est que de regretter qu'il n'existe pas à l'heure où j'écris ces lignes d'équivalent d'un Balzac qui pourrait nous écrire les ILLUSIONS PERDUES version XXI ème siècle. Dommage ! Ces étudiants issus de Sciences Po ou d'autres écoles équivalentes qui par la suite occupent des postes importants dans notre société pourraient faire l'objet d'une grande fresque romanesque sur les temps particulièrement hypocrites que nous vivons. 

J'a qualifié nos temps d'hypocrites...d'autres iraient jusqu'à dire qu'ils sont également décadents.

Et puis j'aimerais aussi ajouter (en relation avec la nature du gratin de notre société) que je n'ai toujours pas vu les 2 volets de LA BATAILLE DE GAULLE qui est un film qui traite, entre autres, de la trahison de nos élites en 39-45.

Pour qu'il y ait trahison d'élites il faut un ensemble de conditions qui fasse que la formation de ces élites soit pervertie. Or, cette perversion nous revient aujourd'hui par le biais du wokisme et de ses thèses victimaires et non-universalistes sur l'oppression systémique, l'intersectionnalité, la déconstruction et la centralité des identités.

PS: A noter que cette question a été abordée la semaine dernière par l'élue démocrate américaine Ocasio-cortez qui a déclaré:

“Woke 1.0, c’était dingue” : cette sortie d'Ocasio-Cortez fait couler beaucoup d’encre aux États-Unis. Si certains dénoncent son opportunisme, d’autres s’interrogent sur ce qu’il faut garder d’un moment progressiste apparemment révolu.

 

La suite de cet article est sur le lien ci-dessous du Courrier international.

https://www.courrierinternational.com/article/etats-unis-rip-l-ere-woke-1-0-ocasio-cortez-declenche-un-debat-aux-airs-d-autopsie_260845

Mais n'étant pas abonné je n'y ai pas accès. Dommage ! Quoiqu'il en soit le wokisme va muter, c'est évident, de la même manière qu'il est évident qu'il va tenter de changer de peau et de nous empoisonner l'esprit d'une autre manière.

C'est à nous les laics et les universalistes de défendre nos idéaux et de nous opposer à la dictature des minorités.

Le débat apparaîtra aussi aux présidentielles 2027 car les thèses wokistes ont profondément pénétré certaines formations politiques comme les écolos et bien sûr LFI.

PS nº 2: Dans la première vidéo Nirilith cite des réflexions de Shamus Khan. Voici donc la fiche Babelio de son livre intitulé LA NOUVELLE ECOLE DES ELITES.

https://www.babelio.com/livres/Khan-La-Nouvelle-Ecole-des-elites/858801

Présentation de l'éditeur:

Ce livre est l’histoire d’une nouvelle élite, dont la connaissance réarme notre compréhension de ce qu’est l’inégalité dans une méritocratie. « J’étais à peu près sûr de ce que j’allais trouver. J’allais revoir le monde de mon premier jour d’école. Intégrer un campus peuplé d’étudiants riches et issus de longues lignées, où quelques étudiants pauvres, noirs ou latinos seraient séquestrés dans leur dortoir. J’allais retrouver les avantages sociaux et culturels des étudiants qui, au moment où ils posent le pied dans cette école, forment déjà la prochaine génération de l’élite. Mais le lycée dans lequel je suis revenu était très différent de celui que j’avais quitté dix ans auparavant. L’arrogance des nobles avait laissé la place à un rapport décontracté au privilège. » Ethnographie de Saint-Paul, lycée d’élite américain par lequel sont passées nombre de figures de premier plan du monde politique et administratif actuel, ce livre remet en cause de nombreux préjugés sur le fonctionnement des élites d’aujourd’hui. L’auteur, d’origine pakistanaise et issu d’un milieu comparativement modeste, a lui-même étudié à Saint-Paul avant de revenir y enseigner dans le but d’y mener cette enquête. Mesurant les changements réels qu’a connus ce pensionnat (où, voilà trente ans, les élèves dits « de couleur » dormaient dans des dortoirs à part), il montre comment, au-delà de la revendication d’une distinction fondée sur la maîtrise de la culture WASP, l’aristocratisme américain proclame désormais son ouverture d’esprit envers les minorités : une forme de cosmopolitisme au service du maintien des inégalités sociales.

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Publié le 28 Février 2026

Bonjour les amis.

J'ai pris connaissance du fait que Jean-Luc Mélechon s'était permis d'ironiser dans un meeting à Lyon d'une manière très douteuse sur la prononciation d'un nom d'origine juive.

Rappel des faits sur l'article ci-dessous.

