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Publié le 1 Janvier 2024

Bonjour les amis,

En ce premier janvier je vais avoir une journée plutôt chargée et je n'aurai pas le temps de me prendre la tête avec les résolutions de début d'année.

Donc, pour l'instant mon attitude se résumerait plutôt à ce qui est affiché sur le panneau ci-dessous.

Résolutions pour 2024...

En ces temps d'accusations, de culpabilisations, de déconstruction civilisationnelle et de wokisme j'ai décidé de me réaffirmer dans ce que je suis indéfectiblement.

Par ailleurs ne voyez pas dans ce panneau un manque de modestie mais plutôt de la prudence car parfois un changement n'est pas forcément opportun.

Dans le film L'HOMME QUI AIMAIT LES FEMMES de François Truffaut, la très charismatique Brigitte Fossey dit à Charles Denner:

" Ne changez pas trop...vous n'êtes pas si mal !..."

Ce film de François Truffaut que j'adore est là aussi pour me rappeller que durant cette année 2023 mes émotions esthétiques (danse, chant, musique, cinéma, littérature, peinture, etc..) m'ont souvent été procurées par les femmes.

Si vous m'avez lu durant cette année vous vous serez rendu compte que certaines d'entre elles m'ont subjugué et c'est le moment de leur dire un grand merci.

Alors, comme disait Reiser: VIVE LES FEMMES !

Tout en n'oubliant pas que certains hommes ne sont pas mal non plus...😉

Résolutions pour 2024...

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #femmes, #Arts, #Cinéma, #Muses, #Féminité, #Wokisme

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Publié le 28 Décembre 2023

Bonjour les amis,

La semaine dernière j'avais écrit un billet pas très tendre à l'égard de Gérard Depardieu en me centrant essentiellement sur son voyage en Corée du Nord et sur son comportement très irrespectueux de gros blaireau très grivois.

Toutefois, et face aux 13 plaintes déposées pour viols et abus sexuels, il faut maintenir deux principes:

1: - la présomption d'innocence à laquelle tout le monde a droit

2:-  éviter le tribunal médiatique et laisser la justice travailler sereinement

Il se trouve que 56 personnalités célèbres du cinéma viennent de signer une lettre publique pour réclamer à juste titre que ces deux principes soient respectés.

Rien à redire donc, si ce n'est qu'il y a aussi dans cette lettre une énorme maladresse qui, à mon sens, nuit à l'acteur.

Voici une des phrases extraite de cette lettre publique.

"Lorsqu’on s’en prend ainsi à Gérard Depardieu, c’est l’art que l’on attaque …"

Quelle connerie ! Une phrase typique d'artistes qui vivent dans leur monde et qui se regardent le nombril. C'est une phrase très malheureuse, inappropriée, qui enfonce Gégé. Personne n'est au dessus des lois, y compris les artistes, même si certains considèrent que Depardieu est un monstre sacré (ce qui n'est pas mon cas).

Ce n'est pas l'Art qui est attaqué mais le scandale est à la mesure de la notoriété du personnage.

Vraiment le monde du cinéma ne sait pas réagir correctement face aux attaques de la vague Mee Too.

Par ailleurs c'est un non-sens que des personnes célèbres vilipendent le tribunal médiatique et prétendent y mettre fin en le réalimentant elles-mêmes par des interventions en faveur de la moralité de l'acteur qui participent donc de ce même tribunal médiatique.

C'est aussi absurde qu'un général qui demanderait la fin des hostilités en faisant tirer 100 coups de canon contre l'ennemi. Ça ne marche pas !

J'aimerais revenir notamment sur les actrices célèbres que je ne citerai plus qui affirment que Depardieu est un grand seigneur incapable de commettre les délits dont il est accusé.

Encore une fois, et je me répète, on peut leur rétorquer. " Qu'est-ce qu'elles en savent, elles? "

En effet, en cas de culpabilité, il n'est pas interdit de penser que Depardieu ait été suffisemment intelligent pour brouiller les pistes, soigner son image avec les actrices célèbres et qu'il ait abusé de jeunes personnes vulnérables et fragiles. Ça, c'est maintenant à la justice de trancher...

Finalement plus les amis de Depardieu interviennent en sa faveur et plus ils horripilent tous ceux qui demandent un peu d'empathie pour les "supposées" victimes.

Le feu médiatique se réalimente de leurs maladresses.

Comme disait Voltaire: "Seigneur, protège-moi de mes amis !..."

Les interventions des amis provoquent des contre-réactions très pertinentes comme celle de Geneviève Sellier dans cet article de l'huffington.

La suspicion ne fait que croître d'autant plus qu'on sait maintenant qu'une certaine omertá a régné pendant des décennies dans le milieu du cinéma.

