chorale

Publié le 15 Août 2026

Bonjour les amis.

Durant la première quinzaine du mois d'août se déroulent les fêtes des Maures et des Chrétiens à Dénia (Sud-Est de l'Espagne). Voici quelques images d'entrées dans la ville de Maures et de chrétiens le 1 er août dernier.

Demain 16 août  il y aura une procession dans les rues de la ville en l'honneur de Saint Roch et, par ailleurs, mon groupe choral chantera la messe qui lui est dédiée dans l'église de la ASUNCION. 

Eglise de la Asunción de Denia

Eglise de la Asunción de Denia

TOLLITE HOSTIAS de Camille Saint-Saëns...
Saint Roch de Montpellier

Saint Roch de Montpellier

A cette occasion la première pièce que nous interpréterons sera le TOLLITE HOSTIAS de Camille Saint-Saëns.

Tollite hostias est le chœur final éclatant et majestueux de l'Oratorio de Noël, Op. 12, composé par Camille Saint-Saëns en 1858. Cette œuvre courte, lumineuse et solennelle est devenue l'une des pièces de musique chorale sacrée les plus populaires de l'époque romantique française.

Le texte latin est tiré de la Vulgate (traduction latine de la Bible), combinant plusieurs versets du Psaume 96 (v. 8, 11 et 13).

Voici ci-dessous le texte latin accompagné de la traduction française.

TOLLITE HOSTIAS de Camille Saint-Saëns...

Passons maintenant à l'écoute avec deux versions.

Nous chanterons accompagnés à l'orgue donc notre version de demain ressemblera plutôt à ceci.

Le morceau est structuré comme un hymne ou un choral. Tollite hostias adopte un style homophonique (toutes les voix chantent les mêmes syllabes en même temps).

Soyons clairs les 4 voix (soprano-alto- tenor-basse) ne chantent pas les mêmes notes, ni la même mélodie, mais il n'y a pas de décalage dans les textes.

Voici maintenant ci-dessous ma partie à moi, voici ce que chantent les Basses.

Et maintenant sur la vidéo mise en lien ci-dessous vous pourrez apprécier le résultat obtenu quand on réunit les 4 voix. Ne vous-y trompez pas: vous voyez 5 chanteurs sur la vidéo mais il y a 4 voix (car 2 des 5 chanteurs sont ténors).

NB: même sans instrument d'accompagnement le résultat est assez épatant.

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Publié le 20 Mai 2026

Bonjour les amis.

"Por qué cantamos" (pourquoi nous chantons) est un poème emblématique de l'auteur uruguayen Mario Benedetti, souvent chanté par des artistes engagés comme Fausta ou Osvaldo Torres.

Benedetti a écrit ce texte durant l'exil imposé par la dictature uruguayenne (1973-1985). Il reflète la douleur d'une époque sombre.

Le poème répond à ceux qui se demandent comment il est possible de chanter ou de créer alors que le pays souffre et que les proches sont emprisonnés ou exilés. Chanter devient un acte de résistance, une façon de garder la mémoire vivante, de refuser la résignation et de croire en des lendemains meilleurs.

Avant de passer à la chanson vous trouverez ci-dessous le poème original, suivi d'une traduction française, ainsi que d'une vidéo dans laquelle Mario Benedetti en personne lit son poème.

Por qué cantamos
Si cada hora viene con su muerte
Si el tiempo es una cueva de ladrones
Los aires ya no son los buenos aires
La vida es nada más que un blanco móvil
Usted preguntará por qué cantamos
Si nuestros bravos quedan sin abrazo
La patria se nos muere de tristeza
Y el corazón del hombre se hace añicos
Antes aún que explote la vergüenza
Usted preguntará por qué cantamos
Si estamos lejos como un horizonte
Si allá quedaron árboles y cielo
Si cada noche es siempre alguna ausencia
Y cada despertar un desencuentro
Usted preguntará por qué cantamos
Cantamos porque el río está sonando
Y cuando suena el río, suena el río
Cantamos porque el cruel no tiene nombre
Y en cambio tiene nombre su destino
Cantamos por el niño y porque todo
Y porque algún futuro y porque el pueblo
Cantamos porque los sobrevivientes
Y nuestros muertos quieren que cantemos
Cantamos porque el grito no es bastante
Y no es bastante el llanto ni la bronca
Cantamos porque creemos en la gente
Y porque venceremos la derrota
Cantamos porque el sol nos reconoce
Y porque el campo huele a primavera
Y porque en este tallo, en aquel fruto
Cada pregunta tiene su respuesta
Cantamos porque llueve sobre el surco
Y somos militantes de la vida
Y porque no podemos ni queremos
Dejar que la canción se haga ceniza