Pierre Desproges à qui on avait posé la question de savoir si on peut rire de tout avait répondu:

" Oui, mais pas avec n'importe qui...".

Or, avec Mélenchon les suspicions d'antisémitisme sont très lourdes. Faut-il rappeler que LFI n'avait pas voulu considérer que le Hamas est une organisation terroriste après les pogroms du 7 Octobre 2023 et que la formation de Mélenchon a perdu son procès en diffamation contre Raphael Einthoven qui a été relaxé par le tribunal qui a considéré, au vu des pièces présentées par Maître Richard Malka, que celui-ci était dans son droit de penser que LFI était un parti "passionnément antisémite" 

Dans un tel contexte sulfureux la saillie de Mélenchon devient tout simplement détestable.

La meilleure réponse à Mélenchon vient peut-être de son ex-collaborateur Alexis Corbière.

La voici ci-dessous.

Et vous trouvez ça drôle ?

La fin de cette citation de Corbière pose un autre problème bien plus grave qu'il m'est difficile de mesurer vu d'Espagne. Les articles que je lis sur ce sujet n'éclairent pas beaucoup ma lanterne. Je m'en explique:

Il y aura dans de nombreuses villes françaises des listes communes avec LFI  pour les municipales de Mars 2026. Or, Mélenchon pose un problème réellement inédit en France, et aussi sur cette planète.

Il représente (à ce jour) à la fois le premier parti de gauche mais aussi la personnalité la plus détestée de ses concitoyens. Ça, c'est pas banal et ça complique énormément les choses.

Comment va réagir un électeur de gauche qui verra des LFIstes dans la liste qui lui sera proposée ? Je n'en sais rien mais on peut imaginer le pire, à savoir que l'impopularité de Mélenchon plombe les chances de n'importe quelle liste où apparaîtrait un LFIste.

Comment les autres partis de gauche doivent-ils s'y prendre dans un tel contexte ?

Là encore la réponse n'est pas simple. Grosso modo il y a deux possibilités:

1.- la gauche non LFIste, et notamment socialiste, installe un cordon sanitaire...c'est un peu tard pour Mars 2026 mais envisageable pour la suite des événements. Le problème majeur étant qu'une stratégie sans union se voit irrémédiablement vouée à l'échec.

2.- le reste de la gauche se tient à distance de LFI en espérant que les électeurs sauront faire la part des choses.

Cette dernière option semble la plus probable, la plus raisonnable, mais suppose le pari pour le moins risqué que l'électeur saura mettre de côté son éxécration envers Mélenchon et les siens. Réponse très bientôt et dans les urnes cette fois-ci.

Je terminerai ce billet en m'interrogeant sur la profonde irresponsabilité du leader des insoumis qui s'enferme chaque jour davantage dans un piège qu'il s'est lui-même tendu de toutes pièces et dont il semble maintenant totalement incapable de se dépêtrer sans aggraver sa situation. Il ne peut s'empêcher d'envisager l'avenir de sa formation que comme une confrontation des siens contres les autres, des autres qu'il a convertis en fascistes pour rendre son combat légitime. C'est tellement manichéen que ça en devient risible, tragiquement risible...grotesque !

Celui qui s'est présenté en son temps comme le sauveur de la gauche pourrait bien se convertir en son fossoyeur.

PS: Pour terminer sur une vraie note d'humour (et ne pas rester sur l'humour rance et puant du camarade Méluche) je vous remets un extrait de FRANKENSTEIN JUNIOR de Mel Brooks avec la reaction agacée du jeune Dr Frankenstein qui réagit très mal quand on prononce son nom d'une certaine manière...à 48 secondes sur la vidéo...🤣

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Publié le 16 Février 2026

Bonjour les amis.

En marge d'une tournée universitaire de Rima Hassan (surnommée par certains "Lady Gaza") qui passait par Science-Po Lyon, un militant d'extrême-droite a été violemment pris à parti, lynché par un groupuscule d'extrême-gauche et est décédé des suites de ses blessures.

Rappel des faits avec cette chronique ci-dessous dans laquelle le journaliste émet un certain nombre de réflexions sur l'attitude très discutable de Rima Hassan.

Alors, évidemment, LFI aura beau jeu de dire qu'ils ne sont pas directement impliqués dans le meurtre du jeune Quentin. Ils ne sont pas, à ce niveau de l'enquête, pointés comme responsables directs, mais il n'empêche qu'il y a un vrai climat de violence et de haine qui est entretenu par la formation de Mélenchon.

