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Publié le 8 Janvier 2017

Bonjour les amis,

Quand on a, comme moi, une famille éparpillée dans différents pays avec des langues différentes, il faut faire un peu attention dans les choix de prénoms, et essayer d' anticiper certaines difficultés qu' auront certains membres de la famille ou de l' entourage à les prononcer correctement.

Prenons quelques exemples précis.

Une de mes petites-cousines, née en France,mais dont les parents sont italiens a été baptisée sous le nom de VINCENZINA en honneur à sa grand-mère.

Ce beau et doux prénom quand il est prononcé avec l' accent italien devient un peu laborieux avec une phonétique à la française.En italien ça se prononce vine-tchène-zzina, avec l' accent tonique sur le deuxième i...un peu difficile pour les français.Tellement difficile que ma petite-cousine en a eu marre  et qu' elle a changé de prénom à 18 ans...Et toc !

Mon oncle Giuseppe qui est arrivé en France vers l' âge de 18 ans a préféré, lui, franciser son prénom et ses amis français l' appelaient Joseph...Pour nous c' est resté Giuseppe ( prononcer Djiou-Zèppe avec accent tonique sur le Zè)

Un autre de mes petits-cousins né en France également se prénomme ALAIN mais ses parents sont allés vivre plus tard en Italie où le son AIN n' existe pas.Les italiens l' appellent "alènne" ou " Alan" ou un truc dans ce genre là.

Le petit dernier dans ma famille s' appelle Auguste...Le son U propre au français n' existe pas en italien, en espagnol ou en anglais.

Du coup en Italie ou en Espagne, ils risquent de l' appeler o-gouste

En Angleterre ou aux Etats-Unis ça sera plutôt o-gueust'.

Mais ça restera charmant avec cette petite distorsion.

En Espagne, nous avons une amie qui s' appelle Puri diminutif de Purificación.

En espagnol son prénom se prononce pou-ri avec r roulé et accent tonique sur le ou...alors que les amis français ont tendance à prononcer pourri, ce qui ne produit plus  tout à fait le même effet.

Dans la famille nous avons  une Layla qui vit en France et une Leïla qui vit en Espagne.

Ma mère, par exemple, avait tendance a dire Léla au lieu de LEÏLA, et je lui rappelais plus d' une fois qu' en Espagne lela veut sotte, simple d' esprit...et je l' engageais donc vivement à faire un petit effort de prononciation pour ne pas agacer la personne concernée.

Alors, dans la famille on a aussi des prénoms internationaux qui ne sont pas trop écorchés quand on passe d' un pays à l' autre: Oscar, Alex, etc...

Je terminerai, pour le fun, avec un exemple de nom pas facile à prononcer...ou plus exactement, pas facile à retenir...

Le voici sur ce lien

 

 

Juste 3  remarques:

1.Je ne peux m' empêcher d' avoir une petite pensée émue pour l' instite de ce jeune homme quand il faisait l' appel chaque matin.

2. l' interviewer est un peu lourd...cette façon d' insister...Quel manque de courtoisie !...Ça devient gênant, à la fin !

3.J' aimerais rappeler une règle simple.Au delà de 3 syllabes on utilisera systématiquement un diminutif...Par exemple pour ce jeune africain ça pourrait être les 2 premières syllabes: UVU.

A contrario les prénoms monsyllabiques, un peu courts ont tendance à être allongés par les amis.

Par exemple Dan se transformera en Dany...

Alors si ce thème du choix du prénom vous amuse, sachez qu' il y a une comédie française sympathique et sans prétentions sur ce thème, où le choix d' un prénom va provoquer un certain nombre d' épisodes tendus et  croquignolesques.

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #Prénoms, #humour, #cinéma

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Publié le 29 Décembre 2016

Bonjour les amis,

Je ne laisserai pas finir 2016 sans vous parler de Hunt for the wilderpeople de Taika Waititi, une comédie fraîche et originale qui nous vient de Nouvelle-Zélande...

L' argument est simple.

Un enfant de 10 ans, difficile et à problèmes, est recueilli dans une famille vivant à la campagne ( précisons que la campagne néo-zélandaise, c' est pas la Corrèze, c' est un peu plus sauvage...).

Suite à un malentendu le jeune enfant et son tuteur vont devoir prendre la fuite et se réfugier dans le Bush.Toutes les autorités du pays sont à leur recherche.

Commence alors un film d' aventures dans la savane et dans la jungle néo-zélandaise.

La comédie fonctionne sur le schéma classique du duo formé par 2 personnages que tout sépare et oppose,Rick l' enfant des villes, obèse, mal alimenté et imprégné de culture citadine, et Hector le vieux chasseur analphabète bourru, qui connaît tous les secrets de la jungle, interprété par Sam Neill, au sommet de son art.

L' une des originalités du film réside dans le fait que le duo est composé cette fois-ci par deux asociaux: l' asocial des villes et l' asocial des champs...

 

 

Hunt for the wilderpeople...une comédie hilarante et décalée...
Hunt for the wilderpeople...une comédie hilarante et décalée...

Au cours de leur expédition, nos compères vont croiser toute une galerie de personnages tour à tour attendrissants, naifs, un peu ploucs,excentrés,marginaux, voire carrément extravagants.

A chaque fois, ces rencontres donneront lieu à des réactions inattendues et à des  situations drôles et décalées.

Rick est imprégné de culture cinématographique et , à chaque péripétie il s' imagine dans un de ses films qu' il affectionne tandis que Hector lui est complètement ignorant de tout ce qui peut alimenter l' imaginaire de Rick.

Le réalisateur s' amuse à intercaler des scènes extraites des infos à la télé pendant que nos deux héros vivent dans la jungle des aventures à la Rambo, et là encore, le décalage est assez savoureux ( entre ce que vivent les protagonistes et ce que racontent les médias).Waititi à travers son humour et sa dérision nous propose une belle critique sociale....On n' éclate pas de rire mais on sourit souvent...

