chant

Publié le 27 Avril 2026

Bonjour les amis.

Ça faisait longtemps que je ne vous parlais pas de Bach et la semaine dernière j'ai découvert grâce à mon ami Andrzej une petite perle musicale sur laquelle je reviendrai dans la 2 ème partie de mon billet.

Mais avant d'y arriver je vous invite d'abord à écouter le largo du Concerto pour orchestre et clavecin BWV 1056 de JS Bach.

Le piano forte n'existait pas à l'époque de Bach mais je vous mets quand même un enregistrement d'anthologie avec piano, et avec un géant de la musique du XX ème siècle, à savoir Glenn Gould.

Bach peut s'interpréter de mille manières comme l'a démontré, entre autres, Jacques Loussier avec son trio de jazz dans les années 70.

La semaine dernière  Andrzej m'a envoyé une adaptation datant de 1969 du concerto chantée par les SWINGER SINGERS qui était un groupe vocal formé à Paris en 1962.

Ecoutez donc la voix merveilleuse de Christiane Legrand (1930/2011) première soprano du groupe (et sœur du compositeur Michel Legrand).

Pas besoin de paroles. Le concerto est si bien écrit qu'il peut s'interpréter rien qu'en chantant les notes (à condition d'en avoir le talent, ce qui était le cas de la Divine Christiane Legrand).

 C'est si beau, si pur, que ça touche l'âme...c'est le genre de truc qui me met les larmes aux yeux. 

Trois minutes de bonheur avec les SWINGER SINGERS...

J'ai fait un gros effort de mémoire et je ne me souviens pas avoir vu les SWINGER SINGERS à l'époque à la télé, mais je me dis que j'avais dû entendre ça, forcément à un moment ou à un autre à la radio, et que peut-être cette version des Swingers Singers est enfouie quelque part dans les tréfonds de ma mémoire d'enfant.

Quoiqu'il en soit cette formation mérite de ne pas tomber dans l'oubli...LES SWINGERS SINGERS c'est à redécouvrir ou à découvrir, c'est selon...

Lien d'intérêt pour en savoir plus sur l'histoire de cette formation vocale.

https://fr.wikipedia.org/wiki/The_Swingle_Singers

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Publié le 17 Avril 2026

Bonjour les amis.

Nous arrivons avec mon groupe choral polyphonique dans les derniers jours qui précèdent nos concerts de printemps, dans la dernière ligne droite. Je vous ai tenu au courant durant les semaines précédentes des différentes pièces que nous allions interpréter, notamment les lieds allemands et aussi 2 chansons de l'Inde.

Dans notre programme 2026 nous allons reprendre également EDELWEISS.

EDELWEISS est une chanson écrite par Richard Rodgers et Oscar Hammerstein pour leur comédie musicale LA MELODIE DU BONHEUR, créée à Broadway en 1959. Cette comédie musicale sera adaptée au cinéma en 1965.

Le lien wikipedia ci-dessous vous permettra de connaître le synopis du film.

Beaucoup de gens croient que Edelweiss est une chanson populaire autrichienne, ou même l'hymne national. Mais elle a été écrite pour la comédie musicale, et est à peine connue en Autriche.

Dans l'adaptation cinématographique de 1965, la chanson est interprétée deux fois : d'abord elle est chantée par le capitaine et plus tard est reprise par Maria, le capitaine et les enfants.

Voici les deux extraits en question ci-dessous.

Notez que cette fois-ci, à partir de 4 minutes sur la vidéo,  tout le monde la chante dans le public sauf les nazis...Explication: la chanson est entonnée par le capitaine von Trapp comme un adieu à son pays, l'Autriche, qui est en train de mourir lentement sous l'annexion nazie (l'Anschluss). Elle représente une déclaration d'amour à la patrie autrichienne face à l'envahisseur.

« Edelweiss » exprime, à travers l'éloge de la belle fleur nationale autrichienne, les sentiments sincères et simples d'amour pour leur patrie du peuple autrichien. La chanson possède un style marqué de chanson folklorique autrichienne, avec une mélodie simple et émouvante. Une mélodie emblématique qui se répète trois fois, accompagnée des paroles « Edelweiss, Edelweiss », évoquant un appel profond et un éloge fervent de la patrie et du pays natal. Dans cette chanson, les paroles se lisent comme un beau petit poème ; son style doux et apaisé saisit profondément le cœur des auditeurs.