Cela fait maintenant des années que j'observe (vu d'Espagne) de manière effarée  la façon avec laquelle le conflit israélo-palestinien est importé en France. Comme si la résolution de ce conflit devait passer par une autre guerre qui devrait se tenir dans l'hexagone, comme s'il y avait des comptes à régler ici aussi pour arriver à une solution là-bas.

Ce climat de violence vient de loin. Mélenchon (le parrain de Rima Hassan, "parrain" dans tous les sens du terme) disait il y a quelques années de cela en parlant de l'extrême-droite, je cite: " A la fin tout se terminera entre eux et nous...".

Le ton était donné et il y avait un désir sous-jacent de confrontation civile ultime et définitive qui est perçue dans les groupuscules comme un appel implicite à passer à l'action dans la rue.

Revenons à ce tweet de Rima Hassan dont parle Etienne Gernelle dans sa chronique RTL.

 

Ce parti qui se dit de gauche et qui se focalise dans un discours de haine...

Le chroniqueur de RTL a raison de rappeler que Hitler désirait l'élimination de tous les juifs, qu'ils soient sionistes ou pas.

Enfin, il faut revenir à la définition du mot sioniste.

Un sioniste est une personne qui adhère au sionisme, un mouvement politique et idéologique né à la fin du XIXe siècle visant à la création, puis au soutien et à la défense de l'État d'Israël en tant que foyer national pour le peuple juif, sur la terre ancestrale.
Après 1948, le terme désigne le soutien à l'État d'Israël, à sa sécurité et à ses politiques.

D'après cette définition un sioniste n'est pas forcément un fervent partisan des politiques meurtrières de répression de Netanyahou. Par exemple il existe des sionistes de gauche qui constituent un courant historique et politique important, notamment à travers le sionisme travailliste (ou ouvrier), qui a longtemps dominé la politique israélienne. Ils concilient l'attachement à l'État d'Israël avec des valeurs socialistes, laïques et, souvent, le soutien à une solution à deux États et à la paix avec les Palestiniens.

Mais quel est donc le projet de Rima Hassan ?

Elle s'oppose fermement à la solution à deux États, qu'elle considère comme dépassée. Elle plaide pour la création d'un seul État laïc et démocratique sur l'ensemble du territoire, où Palestiniens et Israéliens cohabiteraient avec les mêmes droits.

Jusque là, je n'ai rien à opposer. Son point de vue est parfaitement défendable. C'est un combat complètement légitime auquel je ne serais pas loin d'adhérer moi-même si je ne le considérais pas comme malheureusement assez irréalisable.

Alors pourquoi Rima Hassan pose-t-elle problème?

1.- Parce qu'elle ne condamne pas le Hamas qui désire la destruction de l'Etat d'Israël et qu'elle ne le considère pas comme une organisation terroriste.

2.- Parce que son attitude et ses déclarations incendiaires ont tendance à exporter le conflit, à mettre tous les sionistes dans le même panier des supposés génocidaires et sont de nature à mettre en danger ceux qui vivent sur le territoire national français. Nombreux sont les juifs de France qui, comme Pascal Bruckner, vivent avec l'impression qu'on leur a collé une cible dans le dos.

Jetez donc un petit coup d'oeil sur ce tweet qui date de 2024 et qui est accompagné d'un article pour l'expliquer.

Ce parti qui se dit de gauche et qui se focalise dans un discours de haine...

"Ils dorment bien la nuit, ça ne va pas durer". Ces propos scandaleux, intolérables et condamnables pour de simples citoyens le sont encore plus pour une euro-députée.

Encore une fois le ton est donné...Imaginez l'écho que peut recevoir un tel tweet menaçant dans certains groupuscules extrêmistes de gauche, antifas ou autres. Bruckner n'exagère pas quand il parle de cibles collées dans le dos.

Je terminerai sur trois simples réflexions.

1.- Il ne faut aucun courage à des miltants européens pour s'en prendre aux juifs car il n'y a aucun risque que ceux-ci viennent vous décapiter ou vous poignarder dans la rue ou chez vous...Par contre, il n'en va pas de même pour ceux qui dénoncent les formations intégristes islamistes et radicales.

2.- Rima Hassan est extrêmement discrète sur les massacres perpétrés par les mollahs en Iran, probablement plus de 30 000 morts...Est-ce une nouvelle fois le même " 2 poids 2 mesures" honteux et ignoble qu'elle pratique sans vergogne avec le Hamas ?

3.- Et enfin que dire de ces étudiants wokistes de Sience-Po qui font une standing ovation à Rima Hassan dans leur amphithéâtre ? Le poisson pourrit par la tête, disait Mao. Notre élite (dont le niveau intellectuel est en pure dégringolade) ne se rend même pas compte de qui elle a devant elle, ni de qui il s'agit, ni avec qui elle a à faire...pfff !!!

