censure

Publié le 19 Août 2026

Bonjour les amis.

Les médias doivent-ils donner la parole à tout le monde et dans quelles conditions ?

C'était le thème d'un débat très intéressant sur France Culture entre Daniel Schneidermann et Frédéric Taddéï.

 

 

A 18 minutes sur la vidéo Daniel Schneidermann explique qu'il n'interviewe jamais les responsables de l'extrême-droite en direct et qu'il préfère le faire en différé pour lui laisser le temps de corriger certaines contre-vérités.

Une attitude qui fait largement sourire de manière narquoise Frédéric Taddéï. Un Taddéï qui, à la 28 ème minute, parle du risque, à terme, de n'inviter que des "gens conformes".

Si je devais trancher la position qui me paraît la plus correcte je dirais qu'on peut inviter n'importe qui en direct, mais à condition d'être préparé et d'avoir le niveau...Or, je me souviens que Taddéï n'a pas toujours été exemplaire et qu'il a laissé certaines personnes (comme Mathieu Kassovitz)  dérouler leurs thèses  conspirationnistes en roue libre au sujet des attentats du 11 septembre sans émettre la moindre objection et sans même mentionner que ces thèses étaient très loin de faire l'unanimité.

Donc dans ce débat organisé par France Culture Taddéï se donne le beau rôle du défenseur des libertés face aux censeurs de la bien-pensance, tout en ne convainquant pas complètement les gens qui le connaissent un peu.

Bref, j'accorde quand même 1 point à Taddéï  dans le débat mais aussi 1 point à Schneidermann qui considère que le journaliste ne peut pas jouer les Candide.

Alors, pour être un peu plus précis dans ma manière de voir les choses je vais prendre un exemple concret.

Imaginez qu'on remonte tous dans le temps en Février 2020 au début de la crise du COVID et qu'un journaliste décide d'inviter le Pr Raoult à la radio ou à la télé.

Ce serait pour ce journaliste une très grande irresponsabilité que de laisser le Pr Raoult "blablater" sans préalablement mener une enquête (comme le suggère Schneidermann) auprès des autres scientifiques au sujet des supposés bienfaits de l'hydroxycloroquine.

Par ailleurs, un journaliste n'est pas forcément un spécialiste des maladies infectieuses et se trouve donc nécessairement en position de grande infériorité face à un chercheur reconnu qui a tenté (sans succès) de convaincre ses propres collègues scientifiques.

Alors, comment on l'organise cette interview avec Raoult en Février 2020 ?

Et bien, dans un cas aussi compliqué je suis adepte non pas d'une interview à 2 mais plutôt d'une interview à 3. C'est à dire qu'un journaliste neutre pose des questions au Pr Raoult et laisse un autre spécialiste lui opposer d'éventuels contre-arguments.

NB: je rappelle que lorsque le Pr Raoult a fait état de sa première étude supposée montrer les bienfaits de son traitement, d'autres spécialistes ne s'étaient pas laissé embobiner, et avaient indiqué que le panel du professeur était très très insuffisant pour qu'on puisse en tirer des conclusions sérieuses.

Je rappelle également la suite des événements. Le professeur Didier Raoult a été condamné en appel par la chambre disciplinaire de l'Ordre des médecins à deux ans d'interdiction d'exercer la médecine (effective le 1er février 2025).

La juridiction a estimé qu'il a fait la promotion d'un traitement insuffisamment éprouvé et s'est exprimé publiquement sans se baser sur des données confirmées ou validées par la science. Il a été jugé qu'il n'avait pas fait preuve de la prudence nécessaire dans ses soins et ses prises de position (notamment en discréditant d'autres mesures de santé publique ou la vaccination), violant ainsi le code de déontologie médicale.

 

Revenons au thème du débat de France Culture.

Peut-on interviewer n'importe qui ? Oui, mais pas n'importe comment...

Certaines entrevues requièrent mille précautions.

PS: Et puisque je parle de manipulateurs j'ai en liste d'attente ce livre-ci qui démontre qu'une fois qu'une contre-vérité a été largement répandue dans les médias il est ensuite extrêmement difficile de l'éradiquer.

Le dicton qui dit " Mentez, mentez ! Il en restera toujours quelque chose..." demeure particulièrement vrai au XXI ème siècle.

https://www.babelio.com/livres/Cohen-Les-Mystificateurs/2011055

 

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Publié le 12 Août 2026

Bonjour les amis.

Dans un guide publié mi-juin, l'Union européenne de radio-télévision (UER) a donné ses directives pour mieux filmer l'athlétisme féminin afin de ne pas sexualiser les athlètes. Des recommandations qui seront mises en application lors des Championnats d'Europe à Birmingham (10-16 août).

Voici un exemple avec les plans autorisés à gauche et ceux qui sont prohibés à droite.

Cachez donc ces belles athlètes que je ne saurais voir...!

Je comprends bien l'esprit qui anime ceux qui vont imposer ces nouvelles normes, mais il me semble que sous couvert de protéger la dignité des femmes s'instaure aussi une nouvelle inquisition woke, pour ne pas dire une nouvelle Charia qui diabolise le regard des hommes sur le corps féminin !

Avant d'aller plus loin je vous demande simplement d'observer la photo mise en lien ci-dessous d'une belle athlète allemande, une photo qui devrait être prohibée avec les nouvelles normes.

 

Cachez donc ces belles athlètes que je ne saurais voir...!

Est-ce que le fait d'admirer une telle beauté fait de moi un sale vicelard coupable d'une impardonnable lubricité? Cette photo revêt-elle un caractère pornographique? érotique?...Ou alors est-ce mon regard qui est coupable et qui devrait me couvrir de honte?...A quel niveau les instances européennes pensent-elles mettre le curseur? Vont-elles aussi condamner 2000 ans d'Art et de culture, de célébration de la Beauté féminine (sportive ou pas), au nom du respect de la dignité des femmes? Et dans ce cas, au nom de quoi ces normes ne s'appliqueraient pas aux hommes également?

Alexandre Allegret-pilot (député et ex-athlète) vient de donner son point de vue sur facebook. Ce député proche de Ciotti défend en général des idées qui ne sont pas du tout les miennes sauf que, sur ce thème précis, son point de vue est souvent pertinent. Le voici ci-dessous.

https://www.facebook.com/photo?fbid=1537430481399730&set=a.106536634489129

 

Extrait de son article ci-dessous.