Voici ci-dessous les paroles originales accompagnées d'une traduction française.

https://www.lacoccinelle.net/278176.html

Passons à l'écoute de la version la plus internationalement connue, celle chantée par la merveilleuse Julie Andrews.

En ce qui nous concerne nous chanterons un arrangement vocal à 4 voix écrit par Linda Spevacek.

Celui-là même qui est en lien ci-dessous et qui correspond à une de nos interprétations datant de 2018.

Dans notre programme de cette année nous devons interpéter certaines pièces très rythmées et syncopées (d'inspiration Jazz ou latino-américaine) et notre directrice de chant insiste souvent pour que nous les interprétions de manière articulée en évitant de trop lier, en évitant de chanter trop legato et d'être trop lyriques.

Le défaut habituel de beaucoup de chorales c'est souvent de se laisser porter de manière un peu "pépère" par un thème et de le chanter trop legato. Mais pour EDELWEISS, pour le coup, ça doit être du legato de chez legato. Il ne faut avoir peur d'y aller à fond et d'être le plus lyrique possible...C'est le moment où jamais !

Donc quand il nous arrive de chanter trop legato d'autres pièces, Silvia, notre directrice de chant, nous dit de manière un peu moqueuse:

" Réservez ça pour Edelweiss ! "

PS: Dimanche 19 Avril j'assisterai à une représentation de sélections d'oeuvres de Wagner et je me régale par avance.

Voici la présentation du spectacle auquel j'assisterai:

Le drame mis en musique.

La musique de Richard Wagner explore les grands conflits de l'âme humaine : l'amour absolu, le sacrifice, la mort et la rédemption. Dans ce concert, l'Orchestre Marina Alta présente une sélection d'extraits symphoniques où l'intensité émotionnelle et le drame sont au cœur de l'œuvre.

Wagner concevait la musique comme un récit profond, presque mythique, où chaque leitmotiv exprime des idées, des passions et des destins. Une expérience sonore puissante et immersive.

Plus de 80 musiciens sur scène.

Dans ce concert, l'Orchestre Marina Alta interprète une sélection d'extraits symphoniques d'une grande intensité émotionnelle, joués par un ensemble de plus de 80 musiciens sur scène.

Parole, mythe et rédemption.

Le programme wagnérien de la saison 2026 met l'accent sur le lien entre mythe, pensée et langage musical à travers une sélection de pièces orchestrales extraites des Maîtres chanteurs de Nuremberg, de Tristan et Isolde, de La Walkyrie et du Crépuscule des dieux.

Le programme s'ouvre sur Les Maîtres chanteurs de Nuremberg, une œuvre qui présente, sous un jour lumineux et positif, certaines des réflexions centrales du compositeur sur l'art, la tradition et la communauté. Dans Tristan et Isolde, le chromatisme instable et la célèbre tension harmonique de l'« accord de Tristan » illustrent comment Wagner construit musicalement l'idée d'un désir insatiable et la quête de la transcendance.

La Walkyrie nous plonge dans un univers marqué par la force de l'héritage, la figure de l'héroïne guerrière et les conflits entre la volonté individuelle et le destin, reflétés dans l'énergie motivique de la Chevauchée des Walkyries. Quant au Crépuscule des dieux, il déploie un paysage sonore où l'immolation de Brünnhilde articule le dénouement du cycle de l'Anneau, où sacrifice, destruction purificatrice et amour convergent comme axes de la rédemption finale.

L'intégration de ces passages au sein du cycle Musique et Parole permet d'explorer les liens entre récit mythologique, esthétique romantique et construction musicale de la pensée.

Sous la direction de Francesc Estévez, l'Orchestre Marina Alta propose une interprétation expressive et profonde de ce répertoire essentiel.

La mélodie du bonheur...

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #chant, #hymne, #Autriche, #Choeur, #Chorale, #Comédie musicale, #Film, #Cinéma, #Lyrisme, #chant lyrique

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Publié le 2 Mars 2026

Dédié à Monsieur Armand, professeur de musique.

