abus sexuels

Publié le 6 Février 2026

Bonjour les amis.

Je n'ai jamais prêté beaucoup d'attention à l'affaire Epstein que je considérais comme une histoire sordide et glauque, plutôt propre à satisfaire un certain voyeurisme vulgaire, une sale histoire éloignée de mes préoccupations et qui se passait entre milliardaires pervers.

Sauf que le récent déballage de milliers de documents du département d'Etat de justice américain met en évidence le fait qu'une élite internationale vit dans un autre monde (ça on le savait) et ne respecte pas les lois auxquelles nous sommes tous soumis sans qu'elle ne soit inquiétée le moins du monde.

Avant d'aller plus loin je vais laisser la parole à Natacha Polony dans l'excellent l'excellent édito qu'elle consacre à ce sujet et qui est sur le lien ci-dessous. Elle fait bien le bilan de ce que cette  affaire révèle de notre société corrompue.

https://www.facebook.com/reel/1978762766046284

Polony dit avec raison que face à cette entreprise de corruption morale qui touche les sommets de plusieurs Etats on ne peut pas se limiter qu'à de l'indignation.

Je suis bien d'accord avec elle, sauf que l'on sait que la justice américaine (et les  autres également) n'est plus à même de corriger les graves dérives morales anti-démocratiques qui sont mises en évidence dans le dossier Epstein.

En effet les documents publiés montrent des proximités coupables qui ne constituent pas des délits, mais, bien évidemment, ce sont des proximités qui en disent très long. La fille de Jack Lang par exemple a bénéficié de largesses du milliardaire américain sans qu'on ne sache vraiment pourquoi. Son père (ancien ministre de l'Education Nationale...ça, ça ne s'invente pas) fait observer qu'accepter la générosité d'autrui n'est pas un délit.

Caroline Lang a quand même été obligée de démissionner du syndicat de la production indépendante.

https://www.lemonde.fr/culture/article/2026/02/02/affaire-epstein-la-fille-de-jack-lang-demissionne-du-syndicat-des-producteurs-independant_6665147_3246.html

Quant à Jack Lang il est de notoriété publique dans de nombreux médias qu'il est suspecté de s'être fait pincer dans une party orgiaque avec des jeunes garçons au Maroc et que l'affaire aurait été étouffée pendant plusieurs années avant qu'elle ne devienne un secret de polichinelle. Le premier qui avait osé en parler sans citer le nom était Luc Ferry qui était ministre à l'époque.

Mais revenons à l'affaire Epstein et à son vaste réseau d'influence et de services rendus qui se monnaient toujours tôt ou tard. Qu'est-ce qui empêche demain un autre magnat d'en faire autant ?

On va entendre encore beaucoup parler dans les semaines et mois qui viennent des "Epstein files", et il y aura sans doute des têtes qui tomberont, des démissions, mais je ne vois pas ce que la société peut mettre en place de plus pour éviter que cela ne se reproduise.

Il ne s'agit pas d'inventer de nouvelles lois mais de les appliquer...Or, l'affaire Epstein nous démontre que dans le monde des ulra-riches la justice a tendance à devenir aveugle, notamment si on parle de trames d'influences.

On parle souvent du fait que la justice est aveugle car elle se doit d'agir en toute impartialité et objectivité, sauf que dans le cas qui nous intéresse la question serait de savoir comment on pourrait agir pour lui rendre ses yeux et qu'elle voie certains crimes...!

Ce que l'Affaire Epstein dit de nous...

Depuis les romains on sait que la puissance et la richesse corrompent. En fait, il n'y a rien de neuf malheureusement. Pas la peine de crier à la théorie du complot comme le font les MAGA.

Malgré tout je ne veux pas être trop pessimiste et j'espère qu'il y aura un AVANT et un APRÈS affaire Epstein  et que les puissants de ce monde en prendront bonne note.

PS: Petit rappel ci-dessous des propos de Luc Ferry.

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Publié le 17 Janvier 2026

Bonjour les amis.

En janvier 2026, l'Iran traverse une crise multidimensionnelle marquée par un soulèvement populaire massif et une répression étatique violente. Les estimations du nombre de manifestants tués varient considérablement en raison du black-out informationnel, allant de 3 000 à près de 30 000 morts selon différentes sources.

Quoiqu'il en soit il s'agit d'une authentique boucherie perpétrée une fois de plus par les fanatiques religieux.

Ces chiffres ne tiennent pas compte du nombre de prisonniers (et de prisonnières), et des tortures et sévices qu'ils subissent dans les géôles iraniennes.

Et à propos de sévices, hier un ami m'a envoyé ce que disait en 1986 l'Ayatollah Khomeiny à propos du viol des femmes.

Je vous mets ça en lien ci-dessous. Lisez, c'est assez édifiant de monstruosité et de connerie aussi.

Le viol comme arme de répression systématique en Iran...

Non, ce n'est pas une caricature de Charlie Hebdo: Khomeiny a vraiment affirmé ça!

Tous les wokistes et tous les tenants du relativisme culturel devraient lire ces propos igomineux et honteux de celui qu'on continue d'appeller le "guide spirituel" de la Révolution islamique. 

Et si ils ont une fâcheuse tendance à minorer les aspects les plus monstrueux des intégrismes religieux , il ne faut pas hésiter à leur mettre le nez dans le caca.