Il y a aussi des personnages et des  caractères typiques à la nouvelle Zélande.Le milieu rural qui y est très touchant parfois dans sa rudesse et dans sa simplicité authentique, et qui s' exprime avec un accent anglais si particulier.

On croise un groupe de chasseurs un peu ras du plafond dignes d' un sketch des " inconnus".On pense un peu au cinéma des frères Coen ( celui de Fargo)...Il y a aussi les marginaux, ceux qui retrouvent refuge dans la nature.

Parmi les personnages les plus drôles il y a sans doute la responsable de l' assistance familiale ( qui a regardé trop de séries américaines) et qui est convaincue qu' Hector est un dangereux pervers qu' il faut mettre hors d' état de nuire et qui se prend pour TERMINATOR.

Et puis, il y a une scène absolument hilarante.quand l' un des personnages secondaires rencontre nos 2 compères recherchés par toutes les polices: sa première réaction est de leur demander de faire des selfies avec eux.Il en fait toute une série où il prend plusieurs poses destinées aux réseaux sociaux..impayable...l' un des moments les plus drôles du film.

Enfin, il faut souligner que ça reste un vrai film d' aventures, plein de rebondissements, filmé dans des paysages réellement somptueux.Le cadre et la photo sont magnifiques.D' ailleurs, la beauté des paysages donnera lieu à un dialogue savoureux entre Rick et Hector.

Certains pourraient conclure que des films comme ça qui fonctionnent sur un duo invraisemblable on en a vu plein, et c' est vrai.Seulement, ici la différence est dans le traitement de Taika Waititi, qui est à la fois sensible, original et déroutant.

Il mêle parfois le rire à l' horreur.Son film sort des sentiers battus et n' obéit pas aux standards habituels d' une comédie à l' américaine.

Sa comédie commence presque comme une histoire plutôt dramatique puis devient énorme, vraiment énorme.Et tout son talent est de savoir apporter à cette énormité  de vraies touches originales et inattendues de sensibilité, d' humanité et de tendresse pour ses deux personnages.

Je terminerai en saluant la performance de Sam Neill qui sait être touchant sans en faire des tonnes.La dernière scène est sublime...

 

PS: En cadeau bonus je vous offre un des chants qu' on entend dans le film...SCHEDRYK, un chant de Noël ukrainien de Mykola Dmytrovych Leontovych,  ici interprété par un choeur de Vilnius...C' est prodigieux ce qu' ils font.Appréciez la qualité technique et l' harmonie des masses vocales à la fois denses et bien "polies"

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #cinéma, #Nouvelle-Zélande, #Comédie, #Humour

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Publié le 27 Décembre 2016

Bonjour les amis,

je viens de voir ( comme toujours avec un certain retard) CAPTAIN FANTASTIC le dernier film de Matt Ross.

C'est une histoire qui commence comme une fable moderne.Une famille américaine désire vivre de manière utopique loin de la société de consommation, frustrante et aliénante, en s' isolant quelque part dans l' immensité des montagnes rocheuses.

Le père Ben, très bien interprété par Viggo Mortensen, se charge de l' éducation des enfants pendant que la maman est à l' hôpital.

Il s' agit d' une éducation authentique, à la fois exigeante et très dure qui devrait permettre aux enfants de devenir des individus très forts, libres et critiques, capables de vivre réellement en harmonie avec la nature.Une éducation qui n' a rien de laxiste, inspirée de l' idéal de la révolution Hippie, de la pensée new-age, de l' écologie, des philosophies humanistes et universalistes.

Par exemple, le jour de Noël est substitué par la célébration de la naissance de Noam Chomsky, père fondateur d' une pensée orientée vers l' entente et le respect entre les peuples.

Pour tout le groupe, tous les jours, ce sont des entraînements sportifs soutenus dans la nature ,exercices de maintien de la forme physique dignes de la préparation des marines américains,chasse au daim, escalades de parois rocheuses suivis d' un apprentissage scolaire exigeant dont se charge Ben.

Ben dont on imagine qu' il a été par le passé un brillant intellectuel apprend à ses enfants les langues étrangères, l' esperanto, la physique quantique, la biologie,à faire des analyses littéraires rigoureuses, etc...Ses enfants sont des petits Rambos capables de survivre dans les milieux les plus hostiles mais également capables d' avoir une réflexion éthique et morale d' un niveau déjà très relevé pour leur âge.

Mais, bientôt, de graves problèmes vont survenir au sein de cette communauté utopique avec le suicide de la mère à l' hôpital. La famille va devoir se confronter au monde qui les entoure, et les préceptes éducatifs imposés par Ben vont bientôt montrer leurs limites.

Ses enfants sont très forts, très préparés mais ont grandi de manière si isolée du reste de la population qu' ils sont en constant déphasage avec leur environnement social ce qui donne lieu à des scènes parfois assez humoristiques.

A partir du suicide de la mère le film prend alors les tournures d' un road movie ( un peu comme le croquignolesque et savoureux  LITTLE MISS SUNSHINE): le groupe  part dans l' autobus familial pour aller assister à l' enterrement de la mère.

Au cours de ce voyage Ben va lutter pour faire respecter les dernières volontés de son épouse, mais il va aussi douter...Ses enfants, à travers leurs problèmes et parfois leur rébellion, vont le faire se remettre en question.

La confrontation et le CHOC de Ben avec son beau-père, magistralement interprété par Jack Langella, est su-bli-me.

Et si l' idée merveilleuse de petite communauté que Ben a eu avec son épouse n' avait peut-être été rien d' autre qu' une ERREUR merveilleuse ?