Un dernier point. J'ai cru comprendre que certaines chaînes TV déprogramment les films où apparaît l'acteur.

Encore une fois, on est dans le non-sens. Les chefs d'oeuvre du cinéma où il apparaît restent des chefs d'oeuvre. On ne va pas déprogrammer un film de François Truffaut parce que Depardieu pourrait éventuellement être condamné 50 ans plus tard. C'est absurde !

PS: Les ami(e)s de Gégé veulent à tout prix témoigner...du coup les victimes aussi...ce ne sont pas des accusations floues...faits précis...situés et datés...avec témoins...

Voici une autre lettre ouverte.

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #Scandale, #Depardieu, #Cinéma, #Viol, #abus sexuel, #mee too, #médias

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Publié le 28 Décembre 2023

Bonjour les amis,

Je vous avais part  en novembre dernier de mes sentiments partagés sur le NAPOLÉON de Ridley Scott. C'est sur le lien ci-dessous.

Un  ami cinéphile m'a averti cette semaine qu'il existait un autre film de Ridley Scott qui se déroule durant l'époque napoléonienne. Ce film s'intitule LES DUELLISTES. Il date de 1977 et c'est le premier long métrage du réalisateur britannique avant le grand succès planétaire d'ALIEN.

C'est une adaptation d'une nouvelle de Joseph Conrad intitulée LE DUEL.

Voici l'argument.

Deux officiers poursuivent pendant 15 ans à travers toute l'Europe une lutte sans merci pour un prétexte futile. L'honneur est mis en avant, mais les personnages réagissent par amour-propre et vanité, et finalement par la bêtise humaine puisque chacun construit alors sa carrière l'un face à l'autre, l'un par rapport à l'autre, passant à côté du bonheur...

Alors, cette fois-ci, et contrairement à son NAPOLEON, Scott nous propose une vraie une histoire avec deux personnages qui nous tiennent en haleine pendant 1 heure et 40 minutes. Harvey Keitel et Keith Carradine interprètent très bien, avec force et conviction, les deux rôles antagonistes.

On reconnaît bien la patte de Ridley Scott: les plans sont construits comme des tableaux très soignés. L'éclairage et les lumières sont très travaillées. Ça, c'est un petit régal.

La relation entre d'Hubert (Keith Carradine) et Feraud (Harvey Keitel) est dissymétrique car même si les deux caractères sont très égocentrés Feraud a une personnalité très manichéenne. Il nous apparaît comme une brute épaisse assoiffée de haine pour un motif finalement assez futile. D'Hubert, quant à lui, est plus balsacien et incarne un personnage pré-romantique. Cette haine de Feraud est pour d'Hubert comme une malédiction qui lui est tombée dessus sans qu'il n'arrive jamais à s'en défaire. A chaque fois que Feraud apparaît dans le champ visuel de d'Hubert le spectateur tremble...comme le destin qui vient sans cesse frapper à la porte de l'infortuné lieutenant de manière sinistre et insistante. Mais, au cours de ces 15 années, la relation devient aussi plus complexe et ambigüe entre les deux personnages: d'Hubert rétroalimente lui-aussi la haine de Feraud alors qu'il a la possibilité de s'en débarrasser définitivement.

 

Les duels et les scènes d'action sont filmées avec maestria. Le spectateur se demande comment tout ça va se terminer ? Va-t-on avoir droit à une fin un peu convenue et téléphonée?

Je ne vous en dirai pas plus mais la fin m'a plu et j'ai aimé le dernier plan du film.

Si vous voulez en savoir plus sur LES DUELLISTES vous pouvez lire les commentaires sur le lien ci-dessous.

Sur cette page ALLOCINE que j'ai mis en lien certains crient au chef d'oeuvre et je n'irai certainement pas jusque là. On aurait pu frôler le chef d'oeuvre si les qualités de Feraud faisaient contrepoids à celles de d'Hubert, mais ce n'est pas le cas. Par contre Feraud est vraiment perturbant (ça c'est très réussi de la part du metteur en scène).

Je pense que tous les fans de Ridley Scott qui, tout comme moi, sont passés à côté de ce premier opus apprécieront ce film qui a plutôt bien veilli et qui mérite d'être visionné.

Par ailleurs, s'agissant d'un film tiré d'une nouvelle de Joseph Conrad j'ai eu envie de m'y plonger et j'en ai commencée la lecture hier soir. J'ai envie d'en savoir plus sur la psychologie contrastée de d'Hubert qui réintègre sans états d'âmes la société royaliste lors de la restauration, alors que Feraud (issu du peuple) reste fidèle à l'empereur déchu.

D'entrée, et dès les premières pages, je me régale avec le style dense de Conrad et je suis déjà happé par son récit, alors que j'en connais déjà les éléments clés.