Pourquoi nous chantons

Si chaque heure vient avec sa mort
si le temps est une grotte de voleurs
les airs ne sont plus les bons airs
la vie n'est rien de plus qu'un blanc mobile
vous demanderez pourquoi nous chantons
si nos braves sont laissés sans étreinte
la patrie nous meurt de tristesse
et le coeur de l'homme se brise en mille morceaux
avant même que la honte n'explose
vous demanderez pourquoi nous chantons
si nous sommes loin comme un horizon
s'il y avait là-bas des arbres et du ciel
si chaque nuit est toujours une absence
et chaque réveil une discorde
vous demanderez pourquoi nous chantons
nous chantons parce que la rivière est en train de sonner
et quand la rivière sonne / la rivière sonne
nous chantons parce que le cruel n'a pas de nom
et au contraire son destin a un nom
nous chantons pour l'enfant et pour tout
et parce qu'un certain futur et parce que le peuple
nous chantons parce que les survivants
et nos morts veulent que nous chantions
nous chantons parce que le cri ne suffit pas
et parce que ne sont pas assez les pleurs ou la colère
nous chantons parce que nous croyons aux gens
et parce que nous vaincrons la défaite
nous chantons parce que le soleil nous reconnaît
et parce que la campagne sent le printemps
et parce que dans cette tige, dans ce fruit
chaque question a sa réponse
nous chantons parce qu'il pleut sur le sillon
et nous sommes des militants de la vie
et parce que nous ne pouvons pas et ne voulons pas
laisser la chanson se transformer en cendres.

Le texte est construit par une juxtaposition constante entre l'horreur du réel et les raisons de continuer.
À plusieurs reprises, Benedetti répète la phrase « vous demanderez pourquoi nous chantons ». Ce « vous » représente un observateur extérieur ou sceptique qui ne comprend pas comment il est possible d'éprouver de la joie ou une expression artistique au milieu de la douleur, de la mort, de la censure et de l'exil ( « si nous sommes aussi loin qu'un horizon » , « notre patrie se meurt de tristesse » ). Le chant apparaît ici comme la réponse collective qui permet de réaffimer (au delà des pleurs , de la colère, de la souffrance et des cris) la foi en l'avenir et dans le peuple.

Passons à la musique maintenant. C'est le compositeur argentin Alberto Favero qui a mis le poème en musique et qui a permis à la chanson de se convertir en un succès immédiat. Il existe beaucoup de versions et j'ai choisi pour vous l'interprétation très sensible de Sandra Mihanovich. 

https://www.youtube.com/watch?v=eulRv_q393w

Cet été mon groupe choral polyphonique interprétera la composition d'Alberto Favero sur un arrangement choral de Liliana Cangiano, le même arrangement vocal qu'on entend sur les 2 vidéos ci-dessous.

https://www.youtube.com/watch?v=YaIbeBD17sI

Il est à noter que l'interprétation chorale est plus que pertinente pour une chanson militante qui est une forme d'hymne et d'appel collectif à la résistance.

Cette chanson n'est pas très connue en Europe (sauf en Espagne bien sûr). Moi-même je l'ai découverte seulement la semaine dernière mais vous pouvez imaginer, cher lecteur, qu'elle fait complètement partie de l'imaginaire collectif sud-américain. Cette chanson représente pour eux toute une époque de luttes dans les années 70. C'est une chanson qui leur parle et qui est indissociable de leur histoire.

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Publié le 17 Avril 2026

Bonjour les amis.

Nous arrivons avec mon groupe choral polyphonique dans les derniers jours qui précèdent nos concerts de printemps, dans la dernière ligne droite. Je vous ai tenu au courant durant les semaines précédentes des différentes pièces que nous allions interpréter, notamment les lieds allemands et aussi 2 chansons de l'Inde.

Dans notre programme 2026 nous allons reprendre également EDELWEISS.

EDELWEISS est une chanson écrite par Richard Rodgers et Oscar Hammerstein pour leur comédie musicale LA MELODIE DU BONHEUR, créée à Broadway en 1959. Cette comédie musicale sera adaptée au cinéma en 1965.

Le lien wikipedia ci-dessous vous permettra de connaître le synopis du film.

Beaucoup de gens croient que Edelweiss est une chanson populaire autrichienne, ou même l'hymne national. Mais elle a été écrite pour la comédie musicale, et est à peine connue en Autriche.

Dans l'adaptation cinématographique de 1965, la chanson est interprétée deux fois : d'abord elle est chantée par le capitaine et plus tard est reprise par Maria, le capitaine et les enfants.

Voici les deux extraits en question ci-dessous.

Notez que cette fois-ci, à partir de 4 minutes sur la vidéo,  tout le monde la chante dans le public sauf les nazis...Explication: la chanson est entonnée par le capitaine von Trapp comme un adieu à son pays, l'Autriche, qui est en train de mourir lentement sous l'annexion nazie (l'Anschluss). Elle représente une déclaration d'amour à la patrie autrichienne face à l'envahisseur.