Saut d'une truite aquarelle de Winslow Homer (1889) - Portland Museum of Art, USA

Saut d'une truite aquarelle de Winslow Homer (1889) - Portland Museum of Art, USA

Bonjour les amis et bon lundi à vous.

Dans notre programme choral de printemps de cette année une large place sera consacrée au romantisme allemand et nous allons donc présenter l'inévitable et hyperconnue TRUITE de Schubert.

Cette truite me ramène immanquablement à mon adolescence car j'avais étudié cette pièce en 3 ème au collège Eisen de Valenciennes dans la classe de musique de Monsieur Armand qui nous accompagnait au piano.

Je n'oublierai jamais les premiers vers que j'entonnais de manière assez enthousiaste.


Voyez au sein de l’onde, ainsi qu’un trait d’argent,
La truite vagabonde, braver le flot changeant.
Légère, gracieuse, bien loin de ses abris,
La truite va joyeuse, le long des bords fleuris...

 Quand j'y repense aujourd'hui, avec mon expérience de choriste un peu plus aguerri, je me dis qu'à l'époque je devais très probablement marquer trop les syllabes, sans doute en les martelant (c'est le défaut de tous les débutants, et aussi de certaines chorales très "amateures").

Je me souviens également d'une anecdote qui paraît impensable aujourd'hui. Monsieur Armand nous accompagnait au piano avec une clope au coin du bec dont la cendre s'allongeait dangereusement au fur et à mesure de l'interprétation du morceau. Toute la classe l'observait avec attention avec l'espérance (vive mais non-dite) que la cendre finisse par tomber sur le clavier mais Monsieur Armand maîtrisait également l'art de fumer et arrivait toujours à  mettre sa cendre dans le cendrier une fraction de seconde avant qu'elle ne chute sur son instrument, frustrant donc à chaque fois notre désir collectif de rigoler un bon coup. Fin de la parenthèse.

Donc je reviens en 2026 vers cette oeuvre profondément gravée dans mon esprit, 54 ans après l'avoir chantée.

Remettons-nous d'abord en mémoire la version originale de Schubert.

Nous interpréterons la TRUITE sur un texte espagnol (LA TRUCHA), à capella et aussi à 4 voix (sopranos-altos-ténors-basses). Je peux oublier complètement ce que j'ai appris au collège car dans ma partition de Basse nous ne chantons à aucun moment la mélodie que tout le monde connaît.

Voici ci-dessous à quoi ressemblera ce que nous chanterons. A noter de belles variations après le premier couplet.

Enfin il est rigoureusement impossible pour moi de vous parler de la TRUITE de Schubert sans mentionner la parodie hilarante de Francis Blanche interprétée avec brio par les Frères Jacques.

Les paroles de notre célèbre humoriste racontent avec humour l'obsession d'une jeune femme pour la mélodie de Schubert, au point qu'après un incident lors d'une tempête, elle finit par donner naissance à une truite nommée « Schubert ».

Voici pour finir un lien d'intérêt avec ce podcast de France Culture.

Et puis aussi une photo de classe de Monsieur Armand avec ses élèves en 1970. C'était un professeur qui avait de l'autorité...et qui me laisse un très agréable souvenir.

La TRUITE de Schubert dans tous ses états...

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Publié le 25 Février 2026

Bonjour les amis.

Hier soir en rentrant de ma répétition chorale j'ai entendu dans ma voiture une pièce du baroque vénitien  de Benedetto Marcello intitulée TI SENTO, AMOR, TI SENTO. Je vous avais déjà parlé récemment du frère de Marcello, Alessandro Marcello dont le concerto pour hautbois avait inspiré la musique de l'ancien générique d'Antenne 2.

Cette cantate est écrite pour voix de soprano et basse continue. Elle suit la forme classique de l'époque alternant airs et récitatifs :
Aria (Comodo) : Ti sento, Amor, ti sento (en ré mineur).
Récitatif : Dorinda sventurata.
Aria (Allegro) : Pur che tu m’ami (en ré mineur).