PS: J'ai préféré parler du climat insupportable de haine entretenu par LFI (et particulièrement par Rima Hassan) et ne pas entrer dans les détails du meurtre de Quentin et attendre les résultats de l'enquête. Mais Laurent Joffrin explique pourquoi la mort du jeune sympathisant d'extrême-droite fragilise la position de LFI dans cet article:

https://lejournal.info/article/lfi-et-quentin-d/

Extrait:

"Quelques jours avant le drame, Jean-Luc Mélenchon avait publiquement protesté contre la dissolution de groupe violent. Il a promu au poste de député LFI le fondateur de La Jeune Garde, Raphaël Arnault, plusieurs fois filmé au cours d’actions violentes et classé « fichier S » par la police. Son assistant parlementaire, Jacques-Élie Favrot, a quitté son poste quelques heures après la mort de Quentin D., et les membres de l’association Némésis assurent qu’il fait partie du commando qui a lynché la victime. Au vrai, le groupe dissous entretient des liens organiques avec LFI."

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Publié le 15 Décembre 2025

Bonjour les amis.

Dans la suite et continuité de son traité intitulé LE COURAGE DE LA NUANCE Jean Birnbaum vient de publier un nouvel essai dont je vous laisse découvrir la couverture ci-dessous

 

Le courage de penser contre soi-même...

Voici la présentation de l'éditeur:

Dans le prolongement de son essai Le Courage de la nuance, Jean Birnbaum l'affirme : on peut défendre ses idées politiques, même radicales, sans être un fanatique. Il y a mille raisons de s'insurger contre le monde tel qu'il est, mais agir comme si le sanglant XXᵉ siècle n'avait pas eu lieu, c'est se condamner à refaire les mêmes erreurs, les mêmes horreurs. Afin de surmonter cette malédiction, Jean Birnbaum bâtit un pont entre les révoltes d'hier et d'aujourd'hui. Évoquant ses souvenirs de jeune militant, il propose un voyage en compagnie de figures comme George Orwell, Simone Weil ou Victor Serge. Parce qu'ils ont eu la force d'être justes, parce qu'ils ont dénoncé les mensonges et les crimes qui déshonoraient leur idéal, ces dissidents ont été traités de traîtres, de fascistes... Ce ne sont ni des héros ni des saints. Reste qu'ils ont indiqué une voie étroite. Lutter sans se mentir, s'engager les yeux ouverts, voilà qui relève de l'exception. Mais puisque tout est à refaire, c'est le seul pari digne de ce nom, plaide cet essai qui touche par son humour et sa sensibilité.

Ce livre s'inscrit aussi dans la suite du billet que j'avais écrit la semaine dernière contre les dangers de la pensée désirante.

Le courage c'est parfois d'oser aller contre les siens quand ceux-ci se fourvoient, et c'est aussi aller contre soi-même quand une vérité déplaisante s'impose et contredit une conviction personnelle. Cela a été le cas, par exemple, de Georges Bernanos qui a soutenu le général Franco avant d'admettre que celui-ci profanait sa foi chrétienne.

Birnbaum dénonce le fait que, fréquemment, ceux qui ont tenté d'ouvrir les yeux de leurs camarades de parti se sont fait taxer de traîtres et que dans la majorité des cas on les a accusés de "faire-le-jeu de adversaire".

Le grand mot est lâché. Certains se tairont piteusement, et pendant des décennies, pour ne pas faire le "jeu de l'adversaire". Sauf que la réalité finit toujours par s'imposer et que, finalement, en la taisant ils ont rendu un piètre service à la société, à leur cause et ont perdu tout crédit moral.

Afin que nous ne répétions pas sans cesse les mêmes erreurs Birnbaum s'emploie tout au long de son livre à tordre le cou du faux-argument pervers et dangereux de "ne pas faire le jeu de l'adversaire".

Au début de son livre il raconte une anecdote assez cocasse que je vous résume.

Lors d'une grande réunion à Paris de plusieurs partis de Gauche avant les dernières législatives françaises, Olivier Besancenot s'était lancé à la tribune dans un discours vibrant pourfendant le fascisme de l'extrême-droite et en citant le roman 1984 d'Orwell. A la fin de son discours Il avait scandé :

« L’extrême droite n’est pas au pouvoir ! Ils ne passeront pas ! No pasarán ! »

La comparaison de Besancenot était très hasardeuse car 1984 était une critique non pas du fascisme franquiste, mussolinien ou hitlérien mais du stalinisme, et notamment des purges.