« Edelweiss » exprime, à travers l'éloge de la belle fleur nationale autrichienne, les sentiments sincères et simples d'amour pour leur patrie du peuple autrichien. La chanson possède un style marqué de chanson folklorique autrichienne, avec une mélodie simple et émouvante. Une mélodie emblématique qui se répète trois fois, accompagnée des paroles « Edelweiss, Edelweiss », évoquant un appel profond et un éloge fervent de la patrie et du pays natal. Dans cette chanson, les paroles se lisent comme un beau petit poème ; son style doux et apaisé saisit profondément le cœur des auditeurs.

Voici ci-dessous les paroles originales accompagnées d'une traduction française.

https://www.lacoccinelle.net/278176.html

Passons à l'écoute de la version la plus internationalement connue, celle chantée par la merveilleuse Julie Andrews.

En ce qui nous concerne nous chanterons un arrangement vocal à 4 voix écrit par Linda Spevacek.

Celui-là même qui est en lien ci-dessous et qui correspond à une de nos interprétations datant de 2018.

Dans notre programme de cette année nous devons interpéter certaines pièces très rythmées et syncopées (d'inspiration Jazz ou latino-américaine) et notre directrice de chant insiste souvent pour que nous les interprétions de manière articulée en évitant de trop lier, en évitant de chanter trop legato et d'être trop lyriques.

Le défaut habituel de beaucoup de chorales c'est souvent de se laisser porter de manière un peu "pépère" par un thème et de le chanter trop legato. Mais pour EDELWEISS, pour le coup, ça doit être du legato de chez legato. Il ne faut avoir peur d'y aller à fond et d'être le plus lyrique possible...C'est le moment où jamais !

Donc quand il nous arrive de chanter trop legato d'autres pièces, Silvia, notre directrice de chant, nous dit de manière un peu moqueuse:

" Réservez ça pour Edelweiss ! "

PS: Dimanche 19 Avril j'assisterai à une représentation de sélections d'oeuvres de Wagner et je me régale par avance.

Voici la présentation du spectacle auquel j'assisterai:

Le drame mis en musique.

La musique de Richard Wagner explore les grands conflits de l'âme humaine : l'amour absolu, le sacrifice, la mort et la rédemption. Dans ce concert, l'Orchestre Marina Alta présente une sélection d'extraits symphoniques où l'intensité émotionnelle et le drame sont au cœur de l'œuvre.

Wagner concevait la musique comme un récit profond, presque mythique, où chaque leitmotiv exprime des idées, des passions et des destins. Une expérience sonore puissante et immersive.

Plus de 80 musiciens sur scène.

Dans ce concert, l'Orchestre Marina Alta interprète une sélection d'extraits symphoniques d'une grande intensité émotionnelle, joués par un ensemble de plus de 80 musiciens sur scène.

Parole, mythe et rédemption.

Le programme wagnérien de la saison 2026 met l'accent sur le lien entre mythe, pensée et langage musical à travers une sélection de pièces orchestrales extraites des Maîtres chanteurs de Nuremberg, de Tristan et Isolde, de La Walkyrie et du Crépuscule des dieux.

Le programme s'ouvre sur Les Maîtres chanteurs de Nuremberg, une œuvre qui présente, sous un jour lumineux et positif, certaines des réflexions centrales du compositeur sur l'art, la tradition et la communauté. Dans Tristan et Isolde, le chromatisme instable et la célèbre tension harmonique de l'« accord de Tristan » illustrent comment Wagner construit musicalement l'idée d'un désir insatiable et la quête de la transcendance.

La Walkyrie nous plonge dans un univers marqué par la force de l'héritage, la figure de l'héroïne guerrière et les conflits entre la volonté individuelle et le destin, reflétés dans l'énergie motivique de la Chevauchée des Walkyries. Quant au Crépuscule des dieux, il déploie un paysage sonore où l'immolation de Brünnhilde articule le dénouement du cycle de l'Anneau, où sacrifice, destruction purificatrice et amour convergent comme axes de la rédemption finale.

L'intégration de ces passages au sein du cycle Musique et Parole permet d'explorer les liens entre récit mythologique, esthétique romantique et construction musicale de la pensée.

Sous la direction de Francesc Estévez, l'Orchestre Marina Alta propose une interprétation expressive et profonde de ce répertoire essentiel.

La mélodie du bonheur...

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #chant, #hymne, #Autriche, #Choeur, #Chorale, #Comédie musicale, #Film, #Cinéma, #Lyrisme, #chant lyrique

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Publié le 7 Mars 2026

Bonjour les amis.

Ce matin nous avons réalisé la 3 ème répétition du concert prévu pour le 14 juin prochain et auquel j'avais déjà consacré 2 articles (mis en lien dans la phrase suivante). Sont au programme de ce concert le TE DEUM de Bizet et la Messe à Ste Cécile de Gounod.