Ce guide ne corrige pas des images, il veut corriger une manière de voir. Il part du principe que le spectateur est un coupable en puissance qu'il convient de tenir à distance de ce qu'il regarde. Or nous avions appris autre chose. Des siècles de peinture, de sculpture et de littérature européennes ont patiemment construit une distinction que ce document efface d'un trait de plume : le regard qui admire n'est pas celui qui s'approprie. Et celui qui s’approprie ne le fait que dans son esprit, dont il reste, espérons-le, maître. Le marbre grec, les nus de la Renaissance, les bronzes de Rodin ne reposent sur rien d'autre. Un corps peut être exposé à la vue de tous sans que sa dignité en souffre. Nous avions une éducation du regard, on nous propose une procédure. L'une élève, l'autre présume la faute.

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #censure, #féminisme, #wokisme, #hypocrisie, #inquisition, #liberté, #Art, #Beauté, #Sport

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Publié le 18 Novembre 2025

Bonjour les amis,

Aujourdhui je vais vous parler un peu d'Oleg Petrasyuk, un reporter exceptionnel qui travaille dans des conditions extrêmement dangereuses pour témoigner, avec un énorme talent de photographe, de la réalité de la guerre en Ukraine et de la situation sur le front.

Pour vous le présenter je vous invite à lire cette page ci-dessous, une page dans laquelle vous pourrez apprécier la grande qualité de son travail. 

Il y commente lui-même ses photos qui sont d'une incroyable richesse tant visuelle que symbolique.

Oleg Petrasyuk partage son quotidien sur sa page facebook que voici.

https://www.facebook.com/oleg.petrasiuk

Une page qui mérite qu'on s'y arrête. Petrasyuk évite de publier des photos qui pourraient renseigner les russes, raison pour laquelle il en publie d'autres avec un retard volontaire.

Il a ouvert également un compte instagram.

https://www.instagram.com/olegpetrasiuk_photo/

Le quotidien EL PAIS vient de consacrer un article entier aux reporters qui travaillent en Ukraine, soulignant que les conditions de travail sont devenues incroyablement dangereuses à cause des drones russes et aussi des bombardements aveugles. Les reporters doivent prendre d'énormes précautions car ils sont autant exposés que les soldats.

J'ai choisi pour terminer mon billet une des photos de Petrasyuk que voici ci-dessous.

Oleg Petrasyuk, ce grand photographe ukrainien bravant tous les dangers pour témoigner...

Voici le commentaire de Petrasyuk:

Cette photo illustre la guerre non seulement dans sa dimension matérielle, mais aussi dans sa dimension culturelle. C'est une sorte de scène de guerre à l'échelle de l'histoire, de la culture et de la spiritualité. Le simple fait qu'un hôpital ait été installé dans l'église témoigne de l'attitude des Russes envers la culture étrangère. On y voit des traces de sang, de chaos et de destruction. Et au centre de ce désordre se dresse l'armée ukrainienne, symbole du retour de l'ordre et de la force.

Cette photo a été prise lors de la contre-offensive d'automne, environ six jours après la libération du village. J'étais sur le point de terminer mon reportage photo dans la région de Kharkiv, mais j'ai vu une photo de cette église sur le compte Instagram d'un militaire et j'ai décidé que je devais absolument y aller.

J'ai attendu cinq heures dans l'église pour saisir l'instant parfait, qu'une personne, dans la bonne ambiance, sous la bonne lumière, apparaisse dans le cadre. J'ai peut-être manqué de chance, mais je ne voulais tout simplement pas partir. Pendant l'attente, j'ai photographié les détails, j'ai étudié l'espace.

En général, j'adore les photos avec des gens. Ils leur donnent plus de vie, plus de sens. Cette photo en est un parfait exemple.

On dit parfois qu'une seule photo peut changer le sort d'une guerre, comme par exemple celle de la petite fille brûlée par le napalm lors de la guerre du Vietnam.

Malheureusement la Russie ce n'est pas les USA, elle est redevenue une dictature qui pratique une censure implacable et la réalité de la guerre en Ukraine n'est pas accessible à la grande majorité des russes. La nouvelle Russie de Poutine est un pays dans lequel ceux qui sont contre la guerre sont accusés de trahison et envoyés en prison.

PS: Hors-sujet.

Jon Voight qui est un comédien admirable, notamment dans les films MACADAM COW-BOY ou DELIVRANCE, ne vieillit malheureusement pas très bien et sombre un peu dans la parano. Il vient de publier une vidéo dans laquelle il implore Trump d'agir contre le nouveau maire de New-York qui a été élu de manière très démocratique.

Ecoutez-le sur la vidéo qui apparaît sur le lien ci-dessous.

 

Cette manière d'interpeller le chef de l'Etat américain participe de ce nouveau climat de guerre civile qui n'est certainement pas la meilleure manière de préserver les USA des dangers qu'il expose...

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Publié le 27 Octobre 2025

Bonjour les amis,

Hier après-midi des amis m'informèrent d'une polémique dont je ne savais rien et qui a eu lieu à Marseille au sujet de l'interdiction par le maire socialiste de la ville de projeter le film-documentaire SACRÉ COEUR.

De l'interdiction de projeter SACRÉ COEUR et de l'effet Barbra Streisand...

Deux petits clics rapides sur les touches de mon clavier et mon PC m'a vite exposé le rappel des faits que voici:

Le maire de Marseille, Benoît Payan, a interdit en octobre 2025 la projection du film Sacré Cœur dans un lieu public municipal, en invoquant la laïcité.
Le contexte : L'interdiction a eu lieu au château de La Buzine, une heure seulement avant la projection prévue, suscitant la colère des réalisateurs et de plusieurs élus de l'opposition.
La justification : La mairie a estimé que la diffusion de ce film, qui aborde l'histoire et le message du Cœur de Jésus, portait atteinte au principe de laïcité.
La réaction : Cette décision a déclenché une vague de critiques. Les réalisateurs du docu-fiction ont dénoncé une censure, et des personnalités politiques ont accusé le maire de pratiquer une "laïcité à géométrie variable".
L'issue : Après la saisie de la justice par les réalisateurs, la mairie a été sommée par une ordonnance judiciaire d'autoriser la projection, estimant que l'interdiction était illégale. Le film a finalement pu être projeté.

Alors cette affaire, je la trouve assez désastreuse car elle montre un manque de compréhension assez catastrophique du principe de la laicité qui n'a jamais consisté à censurer des oeuvres pour leur caractère religieux ou politique. Ce qui prévaut c'est la liberté d'expression, et c'est bien comme ça que l'a entendu la justice française. Ouf !