Le film peut agacer parfois car le réalisateur cherche peut-être à être trop démonstratif,mais en même temps, il soulève bien les questions posées par ces parents qui veulent tout réinventer pour leurs enfants, et qui veulent se substituer aussi à l' école qu' ils considèrent comme complice d' une société perverse et aliénante.

Je précise bien que l' enseignement de Ben est tout le contraire d' un endoctrinement.Il oblige ses enfants à lui fournir un vrai travail critique de réflexion mais leur isolement social a aussi des effets très nocifs.

Peut-on réinventer une société à partir de sa propre famille en l' isolant et sans la convertir en une espèce de secte ?

Pourtant, Ben, même s' il est souvent rigide et exigeant,ne se comporte jamais comme un mini dictateur puisque tous les membres de la communauté ont toujours la possibilité de remettre en cause leurs règles de cohabitation communes si ils sont capables d' exposer de manière argumentée leurs divergences.Il s' agit bien d' une tentative de démocratie directe au sein d' une micro-société composée de membres intelligents et responsables.

Il y a de magnifiques passages dans ce film très sincère qui nous oblige à réfléchir sur notre façon d' éduquer et sur les limites de notre liberté individuelle, et de notre responsabilité en tant que parents.

Et puis, ce film est aussi une belle comédie allègre, et pleine de vie, bien menée.On suit tambour battant et avec ravissement les tribulations joyeuses de ce petit groupe complètement atypique .

Certains trouveront cette histoire assez invraisemblable ou peu crédible  mais le réalisateur s' amuse à pousser jusqu' au bout la logique des parents.

Je ne parlerai pas de la fin si ce n' est pour dire qu' elle m' a plu même si d' autres la trouveront trop en accord avec la bien-pensance américaine.

Nous sommes libres et pouvons mener notre petite révolution sans être systématiquement en rupture de ban avec la société.Il peut y avoir des compromis intelligents...

Ou alors, à trop vouloir corriger certaines servitudes artificielles de notre société moderne on risque de créer certaines carences qui sont encore pires...

Enfin, à une époque, où il y a tant de films creux et superficiels, sans substance, destinés au public familial, on ne peut que saluer une oeuvre grand public qui apporte autant de réflexion , d' intelligence, de sensibilité, d' humour et d' originalité.

A citer par ailleurs la bande-son avec des morceaux classiques et d' autres traditionnels très connus ( dont un de Dylan) mais réinterprétés par nos joyeux protagonistes, notamment une version de sweet child of mine des Gun's N' Roses qui m' est allée droit au coeur...

Je vous mets la bande-son de cette réinterprétation et sachez que la scène est merveilleusement filmée comme une ode à la vie, pleine de poésie, et qu' elle m' a sincèrement ému.Elle mérite d' être écoutée jusque la dernière note de l' harmonica...
 

Voici le NOAM CHOMSKY DAY avec une petite chanson en son honneur...à un moment du film où la petite communauté est en contact avec la société américaine ( le père fait une petite concession et entorse aux règles de vie commune  en servant exceptionnellement un gâteau et une crème parfaitement industriels et chimiques).

CAPTAIN FANTASTIC un conte philosophique à la fois tendre et cruel...

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #cinéma, #comédie, #humour, #philosophie, #Education, #Ecologie

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Publié le 18 Décembre 2016

Bonjour les amis,

J' ai enfin vu avec un peu de retard PREMIER CONTACT , le film de SF dont tout le monde parle et qui a été couvert d' éloges par la critique internationale.

Pour ceux qui ne savent absolument rien de l' histoire, je conseillerai de lire d' abord cette présentation de notre ami Fatizo, une présentation dans laquelle il résume très bien les qualités de cette oeuvre originale.

 

 

Alors, moi, j' aimerais juste ajouter quelques remarques personnelles.

Premièrement, vous dire que le film démarre assez fort.Villeneuve sait créer un climat à la fois intimiste et très oppressant, notamment par un usage très efficace de la musique et par la qualité et originalité de ses prises de vues,du montage, et de sa photo...Une simple scène de  jeu avec une enfant dans un jardin peut créer une vive inquiétude, et un étrange malaise.

Dès que les aliens arrivent on pense tout de suite à Kubrick avec son monolithe dans 2001 L' ODYSSÉE DE L' ESPACE.

Les combinaisons de protection oranges utilisées par les terriens sont aussi une forme de clin d' oeil de Villeneuve au grand cinéaste américain.

Simplement, à partir de ce moment le film prend une étrange tournure.Le rythme retombe, on commence à se faire sérieusement chier,et on a beaucoup de mal à se passionner pour les problèmes de communication rencontrés par les terriens.C' est sans doute la partie la plus invraisemblable du récit ( et tout le film tourne autour de ça...).

Comment peut-on imaginer que des extra-terrestres soient suffisemment intelligents pour installer instantanément 14 vaisseaux énormes dans notre espace aérien, et que, dans le même temps, ils ne soient pas suffisemment malins pour capter notre façon à nous les terriens  de communiquer, et qu' ils ne soient pas capables de dissiper des malentendus dangereux.

C' est la partie vraiment faiblarde du scénario.Théoriquement c' est celle qui aurait dû me séduire car les aliens utilisent des structures algébriques compliquées pour communiquer et ils n' ont pas les mêmes références ni structures linguistiques que les nôtres.Ce thème de l' incommunicabilité fait traîner le film en longueur ( on est passé sans s' en rendre compte de la SF à WIm Wenders).On se passionne d' autant moins pour cette longue partie du récit que ces difficultés de communication paraissent extrêmement artificielles.

Que dire par ailleurs de ces aliens qui ressemblent à des calamars ? Quand j' ai vu ça, je me suis dit:

Oh non !!!...Pitié ...pas ça...