L'œuvre est décrite comme un lamento ou un chant de plainte sur l'infidélité amoureuse. Le texte évoque la souffrance de la protagoniste (Dorinda) face à l'absence ou l'indifférence de son amant, Tirsi.
Contrairement à la fougue dramatique d'un Vivaldi, Marcello privilégie ici une approche plus sobre et mesurée. La musique utilise le contrepoint pour illustrer subtilement les tourments intérieurs plutôt que l'explosion de colère.
Le livret (d'auteur inconnu) utilise des métaphores baroques classiques : le "grand feu" de l'amour qui consume l'âme et la perte de la "paix et du calme".

Voici le texte italien suivi d'une traduction et d'un enregistrement de l'ensemble LA FLORIDIANA :


Ti sento amor, ti sento
Ch’il sen col tuo gran foco
Accendi a poco a poco
E struggi l’alma.
Almen d’egual ardore
Avvampi a Tirsi il core
E perda s’io lo perdo
E pace e calma.

Je te sens, mon amour, je te sens.
Que ton grand feu
Enflamme peu à peu mon cœur
Et consume mon âme.
Avec une ardeur égale,
Que le cœur de Thyrsis s'embrase
Et s'éteigne si je le perds
Et paix et sérénité.

Donc hier soir, dans ma voiture, en découvrant cette aria que je ne connaissais pas et surtout en entendant la voix divine de Nurial Rial j'ai eu un véritable coup de coeur.

En faisant des recherches je me suis rendu compte que la voix de la soprano catalane Núria Rial est largement reconnue dans le monde de la musique classique, en particulier pour son interprétation du répertoire baroque et classique. Pureté et luminosité sont les points clés qui caractérisent sa voix cristalline. Son timbre possède une qualité aérienne, particulièrement efficace pour exprimer la douceur et la fragilité.

Ce sera mon coup de coeur de la semaine.

Nuria Rial

Nuria Rial

PS: Mon billet du jour est consacré à l'aria de cette cantate de Benedetto Marcello mais, afin de ne pas laisser les choses à moitié, je vous mets également en lien les paroles de la suite de la cantate ainsi que les 2 vidéos.
Recitativo
Dorinda sventurata
Dov’è la libertà, dov’è la pace
A te sì cara un tempo? E dove sono
Gli sguardi altieri e l’orgogliosi accenti?
Misera che in dolenti
lacrime il ciglio stempri ed in sospiri
Sciogli le labbra addolorate e meste
Tirsi arsi di queste
mie gravissime doglie
prima sola cagion Tirsi ove sei?
Deh vieni e i pianti miei
Con l’amor tuo consola
Vieni cor mio né mi lasciar più sola.

Aria (re minore)
Pur che tu m’ami
Fa’ ciò che brami
Di questo cor.
Già tua son io
E nulla è mio
Fuor ch’il dolor.

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #Musique classique, #Baroque, #cantate, #Chant, #Marcello, #Venise, #Italie, #Nuria Rial

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Publié le 11 Février 2026

Bonjour les amis.

La soeur d'une de nos choristes a été victime d'un infarctus foudroyant la semaine dernière à l'âge de 56 ans.

Cette personne qui est disparue de manière brutale, et sans préavis, venait très fréquemment à nos concerts et mon groupe choral est donc allé lui rendre hommage hier à sa cérémonie de funérailles. Nous l'avons fait  de la meilleure façon que nous le pouvions, c'est à dire en chantant. 

La famille a choisi, parmi les 2 chants que nous avons interprétés, une pièce qui est une petite perle de la musique chorale de la région de Valencia, dans le sud-est de l'Espagne.

Il s'agit du BENEDICTUS du compositeur valencien Salvador Giner (1832-1911).

Ses compositions sacrées se distinguent par une harmonie soignée et un sens profond de la mélodie, hérités de sa formation auprès d'organistes de la cathédrale de Valencia.

Voici donc ci-dessous son BENEDICTUS en version studio et à capella.

Voici maintenant une version que j'ai eu le plaisir d'interpréter lors d'une rencontre chorale avec plusieurs groupes polyphonique au palais d'Altea en 2011.