Il n'appartient pas aux maires des municipalités de décider de ce que je peux voir ou ne pas voir.

La censure malencontreuse aurait pu se justifier si la projection au château de la Buzine (propriété de la ville) avait eu lieu dans le cadre d'une activité municipale, ou clairement soutenue par la municipalité, mais ce n'est absolument pas le cas ici...d'où l'illegalité prononcée par les magistrats français.

Par ailleurs, il y a un profond paradoxe car l'histoire nous démontre que le fait de censurer une oeuvre provoque immédiatement l'envie de la voir.

On est comme ça..l'interdit nous attire immanquablement.

C'est l'effet Barbra Streisand. De quoi s’agit-il ?
En 2003, un conflit opposa Barbara Streisand à Kenneth Adelman, qui avait pris en photo la côte de Malibu afin, prétendait-il, d’étudier l’érosion du littoral. Le problème venait de ce que la somptueuse villa de la star hollywoodienne, située sur cette côte, était clairement visible sur le cliché. Arguant de la loi anti-paparazzi de Californie, elle décida d’attaquer l’indélicat en justice en espérant réduire la diffusion du cliché. Mal lui en prit car c’est tout l’inverse qui se produisit. L’affaire s’ébruitant peu à peu, la photographie fut reprise sur plusieurs sites et vue 420 000 fois dans le mois qui suivit. Cet incident est désormais considéré comme prototypique d’un phénomène de communication ressemblant à la parabole du pompier incendiaire et que l’on nomme donc l’effet Streisand. Il arrive que les efforts faits pour empêcher la diffusion d’une information ou d'une oeuvre y contribuent.

Donc le maire de Marseille, de par son interdiction, vient probablement de faire un coup de pub énorme pour le film SACRE COEUR.

D'ailleurs je fais partie des personnes qui iront le voir dès que ça me sera possible.

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Publié le 23 Décembre 2024

Bonjour les amis,

Il n'y a pas que des mauvaises nouvelles en cette fin d'année 2024. J'apprends aujourd'hui avec satisfaction qu'Harrison Ford se joint au studio anti-woke créé par Mel Gibson.

Vous en saurez plus sur ce qui a motivé sa décision en lisant l'article mis en lien ci-dessous.

Pour comprendre cette réaction de Mel Gibson et de ses amis aux diktats hollywoodiens j'ai traduit en français un article de LA GACETA qui explique d'où von vient, où nous en sommes en 2024...

https://gaceta.es/estados-unidos/las-exigencias-woke-de-hollywood-provocan-peliculas-planas-y-previsibles-y-desploman-la-recaudacion-20230518-0445/

Les exigences « woke » d'Hollywood entraînent des films plats et prévisibles et une chute des recettes au box-office

La Film Academy des États-Unis a récemment annoncé une nouvelle exigence pour les films qui aspirent à recevoir un Oscar : l'obligation d'inclure une représentation de certaines minorités. À première vue, cette mesure ne semble pas constituer une nouveauté majeure. Depuis 2015 environ, année au cours de laquelle la tenue du référendum sur le Brexit a été approuvée et où Trump a annoncé sa candidature à la Maison Blanche, la Mecque du cinéma, ainsi que l'ensemble de l'industrie du divertissement et de l'information en général, sont obsédés par l'idée de forcer l'inclusion. de personnages et de situations qui, bien qu'ils n'apportent rien aux histoires, correspondent parfaitement aux canons stricts du politiquement correct établis depuis lors. C’est-à-dire qu’une pratique déjà suivie dans presque tous les grands blockbusters depuis près d’une décennie, est désormais officiellement annoncée comme obligatoire pour prétendre à la fameuse statuette dorée.


Ce n’est un secret pour personne : Hollywood traverse une crise. Leurs films rapportent de moins en moins de revenus , leurs cérémonies de remise de prix voient leur audience chuter d'année en année, et leurs séries et méga productions pour les plateformes de streaming se heurtent continuellement à l'hostilité d'un public qui n'a pas seulement perdu tout intérêt pour les histoires. ils le disent, mais les rejette malgré le gaspillage d'argent et de publicité qui y est investi. Cependant, l’industrie cinématographique nord-américaine autrefois admirée continue non seulement de prétendre qu’elle ne se rend pas compte qu’elle a un problème, mais insiste encore et encore pour redoubler d’efforts en ajoutant de plus en plus d’idéologie et de politiquement correct à ses films.

Soyons clairs : le problème du cinéma américain actuel réside principalement dans ses réalisateurs, ses scénaristes et dans les producteurs qui achètent ou commandent leurs produits. Ils sont tous tellement déterminés à suivre strictement le discours politiquement correct , à ne pas s'écarter d'une virgule de la partition progressiste, qu'ils finissent par créer des personnages si plats et prévisibles qu'il est impossible à tout spectateur de s'en inspirer ou de s'y identifier. Et peu importe la quantité d'effets spéciaux qu'ils ajoutent ou le montant d'argent qu'ils dépensent pour embaucher des stars de renom. Le public a déjà retenu la leçon et, chaque fois qu'une société de production annonce une première mettant l'accent sur son caractère inclusif, elle reçoit une énorme claque.

Parce que tout est tellement prévisible que cinq minutes après avoir regardé un film, nous savons déjà exactement ce qui va se passer. Nous savons qu'un protagoniste féminin ne bénéficiera pas d'un développement de personnage, car pour le nouvel Hollywood, les femmes sont parfaites et n'ont donc pas de place pour mûrir et évoluer. Tout au plus, à un moment donné du film, l'héroïne se rendra compte à quel point elle a toujours été forte et lumineuse , et que si jusqu'à présent elle n'avait pas déployé tout son potentiel c'est parce qu'un agent extérieur l'en empêchait, que ce soit appelé capitalisme, patriarcat ou misogynie intériorisée.


Il est vrai que certains films et séries nous présentent des méchantes, LGTBQ+ ou appartenant à une minorité ethnique, mais ce n'est jamais parce qu'elles ont choisi d'être mauvaises, mais plutôt elles ont été entraînées dans le mal à cause des injustices qu'elles ont subies. membres d'un collectif C’est-à-dire qu’en réalité, ce ne sont pas de vrais méchants, mais plutôt des victimes du système hétéronormal qui imprègne tout. Le ministère de l'Égalité maintient une thèse délirante similaire lorsqu'il affirme que tous les hommes sont des violeurs potentiels, à l'exception des vrais violeurs , qui sont de bonnes personnes potentielles. En réalité, tout ce que ces non-méchants doivent faire pour se racheter, c'est écouter leur cœur, être eux-mêmes et échapper aux griffes du système toxique qui les a corrompus.

