chanson

Publié le 6 Janvier 2026

Bonjour les amis,

J'ai vécu une petite anecdote sympathique la semaine dernière en rentrant en Espagne. Je prenais l'avion à l'aéroport de Charleroi pour un vol direction Valencia et au moment où je m'asseois à côté de ma voisine (une charmante dame belge qui avait à peu près mon âge) je vois à travers le hublot de l'avion la neige qui se met à tomber de manière assez dense.

D'un seul coup, comme ça, le choriste que je suis n'a pas pu s'empêcher d'entonner la chanson de Salvatore Adamo.

Donc je regarde ma voisine que je ne connais pas et lui chante en la regardant droit dans les yeux, et avec tendresse:

"Tombe la neige..."

Et celle-ci me répond avec un large sourire, en chantant avec avec un joli brin de voix:

" Tu ne viendras pas ce soir..." 

Petit instant musical magique et improvisé entre deux personnes qui ne se connaissent pas, comme dans une comédie musicale...Le reste du voyage fut très agréable avec cette dame et son voisin, belge également.

Et puisque je parle de TOMBE LA NEIGE, Salvatore Adamo a raconté lui-même une anecdote assez savoureuse qui lui était arrivée dans un avion au Japon où il est très populaire. Il y avait fait plus de 38 voyages.

Il entre donc dans un avion qui fait la ligne entre Tokyo et Sapporo et entend une version instrumentale de sa chanson TOMBE LA NEIGE.

Il interroge l'hôtesse et lui demande malicieusement de qui est cette chanson?

Celle-ci, ne connaissant pas la réponse, se dirige vers le cockpit pour que quelqu'un de son équipe lui donne le titre et l'auteur de la chanson, puis revient vers Adamo et lui dit ceci:

 "C'est une musique traditionnelle japonaise dont le titre est YUKI WA FURU."

Quel honneur pour Adamo !

Les japonais avaient tellement bien adopté sa musique qu'ils croyaient qu'elle était leur.

Que peut-on rêver de mieux ?

PS: Hier soir en Espagne c'était comme un 2ème réveillon de Noël avec l'arrivée des Rois Mages: repas en famille, cadeaux, etc.... Et comme je me suis très bien comporté durant l'année 2025 ils m'ont apporté une place pour l'opéra de Puccini LA BOHÈME le 14 Mars prochain...😀❤ Yeah...!!!💪💪💪

Ma vie, comme dans une comédie musicale...

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #Adamo, #Chanson, #Variétés, #Poésie, #Neige, #Musique

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Publié le 12 Décembre 2025

Bonjour les amis.

Je suis dans la dernière ligne droite avant nos concerts de Noël avec mon groupe choral polyphonique CADENZA.

Comme tous les ans notre repertoire sera varié. La semaine dernière je vous présentais 2 pièces de la Renaissance espagnole et aujourd'hui je vous emmène dans les Andes argentines avec LOS REYES MAGOS du compositeur argentin Ariel Ramirez (1921-2010) avec des paroles de Félix Luna.

C'est un chant de Noël folklorique très apprécié et populaire en Amérique latine. Ce morceau, extrait de l'œuvre acclamée Navidad Nuestra, se caractérise par son rythme takirari, un style musical du nord-est de l'Argentine et de la Bolivie, qui lui confère une sonorité distinctive et régionale.

Voic ci-dessous une version  de cette pièce.

Vous pourrez accéder aux paroles originales, ainsi qu'à une traduction en français sur le lien ci-dessous.

Pour interpréter cette chanson nous serons accompagnés sur scène par 3 guitares, un piano et des percussions.

Le balancement rythmique de cette pièce fait que dès les premières notes on est immédiatement transportés en Argentine.

La mélodie est entraînante et attachante: cette musique est largement reconnue pour son ambiance festive et sa capacité à évoquer la magie de Noël. C’est un classique enseigné dans les écoles et interprété lors des concerts de Noël en Argentine.
La chanson est saluée pour sa capacité à symboliser l'inclusion de la diversité culturelle dans une célébration commune, en embrassant les différences autour du message universel de Noël.

