Bonjour les amis.
Nous arrivons avec mon groupe choral polyphonique dans les derniers jours qui précèdent nos concerts de printemps, dans la dernière ligne droite. Je vous ai tenu au courant durant les semaines précédentes des différentes pièces que nous allions interpréter, notamment les lieds allemands et aussi 2 chansons de l'Inde.
Dans notre programme 2026 nous allons reprendre également EDELWEISS.
EDELWEISS est une chanson écrite par Richard Rodgers et Oscar Hammerstein pour leur comédie musicale LA MELODIE DU BONHEUR, créée à Broadway en 1959. Cette comédie musicale sera adaptée au cinéma en 1965.
Le lien wikipedia ci-dessous vous permettra de connaître le synopis du film.
Beaucoup de gens croient que Edelweiss est une chanson populaire autrichienne, ou même l'hymne national. Mais elle a été écrite pour la comédie musicale, et est à peine connue en Autriche.
Dans l'adaptation cinématographique de 1965, la chanson est interprétée deux fois : d'abord elle est chantée par le capitaine et plus tard est reprise par Maria, le capitaine et les enfants.
Voici les deux extraits en question ci-dessous.
Notez que cette fois-ci, à partir de 4 minutes sur la vidéo, tout le monde la chante dans le public sauf les nazis...Explication: la chanson est entonnée par le capitaine von Trapp comme un adieu à son pays, l'Autriche, qui est en train de mourir lentement sous l'annexion nazie (l'Anschluss). Elle représente une déclaration d'amour à la patrie autrichienne face à l'envahisseur.
« Edelweiss » exprime, à travers l'éloge de la belle fleur nationale autrichienne, les sentiments sincères et simples d'amour pour leur patrie du peuple autrichien. La chanson possède un style marqué de chanson folklorique autrichienne, avec une mélodie simple et émouvante. Une mélodie emblématique qui se répète trois fois, accompagnée des paroles « Edelweiss, Edelweiss », évoquant un appel profond et un éloge fervent de la patrie et du pays natal. Dans cette chanson, les paroles se lisent comme un beau petit poème ; son style doux et apaisé saisit profondément le cœur des auditeurs.
Voici ci-dessous les paroles originales accompagnées d'une traduction française.
https://www.lacoccinelle.net/278176.html
Passons à l'écoute de la version la plus internationalement connue, celle chantée par la merveilleuse Julie Andrews.
En ce qui nous concerne nous chanterons un arrangement vocal à 4 voix écrit par Linda Spevacek.
Celui-là même qui est en lien ci-dessous et qui correspond à une de nos interprétations datant de 2018.
Dans notre programme de cette année nous devons interpéter certaines pièces très rythmées et syncopées (d'inspiration Jazz ou latino-américaine) et notre directrice de chant insiste souvent pour que nous les interprétions de manière articulée en évitant de trop lier, en évitant de chanter trop legato et d'être trop lyriques.
Le défaut habituel de beaucoup de chorales c'est souvent de se laisser porter de manière un peu "pépère" par un thème et de le chanter trop legato. Mais pour EDELWEISS, pour le coup, ça doit être du legato de chez legato. Il ne faut avoir peur d'y aller à fond et d'être le plus lyrique possible...C'est le moment où jamais !
Donc quand il nous arrive de chanter trop legato d'autres pièces, Silvia, notre directrice de chant, nous dit de manière un peu moqueuse:
" Réservez ça pour Edelweiss ! "
PS: Dimanche 19 Avril j'assisterai à une représentation de sélections d'oeuvres de Wagner et je me régale par avance.
Voici la présentation du spectacle auquel j'assisterai:
Le drame mis en musique.
La musique de Richard Wagner explore les grands conflits de l'âme humaine : l'amour absolu, le sacrifice, la mort et la rédemption. Dans ce concert, l'Orchestre Marina Alta présente une sélection d'extraits symphoniques où l'intensité émotionnelle et le drame sont au cœur de l'œuvre.
Wagner concevait la musique comme un récit profond, presque mythique, où chaque leitmotiv exprime des idées, des passions et des destins. Une expérience sonore puissante et immersive.
Plus de 80 musiciens sur scène.
Dans ce concert, l'Orchestre Marina Alta interprète une sélection d'extraits symphoniques d'une grande intensité émotionnelle, joués par un ensemble de plus de 80 musiciens sur scène.
Parole, mythe et rédemption.
Le programme wagnérien de la saison 2026 met l'accent sur le lien entre mythe, pensée et langage musical à travers une sélection de pièces orchestrales extraites des Maîtres chanteurs de Nuremberg, de Tristan et Isolde, de La Walkyrie et du Crépuscule des dieux.
Le programme s'ouvre sur Les Maîtres chanteurs de Nuremberg, une œuvre qui présente, sous un jour lumineux et positif, certaines des réflexions centrales du compositeur sur l'art, la tradition et la communauté. Dans Tristan et Isolde, le chromatisme instable et la célèbre tension harmonique de l'« accord de Tristan » illustrent comment Wagner construit musicalement l'idée d'un désir insatiable et la quête de la transcendance.
La Walkyrie nous plonge dans un univers marqué par la force de l'héritage, la figure de l'héroïne guerrière et les conflits entre la volonté individuelle et le destin, reflétés dans l'énergie motivique de la Chevauchée des Walkyries. Quant au Crépuscule des dieux, il déploie un paysage sonore où l'immolation de Brünnhilde articule le dénouement du cycle de l'Anneau, où sacrifice, destruction purificatrice et amour convergent comme axes de la rédemption finale.
L'intégration de ces passages au sein du cycle Musique et Parole permet d'explorer les liens entre récit mythologique, esthétique romantique et construction musicale de la pensée.
Sous la direction de Francesc Estévez, l'Orchestre Marina Alta propose une interprétation expressive et profonde de ce répertoire essentiel.