Nous avions déjà fait le tour des 2 oeuvres mais aujourd'hui nous avons attaqué la dernière partie du TE DEUM que nous avions laissé à part: il s'agit du 4 ème mouvement qu'on surnomme la grande fugue.

Grande, elle l'est, assurément !

Voici, avant de passer à l'écoute, une explication détaillée faite par un musicologue.

Contrastant fortement avec l'expression intimiste de l'Andante, le quatrième mouvement du Te Deum est conçu par Bizet comme une vaste fugue chorale à quatre voix sur le texte « Fiat misericordia tua, Domine, super nos, quemadmodum speravimus in te » (Que ta miséricorde, Seigneur, soit sur nous, comme nous avons espéré en toi).

Le thème de cinq mesures introduit un premier développement de vingt mesures, suivi d'un interlude d'égale durée. Dans le second développement, la séquence d'entrée des voix principales est interrompue par la répétition de cet interlude, intensifiant ainsi la tension dramatique. Il s'achève sur une pédale de dix mesures aux basses, sur laquelle le chœur des sopranos reprend le motif principal, en cadence jusqu'à la dominante en la, deux octaves au-dessus du do central. Un nouveau développement débute alors aux basses, où Bizet présente le thème principal de manière très entrelacée . Ce rétrécissement conduit, après un intermède séquentiel , à un quatrième développement, dans lequel Bizet met un nouveau texte sur le sujet de la fugue, à savoir le vers final « In te Domine speravi, non confundar in aeternum» ( En toi, Seigneur, j'ai espéré (j'ai mis mon espérance), que je ne sois pas confondu (déçu/honteux) pour l'éternité ) .

Bien que le texte liturgique original soit désormais intégralement intégré, Bizet ajoute un cinquième mouvement à son Te Deum , dans lequel, à l'exception de la phrase finale, le premier mouvement , le Te Deum laudamus, est repris note pour note. Par un procédé compositionnel ingénieux, il parvient à un effet formel saisissant : il intègre cette reprise dans son intégralité, avec une transition brillante, à la grande fugue du quatrième mouvement.

Ce mouvement qui ne dure que 4 minutes est réellement très dense, intense, rapide, très articulé et demande une énorme concentration de la part des choristes. Quand je dis "rapide" je ne parle pas du tempo mais de l'articulation des notes pour les chanteurs.

Ce sont nous, les basses, qui lançons le mouvement choral avec cette première ligne mise en lien ci-dessous.

Fiat misericordia tua...

Il m'a fallu déjà quelques heures d'étude minutieuse pour pouvoir interpréter la partie basse qui me concerne, et il m'en faudra encore quelques autres pour la maîtriser de bout en bout.

Le texte musical plein de variations vocales ne se répète jamais de la même façon. Quand on attaque le FIAT MISERICORDIA TUA c'est un peu comme disputer un grand prix de Formule 1: tout va très vite et au millimètre !

Et quand on revient au TE DEUM  final (à 2 min 50 secondes sur la vidéo) on peut enfin se lâcher !...et se réjouir du résultat !

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #Musique classique, #TE DEUM, #Bizet, #choeur, #chorale, #Musique sacrée

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Publié le 2 Mars 2026

Dédié à Monsieur Armand, professeur de musique.

Saut d'une truite aquarelle de Winslow Homer (1889) - Portland Museum of Art, USA

Saut d'une truite aquarelle de Winslow Homer (1889) - Portland Museum of Art, USA

Bonjour les amis et bon lundi à vous.

Dans notre programme choral de printemps de cette année une large place sera consacrée au romantisme allemand et nous allons donc présenter l'inévitable et hyperconnue TRUITE de Schubert.

Cette truite me ramène immanquablement à mon adolescence car j'avais étudié cette pièce en 3 ème au collège Eisen de Valenciennes dans la classe de musique de Monsieur Armand qui nous accompagnait au piano.

Je n'oublierai jamais les premiers vers que j'entonnais de manière assez enthousiaste.


Voyez au sein de l’onde, ainsi qu’un trait d’argent,
La truite vagabonde, braver le flot changeant.
Légère, gracieuse, bien loin de ses abris,
La truite va joyeuse, le long des bords fleuris...

 Quand j'y repense aujourd'hui, avec mon expérience de choriste un peu plus aguerri, je me dis qu'à l'époque je devais très probablement marquer trop les syllabes, sans doute en les martelant (c'est le défaut de tous les débutants, et aussi de certaines chorales très "amateures").