Parmi ceux qui applaudirent le discours enflammé de Besancenot il y avait dans la tribune les représentants de LFI dont Mélenchon. Or, il se trouve que Mélenchon venait à ce moment-là d'effectuer lui aussi une grande purge dans sa formation en écartant certaines personnalités accusées de " faire le jeu de l'adversaire" comme Danielle Simonnet, Alexis Corbière, Raquel Garrido, Hendrik Davi, François Ruffin et Clémentine Autain.

Dit d'une autre manière Mélenchon s'était rendu coupable des mêmes travers que Orwell dénonçait dans son roman. Voici l'un des paradoxes que dénonce Birnbaum. Pendant qu'on dénonce les travers d'hier en invoquant des grands noms comme Orwell on ne voit pas qu'on les reproduit aujourd'hui...

L'histoire ne se répète pas mais elle bégaye parfois, notamment dans une certaine gauche.

Si vous voulez en savoir davantage sur ce livre de Birbaum je vous invite à lire une critique très bien faite de bdeguillebon64 qui est publiée sur le lien de la fiche Babelio ci-dessous.

https://www.babelio.com/livres/Birnbaum-La-force-detre-juste--Changer-le-monde-sans-refa/1883306#!

Jean Birnbaum

Jean Birnbaum

Un homme libre se doit de défendre et de soutenir des grandes causes certes, mais doit s'éloigner aussi de certaines meutes et ne doit pas avoir peur d'être seul parfois, comme le chantait si bien Georges Brassens.

PS: Jean Birnbaum est passé lui-même par la case "penser contre soi-même" car il raconte dans son livre son passage chez les trotskistes de Lutte Ouvrière quand il était jeune, avec au début le sentiment réconfortant de partager une cause commune avec ses camarades, jusqu'au jour où il a préféré faire un parcours plus libre et personnel.

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Publié le 9 Novembre 2025

Bonjour les amis,

J'observe la France depuis l'Espagne et je suis sidéré par l'instrumentalisation politique du conflit palestinien qui est faite dans l'hexagone par LFI.

Pas une semaine sans qu'il n'y ait des déclarations tonitruantes, des initiatives douteuses, des polémiques ou des actions coup de poing contre Israël qui ne font qu'installer un climat de discorde entre français.

L'une de ces polémiques s'est résolue devant les tribunaux qui ont relaxé Raphaël Enthoven qui avait déclaré que " LFI est un parti passionnément antisémite".

Dans sa plaidoirie Me Richard Malka  avait dressé l'inventaire méthodique des outrances de Mélenchon et de ses disciples, un florilège de déclarations à connotations antisémites.

Voir le compte-rendu du procès sur le lien ci-dessous.

https://www.lepoint.fr/societe/raphael-enthoven-relaxe-apres-avoir-qualifie-lfi-de-hidz-s-4836-hidz-e-4836-passionnement-antisemite-hidz-s-4837-hidz-e-4837--06-11-2025-2602559_23.php

 

J'aimerais revenir sur le virage incroyablement démagogique, islamo-opportuniste, pestilentiel et dangereux qu'a pris Mélenchon en le citant lui-même.

Jean-Luc Mélenchon lors d’un entretien sur Europe 1, le 17 septembre 2017, avait déclaré:

« La condition pour que nous vivions bien ensemble, c’est de ne pas importer les conflits qui arrivent de l’extérieur. »

Il avait même ajouté : " Ici c'est la Seine, pas le Jourdain..."

Or, force est de constater que les LFIstes, par leurs provocations constantes, font très exactement ce que Mélenchon lui-même prétendait éviter il y a encore 8 ans de cela. Ce qu'ils font c'est importer en France le conflit palestinien et semer la discorde entre français en tenant un langage de haine comme l'a démontré Me Richard Malka devant la cour de justice française.

Cette fois-ci je ne fais pas qu'émettre une opinion personnelle car c'est la justice qui a considéré que Enthoven n'avait pas commis un délit de calomnie et qu'il était dans son droit, au nom de la liberté d'expression, d'accuser Mélenchon et ses acolytes d'antisémitisme.

Je terminerai par une dernière flèche lancée contre une formation que j'ai fini par abhorrer (alors que j'avais de la sympathie pour elle lors de la naissance de ce mouvement).

Curieusement, la guerre au Soudan (alimentée entre autres par l'aide des Emirats Arabes Unis aux rebelles) fait bien plus de victimes EN CE MOMENT et tout le monde (ou presque) s'en fiche ! Cherchez l'erreur...

Mais Plantu avait déjà répondu à la question que je pose aujourd'hui en avril dernier.