 

PS: Mon amie Rosemar m'indique que vous pouvez voir LES DUELLISTES en intégralité sur ce lien dailymotion.

https://www.dailymotion.com/video/x6f9o9y

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Publié le 23 Décembre 2023

Bonjour les amis,

Je ne regarde presque jamais la télé mais devant l'énorme impact médiatique du complément d'enquête consacré à Gérard Depardieu j'ai eu la curiosité de visionner hier soir cette émission.

Tout de suite je dois dire que le reportage m'a rapidement donné la nausée, surtout la partie consacrée au voyage officiel en Corée du Nord durant lequel Depardieu avait été invité par la présidence de la République.

Les allusions constantes de l'acteur, graveleuses et obscènes, vis-à-vis de la traductrice coréenne qui lui était assignée m'étaient vraiment insupportables. J'ai bien failli arrêter le visionnage. Aucun respect de Depardieu pour les gens du cru, pour leur culture nationale très pudique. Notre Gégé asseoit son gros cul dessus. A chaque fois qu'on sentait la traductrice extrêmement gênée Depardieu en remettait une couche, une grosse couche. Se croyant drôle il n'était que tristement obscène (devant un Yann Moix curieusement muet, ne sachant plus trop où se mettre). Dans le reportage on apprend qu'il pèse 124 kilos, mais c'est faux...il pèse trois tonnes tellement il est lourd !

Ses allusions sexuelles sur la fillette de 10 ans qui monte à cheval sont tout simplement à vomir.

Je ne reviendrai pas sur le reste de l'émission avec les récits (confirmés par des témoins) de Gégé qui glisse sa main dans les petites culottes des jeunes actrices et techniciennes. Apparemment il s'attaquait sans complexes aux débutantes mal assurées qui n'osaient pas porter plainte de peur de se voir grillées dans la profession.

Depardieu savait brouiller les pistes.  Il blaguait grassement et  palpotait tout le monde sur les plateaux de tournage, y compris les techniciens, sur l'air de la rigolade, sauf que lorsqu'il le faisait avec des jeunes filles plutôt mignonnes on n'était plus du tout dans le registre de la plaisanterie gauloise.

En ce qui concerne les viols dont il est accusé la justice tranchera, au moins, pour les cas qui ne sont pas prescrits. Je ne vais rien ajouter si ce n'est que je suis écoeuré par les "grandes amies" qui sortent du bois pour crier que Depardieu est innocent et qui accusent les victimes de rechercher une forme de publicité. Qu'est-ce qu'elles en savent ?...Quel manque de respect et d'empathie pour les victimes ! Plus de 13 dépôts de plainte devraient les inciter à davantage de prudence. Laissons la justice faire son travail.

L'intervention de Josée Dayan accusant dans l'émission une des victimes de rechercher une forme de notoriété m'a fait gerber.

Je n'ai jamais été un grand fan de Depardieu, et je n'ai jamais été dupe de ce personnage, mais ce reportage m'a profondément attristé, pour plusieurs motifs.

Depardieu (avec ses gros défauts qui me déplaisaient) était aussi pour moi le symbole de la France gauloise, paillarde, rigolarde. Une tradition qui remonte au moins à Rabelais et qui va jusqu'aux San Antonio de ma jeunesse avec l'inéffable Bérurier qui me faisait mourir de rire.

Depardieu était le dernier des Mohicans, celui qui avait encore les couilles de péter un grand coup dans les soirées un peu guindées et coincées du cinéma français et international. Malgré ses débordements et ses outrances je pouvais lui accorder aussi une certaine forme de panache.

Mais hier j'ai vu un personnage pathétique, une caricature, une boursouflure perverse digne du pépère ignoble qui fantasme sur les jeunes filles à la fin du roman VOYAGE AU BOUT DE LA NUIT de Louis-Ferdinand Céline.

 

Depardieu est officiellement déboulonné.

A partir de maintenant les producteurs et metteurs en scène ne peuvent plus le couvrir et faire comme s'ils ne savaient rien...Fini l'omertá.

Je ne sais pas s'il reste un avenir artistique à Depardieu mais il ne pourra plus jouer pour la galerie le rôle du personnage désinhibé qu'il s'est forgé. CLAP DE FIN !

D'habitude je me plains toujours des wokistes, de certaines néo-féministes et de leur influence néfaste.

Je me plains des excès du mouvement  #Metoo#  et également du hashtag  #balance ton porc# mais sur ce coup-là je n'ai rien à leur reprocher car Depardieu apporte  des tombereaux d'eau à leur moulin.

Qu'est-ce qu'il nous reste pour maintenir notre tradition gauloise?...Jean Dujardin?...peut-être...je ne sais pas...Le coq gaulois est une espèce en voie de disparition...Depardieu, de par sa grosse dégueulasserie, a précipité sa mise à mort !