Ariel Ramirez

Ariel Ramirez

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Publié le 14 Novembre 2025

Bonjour les amis,

Aujourd'hui un bon copain m'a envoyé une chanson que je m'empresse de partager avec vous.

Il s'agit de HALLEY CAME TO JACKSON de la chanteuse Mary Chapin Carpenter, née en 1958 aux Etats-Unis. C'est une chanson qui nous raconte de manière assez merveilleuse l'arrivée de la comète Halley en 1910 lorsque la narratrice n'était qu'un bébé choyé par son papa sur le porche de la maison familiale dans la ville de Jackson. La narratrice, à la fin de la chanson, se souvient de ce moment béni quand la comète revient en 1986. Cette chanson c'est tout simplement un petit joyau de pur bonheur !

Le style musicale est country, tendance du blue grass, et la jeune youtubeuse Elle Cordova interprète cette chanson avec beaucoup de fraîcheur. 

La voici donc ci-dessous, suivie du texte original ainsi que d'une traduction française.

Enjoy it !

Late one night when the wind was still Daddy brought the baby to the window sill To see a bit of heaven shoot across the sky The one and only time daddy saw it fly
It came from the east just as bright as a torch The neighbors had a party on their porch Daddy rocked the baby, mother said amen When Halley came to visit in 1910
Now, back then Jackson was a real small town And it's not every night a comet comes around It was almost eighty years since its last time through So I bet your mother would have said amen too
As its tail stretched out like a stardust streak The papers wrote about it every day for a week You wondered where it's going and where it's been When Halley came to Jackson in 1910
Now daddy told the baby sleeping in his arms To dream a little dream of a comet's charms And he made a little wish as she slept so sound In 1986 that wish came 'round
It came from the east just as bright as a torch She saw it in the sky from her daddy's porch As heavenly sent as it was back then When Halley came to Jackson in 1910
And late one night when the wind was still

Tard une nuit quand le vent était encore
Papa a amené le bébé sur le rebord de la fenêtre
Pour voir un peu de paradis traverser le ciel
La seule et unique fois que papa l'a vu voler
Il venait de l'est tout aussi brillant qu'une torche
Les voisins ont organisé une fête sur leur porche
Papa a bercé le bébé, la mère a dit: "Amen"
Quand Halley est venu visiter en 1910
[Verset 2]
Maintenant, à l'époque, Jackson était une vraie petite ville
Et ce n'est pas tous les soirs qu'une comète arrive
Il y avait près de quatre-vingts ans depuis sa dernière apparition en
Alors je parie que ta mère aurait dit amen aussi
Comme sa queue s'étirait comme une traînée de poussière d'étoile
Les journaux en ont parlé tous les jours pendant une semaine
Ils se sont demandé où ça allait et où ça allait
Quand Halley est venu à Jackson en 1910
[Verset 3]
Maintenant papa a dit au bébé endormi dans ses bras
Rêver un petit rêve des charmes d'une comète
Et il a fait un petit voeu alors qu'elle dormait si profondément
En 1986, ce souhait est venu
Il venait de l'est tout aussi brillant qu'une torche
Elle l'a vu dans le ciel depuis le porche de son papa
Aussi céleste envoyé qu'il l'était à l'époque
Quand Halley est venu à Jackson en 1910
Tard une nuit quand le vent était encore ...

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #Blue grass, #Mary Chapin Carpenter, #Chanson, #Country, #Folk, #Poésie, #merveilleux

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Publié le 31 Octobre 2025

Bonjour les amis,

Ce matin j'étais un peu énervé, juste un peu seulement, car j'étais coincé dans ma voiture dans un mini-embouteillage dû à des travaux sur la chaussée. Alors que j'étais un peu impatient et agacé la radio passait, de manière un peu moqueuse pour moi, une chanson Luz Casal intitulée Y NO ME IMPORTA NADA, ce qui signifie " ET CELA M'IMPORTE PEU..."

Ça faisait longtemps que je ne l'avais pas entendue et cette chanson m'a redonné le sourire.