Quant aux bonnes minorités, elles seront des personnages encore plus plats et plus ennuyeux que les précédentes, puisqu'elles n'apporteront même pas un petit arc de rédemption au personnage. Car le même carcan idéologique qui oblige ces personnages à figurer dans chaque film empêche qu’ils soient présentés de manière négative. Et dans un monde où chaque femme, chaque personne de couleur et chaque personne élégante est spéciale et toute-puissante, ce qu’elle ne peut en aucun cas être est unique. C’est à cela qu’Hollywood a condamné les minorités avec son décret inclusif, à savoir qu’elles ne sont pas pertinentes et remplaçables. C’est à cela que conduit l’individualisme grotesque et exacerbé sur lequel repose toute l’ idéologie woke : transformer chaque personnage de l’histoire en une particule insubstantielle de la grande masse, comme n’osait même pas l’écrire la pire propagande collectiviste.

Cela produit à son tour des scripts aussi aseptiques et prévisibles que pleins de contradictions et d’incohérences. Pour en revenir à la saga Star Wars dont nous parlions ici récemment, tout le monde se souvient du processus de transformation d'Anakin Skywalker en Dark Vador : incapable de supporter la douleur de la perte de sa bien-aimée, l'amertume d'un jeune guerrier intergalactique le pousse à se transformer progressivement. en un être diabolique et impitoyable, jusqu'à devenir l'incarnation du mal. Des années plus tard, ému par le courage et l'amour dont son fils Luke fait preuve pour surmonter ses conflits, il se repent de ses péchés et devient gentil avant de faire un dernier sacrifice et de mourir.

Intéressons-nous maintenant à la transformation du méchant de la dernière trilogie. Un jeune garçon nommé Ben Solo, fils de Han Solo et de la princesse Leia, commence soudainement à idolâtrer le côté maléfique de son grand-père maternel et veut être comme lui. Tout cela parce qu'un jour, le héros de la première trilogie, Luke Skywalker, a vu quelque chose de sombre dans son aura et a tenté de le tuer pendant son sommeil. (Oui, le même Luke qui a réussi à contenir sa colère contre un génocide qui a détruit des mondes entiers, tente maintenant d'assassiner de manière préventive son propre neveu parce qu'il avait un mauvais pressentiment.) En conséquence, Ben Solo devient le maléfique Kylo Ren et, après avoir assassiné son père Han et fait exploser plusieurs planètes pleines d'innocents, il décide de redevenir bon lorsque le fantôme de son père lui dit que son cœur est bon et toi. il faut le suivre.

L’arc de rédemption de Dark Vador est plausible car il correspond à ce que l’on attend d’un être humain fonctionnel. Celui de Kylo Ren est poussé à l'extrême et n'a ni tête ni queue , mais c'est la seule issue possible lorsque les scénaristes ont passé tout le film à dire que réaliser son rêve est au-dessus de remplir son devoir. Et c'est précisément là que réside la différence fondamentale entre le héros classique qui a inspiré tant de générations, pas seulement au cinéma, et l'antihéros postmoderne qui nous cause à tous tant de rejet : les premiers combats motivés par un idéal de justice, que beaucoup mènent parfois. vous faire faire des choses que vous n'avez pas envie de faire mais qui sont nécessaires à la fois à votre développement personnel et au bien commun ; Le second rejette le devoir imposé et agit uniquement motivé par ses désirs.

Dans la série She-Hulk, c'est quelque chose qui est ouvertement admis lorsque l'insupportable protagoniste, lorsqu'on lui demande si elle est excitée à l'idée d'être un super-héros, répond non, qu'elle continuera à se consacrer à sa carrière d'avocate et à sa carrière. le temps libre, ce qui la responsabilise et la rend heureuse. "Le travail des super-héros est fait pour les narcissiques, les millionnaires et les adultes orphelins ", dit-il en se moquant clairement de tous les super-héros classiques. Et ce n'est pas que les scénaristes utilisent cette expression pour que She-Hulk ait un point de départ à partir duquel mûrir et évoluer. Au contraire, l'attitude égocentrique et je-sais-tout du protagoniste est une constante tout au long de la série, dans un monde à l'envers dans lequel utiliser ses super pouvoirs pour servir les autres est considéré comme quelque chose de « narcissique », tout en les utilisant pour se venger. car recevoir un Compliment est libérateur et exemplaire.

Mais voici la philosophie de tant de féministes en chair et en os qu’il faut malheureusement endurer dans la vraie vie. Des féministes qui ne prétendent jamais avoir le pouvoir de faire quelque chose de différent et de meilleur face à de prétendus siècles de patriarcat, mais simplement parce que maintenant c'est leur tour, parce que c'est leur tour, parce qu'elles le méritent et parce qu'elles le valent bien. Pour ces personnages, le pouvoir est quelque chose qui doit être apprécié de manière égoïste , et non exercé avec humilité et responsabilité. Autrement dit, c’est pour un bénéfice personnel, de la même manière que les méchants des films classiques l’utilisent.

Car dans le cinéma de 2023 il n’y a pas non plus de méchants. Il existe des antagonistes tout aussi plats et insignifiants que les protagonistes, bien que rarement aussi haineux. Vous savez qui est qui parce que les supposés bons sont divers et inclusifs et les supposés mauvais ne le sont pas. Mais surtout pour un scénario qui doit sans cesse nous rappeler qui est le méchant du film, qui n'est en réalité pas à l'écran, mais à l'extérieur. Le méchant, c’est le public raciste, misogyne et intolérant qui ne regarde plus ses films. Car les propriétaires actuels d'Hollywood ne cherchent plus à inspirer le spectateur, mais seulement à lui rappeler qu'ils sont de meilleures personnes que lui.

Il y a un aspect qui n'est pas abordé dans cet excellent article de la GACETA dont j'ai mis la traduction: on ne saura jamais combien de bons projets artistiques sont restés au fond des tiroirs car ils ne correspondaient pas aux cahiers des charges limitatifs hollywoodiens.

Le roman est devenu l'un des derniers refuges des créateurs libres.

On aurait pu espérer que la société américaine soit suffisemment mûre pour qu'elle ne soit pas obligée de créer un front antiwoke. On aurait pu espérer que le wokisme meurt tout seul de sa belle mort et finisse par lasser le public qui n'aime pas qu'on lui explique ce qu'il est bon de penser et ce qu'il est interdit d'exprimer.