Je me souviens également d'une anecdote qui paraît impensable aujourd'hui. Monsieur Armand nous accompagnait au piano avec une clope au coin du bec dont la cendre s'allongeait dangereusement au fur et à mesure de l'interprétation du morceau. Toute la classe l'observait avec attention avec l'espérance (vive mais non-dite) que la cendre finisse par tomber sur le clavier mais Monsieur Armand maîtrisait également l'art de fumer et arrivait toujours à  mettre sa cendre dans le cendrier une fraction de seconde avant qu'elle ne chute sur son instrument, frustrant donc à chaque fois notre désir collectif de rigoler un bon coup. Fin de la parenthèse.

Donc je reviens en 2026 vers cette oeuvre profondément gravée dans mon esprit, 54 ans après l'avoir chantée.

Remettons-nous d'abord en mémoire la version originale de Schubert.

Nous interpréterons la TRUITE sur un texte espagnol (LA TRUCHA), à capella et aussi à 4 voix (sopranos-altos-ténors-basses). Je peux oublier complètement ce que j'ai appris au collège car dans ma partition de Basse nous ne chantons à aucun moment la mélodie que tout le monde connaît.

Voici ci-dessous à quoi ressemblera ce que nous chanterons. A noter de belles variations après le premier couplet.

Enfin il est rigoureusement impossible pour moi de vous parler de la TRUITE de Schubert sans mentionner la parodie hilarante de Francis Blanche interprétée avec brio par les Frères Jacques.

Les paroles de notre célèbre humoriste racontent avec humour l'obsession d'une jeune femme pour la mélodie de Schubert, au point qu'après un incident lors d'une tempête, elle finit par donner naissance à une truite nommée « Schubert ».

Voici pour finir un lien d'intérêt avec ce podcast de France Culture.

Et puis aussi une photo de classe de Monsieur Armand avec ses élèves en 1970. C'était un professeur qui avait de l'autorité...et qui me laisse un très agréable souvenir.

La TRUITE de Schubert dans tous ses états...

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Publié le 20 Février 2026

Bonjour les amis.

Mis à part Mendelssohn (à qui j'ai déjà consacré 2 billets) nous intégrerons cette année dans notre concert de printemps un autre compositeur de l'époque romantique allemande avec le lied intitulé Frühlingsgruss de Robert Schumann.

Il s'agit d'une pièce de 1849 extraite de son recueil Liederalbum für die Jugend (Album de chants pour la jeunesse, Op. 79, n° 4), qui célèbre le renouveau de la nature avec une simplicité lumineuse.

Le poème est écrit par August Heinrich Hoffmann von Fallersleben, un poète célèbre pour ses textes patriotiques (dont l'hymne allemand) et ses poésies enfantines.

Je vous indique d'abord les paroles originales suivies d'un texte français qui en résume les lignes principales.

https://oxfordsong.org/song/fr%C3%BChlingsgruss

So sei gegrüßt vieltausendmal,
Holder, holder Frühling!
Willkommen hier in unserm Tal,
Holder, holder Frühling!
Holder Frühling, überall
Grüßen wir dich froh mit Sang und Schall.

Du kommst, und froh ist alle Welt,
Holder, holder Frühling!
Es freut sich Wiese, Wald und Feld,
Holder, holder Frühling!
Jubel tönt dir überall,
Dich begrüßet Lerch und Nachtigall.

So sei gegrüßt vieltausendmal,
Holder, holder Frühling!
O bleib recht lang’ in unserm Tal,
Holder, holder Frühling!
Kehr in alle Herzen ein,
Laß doch alle mit uns fröhlich sein!

Mille salutations à toi, ô doux printemps ! Bienvenue dans notre vallée, ô doux printemps ! Doux printemps, où que tu sois, nous te saluons avec joie, chants et allégresse. À ton arrivée, le monde entier est heureux, doux printemps ! Prairies, forêts et champs se réjouissent, doux printemps ! Jubilation partout : alouettes et rossignols te saluent. Mille salutations à toi, doux printemps ! Reste longtemps dans notre vallée, doux printemps !…

On passe à l'écoute de ce lied avec 2 belles interprétations que j'ai sélectionnées.

Notre interprétation sera chorale à 4 voix, à capella, dans un arrangement qui est le même que celui qui est en lien ci-dessous.

Notre version chorale sera la même que celle qui est publiée ci-dessus à la différence que le texte sera en espagnol et s'intitulera PRIMAVERA. Quant au titre de mon article "Salut, ô printemps !" il provient du titre de la version française de ce lied de Schumann.

Je terminerai avec une adaptation à la guitare du meilleur goût écrite et interprétée  par le mythique guitariste Andrés Segovia.

PS: Hors-sujet.

Du rififi chez les aristos britanniques avec la garde à vue hier du prince déchu Andrew.

https://www.marianne.net/monde/europe/affaire-epstein-les-raisons-de-l-arrestation-de-l-ex-prince-andrew

L'histoire est souvent ironique. Les systèmes judiciaires anglais et américains sont faits de telle façon que le prince a facilement évité un procès (et donc la prison) malgré les accusations très graves de Virginia Giuffre, la première et courageuse plaignante du sulfureux dossier Epstein.