Eh oui, bien sûr !  Au fond de moi je me disais :

" Au lieu de t'énerver bien inutilement au volant de ta bagnole, souris à la vie et respire-la, tout simplement.

Apprends à ce que les petites choses de la vie et les aléas quotidiens n'aient pas autant de pouvoir sur toi."

Le secret d'une bonne chanson c'est souvent de savoir faire simple, de savoir s'arrêter sur une seule idée et de la décliner ad libitum. Ici, dans cette chanson, c'est l'idée que la liberté et la joie de vivre se gagnent parfois au prix d'un certain détachement.

Y NO ME IMPORTA NADA signifie en espagnol: " Je m'en fiche" ou " Je n'en ai rien à faire"...

Et, dans certaines circontances comme ce matin, pouvoir chanter cela sur cette belle mélodie, ça fait du bien, tout simplement...

Lien d'intérêt:

Voici les paroles originales espagnoles accompagnées d'une traduction vraiment très sommaire, mais qui est suffisante pour donner une idée de la teneur du texte, un beau texte qui parle d'une relation sentimentale qui apporte très peu (ou presque rien) à la protagoniste. Des paroles en forme d'une déclaration lucide et un peu cruelle, désabusée mais dénuée de souffrances, qui met fin à des faux-semblants amoureux.

https://fr.muztext.com/lyrics/luz-casal-no-me-importa-nada

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #Musique, #Chanson, #chanson espagnole, #Luz Casal, #Bonheur, #amour, #désamour

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Publié le 29 Septembre 2025

Bonjour les amis,

Alors que hier encore nous bénéficions d'une magnifique journée ensoleillée dans le sud-est de l'Espagne, aujourd'hui c'est sous un déluge de pluie que je vous écris ces lignes.

L'alerte rouge est donnée dans la région de Valencia et dans le sud de la Catalogne.

Espérons que nous échapperons aux tempêtes dramatiques qui provoquèrent l'année dernière des inondations particulièrement meurtrières.

L'orage...

Pendant que les éléments se déchaînent donc, je réentend dans mon esprit L'ORAGE, une vieille chanson de Dick Annegarn que j'aime bien et qui me revient en mémoire parfois, comme c'est le cas aujourd'hui.

Dick Annegarn est né en Hollande et il a donc une manière très particulière d'écrire des textes en français. Il ose des associations de mots et d'images surprenantes et improbables parfois que les francophones d'origine n'oseraient pas faire et il inclut aussi des onomatopées qui lui sont propres.

Je vous invite à vous laisser porter par sa poésie hors-norme, décalée et inclassable.

Voici son orage ci-dessous.

Les paroles de la chanson "L'Orage" de Dick Annegarn font référence à une tempête qui éclate, symbolisant une colère soudaine et une force déchaînée. Le terme "orage" peut représenter la violence des sentiments, l'irruption d'une colère ou une situation chaotique qui prend le dessus. Le titre lui-même suggère un phénomène météorologique qui peut être interprété comme une métaphore d'une perturbation émotionnelle ou d'un événement soudain et violent. 

Voici quelques interprétations possibles des paroles :
La colère libérée : l'orage peut symboliser la libération d'une colère longtemps refoulée, une explosion de sentiments qui se manifestent violemment.
Le chaos et la destruction : Il peut aussi représenter une période de chaos, de destruction, où la raison est submergée par la force des éléments.
Un tournant soudain : "L'Orage" peut également évoquer un événement inattendu, un tournant brutal dans une vie ou une situation, qui change tout.
La nature et ses forces : plus littéralement, il s'agit de l'expression de la puissance de la nature, un événement qui bouleverse tout sur son passage.

Petit extrait des paroles:

"Rassemblez les nuages et à mon signal
Larguez l'orage !
Éclair lumière descend sur terre
C'est la victoire du blanc sur le noir
Choeurs chantez ! Alléluia, olé, hourra

Eclate tonnerre, déclame ta colère..."

C'est exactement ce que je ressens en ce moment même...

Alors, allez-y les éléments ! Déchaînez-vous !...Il faut que ça pète !...Je suis bien d'accord. Enfin, je ne suis pas contre...