Quand la France importe chez elle un conflit qui se déroule en Palestine...

PS: J'ai évité d'en rajouter une couche en parlant aujourd'hui des 4 activistes qui ont perturbé le concert de l'orchestre d'Israël la Philarmonie de Paris. Manon Aubry, députée LFI, ne condamne pas...Le message est clair...pas la peine d'en dire plus ! L'électorat LFIste a bien compris...et nous aussi !

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #politique, #LFI, #Gauche, #extrême-gauche, #antisémitisme, #palestine, #Israël

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Publié le 25 Février 2024

Bonjour les amis,

Après avoir pris connaissance de l'attribution du César du meilleur acteur à Arieh Worthalter pour son rôle dans LE PROCÈS GOLDMAN de Cédric Kahn j'ai eu la curiosité de visionner le film.

Bien m'en a pris car ce film est un chef d'oeuvre qui m'a marqué.

Voici le synopsis suivi de la bande-annonce:

En avril 1976, débute le deuxième procès de Pierre Goldman, militant d’extrême gauche, condamné en première instance à la réclusion criminelle à perpétuité pour quatre braquages à main armée, dont un ayant entraîné la mort de deux pharmaciennes. Il clame son innocence dans cette dernière affaire et devient en quelques semaines l’icône de la gauche intellectuelle. Georges Kiejman, jeune avocat, assure sa défense. Mais très vite, leurs rapports se tendent. Goldman, insaisissable et provocateur, risque la peine capitale et rend l’issue du procès incertaine.

D'entrée de jeu on retrouve bien dans ce film le climat politique fiévreux des années 70 secouées par les coups d'éclat des mouvements d'extrême-gauche. C'était l'époque de la bande à Baader, de la fraction armée rouge, d'action directe, des brigades rouges, etc...

Pierre Goldman, qui fût un "voyou révolutionnaire" mais aussi le chouchou d'une certaine intelligentsia parisienne, nous apparaît dans le box des accusés, le visage cadenassé, comme quelqu'un à la fois intransigeant mais aussi torturé pour ne pas avoir été à la hauteur de la mission qu'il s'était assigné.

Il se défend avec fougue, avec lyrisme, avec insolence, en clamant:  « Je suis innocent parce que je suis innocent ».

Goldman, assez égocentrique, parle souvent pour ses "fans"qui sont dans la salle d'audience et oublie qu'il risque sa tête. Il ne cherche pas à s'attirer la sympathie des jurés et se lance (contre l'avis et au désespoir de ses avocats) dans de graves accusations contre les institutions policières et judiciaires de son pays.

Les témoins qui se succèdent à la barre nous permettront de retracer son parcours très marqué par ses origines familiales (parents polonais, juifs, exilés et résistants) et aussi par ses orientations idéologiques révolutionnaires qui l'amèneront à rencontrer des guerrilleros en Amérique du Sud.

Goldman est parfois agaçant, trop imbu de lui-même et de sa foi en sa capacité de séduction de son auditoire à coups de formules, mais il a aussi une certaine classe et ne cherche jamais à se trouver des circonstances personnelles atténuantes pour certains méfaits dont il reconnaît être l'auteur.

Cela nous donne un personnage dostoievskien, torturé, complexe, un personnage de marginal exalté qui fait preuve d'une dialectique redoutable dans ses réponses au juge.

Les joutes oratoires du procès sont percutantes, très intenses, et ne laissent pas au spectateur le temps de souffler.

Cédric Kahn arrive à la fois à ne pas présenter Goldman comme un héros, tout en nous le rendant absolument captivant.

A un moment l'avocat de la partie civile exprime toute l'ambiguité du procès en affirmant: " Goldman, vous n'êtes pas un tueur mais vous avez tué...".

Je ne dévoilerai pas le verdict final au cas où vous ne le connaitriez pas mais peu importe. Ce n'est pas ce qui est le plus important dans ce film impressionnant.

Voici ce que dit le journal TELERAMA:

Ne pas prendre parti, rendre sa dignité à chacun, voilà ce qui fait toute la force bouleversante de ce film qui n’accable ni ne défend le voyou révolutionnaire, personnage comme frappé par la malédiction d’être né trop tôt ou trop tard, de s’être trompé d’époque.

PS: Je n'ai rien à reprocher à la mise en scène impeccable et tirée au cordeau de Cédric Kahn mais, toutefois, certaines manifestations très bruyantes de soutien dans le public durant les audiences m'ont paru peu crédibles. Le juge aurait fait immédiatement évacuer la salle, me semble-t-il...Par contre ces manifestations montrent bien l'état d'effervescence et d'exaltation de l'époque.