Je préfère encore les martiens rigolos, très années 60, du pastiche de Tim  Burton dans MARS ATTACKS.

La fin du film de Villeneuve  offre une explication ( partielle) et permet  de redonner du sens à toute l' histoire, mais malgré tout, on a la curieuse impression qu' on s' est laissé mener en bateau pendant près de 2 heures pour aboutir à un récit simple qui pourrait se résumer en une page de scénario...

Tout ça pour ça ? 

Là, on est très loin des autres films comme Rencontres du 3 ème type,etc...Il y manque le merveilleux, la magie, le caractère épique, l' envie de partager cette aventure ( reconnaissons pour être juste et honnête que ce n' était VRAIMENT PAS l' objectif de Villeneuve).

Alors il reste à ce film de grandes qualités esthétiques indéniables, une certaine poésie,une mélancolie profonde, et aussi, et c' est là la plus grande force de Villeneuve, il sait installer une grande angoisse existentielle.Il se dégage de son film une espèce de vertige métaphysique.

Ce n' est pas rien et rien que pour ça son film mérite largement d' être vu.

Je ne veux surtout pas donner l' impression de faire la fine bouche.Villeneuve est un grand réalisateur.Simplement, certains défauts du récit et certaines longueurs m' ont empêché d' y entrer complètement, de me laisser absorber par sa problématique.

 

PREMIER CONTACT: un film original non exempt de certains petits défauts...

PS: Cette fois-ci je n' ai pas fait de jeu de mots faciles, en disant que la coquille qu' on voit sur l' affiche était finalement vide...ce serait injuste !

PS nº 2: J' imagine déjà certaines objections qui me seront faites par certains d' entre vous, du genre.

" Les faiblesses du scénario sont inévitables et inhérentes au sujet traité.Et toi AJE qui est si malin, qu' aurais-tu changé au film pour éviter ça ?

Et bien je répondrais que je me serais inspiré d' Arthur C. Clarke dans son roman RENDEZ-VOUS AVEC RAMA . 

Le thème du roman, c' est un vaisseau extra-terrestre qui paraît-être abandonné dans notre système solaire.Le vaisseau semble vide et les terriens ont bien du mal à comprendre une intelligence et une technologie complètement différente de la leur et qui est probablement supérieure.Les terriens essaient de trouver du sens et de comprendre la finalité de cette étrange bouteille à la mer intersidérale.Ils ont la tentation de détruire ce qu' ils ne comprennent pas...tout comme un enfant casse un jouet pour en comprendre le mécanisme intérieur.

Moi, j' aurais fait apparaître les aliens juste à la fin du film...et pas sous forme de calamars...

 

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #Science-fiction, #Cinéma, #aliens, #OVNI, #Extra-terrestre, #Linguistique

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Publié le 20 Novembre 2016

Bonjour les amis

J' ai vu la semaine dernière Mademoiselle de Park Chan-Wook.

Pour ceux qui ne savent rien de ce film, je conseillerai de lire tout d' abord la critique et présentation de notre ami Fatizo sur le lien ci-dessous

http://fatizo.over-blog.com/2016/11/mademoiselle-de-park-chan-wook.on-est-proche-de-la-perfection.html

MADEMOISELLE de Park Chan-Wook...un OVNI du  7ème art

Ce film est d' une extraordinaire beauté formelle, d'une esthétique extrêmement soignée et raffinée qui allie exotisme. érotisme et sensualité, mais il est aussi envoûtant, déroutant, surprenant et parfois un peu dérangeant. A mi-chemin entre le rêve et le cauchemar...C'est un labyrinthe où le réel s' échappe sans cesse, s'inverse et où le spectateur perd pied parfois.

C'est comme un kaléidoscope, un jeu complexe de miroirs et de faux semblants.

Il y a un parti pris de l'auteur qui peut parfois agacer mais qu'il faut accepter : ses personnages masculins sont tous assez repoussants. Nous sommes en 1930, à une époque où les femmes dans la société japonaise sont au service des hommes et doivent leur apporter la beauté, l' art, la poésie et doivent aussi les assouvir de leurs fantasmes. Le déséquilibre homme-femme dans le film est très fort et on n'a de sympathie pour aucun MAIS VRAIMENT AUCUN des personnages masculins. Ils sont soit nuls, soit manipulateurs, soit pervers, et parfois ils sont tout ça à la fois, comme le faux comte japonais parfaitement antipathique...

En contrepoint de l'univers aliénant, étouffant, dur, pervers et sophistiqué des hommes, la relation trouble et sensuelle qui lie la servante et sa maîtresse nous plonge au coeur d'une grande histoire d'amour.On reste scotché.... certaines scènes d'une grande sensualité nous laissent momentanément au bord de l'apnée...

Il est parfois difficile pour un spectateur occidental de juger de la vraisemblance psychologique des protagonistes car s'agissant de personnages extrême-orientaux, on ne connaît pas bien leur culture et on ne sait pas toujours ce qui est "normal" chez eux, et ce qui l'est moins...

Juste un exemple: la maîtresse au début du film fait un cauchemar et dort encore avec une poupée qui tient lieu de mascotte, comme si c'était encore une grande enfant...Difficile de savoir pour ceux qui ne connaissent rien à la culture asiatique si ce détail serait habituel ou pas dans les années 30 (on suppose qu'il ne l'est pas) .

La servante a parfois des réactions qui me semblent très européennes (ce qui paraît logique si on sait que l'histoire est tirée d' un roman anglais) mais finalement j'ai quand même des doutes sur sa vraisemblance psychologique qui m'a paru culturellement parlant "hybride".

Seuls des japonais ou des coréens pourraient m'éclaircir sur ce point !