La chute du dernier gaulois...

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Publié le 14 Décembre 2023

Bonjour les amis,

J'ai vu cette semaine ANATOMIE D'UNE CHUTE qui a remporté, à juste titre, la Palme d'Or du festival de Cannes.

Voici le synopsis du film suivi de la bande-annonce sur le lien youtube.

Sandra, Samuel et leur fils malvoyant de 11 ans, Daniel, vivent depuis un an loin de tout, à la montagne. Un jour, Samuel est retrouvé mort au pied de leur maison. Une enquête pour mort suspecte est ouverte. Sandra est bientôt inculpée malgré le doute : suicide ou homicide ? Un an plus tard, Daniel assiste au procès de sa mère, véritable dissection du couple.

https://www.youtube.com/watch?v=4vomBbFSs8g

 

Encore une fois, et tout comme pour le NAPOLEON de Ridley Scott, je suis allé voir le film sans rien lire pour ne pas avoir d'à-priori et aussi pour ne pas perdre certaines surprises du scénario (qu'elles soient bonnes ou mauvaises).

Aujourd'hui je lis les critiques d'Allociné mais APRÈS avoir vu le film.

On peut dire ques les critiques professionnels sont très élogieux de manière presque unanime (ce qui est rare). 

Par contre chez les spectateurs les réactions sont très diverses et assez opposées parfois.

Vous pourriez vous en rendre compte sur le lien ci-dessous mais je ne conseille pas de lire les commentaires si vous n'avez pas encore vu le film car trop d'éléments y sont dévoilés.

Quant à moi je peux vous affirmer que le film m'a beaucoup touché.

Je ne veux rien réveler mais simplement vous donner envie d'aller le voir et vous dire aussi que le titre est bien choisi, sachant que le mot "chute" peut avoir un sens métaphorique.

La relation de couple entre Sandra et Samuel est disséquée lors du procès et illustre une vérité première: dans un couple qui se désagrège chacun a fait des concessions, chacun a sa vérité, chacun vit une même réalité (ou vérité judiciaire) de son point de vue, entre gris clair et gris foncé.

Tous les acteurs sont très bien (notamment l'avocat défenseur et celui de la partie civile) et le personnage de Sandra est vraiment captivant de bout en bout. Un personnage de femme moderne, de femme forte qui ne se sent pas obligée d'être agréable, douce et bienveillante avec tout le monde.

Son interprétation est époustouflante. Avec elle on tient notre Meryl Streep européenne.

Quand Sandra Hüller devient notre Meryl Streep européenne...

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #cinéma, #Anatomie d'une chute, #Sandra Hüller, #Palme d'or, #Justine Triet

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Publié le 26 Novembre 2023

Bonjour les amis,

Plus on attend avec impatience un film et plus le risque d'être déçu est grand.

Je ne fais pas partie du public fasciné par la biographie des "grands hommes" de notre roman national mais, par contre, si c'est Ridley Scott qui s'attelle à la tâche ça change la donne. J'avais adoré, par exemple, le rôle shakespearien de son César dans le film GLADIATOR.

Alors commençons par la bande-annonce très alléchante de son  NAPOLÉON.

 

Le NAPOLÉON de Scott m'a souvent déconcerté (voire un peu déçu) mais j'ai aussi été fasciné par certains aspects du film.

J'ai lu ce matin deux critiques qui résument très bien ma perplexité et une partie de mon désaccord avec le point de vue de Scott. Je vous les présente toutes les deux car les deux ont raison, et ensuite, j'y ajouterai certains commentaires personnels.

Commençons par la critique de Joachim Murat, descendant du célèbre Maréchal.

Passons maintenant à un point de vue plus sévère, celui de Romain Marsily.

Alors je rejoins la critique de Murat sur le fait que ce film est à voir de toutes façons. On a droit, comme cela était prévisible dans ce type de cinéma, à de grandes scènes épiques de batailles qui ne déçoivent pas...La Bataille d'Austerlitz nous offre des images assez époustouflantes qui, à elles seules, méritent le déplacement.

Mais il y a une note qui sonne faux tout au long de ce film qui nous dépeint un Bonaparte souvent médiocre qui ne colle pas avec la vérité historique, comme si son génie avait été d'être surtout un artilleur très avisé...

Dans cette biographie sa lutte pour le pouvoir ressemble parfois à une bataille de chiffonniers braillards. Aucune hauteur de point de vue, aucune vraie bataille d'esprits...cela est extrêmement décevant. Là, je me dis que Scott " n' a pas fait ses devoirs et qu'il a un peu bâclé son sujet...". A ne pas vouloir tomber dans le mythe du grand sauveur, Scott en fait un peu trop dans le sens contraire avec un Bonaparte parfois trop trivial, maladroit ou vulgaire...