Le nom d'Andrew apparaît 1821 fois dans les pièces récemment rendues publiques.

Donc résumons-nous: Andrew pouvait couler des jours tranquilles malgré les graves soupçons d'abus sur mineures, mais par contre, dès qu'il s'agit de filtrations de documents commerciaux sensibles, là, ça ne passe plus !...Curieuse morale que la nôtre. No comment !...Affaire à suivre donc mais, indépendamment de la gravité des motifs qui ont justifiés l'arrestation du prince Andrew, il n'en reste pas moins que le scandale majuscule ça restera les abus dont a souffert, avec des centaines d'autres victimes, l'infortunée Virginia qui a fini par se suicider sans que justice ne lui soit rendue.

NB: Ses mémoires sont parues à titre posthume comme l'indique ce lien.

PS nº 2 avec un post dramatique de Firas Kontar sur la situation en Syrie.

Tués hier à Homs, en Syrie, parce qu’alaouites :
Khodor Karakite et sa fiancée Nada Salem.
Tués par des commandos de la mort en Syrie.
Qu’ils reposent en paix

Khodor Karakite et sa fiancée Nada Salem

Khodor Karakite et sa fiancée Nada Salem

Plusieurs groupes et ONG ont documenté l’enlèvement de femmes syriennes, en très grande majorité alaouites, depuis la chute d’Assad. Au moins 80 cas d’enlèvements ont été signalés. Les rescapées évoquent des viols systématiques commis par un ou plusieurs hommes ; certaines victimes étaient âgées de moins de 20 ans et ont subi cette barbarie.
Le gouvernement de transition, quant à lui, nie en bloc ces enlèvements, commis par ses troupes ou par des éléments qui lui sont affiliés. Le cas de plusieurs djihadistes étrangers, originaires d’Extrême-Orient, est également évoqué par les rescapées. Le gouvernement ne reconnaît, à ce stade, qu’un seul cas d’enlèvement.
Ces crimes visant des femmes, notamment alaouites, s’apparentent à une forme de punition et de mise au pas exercée par le pouvoir actuel contre les minorités, en particulier alaouites, accusées d’avoir soutenu le régime. De tels agissements contribuent inévitablement à éroder le sentiment d’appartenance des minorités à la Syrie, qui se réduit comme peau de chagrin.

https://www.facebook.com/firas.kontar.1

Firas Kontar,activiste des droits de l'homme, politologue et juriste franco-syrien, avait écrit "Syrie, la Révolution impossible" un essai publié en France par les Éditions Aldeia le 3 juin 2023.

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Publié le 15 Février 2026

Bonjour les amis.

On continue de préparer notre prochain concert de printemps et cette semaine on va attaquer un standard de jazz composé par Fabian Andre et Wilbur Schwandt, avec des paroles écrites par Gus Kahn. Il s'agit de DREAM A LITTLE DREAM OF ME.

La chanson a été écrite en 1930 et enregistrée pour la première fois en février 1931 par l'orchestre d'Ozzie Nelson. Bien que créée dans les années 30, elle a été immortalisée par le duo Ella Fitzgerald et Louis Armstrong en 1950, puis popularisée à nouveau par Mama Cass Elliot avec The Mamas & the Papas en 1968.

Voici d'abord les paroles originales anglaises accompagnées d'une traduction française sur le lien ci-dessous.

Ces paroles mettent en scène une séparation (qu'on imagine temporaire) et un au revoir nocturne entre deux amants. L'un demande à l'autre de garder son souvenir vivant à travers les rêves pour combler le vide de l'absence ("While I'm alone and blue as can be").
Le texte utilise des éléments bucoliques et nocturnes de la Nature pour instaurer une atmosphère paisible : les étoiles qui brillent, la brise qui murmure "I love you" et le chant des oiseaux dans les sycomores.
Les paroles reflètent également le désir de "s'attarder" : le thème central est celui de la résistance au départ ("I'm longing to linger till dawn"). Le narrateur exprime un besoin physique de rester proche ("Still craving your kiss") avant que l'aube ne les sépare.

Il existe plein de versions de cette chanson et j'en ai choisi 4 qui correspondent à 4 époques différentes. A tout seigneur tout honneur, commençons par le duo vintage des années 30 Fitzgerald / Armstrong.

La version de Doris Day nous plonge délicieusement dans l'ambiance des comédies musicales romantiques américaines des années 50.

Incursion dans les années 60 avec le groupe THE PAPAS & THE MAMAS et la mythique Mama Cass.

Voici maintenant la version plus récente et pleine de charme des PINK MARTINI .

NB: Vous noterez au passage que le pianiste des PINK MARTINI démarre sur le Clair de Lune de Debussy avant d'entamer le thème de Little dream.