Mais peu importe, ce film n'a pas pour objet de nous peindre un tableau fidèle à la mentalité d'une époque et d'une culture, pas plus que le Marquis de Sade n'avait l' intention de nous offrir un portrait psychologique et sociologique exact de son époque, mais plutôt d' inscrire une histoire forte et complètement originale dans un contexte historique donné.

Il y a aussi les préjugés racistes entre les japonais et les coréens qui, au début du film, sont sous-jacents dans les rapports entre la maîtresse japonaise et sa servante coréenne ( là, par contre,on imagine bien que le mépris, le dédain et l'arrogance affichés par les japonais étaient bel et bien réels...mais les spectateurs asiatiques comprendront certainement mieux que nous certaines intentions du metteur en scène et sa relation d'amour-haine vis-à-vis des japonais).

Voici une interview de Park Chan Wook qui nous éclaire un peu sur la perception qu'un Coréen comme lui a de la société et de la culture japonaise

http://www.telerama.fr/cinema/park-chan-wook-pour-un-coreen-la-culture-japonaise-a-quelque-chose-d-effrayant,149458.php

 

 

MADEMOISELLE de Park Chan-Wook...un OVNI du  7ème art

MADEMOISELLE est vraiment un beau film étrange, envoûtant et original qui sait nous toucher au plus profond de notre sensibilité et de notre être.Le film sait nous troubler grâce à l' immense talent de son metteur en scène et aussi grâce à l'interprétation hors-pair et pleine de sensibilité et de finesse des deux héroïnes.Elles sont inoubliables...toutes les deux !

Elles restent gravées dans mon imaginaire.

MADEMOISELLE, c' est un OVNI du 7 ème art qui ne ressemble à rien d'autre...

Je pense que je vais le revoir au moins une deuxième fois car c'est le genre d'histoire qui, tout comme le 6ème sens de Shyamalan, donne envie d' être revisionnée en sachant tout depuis le départ.

Par ailleurs, je vais sans doute lire le roman de Sarah Waters pour en savoir davantage sur ce qui a inspiré Park Chan-Wook, et ce qui tient de sa patte personnelle.

MADEMOISELLE de Park Chan-Wook...un OVNI du  7ème art

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #cinema, #sensualité, #erotisme, #Japon, #Corée

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Publié le 13 Novembre 2016

Bonjour les amis,

Suite à l' article de Fatizo, j' attendais avec impatience de voir COMANCHERIA, le film américain de l' écossais David Mc Kenzie. 

Notre ami résume très bien dans son article toutes les qualités de ce grand film.

L' interprétation des personnages principaux et secondaires, le contexte de crise sociale et économique, les paysages omniprésents du Sud profond,la photographie extraordinaire accompagnée d' une musique de Nick Cave aussi obsédante que celle de Ry Cooder dans Paris,Texas.

C' est souvent filmé en plans successifs très travaillés qui forment des véritables tableaux.

Tout simplement magnifique !

Je ne suis jamais allé au Texas mais là, pas de doute: on y est !

 

 

Comancheria...Du grand Art !

Le duo formé par les deux frangins est très attachant.Tanner, l' aîné qui a l' expérience des armes ( et de la taule) va filer un coup de main à Toby le jeune frère pour mener à bien son projet d' attaques de succursales bancaires pour sauver la propriété familiale.

L' aîné, qui est sympathique mais un peu impulsif, annonce la couleur dès le départ.Ces histoires-là ne finissent jamais bien.Il ' agit donc de faire quelques coups vite faits bien faits et de se retirer définitivement avant d' être repérés...

C' est un moment-clé du scénario qui va expliquer l' engrenage dramatique qui suivra:

Le jeune frère demande à l' aîné pourquoi, dans un tel contexte de risque, celui-ci accepte de l' aider.Tanner lui répond:

" parce que tu me l' as demandé frérot..."

Vraiment , ce film, c' est du grand art.Une histoire simple mais très bien construite avec beaucoup de soin, avec en contrepoint du duo formé par les frangins, un duo de rangers lancé à leurs trousses formé par Jeff Bridges, à deux doigts de la retraite, et de son acolyte commanche Alberto.

Il y a pas mal d' humour décalé dans le film dû au caractère particulier des texans qui sont bien sympas, mais tous un peu excités de la gâchette.

Par exemple, lors d' une attaque bancaire tous les otages restent généralement au sol et attendent gentiment la fin du hold-up.

Au Texas c' est pas pareil.Tout le monde a une arme, et rêve de s' en servir un jour ou l' autre...même les vieux papis rabougris !

Pendant le film je pensais à cette citation de JF Kennedy.

Il avait dit à Jacky le jour de l' attentat de Dallas:

" Aujourd' hui on va chez les dingos ! "

Revenons au film.

Jeff Bridges, amène beaucoup d' humanité, de bon sens et d' humour et c' est à lui que revient de tout faire rentrer dans l' ordre.Il est comme Dieu en personne...C' est lui qui donne au film une dimension et une fin shakespearienne.Il est LA CONSCIENCE même.La dernière scène du film, le dernier dialogue est simplement grandiose...J' ai a-do-ré !!!

On est passé peu à peu d' un bon film d' action, un peu western, un peu thriller à un drame en 4 actes qui n' a rien à envier aux plus grandes oeuvres du théâtre classique et où la force du destin s' abat de manière implacable sur chacun des personnages.

Comancheria c' est vraiment du grand Art !

Comancheria...Du grand Art !

PS: Il y a un détail du scénario qui est quand même assez savoureux.Les voleurs utilisent le cynisme des banquiers qui ne collaborent pas toujours avec la justice , et qui sont prêts à laisser fuir un délinquant pour ne pas perdre un futur  bon client...bien vu !

Je n' en dis pas plus...ceux qui auront vu le film me comprendront.