Je serai patient et saurai attendre l'accalmie.

 

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Publié le 26 Septembre 2025

Bonjour les amis,

aujourd'hui je vous invite à écouter une chanson d'inspiration médiévale d'Angelo Branduardi.

Cette pièce est une danse macabre, au rythme très enlevé, dans laquelle la camarde s'adresse directement à nous, nous interpelle et se rit de nous, pauvres mortels impuissants, que nous soyons riches ou pauvres.

Voici d'abord cette chanson suivie du texte original de Branduardi et d'une traduction sommaire en français.

 

Sono io la morte e porto corona, io Son di tutti voi signora e padrona e così sono crudele, così forte sono e dura che non mi fermeranno le tue mura. Sono io la morte e porto corona, io son di tutti voi signora e padrona e davanti alla mia falce il capo tu dovrai chinare e dell 'oscura morte al passo andare. Sei l'ospite d'onore del ballo che per te suoniamo, posa la falce e danza tondo a tondo il giro di una danza e poi un altro ancora e tu del tempo non sei più signora.

Je suis la mort et je porte une couronne.
Je suis votre dame et maîtresse à tous.
Et je suis si cruelle, si forte et si dure,
que vos murs ne m'arrêteront pas.

Je suis la mort et je porte une couronne.
Je suis votre dame et maîtresse à tous.
Et devant ma faux, vous devez incliner la tête
et marcher sur les traces de la sombre mort.

Vous êtes l'invitée d'honneur du bal que nous vous donnons.
Déposez votre faux et dansez en rond,
le cercle d'une danse, puis d'une autre,
et vous ne serez plus la maîtresse du temps.

Branduardi s'est inspiré d'une pièce datant de 1578 et intitulée Schiarazula Marazula. Une plainte déposée en 1624 auprès de l'Inquisition indique que des femmes et des hommes du village frioulan de Palazzolo exécutaient cette danse, chantant en deux chœurs pour appeler la pluie.

Apparemment cette pièce s'est déclinée de différentes manières dans tout le bassin méditerranéen.

Il y a 20 ans de cela  dans mon village en Espagne situé dans la région de Valencia j'ai entendu lors de fêtes populaires des musiciens jouer de la Dulzaina (instrument à vent typique de cette région et dont le son ressemble un peu à celui du biniou).

A un moment donné ces musicens jouèrent ENDIMONIÀ, un air que je vous mets en lien ci-dessous.

L'inspiration d'Endimonià devient évidente une fois qu'on a entendu Schiarazula Marazula... mais les musiciens croyaient qu'ils avaient joué devant le public une pièce typiquement valencienne et furent très surpris quand je leur ai appris que l'origine était italienne. 

Il existe d'autres versions, et en France de ce sera le groupe folk  MALICORNE qui reprendra ce thème dans la chanson intitulée PIERRE DE GRENOBLE.

C'est à 5 min 08 secondes sur le lien ci-dessous.

"Danse de la mariée en plein air"  (1566	) Pieter Brueghel l'Ancien

"Danse de la mariée en plein air" (1566 ) Pieter Brueghel l'Ancien

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Publié le 13 Août 2025

Bonjour les amis,

Fiore, mon papa, aurait eu 85 ans aujourd'hui. Bien évidemment je me lève ce matin avec mille pensées qui lui sont adressées.

Cette année, et en mémoire pour lui, je lui dédie CHE SARÀ, cette chanson de José Feliciano qu'il aimait et dont les paroles lui parlaient forcément, à lui, qui avait quitté son hameau méditerranéen perché sur les collines calabraises à l'âge de 14 ans pour chercher quelque fortune de par le monde...

Voici une traduction française du début de la chanson qui n'a rien à voir avec la reprise française de Mike Brandt que son parolier a transformé en bluette sentimentale pour adolescentes.