Mais Hollywood avec ses chartes wokes et ses politiques de quotas continue de tuer la créativité et la liberté d'expression et se comporte comme une inquisition. Ce qui triomphe c'est la culture de l'effacement ou tout bonnement celle de la censure pure et simple. Certaines pensées parfaitement légitimes sont tout simplement exclues. Certains développements dans les films sont devenus interdits pour des personnages ou des héros qui deviennent figés dans leurs catégories et terriblement prévisibles.

Ras-le-bol d'un tel infantilisme, ras-le-bol des clichés woke...Vive la liberté.

Je fais partie de ces personnes qui se désintéressent de plus en plus du cinéma américain qui m'a tant fait rêver par le passé et qui a tant excité mon imagination.

Je ne sais pas si Mel Gibson est la personne la mieux indiquée pour mener un front anti woke mais je lui souhaite bonne chance.

Ressaisissement à Hollywood ou quand Harrison Ford se joint également à la vague antiwoke...

PS: A ceux qui me rétorqueraient que Trump ou Elon Musk (qui a mis 3 millions de dollars dans les studios de Gibson) sont également antiwoke je répondrais que ce serait une grande erreur de croire que ces deux personnages se trompent systématiquement.

Evitons la "Reductio ad hitlerum":

" Ce n'est pas parce que Hitler a dit un jour qu'il aimait bien la bière que je vais arrêter d'en boire..."

Et si, par ailleurs, la gauche américaine rate le nouveau train en marche, et bien, tant pis pour eux...

Ressaisissement à Hollywood ou quand Harrison Ford se joint également à la vague antiwoke...

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Publié le 6 Février 2024

Bonjour les amis,

La Cancel Culture et le phénomène Woke venus d'Outre-Atlantique agissent comme une nouvelle inquisition utilisant des moyens de censure plus modernes et plus pervers que ceux des fous de Dieu qui jetaient certains livres au bûcher au XV ème siècle.

Au XXI ème siècle, au lieu de brûler les textes en place publique, on opte pour les vider de leur substance au mépris du grand travail artistique réalisé par leurs auteurs qui, pour la plupart, ne sont plus de ce monde et ne peuvent donc protester.

Si vous n'êtes pas encore au courant de cette nouvelle pratique barbare pratiquée par les "sensivity readers" je vous invite à lire l'article ci-dessous.

A noter que chez nous Tania de Montaigne a dénoncé ces dérives de la bien-pensance dans un roman intitulé SENSIBILITÉS.

Ces "lecteurs en sensibilités" qui corrigent les écrivains...

Résumé du livre de Tania de Montaigne:
Un écrivain est sauvagement poignardé. Son crime ? Avoir heurté les sensibilités.
Immédiatement, une salariée de Feel Good, maison d'édition à la pointe du progrès, décide de tout mettre en œuvre pour qu'une telle tragédie ne se reproduise jamais.
La méthode est simple et radicale : effacer certains mots des manuscrits, pour que plus personne ne soit heurté dans sa sensibilité. Corriger, couper, remplacer. Que chacun se sente heureux et calme. Les écrivains s'interrogent, luttent, mais le marché et les actionnaires applaudissent, les lectrices et les lecteurs adorent.
Pourtant, chaque jour apporte son lot de violence, de haine, de racisme, d'incompréhension. Ces maux n'ont-ils pas été eux aussi effacés par la société ?

Vous pourrez également écouter Tania de Montaigne s'exprimer sur ce sujet dans cette interview à France Culture.

Pour ma part je trouve cette nouvelle forme de censure tellement dangereuse, toxique, ridicule et grotesque que je ne perdrai pas mon temps à la vilipender en enfonçant des portes ouvertes.

Que resterait-il de la littérature si elle ne dérangeait ou ne heurtait personne?

Tout auteur qui a voulu faire progresser l'esprit de son temps a forcément, à un moment ou à un autre, dérangé l'ordre établi. Quand Molière se moquait de certains travers de sa société il le faisait nécessairement aux dépens de certaines personnes ou groupes sociaux.

Je me limiterai donc à vous livrer ma blague du jour qui consiste à  détourner de manière facétieuse une photo-montage que j'ai trouvée sur les réseaux sociaux.

Voici donc, sur la photo ci-dessous,  ce qui se passerait si on livrait certains chefs d'oeuvre de la littérature universelle aux ciseaux des sensivity readers...🤣

Ces "lecteurs en sensibilités" qui corrigent les écrivains...

PS: Vous noterez au passage que les sensivity readers en voulant réparer une injustice en commettent une autre car les chats n'ont pas les moyens de se défendre s'ils s'estiment offensés...🤣🤦

PS nº 2: J'ai oublié de préciser dans mon billet que les wokistes ne sont pas à une incohérence près et qu'ils pratiquent sans vergogne le 2 poids 2 mesures car ils s'arrogent le droit de taper sans réserves sur le mâle blanc, hétérosexuel, et de morale chrétienne...3 "Péchés Capitaux" qu'ils veulent lui faire expier et recracher par la gorge !

PS nº 3. Voici ci-dessous une vraie photo d'un vrai roman de Dostoeïevski qui n'est pas encore tombé aux mains des wokistes et qui porte un titre de circonstances: HUMILIÉS ET OFFENSÉS.

Voici le résumé:

Le premier grand roman de Dostoïevski est sans doute l'un des plus destructeurs qu'il ait écrits. C'est bien un sentiment de malaise et d'amertume qui naît de cette histoire dans laquelle le narrateur, un romancier phtisique et solitaire, aime désespérément une jeune fille qui succombe au charme d'un freluquet ; une histoire qui met en scène deux malédictions paternelles pour deux femmes qui ont fauté ; une histoire au bout de laquelle seuls les monstres seront récompensés.

Malgré la noirceur des personnages, le lecteur ne pourra qu'être saisi par la force juvénile du lyrisme, par la joie pure du romancier qui s'abandonne à une intrigue sentimentale, relevée à tout instant par l'ironie la plus fine.

Ces "lecteurs en sensibilités" qui corrigent les écrivains...

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Publié le 8 Octobre 2023

Bonjour les amis,

Je suis plongé depuis quelques jours dans la lecture absolument passionnante de WOKE FICTION, le dernier livre-enquête de Samuel Fitoussi

Voici la présentation de l'éditeur.