NAPOLEON de Ridley Scott...un film parfois déconcertant qui mérite d'être vu...

Il reste le deuxième volet très important du film qui est l'histoire d'amour hors-norme entre l'empereur et Joséphine de Beauharnais. Ça pourrait presque être le vrai sujet du film, à tel point qu'on se demande si le titre n'aurait pas plutôt dû être JOSÉPHINE.

Bonaparte est complètement subjugué par Joséphine. Vanessa Kirby qu'on avait déjà très apprécié dans LE DERNIER DUEL (toujours du même Ridley Scott) interprète une séductrice à la fois impudique au début du film, mais aussi sincère, parfois infidèle, et qui finit par tisser avec l'empereur une relation complexe, voire vénéneuse, dans laquelle les rapports de force et de dépendance sont parfois inversés. Les brèves scènes de sexe sont rapides et plutôt brutales (conformément à ce que l'on sait sur la réalité du comportement sexuel de Bonaparte) avec une Joséphine dont l'expression d'indifférence patiente sur son visage pendant les assauts cavaliers de son mari est à elle seule tout un poème.

Vanessa Kirby, c'est la bonne surprise du film tant elle envoûte le spectateur et interprète avec crédibilité et naturel un rôle contrasté et complexe qui échappe aux standards habituels des caractères attribués aux rôles féminins.

Bonaparte est complètement subjugué par Joséphine, disais-je...et le spectateur aussi, et c'est grâce au talent de Ridley Scott et à l'interprétation sublime, pleine de charme et de mystère féminin, de Vanessa Kirby.

NAPOLEON de Ridley Scott...un film parfois déconcertant qui mérite d'être vu...
NAPOLEON de Ridley Scott...un film parfois déconcertant qui mérite d'être vu...

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Publié le 27 Octobre 2023

Bonjour les amis,

J'ai vu cette semaine le dernier film de Martin Scorcese que j'attendais avec impatience.

Son oeuvre, basée sur des faits réels, est tirée d'un livre-enquête de David Grann dont voici le thème.

Au début du XXème siècle, le pétrole a apporté la fortune au peuple Osage qui, du jour au lendemain, est devenu l’un des plus riches du monde. La richesse de ces Amérindiens attire aussitôt la convoitise de Blancs peu recommandables qui intriguent, soutirent et volent autant d’argent Osage que possible avant de recourir au meurtre…

Commençons par le bon. Vous trouverez sur le lien ci-dessous les critiques très enthousiastes de Lovemovies et de naughty dog.

Alors malgré tout j'aimerais émettre un petit bémol. Même si les interprétations de Robert de Niro (le méchant qui se fait passer pour un homme vertueux) et de Leonardo DiCaprio (manipulé par son oncle interprété par De Niro) sont impeccables, je n'ai pas été fasciné par ces personnages comme Lovemovies car leurs caractères sont trop abjects et leurs actes trop sordides. Aucune empathie pour eux...au contraire, j'avais hâte de les voir tomber (mais ça prendra quand même 3 heures 15 minutes).

Il arrive parfois que ceux qui incarnent le Mal exercent une fascination sur le spectateur (comme Hannibal Lecter du Silence des agneaux par exemple, ou Keyzer Söze d'Usual suspect) mais ce n'est pas le cas ici.

Ici, les méchants sont juste détestables, vils, écoeurants et méprisables...

Du coup, on souffre longtemps avec les indiens Osage dans ce film.

Il y a quand même une très belle surprise. C'est l'interprétation lumineuse de Lily Gladstone, la femme indienne de Leonardo DiCaprio.

Gladstone a une présence charismatique extraordinaire. Elle accroche littéralement la pellicule .Elle parle peu et possède un port naturel très noble qui lui donne grâce et magnétisme (son jeu est à l'opposé de celui de DiCaprio, complètement torturé et qui en fait des tonnes). Quand elle sourit elle est plus énigmatique que la Mona Lisa. Croit-elle les mensonges de son mari ou fait-elle juste semblant?...Je l'ai trouvée absolument sublime. C'est elle la grande révélation de ce film.

Lily Gladstone dans le rôle de Mollie

Lily Gladstone dans le rôle de Mollie

Alors, mis à part le gros bémol dont j'ai parlé, Killers of the flower moon est un film à voir. C'est une grande fresque impressionnante sur toute une époque des Etats-Unis...Du grand cinéma qui se donne les moyens de ses ambitions...Et puis, il y a parfois la touche magique de Scorcese, pleine de poésie...et une fin très originale dont je ne vous parlerai pas.

Ne me reste plus qu'à lire le livre de David Grann...

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Publié le 10 Octobre 2023

Bonjour les amis,

Ce billet d'aujourd'hui est un prolongement de celui que j'avais consacré avant-hier au livre de Samuel Fitoussi WOKE FICTION. Ceci étant dit il peut se lire indépendamment de cet article mis en lien ci-dessous. 