Mon pays qui est sur la collinePaese mio che stai sulla collina
Étendu comme un vieux endormiDisteso come un vecchio addormentato
L'ennui, l'abandon, le néantLa noia l'abbandono
sont ta maladieNiente son la tua malattia
Mon pays, je te quitte et je m'en vaisPaese mio ti lascio io e vado via

Que sera, que sera, que seraChe sarà che sarà che sarà
Que sera de ma vie, qui le saitChe sarà della mia vita chi lo sa
Je sais tout faire ou peut-être rienSo far tutto o forse niente
Demain on verraDa domani si vedrà
Et ce sera, ce sera ce qui seraE sarà sarà quel che sarà

Mes amis sont presque tous partisGli amici miei son quasi tutti via
Et les autres s'en iront après moiE gli altri partiranno dopo me

Dommage, car j'étais bien en leur compagnie                                    
Peccato perché stavo bene in loro compagnia

Et puis cette chanson est indissolublement associée a des souvenirs précis de ma jeunesse. Lors de nos réunions familiales à la maison (parfois improvisées) il arrivait dans les années 70 que mon cousin Francesco empoigne sa guitare et la chante avec mon père.

Cette chanson était devenue comme une forme d'hymne de la communauté des immigrés italiens...

" Que sera de ma vie, qui le sait ? ...Je sais tout faire ou peut-être rien...Demain on verra..."

" CHE SERÀ? " est la question existentielle que se sont posée tous ceux qui ont un jour largué les amarres dans leur vie.

Mon papa avait émigré d'abord en Belgique, puis était passé dans le Nord de la France pour travailler dans les mines de charbon de Wallers-Arenberg (celle-là même qui correspond au roman et au film GERMINAL). Un changement de cadre énorme, un choc pour quelqu'un qui débarque du sud méditerranéen.

Je vous mets en lien une photo prise à partir de la maison où il est né, en haut des collines calabraises près de Campora San Giovanni. Du balcon de sa maison il voyait la Méditerranée et à droite, à l'horizon, le volcan Stromboli...

Le Stromboli vu depuis Augurato (hameau de Campora San Giovanni)

Le Stromboli vu depuis Augurato (hameau de Campora San Giovanni)

Sur cette photo apparaissent également les champs dans lesquels mon père devait accomplir, enfant, des travaux agricoles assez durs...Et c'est peut-être là qu'il a aussi connu ses premiers émois amoureux...Ça, il ne m'en a jamais parlé...

Une chose est sûre: c'est là que tout avait commencé...et son pays, tout en adorant la France qui fût sa terre d'accueil, il ne l'a jamais oublié...il le portait en lui.

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #musique, #chanson, #José Feliciano, #Italie, #Calabre, #immigration

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Publié le 12 Juillet 2025

Bonjour les amis,

Ce billet d'aujourd'hui est la suite de celui d'hier que j'avais consacré à VINCENT la chanson de Don McLean.

 

Je reviens sur notre charismatique assistant américain qui nous avait fait connaître AMERICAN PIE, la chanson emblématique de Don McLean.

Cette chanson retrace magnifiquement les années 50 aux USA, revisite ses mythes, avec des élements comme la vieille chevy (chevrolet) qui permettait aux jeunes de partir en virée le samedi soir, en toute liberté (un peu comme dans le film AMERICAN GRAFFITI).

Voici la paroles complètes traduites en français ci-dessous.

Donc je reviens à notre sympathique assistant qui nous expliquait patiemment, vers après vers, le sens de chaque phrase de la chanson de Don McLean.

A un moment donné il nous livre un commentaire qui n'est visiblement pas bien saisi par l'ensemble de la classe qui le regardait avec interrogation et perplexité.

Voyant que ses explications n'étaient pas bien comprises, l'assistant (un grand et solide gaillard afro-américain qui mesurait plus d'1 mètre 90) se dirige d'un pas martial vers l'estrade, se retourne vers nous, fait claquer bruyamment ses chaussures comme les rangers des GI, éxécute le salut militaire américain avec la main tendue vers sa tempe, et se met à crier (à la manière du sergent intructeur du film de Stanley Kubrick FULL METAL JACKET) une belle tirade improvisée dont je vous livre une traduction approximative en français car je ne me rappelle plus des termes exacts en anglais qu'il avait utilisés.