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #cinéma, #thriller, #policier, #drame, #Tragédie, #Humour

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Publié le 3 Novembre 2016

Bonjour les amis,

J' avais été très alléché par l' article de Fatizo au sujet de " Elle" le dernier film de Verhoeven.

http://fatizo.over-blog.com/2016/05/elle-de-paul-verhoeven-un-chef-d-oeuvre.html

Je dois vous avouer que j' aime tellement ce réalisateur que même si je n' avais pas lu l' article de notre ami je serais allé voir son dernier film, à yeux fermés..

J' allais essayer de vous écrire ce que j' ai ressenti lors de la projection du film mais je suis tombé sur une critique publiée sur allociné d' un spectateur qui a eu une réaction très proche de la mienne.

Alors, donnons lui la parole d' abord

C' est ici sur le lien ci-dessous, la critique signée par PIERRE 72.

NB: Vous pourrez terminer la lecture de sa critique sur son blog personnel dont le lien apparaît à la fin de sa réaction sur allociné

Que puis-je ajouter ?

Alors , sans vouloir être trop sévère avec Verhoeven, on se dit que là,il pousse le bouchon un peu loin.C' est du lourd de chez lourd.Tous ses personnages sont chtarbés,crétins, pervers,nuls,caricaturaux, ou glauques et, dans le meilleur des cas, il leur manque un petit grain ou ils sont un peu " décalés".

Le film en devient risible, grotesque et improbable.

Ça tourne à la farce ( mais une farce pas franchement rigolote)...On ne s' étonne plus de rien, ni d' aucune réplique pour aussi invraisemblable qu' elle soit.

Le film distille constamment un certain malaise ( et je me remue souvent dans mon fauteuil...).

Par exemple , les réactions nulles du fils et de sa mégère hystérique de compagne sont assez insupportables. Verhoeven ne fait pas dans la dentelle !

Reste Isabelle Huppert, parfaite dans son rôle de personnage détaché, qui peut lâcher n' importe quelle énormité sans qu' on en soit davantage surpris. Huppert nous fait du Huppert, comme Depardieu nous fait du Depardieu, dans un registre où on l' a déjà vu plus de 1000 fois...

On est souvent au bord du non-sens.Par exemple, elle arrive à balancer ( sans rire) à son amant qu' elle ne peut pas baiser à cause de ses règles ( à 60 piges...).

Huppert est parfaite dans son ambigüité. On ne sait jamais si elle est sincère, si elle a de l' empathie pour ses proches ou alors si, au contraire, elle feint des sentiments qu' elle n' a pas...Le problème, c' est que nous, les spectateurs, on sent que ses réactions décalées tournent au procédé systématique , et on finit par se lasser.On ne s' identifie à personne dans ce film et on se détache peu à peu du supposé mystère qui est censé se dégager du comportement de notre héroïne.

Bon allez..j' arrête de tirer sur l' ambulance...Je n' irai pas jusqu' à déconseiller le film.

Ça reste du Verhoeven. L'emballage est soigné.Il a le sens du rythme, de la mise en scène et de la narration. On se laisse accrocher par l' intrigue et on a envie de savoir comment tout cela va se terminer. Alors on garde un certain intérêt jusqu' au bout de ce long film, mais dès que le générique de fin apparaît, on a comme la sensation de bien s' être bien fait rouler dans la farine...La coquille était vide.

Un détail: je n' avais pas aimé 37,2 le matin de Beneix tiré du roman de Djian...J' avais commencé un autre roman de lui que j' avais abandonné à la 20 ème page.

Là, je subodore que le film de Verhoeven inspiré de son roman intitulé OH doit être mieux que le bouquin, ce qui veut dire que je ne le lirai pas...

Plus de 2 heures passées dans son monde hyperglauque, ça suffit...j' ai donné .Pas envie de m' y replonger, ni d' approfondir...

http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/32763

PS: C' est sympa pour une fois d' être un peu en désaccord avec Fatizo, mais en fait, je comprends parfaitement son point de vue.

Lui nous parle des qualités...et moi je vous parle des gros vilains défauts.La vérité est sans doute quelque part entre les deux.A chacun d' aller voir le film, et de se faire sa propre idée...mais j' avoue qu' après avoir lu nos 2 articles ce sera difficile pour un spectateur lambda d' y aller sans à priori...

Allez...la Bataille d' Hernani est lancée.

Êtes-vous pour ou contre ELLE ...-)

PS nº 2: Bataille d' Hernani est peut-être un grand mot, vu la piètre qualité des dialogues...

PS nº 3: Je précise que j' ai vu le film en VO française...

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #cinéma, #Verhoeven

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Publié le 20 Mai 2016

Bonjour les amis,

Je ne suis pas très friand des images de Cannes ni de de tout ce qui tourne autour, ni de tous ces wonderful people s' offrant en spectacle sur la croisette.

je n' ai regardé aucune émisson, ni aucun reportage cette année et je ne m' en porte pas plus mal.Par contre, j' ai lu un article assez réjouissant sur Marianne.

Je ne résiste pas au plaisir de partager avec vous le travail d' un journaliste qui a "traduit" une interview de Léa Seydoux.C' est à mourir de rire...une belle démolition en règle, parfaitement méritée.

On ne peut que féiliciter l' auteur de cet article.Et oui, ça suffit comme ça, ces leçons de philosophie venant de la part de personnes qui ont eu la chance d' être ce qu' elles sont, simplement pour être nées au sein de familles hyperprivilégiées.

Léa Seydoux est une des héritières de 2 empires, Schlumberger et Seydoux. C' est une fille à papa et à maman, alors,quand elle parle de certains thèmes, on lui demande juste un peu de décence.

Bien évidemment, je ne mets en doute aucun de ses talents personnels en tant qu' actrice.Simplement elle semble avoir fini par croire que c' est sa propre personnalité qui l' a projettée sur l' avant-scène internationale.