La meilleure manière de lutter contre une idéologie dangereuse est souvent de le faire avec humour.

Voici un extrait du livre de Fitoussi:

" En 2022, le commentateur conservateur Matt Walsh parcourt les Etats-Unis avec un micro et une caméra et pose une question simple à des centaines d'américains.

" Qu'est-ce qu'une femme ? "

A chaque fois qu'il interroge des militantes féministes, des étudiants wokes ou des professeurs d'étude de genre, la gêne est palpable.

Les pièges sont partout: définir la femme par l'anatomie serait une insulte aux individus transgenres, mais définir la femme par des caractéristiques psychologiques ou comportementales impliquerait que le genre n'est pas une construction sociale. Les militants interrogés sont incapables de fournir une réponse..."

Alors, avouez que ce passage du livre est à mourir de rire. Des militantes féministes incapables de définir de manière claire l'objet de leur lutte.

Imagine-t-on un militant communiste ayant des difficultés à définir ce qu'est le communisme?...un militant écolo bafouillant pour vous expliquer ce qu'est l'écologie?...etc...

Et oui, les amis. Les adeptes de la théorie du genre, à force de vouloir déconstruire, ne sont plus capables de donner une définition simple à une catégorie pourtant essentielle et BASIQUE de l'espèce humaine.

Il y a plein de définitions de la femme. Par exemple, celle-ci: personne dotée de chromosomes XX.

Si on s'en tient à la loi votée en Espagne en Février 2023 sera femme toute personne qui désire l'être. Du coup ça brouille singulièrement les pistes explicatives sur la nature des femmes.

Vous aurez noté que si la question avait été " Qu'est-ce qu'un homme? " on aurait buté sur les mêmes difficultés.

Par ailleurs ces mêmes chantres de la théorie du genre voudraient que leurs idées soient enseignées dès le plus jeune âge à l'école, ce qui laisse songeur puisqu'ils ne sont pas capables de donner une réponse claire à un journaliste à une question très simple. Quelle définition de la femme proposeraient-ils à de petits enfants ?

En cherchant sur le net ces interviews de Matt Walsh je me suis rendu compte qu'il en avait tiré un documentaire intitulé WHAT'S A WOMAN que j'essaierai de voir le plus tôt possible dès qu'il sera distribué.

En attendant, voici la bande-annonce.

Un dernier point sur les incohérences wokes. La théorie du genre prétend que la femme n'est qu'une construction sociale et cette idéologie a comme projet d'aboutir à une indifférentiation des sexes.

Ils veulent détruire, entre autres, les signes comportementaux et les stéréotypes psychologiques qu'on peut associer à la féminité et à la masculinité.

Dans ce cas, si le but politique final est qu'on devienne tous pareils et indifférenciés, pourquoi vouloir changer de sexe comme le désirent les trans ?

Il y a là une autre forme d'absurdité ...

PS: J'ai appris dans WOKE FICTION que l'humoriste américain Dave Chappelle avait été violemment pris à parti dans la presse et les réseaux sociaux, taxé de transphobie par la communauté LGTBIQ+ après avoir tenu les propos suivants:

 " Le genre est un fait. Chaque être humain dans cette pièce, chaque être humain sur Terre a dû passer entre les jambes d’une femme pour être sur Terre. C’est un fait " 

https://www.20minutes.fr/arts-stars/people/3144135-20211009-the-closer-dave-chappelle-cree-polemique-propos-genre-dernier-spectacle

Plus tard il a été agressé sur scène:

https://www.20minutes.fr/arts-stars/culture/3283599-20220504-humoriste-dave-chappelle-agresse-scene-plein-spectacle

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Publié le 8 Octobre 2023

Bonjour les amis,

Je suis plongé depuis quelques jours dans la lecture absolument passionnante de WOKE FICTION, le dernier livre-enquête de Samuel Fitoussi

Voici la présentation de l'éditeur.

Pourquoi Friends, Psychose, Intouchables et Game of Thrones ne pourraient-ils plus être produits tels quels aujourd’hui ? Pourquoi les séries Netflix se ressemblent-elles toutes ? Pourquoi les films Disney ne font-ils plus rêver ?
Dans cet essai percutant, Samuel Fitoussi répond à ces questions et brosse un tableau édifiant du monde de la culture. Il montre que la pression idéologique fait tout d’abord une victime : la liberté artistique. En s’appuyant sur l’analyse de films et de séries à succès, il identifie les injonctions morales qui pèsent sur la création et transforment – le plus souvent à notre insu – notre imaginaire en champ de bataille politique.
Avec lucidité et rigueur, Woke Fiction éclaire les grands clivages idéologiques de notre époque, dévoilant les erreurs de raisonnement dans les discours militants dominants. Une lecture essentielle, à la fois érudite et vivante, pour comprendre ce qui se joue dans la fiction contemporaine et se munir d’arguments solides pour participer au débat d’idées.