Donc il nous balance avec force et conviction un truc du genre:

" Si vous voulez être un bon américain (a good boy) il vous faut impérativement respecter les 3 choses suivantes:

1- Respecter votre drapeau

2- Faire honneur à la tarte aux pommes ( AMERICAN PIE)  que votre maman vous cuisine avec amour le dimanche

3- Savoir décrocher un rencard avec la fille du voisin d'en face ( the girl next door).

Enormes éclats de rire dans toute la salle et tonnerre d'applaudissements pour ce résumé on ne peut plus clair qui traite, avec humour et ironie, des valeurs de l'Amérique profonde.

Tous mes remerciements donc, 48 ans plus tard, à cet assistant épatant qui savait rendre ses cours si vivants. Et à mon tour de lui rendre avec une énorme gratitude l'hommage qu'il mérite.

PS: Rien que pour la plaisir je vous remets la scène d'anthologie de l'instructeur du film de Kubrik. Trôp drôle quand il dit à ses hommes qu'il n'est pas raciste vu que ceux-ci sont tous de la m^rde...!

Ce seront des hommes, des vrais, quand leur instruction sera terminée.

A noter, au passage et pour la petite histoire, que celui qui tient le rôle du sergent Hartman n'est pas un acteur mais avait été  un vrai instructeur de Marines.

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #USA, #Folksong, #Don McLean, #chanson, #Humour, #années 50, #culture, #pop, #rock, #Cinéma, #Kubrick

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Publié le 11 Juillet 2025

Bonjour les amis,

Ça fait deux fois cette semaine qu'en prenant ma voiture j'entends une chanson de Don Mac Lean qui date des années 70 et qui évoque des souvenirs extrêmement précis pour moi.

Il s'agit d'une belle ballade, très simple, composée à la guitare en hommage à Van Gogh et dont le titre est VINCENT mais souvent on se réfère à cette chanson avec les paroles qui la commencent en disant STARRY, STARRY NIGHT (nuit étoilée).

.

 

Alors cette chanson pleine de douce mélancolie  me rappelle ma prépa au lycée Baggio de Lille en 1977. Nous avions un assistant américain originaire de la Nouvelle-Orléans qui aimait nous faire travailller l'anglais à travers des textes de chansons de Dylan, de Cohen, etc...Avouez que c'était plutôt une très bonne idée. Donc c'était cet assistant américain extrêmement sympathique qui nous avait fait découvrir cette chanson de Don McLean dédiée à Van Gogh.

J'en profite pour rappeller qu'à l'époque nous étions 45 élèves en classe et que c'était possible de faire cours. Sans vouloir être passéiste c'était une autre époque, assurément !

Ces belles paroles de Don McLean, vous les retrouverez traduites en français sur le lien ci-dessous.

Cette belle chanson est composée sur 4 accords de guitare. SOL majeur - LA mineur- DO majeur - RÉ (avec une septième augmentée).

Le talent c'est parfois de savoir faire simple.

La guitare acoustique folk (avec cordes en acier) égrène de beaux arpèges métalliques sur les accords susnommés tandis que la voix pleine de sensibilité de Don McLean apporte énormément d'expression au texte. A noter également une belle petite variation en forme de rupture juste à 2 minutes 18 secondes.

Les notes d'un accordéon nostalgique apparaissent à 1 minute 47 secondes, en arrière fond musical, au loin, et nous rappellent que Van Gogh vivait en France.

Tout le monde connaît Don Mc Lean pour son AMERICAN PIE qui sera repris 2 décennies plus tard par MADONNA , mais son VINCENT mérite aussi de rester dans les mémoires.

Terrasse du café le soir, Place du Forum, Arles (1888)

Terrasse du café le soir, Place du Forum, Arles (1888)

Nuit étoilée...ou quand Don McLean rendait hommage à Van Gogh...

PS: Puisqu'on parle d'anglais.