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Publié le 22 Février 2017

Bonjour les amis,

Je viens de voir American Pastoral,inspiré par le roman de Philip Roth.

Voici une présentation qui résume l' argumentation du film

L’Amérique des années 60. Autrefois champion de sport de son lycée, Seymour Levov, dit « le Suédois », est devenu un riche homme d’affaires marié à Dawn, ancienne reine de beauté. Mais les bouleversements sociopolitiques de l’époque font bientôt irruption dans la vie bourgeoise, en apparence idyllique, de Seymour. Lorsque sa fille adorée, Merry, disparaît après avoir été accusée d’acte terroriste, il part à sa recherche pour que sa famille soit de nouveau unie. Profondément ébranlé par ce qu’il découvre, il doit affronter le chaos qui secoue la société américaine et jette les bases d’un nouveau monde. La vie de famille ne sera plus jamais la même…

 

 

 

 

 

Alors la première conclusion qui s' impose c' est qu' aucun réalisateur n' a réussi à faire un grand film à partir d' un grand roman de Roth. Que ce soit LA COULEUR DU MENSONGE ou AMERICAN PASTORAL, aucun de ces films n' atteint une dimension artistique qui les situe au niveau du prestige des oeuvres de Roth dans la littérature américaine.

Mais soyons juste aussi.Aucun de ces films n' est mauvais non plus, bien au contraire.

Revenons à AMERICAN PASTORAL, et parlons de ses qualités d' abord.

Le film nous replonge dans l' Amérique des années 70, reconstituée de manière très soignée.L' action démarre bien avec un narrateur qui va nous raconter l' histoire de Seymour, métaphore à lui tout seul du rêve américain. Seymour grand champion sportif qui épousera une reine de beauté et qui reprend avec succès la petite entreprise familiale.

Le grain de sable dans cette belle histoire idyllique proviendra de sa fille, de ses difficultés psychologiques durant sa petite enfance, et ensuite de sa rupture avec sa propre famille jusqu' à ce qu' elle devienne une terroriste d' abord, puis une espèce de zombie non-violente manipulée par une secte ensuite.

La caméra adopte le point de vue de Seymour qui tente par tous les moyens de sauver sa fille. Seymour qui est à la fois quelqu' un de très responsable mais qui ne renonce jamais à l' amour qu' il porte envers sa progéniture. Seymour qui veut comprendre et qui assume et prend tout sur lui  , y compris les erreurs impardonnables de sa fille.

Cette partie-là quoique un peu mélodramatique est parfaitement réussie: on s' identifie à Seymour et on  plonge dans les affres de ce père qui vit une situation à la fois horrible,cruelle, incompréhensible et imméritée.

Bien évidemment, le film a une dimension métaphorique: ce châtiment cruel et injuste qui s' abat sur Seymour, c' est le prix des pêchés et des crimes non avoués de l' Amérique.

Dawn, l' épouse de Seymour, interprétée par Jennifer Connelly amène des éléments de surprise dans le scénario.Dawn vit très mal la situation familiale provoquée par leur fille Merry.

Elle est forte au début,puis elle finit par péter un plomb, pour ensuite sombrer peu à peu dans une dépression, et puis renaît de ses cendres en tirant un trait définitif sur l' existence de sa fille.

C' est sans doute le moment le plus surprenant du film, mais aussi le plus crédible.Parfois pour survivre il faut savoir rompre avec des êtres qui ont été très chers...or, personne ne peut penser qu' on puisse tirer un trait sur l' existence de ses enfants.Ça paraît insensé mais le revirement de la mère est finalement très crédible et psychologiquement juste.

Alors d' où vient le problème avec ce film ?

D' abord le conflit de générations qui oppose Merry et son père parait tant stéréotypé qu' il frise la caricature.Le personnage de Merry est vraiment très simpliste.Elle est très innocente: sa rébellion et son ingénuité font sourire au début du film et sont assez agaçants pour le spectateur.

Le problème c' est que la relation entre le père et la fille ne sont pas approfondies.On assiste, de manière impuissante à une rupture,à un dialogue de sourds, et ensuite aux tentatives désespérées d' un père qui passe le reste du film à vouloir récupérer sa fille, sans qu' on sache réellement ce qu' elle est devenue, ni ce qu' elle a fait...

C' est sans doute le moment qu' aurait dû choisir le metteur en scène pour prendre des libertés avec le roman ( quitte à le trahir partiellement).Proposer une une confrontation entre le père et la fille qui amène de la réflexion et d' où il se dégage une vérité...Une scène où les deux arrivent  à faire un pas l' un envers l' autre.