Je vous conseille sur le lien ci-dessous la lecture de la critique très pertinente de Benlosam.

Lila Z a écrit ceci au sujet de ce livre sur la fiche babelio:

"Essai stimulant, qui parvient à dépasser largement son sujet pour proposer une réflexion sur la nature humaine, l'art et la morale, l'universalisme, l'égalitarisme, les stéréotypes, la logique identitaire, les effets de la fiction sur les comportements…"

Je confirme à 100% cette appréciation de Lila Z.

Fitoussi démontre que la grande majorité des films qui ont eu un grand succès durant ces 10 dernières années poserait problème aujourd'hui, mais il insiste surtout sur le phénomène de censure qui empêche la production d'oeuvres que nous ne verrons jamais.

Ce qui est frappant c'est que son livre déborde largement son sujet et qu'il confirme, PREUVES À L'APPUI, ce que je suspectais depuis longtemps, à savoir que certaines attitudes et injonctions wokistes sont anticonstitutionnelles, qu'elles enfreignent carrément la charte des droits de l'homme, et bien sûr qu'elles sont dangereusement liberticides.

La logique des quotas et de la discrimination positive crée de nombreuses injustices qui sont actuellement commises en prétendant corriger certaines inégalités qui n'en sont pas toujours.

Le chapitre consacré au féminisme démontre à quel point on se fourvoie quand, par exemple, on attribue au seul patriarcat le nombre de féminicides.

Un seul exemple: 90% des meurtres de personnes âgées sont commis par des jeunes de moins de 40 ans mais ce n'est pas pour autant qu'on parle de "vieillicide" car il n'existe pas d'idéologie qui soit complaisante avec les assassinats de personnes âgées.

Par ailleurs les hommes commettent plus de 80% des homicides mais ils sont eux-mêmes à plus de 80 % victimes de ces mêmes homicides. Les principales victimes de certains hommes sont donc d'autres hommes innocents. Donc c'est dans cette perspective qu'il faut analyser le problème spécifique du féminicide (qu'il ne s'agit pas de nier) si on veut réellement essayer de résoudre ce type de criminalité.

Enfin, et c'est insupportable, les wokistes tentent d'assimiler tous les hommes à des criminels ou à des violeurs en puissance et oublient que lorsqu'une femme est violée ou tuée cela va provoquer de grandes souffrances et douleurs chez d'autres hommes parfaitement innocents (père, enfants, frères, amis de la victime, etc...). Pour les wokistes l'homme, le mâle blanc, n'est jamais innocent. Dans le meilleur des cas, il serait complice d'un système coupable. Le wokisme incite à la haine des hommes en les rangeant, à peu près tous, et de manière caricaturale, dans la même catégorie des oppresseurs.

A noter, au passage et en aparté, que Frédéric Beigbeder explique dans son dernier roman (intitulé "Confessions d'un hétérosexuel légèrement dépassé") qu'il lui est difficilement compréhensible de se faire accuser de véhiculer les valeurs du patriarcat alors que ses parents étaient séparés et qu'il a été lui-même élevé par sa mère...pour lui, patriarcat connaît pas...

Le livre de Fitoussi nous enseigne que le rêve d'indifférentiation des sexes des wokistes est complètement infirmé par la science. La théorie du genre (théorie fumeuse s'il en est...) est complètement prise en défaut par la réalité de l'évolution darwinienne. Le sexe existe BEL ET BIEN (et n'est pas qu'une construction sociale) et conditionne un certain nombre de comportements n'en déplaise aux wokistes et Fitoussi le démontre à travers des études scientifiques qui ont été réalisées.

Le livre de Fitoussi démonte beaucoup d'idées reçues, comme par exemple, celle du supposé racisme systématique des recruteurs dans les entreprises. Des études en France ont révélé que lorsque les CV sont protégés par l'anonymat les résultats sont plus discriminatoires que lorsque le nom de candidat est bien visible. Conclusion: les recruteurs étaient plus indulgents envers certaines demandes issues de minorités quand ils voyaient le nom et l'origine du candidat.

Mais rien n'y fait pour les wokistes qu'on retrouve beaucoup chez les militants de LFI et chez les adeptes de Sandrine Rousseau. Pour eux, n'est vraiment antiraciste que celui qui considère que son pays est raciste. Le blanc mâle et hérérosexuel doit apprendre à se haïr....et le cinéma et la télé devraient lui montrer le bon chemin "rousseauiste", je veux dire par là "jean-jacques rousseauiste"...d'où l'arrivée dans les fictions de plein de personnages caricaturaux (voire risibles) qui ne correspondent pas à la réalité sociale du pays qui est souvent plus complexe et nuancée.