La pièce possède 2 parties et  réserve une montée émotionnelle dramatique qui provoque énormément de plaisir à interpréter, notamment quand nous entonnons " In Nomine Domini " à 38 secondes sur la première vidéo.

Ce Benedictus de Giner est une pièce très populaire dans le répertoire des chœurs amateurs et professionnels en Espagne. Vous en trouverez des dizaines d'interprétations sur la plateforme youtube.

C'est aussi une pièce qui, par la qualité de sa facture musicale, mérite largement d'être connue et de sortir de la péninsule ibérique.

Liens d'intérêt:

-  Paroles et musique du BENEDICTUS sur le PDF de la partition ci-dessous

https://www.parroquiasanjosemaria.org/Capilla_Musica/BENEDICTUS_S.Giner.pdf

-  Fiche wikipédia de Salvador Giner

PS: La deuxième chanson que nous avons interprété hier n'appartenait pas au repertoire du chant sacré. Il s'agissait de VOLARE de Domenico Modugno, une chanson qui était en rapport avec le caractère profondément joyeux et optimiste de la défunte qui aimait croquer la vie à pleines dents.

PS nº 2: Mon copain Andrzej vient de me faire découvrir ce matin les choristes de JUST VOX.
Écoutez cette petite démo absolument géniale.
Leur soprano qui est au fond à droite est tout simplement épatante...
Quelle manière de célébrer les beaux jours qui se pointent !
😍

https://www.facebook.com/reel/1640711827372461

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Publié le 24 Janvier 2026

Bonjour les amis.

Mendelssohn sera à l'honneur de notre prochain récital de printemps et aujourd'hui je vous parlerai du 3ème lied que nous interpréterons. Il s'agit d' ABSCHIED VOM WALDE (Op.59 nº3) dont la traduction littérale est ADIEU À LA FORÊT. C'est la troisième chanson de son recueil Sechs Lieder im Freien zu singen (Six chansons à chanter en plein air).

Ce lied très connu en Allemagne pour sa mélodie nostalgique célébre la magie de la nature et le réconfort qu'elle apporte. Cette pièce romantique exprime le déchirement de devoir quitter la sérénité des bois pour le monde urbain.

Le poème a été écrit par Joseph von Eichendorff, une des figures centrales du romantisme allemand.

Vous trouverez sur le lien ci-dessous le texte original en allemand ainsi qu'une traduction en français.

Le poème s’ouvre sur la célèbre invocation « O Täler weit, o Höhen » (« Ô vastes vallées, ô hauteurs »). Il exprime un adieu mélancolique mais serein au refuge naturel où l’auteur a trouvé réconfort et clarté.
ABSCHIED VOM WALDE est considéré comme l'un des chefs-d'œuvres de la musique chorale romantique allemande pour sa capacité à évoquer le sentiment de Waldeinsamkeit (la solitude de la forêt).

Passons à l'écoute maintenant avec ces 2 liens.

Encore une fois, pour les choristes, c'est un immense plaisir d'interpréter des oeuvres d'un grand compositeur qui sont pensées pour être interprétées à 4 voix (sopranos-altos-ténors-basses) et à capella. On se rend compte immédiatement dès les premières mesures d'une harmonie magique qui s'installe entre nous. C'est tout simplement électrisant !

La version que nous interpréterons sera en espagnol et le titre est donc ADIÓS AL BOSQUE.

Adieu à la forêt...

PS: Hors-sujet.

Aujourd'hui mon village est en fêtes pendant 2 jours et célèbre Saint Antoine, notamment avec la bénédiction religieuse d'animaux de la bourgade.

Plusieurs activités festives (concerts, défilés avec chevaux accompagnés de groupes de musiciens, repas populaires près des arènes, bûchers et feux de joie,  etc...) sont prévues pendant ces 2 jours.

Voici le programme.

 

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Publié le 15 Janvier 2026

Bonjour les amis.

Ce billet d'aujourd'hui est la suite de celui d'hier consacré à Mendelssohn.

https://alea-jacta-est-ex-posteur.over-blog.com/2026/01/quand-mendelssohn-celebre-le-printemps.html

Nous interpréterons également pour notre concert de printemps 2026 un autre lied de Mendelssohn intitulé DIE NACHTIGALL ( le rossignol).