Il ne ressort absolument rien de positif de la trajectoire de Merry. Elle finit comme une paumée qui vit complètement à l' Ouest.Elle représente le desastre intellectuel et moral de toute une génération de jeunes que l extrême-gauche a projeté dans une voie sans issue.Ce film est l' histoire d' un naufrage intellectuel, d' un TITANIC de la pensée...C' est une descente aux enfers.

Voici un extrait du roman de Philip Roth que le metteur en scène a essayé de retranscrire fidèlement à l'écran avec un monologue intérieur du narrateur qui résume les lignes-ci dessous:


On lutte contre sa propre superficialité, son manque de profondeur, pour essayer d’arriver devant autrui sans attente irréaliste, sans cargaison de préjugés, d’espoirs, d’arrogance; on ne veut pas faire le tank, on laisse son canon, ses mitrailleuses et son blindage; on arrive devant autrui sans le menacer, on marche pieds nus sur ses dix orteils au lieu d’écraser la pelouse sous ses chenilles; on arrive l’esprit ouvert, pour l’aborder d’égal à égal, d’homme à homme comme on disait jadis. Et, avec tout ça, on se trompe à tous les coups. Comme si on n’avait pas plus de cervelle qu’un tank. On se trompe avant même avant même de rencontrer les gens, quand on imagine la rencontre avec eux; on se trompe quand on est avec eux; et puis quand on rentre chez soi, et qu’on raconte la rencontre à quelqu'un d’autre, on se trompe de nouveau. Or, comme la réciproque est généralement vraie, personne n’y voit que du feu, ce n’est qu’illusion, malentendu qui confine à la farce. Pourtant, comment s’y prendre dans cette affaire si importante- les autres- qui se vide de toute la signification que nous lui supposons et sombre dans le ridicule, tant nous sommes mal équipés pour nous représenter le fonctionnement intérieur d’autrui et ses mobiles cachés? Est-ce qu’il faut pour autant que chacun s’en aille de son côté , s’enferme dans sa tour d’ivoire , isolée de tout bruit, comme les écrivains solitaires, et fasse naître les gens à partir de mots, pour postuler ensuite que ces êtres de mots sont plus vrais que les vrais, que nous massacrons tous les jours par notre ignorance? Le fait est que comprendre les autres n’est pas la règle, dans la vie. L’histoire de la vie, c’est de se tromper sur leur compte, encore et encore, encore et toujours, avec acharnement et, après y avoir bien réfléchi, se tromper à nouveau. C’est même comme ça qu’on sait qu’on est vivant: on se trompe. Peut être que le mieux serait de renoncer à avoir tort ou raison sur autrui, et continuer, rien que pour la balade. Mais si vous y arrivez, vous.. alors vous avez de la chance.

 

On y voit dans cet extrait du roman les qualités et les défauts de Philp Roth qui s' enferme parfois dans une pensée qui tourne en rond et qui débouche sur une vision philosophique de la vie finalement assez pauvre, voire prétentieuse et risible...

Et si Philipp Roth n' était finalement pas un si grand romancier que ça ?

C' est la question que je me suis posé en voyant le film (et en lisant cet extrait).

Et si, pour faire ce grand film qu' on attendait, il ne fallait pas partiellement trahir cet écrivain ?

La question mérite d' être posée...

Alors, pour revenir à AMERICAN PASTORAL j' essaierai de garder en tête ses grandes qualités et notamment la trajectoire du père qui est dans le vrai, qui ne renonce jamais à l' amour qu' il porte pour sa fille.

Seymour est finalement un Christ de la paternité et son amour si beau et si grand est crucifié de manière absurde sans toutefois racheter les crimes d' une Amérique coupable et insensible.

AMERICAN PASTORAL est un film à voir, malgré certains de ses défauts.

American Pastoral d' Ewan Mc Gregor...Un film à voir malgré certains de ses défauts.
American Pastoral d' Ewan Mc Gregor...Un film à voir malgré certains de ses défauts.
American Pastoral d' Ewan Mc Gregor...Un film à voir malgré certains de ses défauts.
American Pastoral d' Ewan Mc Gregor...Un film à voir malgré certains de ses défauts.
American Pastoral d' Ewan Mc Gregor...Un film à voir malgré certains de ses défauts.

PS: J' ai retrouvé cette belle chanson des années 70 de Maxime Leforestier qui résume bien le conflit de générations de l' époque...et aussi la naïveté d' une certaine jeunesse.

J' ai l' original chez moi...mes années fleur bleue...!!!

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #cinéma, #Philip Roth, #Extrême-gauche, #Amérique, #Politique

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