Je terminerai en disant qu'il y a dans le livre de Fitoussi une bonne dose d'humour, ce qui est la meilleure manière de pourfendre les absurdités et incohérences des inquisiteurs wokistes.

Je vous laisse avec une vidéo d'une entrevue de l'auteur dans laquelle il parle très bien de son ouvrage, un ouvrage très très riche, bourré d'exemples.

PS: Ah j'oubliais...Il y a de nombreuses références dans le livre de Fitoussi qui donnent envie d'aller lire d'autres auteurs comme Milan Kundera qui ont travaillé sur certains points spécifiques qu'il aborde ...

Une des grandes questions qui est posée dans WOKE FICTION est : qu'attend-on d'une oeuvre d'Art ? d'un roman? d'un film?

 

 

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Publié le 16 Septembre 2023

Bonjour les amis,

durant la conférence de presse qui a suivi la projection au festival de Venise de THE PROMISED LAND, un film danois de Nicolaj Arcel, il s'est produit un moment un peu surréaliste lors d'une question posée par un journaliste interpellant Mads Mikkelsen et Nicolaj Arcel au sujet du manque de diversité du casting exclusivement composé d'acteurs nordiques.

Voici sur le lien ci-dessous une traduction en français des échanges qui ont eu lieu.

Voici maintenant la vidéo correspondant à la question du journaliste.

Alors, que dire si ce n'est que nous touchons là le comble de l'absurde avec les nouvelles normes hollywoodiennes.

Le journaliste demande pourquoi il y a un manque de diversité ethnique et le réalisateur tente de clore le débat avec une réponse qui théoriquement est sans appel.

Arcel répond au journaliste : " L'action se passe au Danemark en 1750 ....."

Tout est dit dans cette simple phrase qui m'a fait éclater de rire !

On pourrait croire que cette évidence va mettre un terme à l'échange mais le journaliste insiste en expliquant que le film coréen PARASITE a pu entrer en compétition du meilleur film étranger pour les Oscars parce qu'il faisait apparaître une minorité sous-représentée, ce qui n'est pas le cas dans THE PROMISED LAND.

Vous pourrez noter qu'au début de l'échange Mads Mikkelsen se marre. Il est plié en deux et, progressivement, il va se sentir très agacé par l'insistance du journaliste qui affirme que le film ne pourra pas être sélectionné par l'académie des Oscars.

Ce bref échange montre bien que Hollywood a une énorme influence qui s'étend au delà des frontières étasuniennes.

Je voudrais simplement rappeler que si l'on impose des quotas d'appartenance aux minorités (qu'elles soient ethniques ou sexuelles) cela risque de se faire au détriment de la crédibilité, de la vraisemblance et de la véracité historique d'une oeuvre.

Cela risque de se faire aussi au détriment du sens d'une oeuvre qui incluerait des personnages "exotiques" à l'histoire qui décentreraient de manière inutile l'attention du spectateur.

C'est déjà ce qui se passe aujourd'hui avec de nombreuses séries Netflix où apparaissent certains personnages secondaires qui n'apportent rien au récit et qui sont créés artificiellement simplement pour respecter le cahier des charges de représentations des minorités.

Mis à part les africains et les asiatiques, va-t-il falloir mettre aussi des gays et des trans dans le film d'Arcel pour satisfaire les exigences hollywoodiennes et pour ne pas froisser la communauté LGTB?

Est-ce que ça va faire partie du cahier des charges que tout créateur devra respecter même si ça va à l'encontre du thème qu'il veut traiter et que ça n'a rien à voir avec son histoire?

Si demain un réalisateur veut faire un film sur une communauté d'esquimaux du XIX ème siècle devra-t-il y inclure aussi quelques africains ou afro-américains?

Tout cela est absurde et Hollywood nous ramène au temps du Maccarthysme en imposant de nouvelles normes liberticides. Avec une différence toutefois. Ce coup-ci il s'agit, pour la première fois dans l'histoire de l'occident, d'une inquisition liberticide qui émane de la gauche et de l'intelligentsia.

PS: Pour revenir au cinéma, et à des choses plus sérieuses, je vous laisse avec la bande-annonce du film de Nicolaj Arcel dont voici le synopsis:

Danemark 1755, le capitaine Ludvig Kahlen part à la conquête d’une lande danoise inhabitable avec un objectif impossible : établir une colonie au nom du roi en échange d’un titre royal qui le sortirait de la misère. Mais le seigneur de la région, l'impitoyable Frederik de Schinkel, croit avec arrogance que cette terre lui appartient et fera tout pour étouffer les projets de Kahlen…

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