Pourquoi Friends, Psychose, Intouchables et Game of Thrones ne pourraient-ils plus être produits tels quels aujourd’hui ? Pourquoi les séries Netflix se ressemblent-elles toutes ? Pourquoi les films Disney ne font-ils plus rêver ?
Dans cet essai percutant, Samuel Fitoussi répond à ces questions et brosse un tableau édifiant du monde de la culture. Il montre que la pression idéologique fait tout d’abord une victime : la liberté artistique. En s’appuyant sur l’analyse de films et de séries à succès, il identifie les injonctions morales qui pèsent sur la création et transforment – le plus souvent à notre insu – notre imaginaire en champ de bataille politique.
Avec lucidité et rigueur, Woke Fiction éclaire les grands clivages idéologiques de notre époque, dévoilant les erreurs de raisonnement dans les discours militants dominants. Une lecture essentielle, à la fois érudite et vivante, pour comprendre ce qui se joue dans la fiction contemporaine et se munir d’arguments solides pour participer au débat d’idées.

Je vous conseille sur le lien ci-dessous la lecture de la critique très pertinente de Benlosam.

Lila Z a écrit ceci au sujet de ce livre sur la fiche babelio:

"Essai stimulant, qui parvient à dépasser largement son sujet pour proposer une réflexion sur la nature humaine, l'art et la morale, l'universalisme, l'égalitarisme, les stéréotypes, la logique identitaire, les effets de la fiction sur les comportements…"

Je confirme à 100% cette appréciation de Lila Z.

Fitoussi démontre que la grande majorité des films qui ont eu un grand succès durant ces 10 dernières années poserait problème aujourd'hui, mais il insiste surtout sur le phénomène de censure qui empêche la production d'oeuvres que nous ne verrons jamais.

Ce qui est frappant c'est que son livre déborde largement son sujet et qu'il confirme, PREUVES À L'APPUI, ce que je suspectais depuis longtemps, à savoir que certaines attitudes et injonctions wokistes sont anticonstitutionnelles, qu'elles enfreignent carrément la charte des droits de l'homme, et bien sûr qu'elles sont dangereusement liberticides.

La logique des quotas et de la discrimination positive crée de nombreuses injustices qui sont actuellement commises en prétendant corriger certaines inégalités qui n'en sont pas toujours.

Le chapitre consacré au féminisme démontre à quel point on se fourvoie quand, par exemple, on attribue au seul patriarcat le nombre de féminicides.

Un seul exemple: 90% des meurtres de personnes âgées sont commis par des jeunes de moins de 40 ans mais ce n'est pas pour autant qu'on parle de "vieillicide" car il n'existe pas d'idéologie qui soit complaisante avec les assassinats de personnes âgées.

Par ailleurs les hommes commettent plus de 80% des homicides mais ils sont eux-mêmes à plus de 80 % victimes de ces mêmes homicides. Les principales victimes de certains hommes sont donc d'autres hommes innocents. Donc c'est dans cette perspective qu'il faut analyser le problème spécifique du féminicide (qu'il ne s'agit pas de nier) si on veut réellement essayer de résoudre ce type de criminalité.

Enfin, et c'est insupportable, les wokistes tentent d'assimiler tous les hommes à des criminels ou à des violeurs en puissance et oublient que lorsqu'une femme est violée ou tuée cela va provoquer de grandes souffrances et douleurs chez d'autres hommes parfaitement innocents (père, enfants, frères, amis de la victime, etc...). Pour les wokistes l'homme, le mâle blanc, n'est jamais innocent. Dans le meilleur des cas, il serait complice d'un système coupable. Le wokisme incite à la haine des hommes en les rangeant, à peu près tous, et de manière caricaturale, dans la même catégorie des oppresseurs.

A noter, au passage et en aparté, que Frédéric Beigbeder explique dans son dernier roman (intitulé "Confessions d'un hétérosexuel légèrement dépassé") qu'il lui est difficilement compréhensible de se faire accuser de véhiculer les valeurs du patriarcat alors que ses parents étaient séparés et qu'il a été lui-même élevé par sa mère...pour lui, patriarcat connaît pas...

Le livre de Fitoussi nous enseigne que le rêve d'indifférentiation des sexes des wokistes est complètement infirmé par la science. La théorie du genre (théorie fumeuse s'il en est...) est complètement prise en défaut par la réalité de l'évolution darwinienne. Le sexe existe BEL ET BIEN (et n'est pas qu'une construction sociale) et conditionne un certain nombre de comportements n'en déplaise aux wokistes et Fitoussi le démontre à travers des études scientifiques qui ont été réalisées.

Le livre de Fitoussi démonte beaucoup d'idées reçues, comme par exemple, celle du supposé racisme systématique des recruteurs dans les entreprises. Des études en France ont révélé que lorsque les CV sont protégés par l'anonymat les résultats sont plus discriminatoires que lorsque le nom de candidat est bien visible. Conclusion: les recruteurs étaient plus indulgents envers certaines demandes issues de minorités quand ils voyaient le nom et l'origine du candidat.

Mais rien n'y fait pour les wokistes qu'on retrouve beaucoup chez les militants de LFI et chez les adeptes de Sandrine Rousseau. Pour eux, n'est vraiment antiraciste que celui qui considère que son pays est raciste. Le blanc mâle et hérérosexuel doit apprendre à se haïr....et le cinéma et la télé devraient lui montrer le bon chemin "rousseauiste", je veux dire par là "jean-jacques rousseauiste"...d'où l'arrivée dans les fictions de plein de personnages caricaturaux (voire risibles) qui ne correspondent pas à la réalité sociale du pays qui est souvent plus complexe et nuancée.

Je terminerai en disant qu'il y a dans le livre de Fitoussi une bonne dose d'humour, ce qui est la meilleure manière de pourfendre les absurdités et incohérences des inquisiteurs wokistes.

Je vous laisse avec une vidéo d'une entrevue de l'auteur dans laquelle il parle très bien de son ouvrage, un ouvrage très très riche, bourré d'exemples.

PS: Ah j'oubliais...Il y a de nombreuses références dans le livre de Fitoussi qui donnent envie d'aller lire d'autres auteurs comme Milan Kundera qui ont travaillé sur certains points spécifiques qu'il aborde ...

Une des grandes questions qui est posée dans WOKE FICTION est : qu'attend-on d'une oeuvre d'Art ? d'un roman? d'un film?

 

 

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Publié le 26 Juin 2023

Bonjour les amis,

Aujourd'hui j'aimerais partager avec vous une interview d'Eve Vaguerlant qui vient de publier un livre intitulé "Un professeur ne devrait pas dire ça".