Revenons à ma chorale. Pour nous il s'agira d'une version harmonisée à 4 voix et notre directrice de chant a choisi l'arrangement de Jay Althouse.

Donc ce qu'on va chanter ressemblera plutôt à ça.

Il se trouve que j'avais déjà consacré un billet à cette chanson et j'y reviens car cette fois-ci on va la chanter nous-mêmes et j'en profite pour en faire une présentation plus chronologique.

Cet article que j'avais écrit en 2024 le voici ci-dessous et il y a 2 versions  de cette chanson qui méritent vraiment de s'y arrêter :

1.- une harmonisation très subtile et assez magique de Mary Anne Muglia

2.- une prestation scénique très réussie dans laquelle 4 chanteuses talentueuses ajoutent une belle pincée d'humour...

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #chanson, #chorale, #jazz, #Ella Fitzgerald, #Louis Armstrong, #PINK MARTINI, #Doris Day

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Publié le 11 Février 2026

Bonjour les amis.

La soeur d'une de nos choristes a été victime d'un infarctus foudroyant la semaine dernière à l'âge de 56 ans.

Cette personne qui est disparue de manière brutale, et sans préavis, venait très fréquemment à nos concerts et mon groupe choral est donc allé lui rendre hommage hier à sa cérémonie de funérailles. Nous l'avons fait  de la meilleure façon que nous le pouvions, c'est à dire en chantant. 

La famille a choisi, parmi les 2 chants que nous avons interprétés, une pièce qui est une petite perle de la musique chorale de la région de Valencia, dans le sud-est de l'Espagne.

Il s'agit du BENEDICTUS du compositeur valencien Salvador Giner (1832-1911).

Ses compositions sacrées se distinguent par une harmonie soignée et un sens profond de la mélodie, hérités de sa formation auprès d'organistes de la cathédrale de Valencia.

Voici donc ci-dessous son BENEDICTUS en version studio et à capella.

Voici maintenant une version que j'ai eu le plaisir d'interpréter lors d'une rencontre chorale avec plusieurs groupes polyphonique au palais d'Altea en 2011.

La pièce possède 2 parties et  réserve une montée émotionnelle dramatique qui provoque énormément de plaisir à interpréter, notamment quand nous entonnons " In Nomine Domini " à 38 secondes sur la première vidéo.

Ce Benedictus de Giner est une pièce très populaire dans le répertoire des chœurs amateurs et professionnels en Espagne. Vous en trouverez des dizaines d'interprétations sur la plateforme youtube.

C'est aussi une pièce qui, par la qualité de sa facture musicale, mérite largement d'être connue et de sortir de la péninsule ibérique.

Liens d'intérêt:

-  Paroles et musique du BENEDICTUS sur le PDF de la partition ci-dessous

https://www.parroquiasanjosemaria.org/Capilla_Musica/BENEDICTUS_S.Giner.pdf

-  Fiche wikipédia de Salvador Giner

PS: La deuxième chanson que nous avons interprété hier n'appartenait pas au repertoire du chant sacré. Il s'agissait de VOLARE de Domenico Modugno, une chanson qui était en rapport avec le caractère profondément joyeux et optimiste de la défunte qui aimait croquer la vie à pleines dents.

PS nº 2: Mon copain Andrzej vient de me faire découvrir ce matin les choristes de JUST VOX.
Écoutez cette petite démo absolument géniale.
Leur soprano qui est au fond à droite est tout simplement épatante...
Quelle manière de célébrer les beaux jours qui se pointent !
❤😍

https://www.facebook.com/reel/1640711827372461

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Publié le 8 Février 2026

Bonjour les amis.

Hier c'était la deuxième répétition de notre grand concert de juin 2026 qui mettra à l'honneur Bizet et Gounod et dont je vous avais parlé en janvier dernier.

https://alea-jacta-est-ex-posteur.over-blog.com/2026/01/te-deum-de-georges-bizet.html

Nous avons donc travaillé, entre autres, une bonne partie de la messe solennelle de Charles Gounod en l'honneur de Sainte Cécile. Il s'agit de son oeuvre la plus connue en dehors de ses opéras.

Composée en 1855 c'est l'une des œuvres les plus emblématiques de la musique sacrée du XIXe siècle. Populairement connue sous le nom de Messe de Sainte Cécile , elle se distingue par sa fusion de solennité liturgique et de drame opératique qui a captivé ses contemporains, dont Camille Saint-Saëns.

En voici la structure complète:
1. Kyrie eleison
2. Gloria in excelsis
3. Credo
4. Sanctus
5. Benedictus
6. Agnus Dei
7. Domine salvum

Ce Credo de Charles Gounod...