C'est une pièce chorale composée en 1843 dans le cadre de ses Sechs Lieder im Freien zu singen (Six chansons pour chanter en plein air), op. 59, n° 4.

L'œuvre utilise un court poème de Johann Wolfgang von Goethe. Son thème central est le cycle éternel de la nature et de l'amour, représenté par le retour de l'oiseau au printemps.

Le poème souligne que l’oiseau « n’a rien appris de nouveau », mais continue de chanter ses « vieux et chers chants ». Ceci symbolise la beauté de l’intemporalité et la persistance des émotions humaines universelles (l’amour) à travers les générations.

Mendelssohn a composé une courte configuration strophique qui répète trois fois le texte de Goethe avec des variations dans les voix.
Le premier couplet est généralement un duo entre sopranos et altos ; le deuxième ajoute des ténors et des basses ; et le troisième atteint un point culminant émotionnel avant une coda calme.

Voici ci-dessous 3 vidéos différentes de cette pièce.

Très bonne prise de son pour la première vidéo. La 2ème est en formation réduite et la 3 ème avec un groupe choral bien plus nombreux. Toutes ces 3 versions ont leur propre charme.

Voici le texte original suivi d'une traduction française littérale:

Die Nachtigall, sie war entfernt,
Der Frühling lockt sie wieder;
Was neues hat sie nicht gelernt,
Singt alte, liebe Lieder.

Le rossignol il était parti au loin,
Le printemps l'attire à nouveau
Rien de nouveau il n'a rien appris
Et chante d'anciens chants chers à son cœur.

Quant à nous, nous chanterons ce beau lied en espagnol, dans une belle traduction que je vous indique ci-dessous.

El ruiseñor que se alejó,
regresa con las flores.
Alegre está
y con amor entona viejos cantos.

NB. En espagnol rossignol se traduit par ruiseñor (prononcer "rouicénior" avec les 2 R bien roulés !).

 

 

 

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #Romantisme, #Choeur, #Chorale, #Mendelssohn, #Lied, #Chant, #Printemps, #rossignol, #cappella, #Goethe, #Poésie

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Publié le 14 Janvier 2026

Bonjour les amis.

C'est encore l'hiver mais mon groupe choral prépare déjà le prochain concert de printemps.

Cette année nous interpréterons un lied de Mendelssohn intitulé "Frühlingslied" (Chant du printemps) Op. 100, n° 3

Ce lied est extrait des Quatre Chansons pour voix mixtes ( Op. 100). Il a été publié à titre posthume, bien que composé à la maturité de l'auteur (vers 1843-1844).
Il s'agit d'un Lied pour chœur a cappella, un genre popularisé par Félix Mendelssohn pour être chanté en plein air ou lors de rassemblements sociaux.

Le texte a été écrit par le poète August Heinrich Hoffmann von Fallersleben .
Les paroles des 4 chansons célèbrent le réveil de la nature. Elles décrivent comment l’hiver, qui maintenait l’âme « soumise », est vaincu par le regard chaleureux et puissant du printemps.
Le printemps est présenté comme un roi (en allemand König) qui arrive au milieu des fleurs, du chant des oiseaux et de la joie générale, apportant l'espoir et des « messages célestes » silencieux qui enflamment le bonheur.

Je vous mets ci-dessous les paroles de la chanson nº 3 que nous allons interpréter suivies d'une traduction sommaire en français.

Berg und Tal will ich durchstreifen in der Frühlingstage Pracht
Wo auf Wiesen und in Wäldern die verjüngte Schöpfung lacht
In das Wonnemeer der Düfte, das aus allen Blüten quillt
Will ich ganz mich untertauchen bis der Seele Durst gestillt
Bis ich selber untergehe in der Blüten Balsamduft
Und aus dir verjüngt erstehe du geliebte Frühlingsluft

Montagnes et vallées, j'errerai dans la splendeur des jours printaniers.
Là où, dans les prairies et les forêts, la création renaissante rit.
Dans la mer bienheureuse de parfums qui déborde de chaque fleur, je m'immergerai entièrement jusqu'à ce que la soif de mon âme soit étanchée.
Jusqu'à ce que je m'abandonne moi-même au parfum balsamique des fleurs.
Et de toi, rajeuni, renaîts-tu, cher air printanier.