C'est une entrevue assez édifiante sur son quotidien d'enseignante qui est semblable à celui de milliers d'autres de ses collègues. Ça dure 28 minutes et le meilleur est sur la fin.

 

 

40 ans qu'on délaisse ce qui marchait plutôt bien au nom d'un progressisme idéologique dogmatique complètement coupé de la réalité. Les résultats de l'école sont affligeants (ça ne fait même plus débat maintenant car c'est mesuré, quantifié)...Peu importe ! Toute la faute serait due au " manque de moyens", un manque de moyens qui a bon dos...Pas d'autocritique chez les néo-pédagogues comme Philippe Meirieu qui ont mené l'Education nationale droit dans le mur...Les nouveaux profs continuent d'être formatés pour gérer un système qui produit de l'échec. Pas de remise en cause profonde de la part des syndicats. La gauche s'enferme dans un blocage idéologique...Et c'est bien là le problème.

Cette école est l'école de l'égalité mal comprise par les idéologues de gauche. L'égalité, cette devise républicaine, est un point de départ et non pas un point d'arrivée. Tout le monde doit avoir accès aux mêmes savoirs sachant que tout un chacun en profitera différemment.

Si tout le monde arrive au même point final et que le baccalauréat par exemple se convertit en une forme de droit non-écrit mais bien réel on aboutit à l'instauration médiocratie (ou idiocratie) au lieu d'une méritocratie.

Mais la morale qui s'est imposée dans les centres de formation  des enseignants empêche que de telles idées puissent être ni même exprimées. Les profs s'autocensurent car si ceux qui pensent comme Vaguerlant le disaient ouvertement ils se feraient immédiatement taxer d'être des traîtres à la cause ou des incompétents.

Leur hiérarchie très culpabilisatrice leur dirait que c'est de leur faute (même s'ils sont des milliers à être dans le même cas et à se débrouiller comme ils peuvent). Vaguerlant explique très bien comment la hiérarchie sape l'autorité des profs en ramenant, par exemple, en classe un élève préalablement expulsé.

L'élève perturbateur est dans son "droit", un droit qui ne lui échappe pas et dont il sait faire usage au détriment des élèves venus en classe pour étudier.

J'ai souvent l'habitude de fustiger dans mes billets l'idéologie wokiste qui agit comme une inquisition qui interdit toute remise en cause de sa doctrine et toute liberté d'expression.

Ce que nous dit Vaguerlant c'est que malheureusement il en va de même au sein de l'Education Nationale où certains dogmes neópédagogistes plus que discutables ne peuvent être remis en cause.

Elle pointe du doigt les syndicats qui n'ont jamais eu le courage d'aller jusqu'au bout de leurs critiques et qui résument tout à de simples moyens économiques.

Tout est dit.

L'école a été victime de trahison, de lâcheté et de complicités coupables...et rien ne semble pouvoir changer la donne. C'est l'Omertá !

 

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Publié le 2 Avril 2023

Bonjour les amis,

J'ai déjà consacré un certain nombre de billets à la question TRANS et notamment au fait que la récente loi espagnole ne protège pas bien, de mon point de vue, ni les femmes, ni les hommes et ni les transsexuels.

Mais il y a un autre effet collatéral qui me perturbe terriblement et qui concerne la liberté d'expression. En général, quand j'écris un billet d'humeur je ne me prends pas la tête à me demander si mon article pourrait faire l'objet d'une plainte. Je suis démocrate et je connais les lignes rouges à ne pas franchir: apologie du racisme, incitation à la haine, apologie de la violence, apologie du terrorisme, etc...

Mais avec la question TRANS l'affaire se complique. La nouvelle loi dit que toute personne ayant changé de sexe appartient de facto au nouveau sexe qui lui est attribué  et doit être traitée en tant que tel. Jusque là je prends acte et je n'ai rien à opposer. "La loi c'est la loi" comme disait Bourvil !

Mais a-t-on encore le droit de penser et de dire que la Loi fait prévaloir le ressenti des citoyens sur leur réalité biologique? 

La plainte déposée contre Dora Moutot nous indique que ce n'est pas clair. Je vous laisse prendre connaissance de l'affaire sur cet article de Marianne. Il faut bien évidemment écouter la vidéo qui est sur l'article dans laquelle on entend les propos  de Moutot qui font l'objet de la plainte.

Quand Dora Moutot dit que Marie Cau est un "homme transféminin", on peut ne pas aimer l'expression et dire les choses autrement mais là on joue sur les mots. C'est une réalité que nous savons tous que la Maire a obtenu un changement de sexe après en avoir fait la demande. Je n'y vois aucune trace de haine ou d'incitation à la haine.

Une vérité factuelle devient-elle hors-la-loi ? Affirmer un fait objectif et vérifiable peut-il être assimilé à une forme d'incitation à la haine?

Est-ce qu'on ne marche pas sur la tête?

Le vrai délit serait de nier à Marie Cau son droit à être traitée comme une femme mais ce n'est pas ça que dit Moutot.

Moutot ne prend pas pour argent comptant la théorie Queer qui voudrait nous faire croire que le genre ne serait qu'une construction sociale. C'est ça qu'elle essaie d'expliquer sur le plateau TV, et c'est pour ça qu'elle se fait immédiatement taxer de membre de la fachosphère par Marie  Cau. Rien de moins ! Voila maintenant que les adeptes de la très douteuse et très controversée Queer theory veulent assimiler leurs contradicteurs  à des nazis, leur donner des leçons d'éthique et de morale et les sermonner.

Je m'en étrangle.

Faut-il avoir peur de prononcer certains mots? Devrai-je confectionner à l'avenir une liste de mots à bannir sous peine de déclencher le courroux de certaines associations?

Pourtant j'ai besoin de certains mots. 
Par exemple j'ai besoin de l'expression "homme biologique" ou "femme biologique" pour parler des personnes qui ont un sexe déclaré  en accord avec leurs chromosomes. Ce n'est pas de la discrimination, c'est simplement une terminologie dont j'ai besoin si je veux entrer dans un débat sur la question trans et expliquer de quoi je parle.

La question pourrait être: Peut-il encore y avoir débat ?...apparemment les adeptes  de la théorie Queer croient qu'ils peuvent criminaliser ceux qui ne pensent pas comme eux et qui l'expriment ouvertement.

Fini l'esprit des Lumières ! Fini la liberté d'expression ! Fini la phrase de Voltaire disant: "Je ne suis pas d'accord avec vous mais je me battrai pour que vous puissiez le dire".