Aujourd'hui je m'attarderai sur le CREDO qui se distingue par son caractère majestueux et son orchestration riche.  
Voici les trois sections principales :
Credo in unum Deum (Moderato molto maestoso) : une introduction puissante en ut majeur, marquée par un unisson du chœur qui affirme la foi de manière monumentale.
Et incarnatus est (Adagio) : un passage plus recueilli et solennel, centré sur le mystère de l'Incarnation, souvent confié aux solistes ou à un effectif réduit pour souligner l'aspect spirituel.
Et resurrexit (Tempo primo) : le retour au tempo initial célèbre la Résurrection avec éclat, se concluant par un développement fugué et un final imposant sur le "Amen"

NB: il y a des sous-sections dans les sections.

Passons à l'écoute maintenant avec le lien ci-dessous qui a le mérite d'incruster les paroles en latin.

Credo in unum Deum de 0:00 à 3:55 sur la vidéo
Et incarnatus est de 3:55 à 7:28
Et resurrexit de 7:28 à 13:12

Je terminerai simplement en ajoutant, de manière plus personnelle, que le choeur a des parties très gratifiantes dans ce CREDO comme par exemple les entrées décalées de l'et ressurexit à 7 minutes 28 secondes. Entrent d'abord les contraltos, puis les sopranos, puis les ténors et enfin nous les basses.

Et puis à 10 minutes 34 secondes commence une section dont les paroles sont Et Expecto resurrectionem mortuorum.

Ici, et contrairement à l'habitude, ce sont les basses qui portent le thème musical. Ils se subdivisent en 2 groupes qui entrent les premiers : basses 2 (plus graves) et basses 1  (plus aigus). Donc les basses 2 (dont je fais partie) entonnent le thème sur un DO et les basses 1 reprennent en décalage une mesure plus tard sur un RE qui est très proche du DO. Donc c'est un intervalle très serré, à la limite de la dissonance, mais à l'écoute ça sonne très bien. Le décalage entre basses se reproduit une 2 ème fois.

Et à chaque fois, quand toutes les 6 voix se joignent se produit une forme d'extase...

PS: Nos répétitions se réalisent toujours en 2 parties.

 - Une première répétition où chaque corde (sopranos-altos-ténors-basses) travaille séparément avec son propre directeur de chant.

- Une 2 ème répétition tous ensemble (Tutti) sous la direction du chef d'orchestre Jaume Morell.

Voici ci-dessous 2 photos de la répétition tutti d'hier.

2 ème répetition du samedi 7 Février 2026

2 ème répetition du samedi 7 Février 2026

Ce Credo de Charles Gounod...

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Publié le 24 Janvier 2026

Bonjour les amis.

Mendelssohn sera à l'honneur de notre prochain récital de printemps et aujourd'hui je vous parlerai du 3ème lied que nous interpréterons. Il s'agit d' ABSCHIED VOM WALDE (Op.59 nº3) dont la traduction littérale est ADIEU À LA FORÊT. C'est la troisième chanson de son recueil Sechs Lieder im Freien zu singen (Six chansons à chanter en plein air).

Ce lied très connu en Allemagne pour sa mélodie nostalgique célébre la magie de la nature et le réconfort qu'elle apporte. Cette pièce romantique exprime le déchirement de devoir quitter la sérénité des bois pour le monde urbain.

Le poème a été écrit par Joseph von Eichendorff, une des figures centrales du romantisme allemand.

Vous trouverez sur le lien ci-dessous le texte original en allemand ainsi qu'une traduction en français.

Le poème s’ouvre sur la célèbre invocation « O Täler weit, o Höhen » (« Ô vastes vallées, ô hauteurs »). Il exprime un adieu mélancolique mais serein au refuge naturel où l’auteur a trouvé réconfort et clarté.
ABSCHIED VOM WALDE est considéré comme l'un des chefs-d'œuvres de la musique chorale romantique allemande pour sa capacité à évoquer le sentiment de Waldeinsamkeit (la solitude de la forêt).

Passons à l'écoute maintenant avec ces 2 liens.

Encore une fois, pour les choristes, c'est un immense plaisir d'interpréter des oeuvres d'un grand compositeur qui sont pensées pour être interprétées à 4 voix (sopranos-altos-ténors-basses) et à capella. On se rend compte immédiatement dès les premières mesures d'une harmonie magique qui s'installe entre nous. C'est tout simplement électrisant !

La version que nous interpréterons sera en espagnol et le titre est donc ADIÓS AL BOSQUE.

Adieu à la forêt...

PS: Hors-sujet.

Aujourd'hui mon village est en fêtes pendant 2 jours et célèbre Saint Antoine, notamment avec la bénédiction religieuse d'animaux de la bourgade.

Plusieurs activités festives (concerts, défilés avec chevaux accompagnés de groupes de musiciens, repas populaires près des arènes, bûchers et feux de joie,  etc...) sont prévues pendant ces 2 jours.

Voici le programme.

 

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