Alors,Il ne faut surtout pas qu' elle se la pète la petite car si elle était née dans une famille de métallos à Longwy il est fort peu probable qu' on parlerait d' elle ( malgré son talent que je ne nie pas, mais qui reste malgré tout discutable contrairement à sa plastique qui, elle, ne l' est pas...)

Quand on a autant de privilèges dès le berceau, et qu' en plus, on a la chance de ne pas être vilaine physiquement, on se contente juste de remercier la providence, et , surtout, on ne la ramène pas...Léa Seydoux a vécu dans un autre monde,au dessus du commun des mortels,alors, quand elle ose venir nous parler de l' école de la vie cela a franchement de quoi nous faire mourir de rire ...

Elle n' a jamais su et ne saura jamais ce que c' est que de travailler pour des salaires de misère.A son niveau, aller bosser c' est presque une manière intelligente de tromper l' ennui et de ne pas se faire chier.Avec sa fortune, elle pourrait presque le faire gratuitement ou alors reverser son salaire à une ONG... Les galères artistiques, la précarité, les difficultés pour arriver à la fin du mois, elle ne sait pas ce que c' est ( contrairement à de nombreux artistes qui en ont bavé avant de réussir).

Alors, qu' elle continue de vivre comme elle l' entend ses belles petites aventures glamour de pauvre petite fille riche....et qu' elle ne vienne surtout pas nous faire de dissertation sur " l' école de la vie"...

"L' école de la vie" des filles à papa...

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #festival de Cannes, #glamour, #Cinéma, #stars, #humour

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Publié le 21 Mars 2016

Bonjour les amis,

Je viens de voir un polar espagnol intitulé CIEN AÑOS DE PERDÓN qui vient de sortir sur les écrans.Un film réalisé par Daniel Calparsoro qui raconte une histoire de braquage dans le contexte actuel d' une Espagne secouée par les affaires de corruption.

Tout commence par un récit conventionnel d' une bande de malfrats ( 3 argentins et un gallegue) qui vont braquer une banque à Valencia ( capitale de ma région) pour s' attaquer aux coffres et emporter rapidement le plus gros butin possible.

L' attaque se fait avec prise d' otages et on apprend très vite que l' équipe a un plan pour s' échapper et tromper la vigilance de la police.Comme toujours dans les bons polars, il y a un élément imprévu qui va compliquer le scénario initial prévu par les malfrats.Il se trouve que justement , le jour de l' attaque, tombe une pluie torrentielle sur Valencia ( phénomène rare et violent que j' ai connu plusieurs fois et qu' on appelle ici la gota fria, la goutte froide...).Cette pluie torrentielle va rendre impossible le plan de fuite par les égouts de la ville.

Rapidement on apprend que l' un des membres du groupe a été chargé d' une mission par un mystérieux commanditaire appartenant à un parti politique: récupérer le contenu du coffre 311 qui contient un ordinateur dans lequel sont stockés des informations qui pourraient faire tomber le gouvernement en place...

Je n' en dis pas plus mais tous ceux qui vivent en Espagne reconnaitront des éléments extraits de notre actualité politico-judiciaire, notamment l' affaire Barcenas.

La réalisation est très nerveuse, rythmée,et les acteurs interprètent très bien les personnages de braqueurs.Ils sont plus vrais que vrai...

Le film commence avec un premier négociateur, qui sera ensuite remplacé par un autre dont le motivations sont plus troubles.Tout se complique donc, tant au sein de l' équipe de truands où apparaissent des tensions qu' en ce qui concerne les forces de l' ordre dont on ne sait plus si elles ont intérêt à laisser s' échapper les truands ou, au contraire, si elles doivent les arrêter par tous les moyens même au risque de mettre la vie des otages en danger.Un jeu de bluffs mutuels s' installe entre les truands et le négociateur.

Il y a aussi dans ce film beaucoup d' ironie.On apprend par exemple que le chef des truands argentins avait réussi à faire sortir son fric d' Argentine ( le fameux corralito) pour venir se réfugier en Espagne, mais que là, ce sont les banquiers espagnols qui vont le déposséder avec les fameux produits toxiques ( preferentes) dont je vous avais déjà parlé.C' est le comble ! Dans ce film les banquiers y apparaissent encore plus voleurs que les casseurs de coffre-forts ( et là, je suis très bien placé pour vous dire que le film n' éxagère pas...).Donc il y a aussi dans ce film tendu et nerveux de gros éclats de rires et une certaine auto-dérision.

Enfin, je ne sais pas si ce film va être distribué dans quelques mois à l' étranger mais il est clair qu' il va beaucoup perdre à la traduction.En effet, les dialogues sont savoureux, notamment ceux des argentins qui parlent avec un accent très particulier et avec des expressions très imagées qui leur sont propres.Ils sont vraiment géniaux, ils crèvent l' écran, et tout le charme de ces dialogues est difficilement traduisible...

Je pense que c' est la part la plus réussie du film: ces dialogues très enlevés...Rodrigo de la Serna interprète le rôle de chef du gang de façon magistrale.Il m' a subjugué pendant toute la projection.Il y a aussi un des truands qui est sympa mais un peu simplet et gaffeur magnifiquement interprété par Joaquin Furriel, un jeune acteur argentin.

L' action se poursuit avec un rythme qui ne retombe jamais jusqu' à la dernière seconde.

C' est un film que je conseillerais à tous ceux qui comprennent l' espagnol, et aux autres, je leur dirais que je ne sais pas si c' est un bon film mais qu' il ressemble à l' Espagne d' aujourd' hui.Ce sont des personnages d' après-crise...Même la Directrice de l' agence bancaire trahit les siens et se met du côté des braqueurs car elle a elle-même été lâchée par sa hierarchie après avoir trompé sa clientèle pour eux.