Cette semaine Trump a félicité le président du Libéria pour son bon niveau d'anglais...et ne savait visiblement pas que l'anglais est la langue officielle du Libéria...🤣🤦🤦🤦 Non seulement Trump ne lit pas les notes de ses collaborateurs mais il n'est même pas fichu de connaître la langue officielle du pays dont il reçoit le président...🤦

Il n'y a pas que le niveau des élèves qui baisse.

https://www.lefigaro.fr/international/trump-felicite-le-president-liberien-pour-son-niveau-d-anglais-langue-officielle-du-liberia-20250709

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Publié le 4 Juin 2025

Bonjour les amis,

Gainsbourg fut incontestablement un grand compositeur mais c'était aussi un grand plagieur. Il ne vivait pas à l'époque d'internet et il n'hésitait pas à signer de son propre nom des compositions qui n'étaient pas de lui.

C'est pas beau ça !

Par exemple Guy Béart a raconté que, revenu des USA, il avait offert un disque américain à Gainsbourg. Six mois plus tard il trouvait à Paris dans les bacs des disquaires "Gainsbourg Percussions"...Quelle ne fut pas sa surprise de retrouver les mêmes morceaux du disque qu'il avait offert (car il n’y en a pas qu’un) tous exclusivement signés Serge Gainsbourg !

Petite démonstration ci-dessous.

Voici l'original. C'est sans appel ! Pas la peine d'être expert en musicologie africaine pour se rendre compte que le plagiat est patent, avéré, flagrant !

https://www.youtube.com/watch?v=4izxrHTC2rQ&list=OLAK5uy_kKurW8z7yyaS6Nj-lBnADe4tMZiD1mBfo

Plus tard Gainsbourg continuera de s'inspirer d'autres compositeurs mais cette fois-ci en assumant complètement des emprunts qu'il était de toutes manières impossible de cacher.

C'est le cas de BABE ALONE IN BABYLONE inspiré par le 3 ème mouvement de la symphonie en FA majeur de Brahms. 

Commençons par l'écoute de l'original bouleversant et très romantique de Brahms.

https://www.youtube.com/watch?v=-JXvjejaVEc

Et Gainsbourg a eu l'excellente idée de réutiliser ce 3 ème mouvement dans une chanson dont l'ambiance est à mille lieux du romantisme allemand du XIX ème. Cette fois-ci il nous plonge dans le Los Angeles des années 50 où toutes les petites starlettes espèrent faire carrière, au risque de brûler leurs ailes.

Ecoutez donc.

https://www.youtube.com/watch?v=Qkb2uv4IZbQ

L'ambiance musicale est métallique, électrique, artificielle, froide, troublante, pleine d'échos, angoissante, tragique...

Le texte est d'une incroyable beauté.

Ce sont des projections visuelles électriques de ce qu'offrait cette nouvelle Babylone qu'était devenue Los Angeles.

Notre petite star qui cherchait la lumière n'y trouvera que des rêves déçus qui s'achèveront par la mort.

La voix de Birkin, si fragile, toujours au point de rupture, est bouleversante.

Le dernier vers de la chanson est terrible.

Le regard mort de la petite starlette qui s'est soit suicidée ou alors qui a été assassinée de manière abjecte et ignoble se porte une dernière fois sur une étoile, celle du shériff venu lever son cadavre.

Vous trouverez le texte intégral sur ce lien ci-dessous

PS: La petite starlette a essayé, sans succès, de suivre les traces de Marilyn Monroe mais elle termine de la même manière tragique qu'elle. Par ailleurs on peut aussi imaginer que Gainsbourg s'est inspiré de l'affaire de Betty Short surnommée LE DAHLIA NOIR dont James Ellroy a tiré un roman éponyme. Betty Short aussi voulait être actrice... 

PS nº 2 Gainsbourg ne pardonnera jamais à Béart d'avoir raconté l'anecdote que je mentionne dans mon article. Il le traitera de "blaireau" bien des années plus tard sur le plateau d'Apostrophes devant un Bernard Pivot un peu dépassé qui ne comprenait évidemment rien aux vraies raisons de l'attitude suffisante, méprisante, hautaine et abjecte de Gainsbourg.

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