La France succombe au wokisme anglo-saxon, tourne le dos à sa propre histoire et à ce qui a fait sa grandeur.

Hier j'ai été très frappé de voir que NOTA BENE, un prof d'histoire youtubeur qui fait des petites vidéos toujours très instructives, s'est auto-censuré en supprimant une de ses productions dans laquelle il avait utilisé le mot "mutilation" pour parler de mastectomie.

Ce mot a été considéré comme de la transphobie par des internautes.

NOTA BENE s'est aplati complètement devant les inquisiteurs TRANS, a présenté ses excuses et fait son mea culpa. Les bras m'en tombent car j'avais jusque hier encore une certaine estime pour NOTA BENE.

Alors je vous donne la définition du Larousse.

"MUTILATION: Atteinte volontaire à l'intégrité physique d'une personne entraînant la perte d'un membre."

Et je vous pose la question. En quoi la mastectomie ne serait pas une mutilation?

Que ce soit pour extirper une tumeur cancéreuse ou pour changer de sexe, la mastectomie est bien évidemment une mutilation. NOTA BENE n'avait rien dit de répréhensible.

Encore une fois on marche sur la tête et le fait de voir un prof succomber à l'inquisition wokiste me remplit d'amertume, de honte et de préoccupation pour l'avenir de notre liberté.

Voici maintenant la vidéo dans laquelle NOTA BENE s'aplatit complètement...😲😥

Il s'excuse à plusieurs reprises comme s'il avait commis une énorme bourde. Non mais je rêve...dites-moi que je rêve...dites-moi que c'est juste un mauvais rêve...

Voltaire où es-tu? Au secours ! Reviens ! Même les profs d'histoire ont perdu leurs repères moraux...

Revenons à la liberté d'expression. L'OMS affirme depuis 2019 que la dysphorie de genre n'est plus un trouble mental. Je m'en réjouis pour les trans qui obtiennent une "dépathologisation" de leur condition.

Mais encore une fois, si j'en crois les psychiatres professionnels (c'est à dire des médecins et des  scientifiques), il y a de plus en plus de jeunes séduits par la Queer Theory qui croient y trouver une réponse à leur mal-être, quitte ensuite à être obligés de faire une cure de "détransition" après avoir subi les dures séquelles parfois irréversibles d'une transition.

Je me résume. La dysphorie de genre n'est pas un trouble mental mais des psychiatres m'expliquent qu'il y a un pourcentage très important de personnes qui croit en être atteint et qui ne l'est pas. 

Donc, si ces personnes croient en être atteintes et qu'elles ne le sont pas, j'ai bien affaire à une forme de  trouble mental, non? Tout du moins pour certaines d'entre elles...Comprenez-moi bien. Je ne parle pas de tous les trans mais de ceux qui se trompent sur eux-mêmes.

Ai-je encore le droit d'écrire ça? Ai-je encore le droit d'écrire que pour certaines personnes qui veulent changer de sexe ça tourne pas bien rond dans leur tête et que ce sont des choses qui arrivent de plus en plus?

Les psys sont-ils eux aussi hors-la-loi?

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Publié le 22 Février 2023

Bonjour les amis,

La CANCEL CULTURE fait déjà des ravages outre-manche et outre-atlantique mais elle a aussi profondément pénétré les cercles prétendument progressistes en Europe.

Nous avions eu l'année dernière une mise à l'index honteuse de JK Rowling pour un simple tweet qui ne faisait qu'ironiser sur le fait que nous n'osions plus utiliser le mot femme pour désigner une personne qui menstrue.

La dernière attaque wokiste en date concerne les oeuvres pour enfants de l'écrivain britannique Roald Dahl, auteur entre autres de CHARLIE ET LA CHOCOLATERIE et de MATILDA.

Révision des oeuvres littéraires: la France et l'Espagne résistent à la vague wokiste...

Cette fois-ci c'est l'éditeur anglais qui a fait appel à une équipe de spécialistes du langage inclusif pour expurger les oeuvres de Roald Dahl de termes qui pourraient choquer, voire opprimer, ces chères têtes blondes. Sont bannis des mots comme "noirs", "blancs, "gros" et de manière générale tout terme ayant un lien direct avec le poids, la santé mentale, la violence, le genre et la race.

Les éditions Gallimard ont décidé de ne pas retoucher le texte original. Vous trouverez sur le lien ci-dessous les justifications pleines de bon sens d'Edwige Pasquet, directrice des éditions Gallimard Jeunesse.

Ajoutons au passage que Salman Rushdie a réagi par un tweet dans lequel il a écrit:

"Roald Dahl n'était pas un ange mais la censure de son oeuvre est absurde. Les Editions Puffin Books devraient avoir honte."

Révision des oeuvres littéraires: la France et l'Espagne résistent à la vague wokiste...

Alors, bien évidemment, ces censures témoignent d'un manque total de respect de l'auteur mais elles sont par ailleurs complètement absurdes. Ce sont de parfaits non-sens.

On sait depuis longtemps, et Bruno Bettelheim l'a parfaitement démontré dans son essai intitulé PSYCHANALYSE DES CONTES DE FÉES, que les grands textes de la littérature pour la jeunesse ont une vertu éducative et formatrice car ils mettent l'enfant d'entrée de jeu devant des situations violentes qui font partie de la vie. Par exemple, certains contes commencent en abordant dès la première page le thème de la mort: un roi est mourant et doit laisser un testament pour ses 3 enfants...

La vertu du conte c'est de projeter directement l'enfant dans une situation bien réelle, à priori angoissante, mais dans laquelle le jeune héros (ou la jeune héroïne) va trouver des clés pour l'affronter.

Les contes, au lieu d'occulter une réalité, l'exposent de manière symbolique. La petite jeune fille va rencontrer le méchant loup...

Si le loup ne peut plus être méchant car ça chagrinerait tous les amis des bêtes et les antispécistes, autant jeter le conte à la poubelle.

Au lieu de changer le  texte, un instituteur peut le contextualiser en expliquant aux enfants que les vrais loups dans la nature ne sont pas méchants, que le "loup méchant" c'est celui du conte...

Les enfants sont capables très tôt de faire la différence entre fiction et réalité.

Je terminerai en ajoutant qu'en Espagne les éditions ALFAGUARA et SANTILLANA ont décidé également de ne pas retoucher les textes de Dahl. Ouf !...

Face aux attaques wokistes anglo-saxonnes le temps est venu d'entrer en résistance.

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #Roald Dahl, #Litterature, #censure, #wokisme, #cancel culture, #jeunesse

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