Ça, c' est vraiment pas inventé...et ça s' inscrit très bien de manière très naturelle dans la narration.

Le contexte de l' Espagne actuelle est donc très bien retranscrit mais ça reste malgré tout un film d' action, et on se demande jusqu' à la fin comment tout ça va se terminer...

Au début du film on est très pris par la violence de la situation et par l' ambiance très tendue du braquage, mais à la fin du film le spectateur a plus de sympathie pour les braqueurs que pour les autorités.Il se produit une inversion des valeurs...d' ailleurs l' affiche le dit bien en sous-titre: qui vole qui ?

En sous-titre du film on peut lire: Qui vole qui ?

En sous-titre du film on peut lire: Qui vole qui ?

A L' Hatem: si tu as l' occasion de le voir en VO, ne le rate pas mon ami...tu vas te régaler avec les argentins !

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #cinéma espagnol, #cinéma, #cinéma argentin, #polar, #thriller

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Publié le 29 Février 2016

Bonjour les amis,

Je viens de voir THE REVENANT, et le moins qu' on puisse dire c' est qu' il me laisse sur une impression mitigée.

D' un côté le film possède des qualités indéniables de mise en scène.La première scène est assez époustouflante.

On est immergé dans les grands espaces américains à l' époque de la conquête de l' Ouest, en 1823 très exactement.

Plusieurs thèmes sont traités dans le film.

La colonisation sauvage,le lutte contre les indigènes, le commerce des peaux,le rapport à la Nature,etc...

Le film a l' énorme mérite de nous offrir une vision très réaliste, parfois insupportable, de la violence et de la sauvagerie avec laquelle cette colonisation s' est effectuée.On est très loin des clichés et des visions édulcorées auxquelles Hollywood nous a que trop habitué.

On y voit des colons qui ressemblent à des vrais colons...même chose pour les indiens.

On a l' impression d' être projeté dans le monde réel de cette époque , extêmement dur et âpre.

Malgré tout , le film perd un peu en intensité.Même s' il y a une dimension épique indéniable, les mille et uns tourments dont souffre le protagoniste, et son odyssée restent finalement sans surprise ( ou presque...)

Voici ce que dit un spectateur sur la page d' allociné

D'accord sur le plan technique il n'y a quasi rien a reprocher, les plans sont de toute beauté, les décors naturels sont magnifiques et tout est très réaliste on sent vraiment le côté survie et milieu sauvage dans lequel évoluent les protagonistes.
En ce qui concerne l'histoire et l'action en elle même autant dire que c'est quasi inexistant et le spectateur lambda (comme moi je ne nie pas) se mettra vite à se lasser et trouver le temps long. Pourtant le départ est plutôt bon avec une première scène d'action superbe mais à partir de la péripétie (scène de l'ours) tout devient vite anticipé et on rentre vite dans un schéma monotone (survie pure et dure + vengeance).
A partir de là le temps devient extrêmement long et le film devient vite ennuyeux, de plus Dicaprio n'est pas non plus exceptionnel et exagère son jeu d'acteur. Rajoutons à cela des scènes surréalistes et improbable (franchement personne ne peut résister à une attaque de Grizzli et faire une telle chute ...).
Bref très déçu par un film qui me semble victime d'une certaine Hype, je l'attendais beaucoup pour pas grand chose au final. Une histoire vite emballée, des plans en veux-tu en voilà à tout va qui rajoute d'énormes longueurs au film et qui ne font pas
avancer l'histoire et un Dicaprio surjouant en font un film moyen.

THE REVENANT: un film avec certains défauts mais un film nécessaire...

Cet avis est un peu sévère, notamment sur le jeu de di Caprio qui porte le rôle avec beaucoup d' intensité et de crédibilité, mais ce spectateur met bien le doigt sur le point faible du film.On s' emballe peu à peu dans un scénario long et ennuyeux, quasiment sans surprises...On souffre avec Leonardo pendant 2 heures et demie.

Alors, pourquoi faudrait-il voir ce film ?

Tout simplement parce qu' il nous offre l' une des visions les plus réalistes qu' il m' ait jamais été donné de voir sur cette période de l' histoire.

Rien que le Fort commercial perdu dans les montagnes vaut le déplacement.Je n' ai vu ça dans aucune scène de film de far west, et Dieu sait si j' en ai vu...

Ce film m' a fait penser à des textes que j' ai étudié au lycée en première,à des témoignages historiques, mais sans que je ne voie jamais aucune version cinématographique qui s' en approche.

Il y a une violence visuelle constante rien que par l' aspect des personnages, rien qu' en voyant les visages marqués par les maladies ou les cicatrices des colons, sans même parler de celui de Di Caprio...

Il y a aussi une violence de la Nature.

Petite parenthèse.J' ai vu les 8 salopards de Tarantino qui n' a rien à voir avec tout ça , plein d' humour noir avec une violence qui fait rire, avec des personnages qui vomissent des litres de sang de manière assez kitsch et rigolote...par contre dans ce film, j' ai évité de regarder l' écran 2 ou 3 fois car les images étaient à la limte du supportable, d' un réalisme extrême.

Mais il faut reconnaître aussi qu' il n' y a aucune complaisance du metteur en scène.Il nous met le doigt sur des plaies qui ressemblent à des vraies plaies.

Moi, je ne sais pas si c' est un bon film, mais ce qui est sûr c' est que c' est un excellent reportage historique sur cette période trouble de l' humanité, un reportage dont je ne connais pas d' autre équivalent.

Rien que pour ça il faudrait voir ce film...et si j' étais prof d' histoire, je passerais quelques morceaux choisis en classe...

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #cinema, #Di Caprio, #western, #far west, #colonisation, #indiens, #nature

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