Ce lied reflète bien le style « classique-romantique » de Mendelssohn : équilibre formel et élégance technique combinés à une expressivité émotionnelle lyrique et fraîche.

Et puis, pour les choristes, il n'y a rien de tel que de chanter des oeuvres qui sont pensées et écrites à cappella et pour 4 voix. Il ne s'agit pas d'un arrangement mais de l'oeuvre originale telle qu'elle a été conçue par le grand compositeur allemand.

Vous remarquerez à l'écoute que les 4 voix (soprano- alto-ténor-basse) se répondent et s'interpellent en écho, comme les échos qu'on entend dans les vallées et les montagnes.

Chanter ça, c'est que du bonheur ! Mais à condition de respecter l'auteur et d'être très léger et aérien comme sur la vidéo mise en lien...et pour ça, il faut travailler la technique vocale !

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Publié le 13 Décembre 2025

Bonjour les amis.

Aujourd'hui, 13 Décembre, c'est la sainte Lucie. Donc Bonne fête à toutes les Lucie à qui je souhaite de passer une excellente journée.

Et quand un rital comme moi  entend "Lucie", il entend également immédiatement "Lucia" et aussi SANTA LUCIA, cet air lyrique napolitain écrit en 1849 par Teodoro Cottrau (1827-1879).

Teodoro Cottrau

Teodoro Cottrau

SANTA LUCIA fut la première chanson adaptée en langue italienne durant le Risorgimento.

Le titre fait référence au pittoresque quartier de Borgo Santa Lucia à Naples, et les paroles décrivent poétiquement un marin admirant les environs depuis son bateau alors qu'il traverse la baie de Naples, soulignant sa beauté et son charme, surtout la nuit. Les paroles évoquent une atmosphère nocturne, avec la lune et les étoiles se reflétant sur l'eau et la lueur des lumières du quartier.

J'ai choisi pour vous une version épurée sans orchestre, simplement avec 2 chanteurs accompagnés d'un piano.

Vous trouverez les paroles originales italiennes ainsi qu'une traduction française sur le lien ci-dessous.

Quant à Sainte Lucie de Syracuse vous pourrez connaître sa biographie et son destin cruel sur ce lien wikipedia.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Lucie_de_Syracuse

Une sainte particulièrement courageuse et très vénérée en Sicile.

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #air napolitain, #Art Lyrique, #Chant, #Sainte Lucie, #Sicile, #Musique, #Santa Lucia

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Publié le 12 Décembre 2025

Bonjour les amis.

Je suis dans la dernière ligne droite avant nos concerts de Noël avec mon groupe choral polyphonique CADENZA.

Comme tous les ans notre repertoire sera varié. La semaine dernière je vous présentais 2 pièces de la Renaissance espagnole et aujourd'hui je vous emmène dans les Andes argentines avec LOS REYES MAGOS du compositeur argentin Ariel Ramirez (1921-2010) avec des paroles de Félix Luna.

C'est un chant de Noël folklorique très apprécié et populaire en Amérique latine. Ce morceau, extrait de l'œuvre acclamée Navidad Nuestra, se caractérise par son rythme takirari, un style musical du nord-est de l'Argentine et de la Bolivie, qui lui confère une sonorité distinctive et régionale.

Voic ci-dessous une version  de cette pièce.

Vous pourrez accéder aux paroles originales, ainsi qu'à une traduction en français sur le lien ci-dessous.

Pour interpréter cette chanson nous serons accompagnés sur scène par 3 guitares, un piano et des percussions.

Le balancement rythmique de cette pièce fait que dès les premières notes on est immédiatement transportés en Argentine.

La mélodie est entraînante et attachante: cette musique est largement reconnue pour son ambiance festive et sa capacité à évoquer la magie de Noël. C’est un classique enseigné dans les écoles et interprété lors des concerts de Noël en Argentine.
La chanson est saluée pour sa capacité à symboliser l'inclusion de la diversité culturelle dans une célébration commune, en embrassant les différences autour du message universel de Noël.

Ariel Ramirez

Ariel Ramirez

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