Je tiens à préciser malgré tout  que je n'oublie pas que dans l'histoire de l'humanité le viol des femmes utilisé comme "arme de guerre" s'est pratiqué depuis la nuit des temps sous à peu près toutes les cultures et sur les 5 continents.

Tout petit je me souviens d'avoir commencé à comprendre cela dans le film d'Henri Verneuil LA 25 ème HEURE (tiré du roman de Virgil Gheoghiu), film dans lequel Suzanna qui est roumaine a été violée par des soldats soviétiques.

Plus tard à l'adolescence, c'est en lisant CANDIDE de Voltaire que je commencerai à me rendre compte qu'il existe une "culture du viol" : Cunégonde, la bien-aimée de Candide, est violée par un soldat bulgare après l'attaque du château, et la Vieille, une autre figure féminine majeure, raconte avoir été violée par des corsaires lorsqu'elle était jeune fille, avant de connaître d'autres sévices et l'esclavage. Voltaire met en scène ces violences sexuelles pour dénoncer la cruauté du monde et les injustices subies par les femmes.

Bien plus tard, suite aux conflits ethniques qui se sont déroulés en Bosnie dans les années 1990, le phénomène du « viol comme arme de guerre » a émergé en tant que pratique exercée systématiquement.

Et aujourd'hui c'est principalement en Iran (mais pas que là) que cette culture barbare et monstrueuse se perpétue avec la bénédiction des autorités religieuses chiites, comme en témoigne l'article de France 24 mis en lien ci-dessous.

L'article date de 2022, mais avec tout ce qui se passe en ce moment je crains qu'il ne soit malheureusement de triste actualité.

Il ne me reste plus qu'à conclure en souhaitant la chute définitive du régime des "vilains barbus"  et la fin du martyre du peuple iranien. 

PS: je viens de me rendre compte en écrivant ce billet que VOILÉ est une anagramme de VIOLÉ...Mais je suppose que pour les wokistes (et notamment chez LFI),  je dois avoir l'esprit mal placé...

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Publié le 7 Novembre 2025

Bonjour les amis,

La Présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a été victime de harcèlement sexuel en pleine rue à Mexico mardi, lorsqu’un homme en état d’ébriété l’a touchée à la poitrine et a tenté de l’embrasser dans le cou alors qu’elle saluait des sympathisants.

Le quotidien espagnol EL PAIS vient de consacrer un article très intéressant à cette agression, et à tout ce qu'elle suppose en arrière-fond.

Je n'ai pas le droit de vous le traduire en intégralité donc je le partage avec vous et vous pourrez avoir recours à la version française en utilisant le traducteur google.

Voici donc cet article que je vous conseille de lire en son entier car il aborde les difficultés des femmes, et pas seulement de celles qui occupent des postes à responsabilité. Des femmes souvent réduites à leur sexe.

Cet article de réflexion d'EL PAIS commence très fort. Il y est dit:

L'homme qui a agressé sexuellement la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum mardi, devant une douzaine de personnes et une caméra, a délivré, peut-être involontairement, un message fort. En s'approchant de la présidente, en lui touchant la poitrine, en tentant de l'embrasser et en continuant à la toucher, il a signifié à toutes les femmes – des cadres aux enseignantes, en passant par les femmes de ménage, les avocates ou les jardinières – que peu importe qui elles sont, leur métier ou leur position, elles sont vulnérables simplement parce qu'elles sont des femmes. Elles sont victimes de violences dont des millions de femmes sont quotidiennement victimes , à des degrés divers, au Mexique, en Espagne, au Japon, aux États-Unis et en Ouganda. Partout dans le monde.

Tout est dit dans cette introduction.

Je me doute et j'espère que justice sera faite et que les faits dont a été victime la présidente du Mexique seront condamnés mais là n'est pas le problème.

Ces images génèrent un terrible malaise (y compris pour nous les hommes) car elles sont illustratives d'une réalité quotidienne. Ce qui est arrivé à la présidente du Mexique est pratiquement arrivé à des centaines de milliers de femmes, tous les jours, et quelles que soient leurs conditions sociales.

Les images vidéos nous disent que Claudia Sheinbaum a beau être présidente d'un grand pays, face à un pauvre type bourré elle est vulnérable. Sexuellement vulnérable...

Faut-il comme le prétendent certaines néoféministes déconstruire l'homme pour que cette insupportable dissymétrie disparaisse ? Je ne le crois pas...mais j'avoue que la tâche n'est pas simple et qu'il reste beaucoup à faire du côté des hommes.

Il doit bien exister un chemin éducatif dans lequel les différences entre masculinité et féminité se maintiennent et ne sont pas gommées, et dans lequel on n'ait pas à assister à des scènes aussi lamentables que celle de l'agression contre la Présidente du Mexique.

Gardons la foi en l'homme, les vrais hommes, ceux qui respectent les femmes...

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Publié le 27 Juillet 2025

Bonjour les amis,

La disparition de Thierry Ardisson a été énormément commentée dans les médias. 

Je ne suis pas bien certain que le personnage Ardisson m'ait séduit car je le trouvais bien trop snob, suffisant et parisianiste. Je percevais chez lui un forme de mépris de classe et le fait qu'il ait été royaliste n'arrangeait rien. Le duo qu'il formait avec Baffie était parfois cruel avec certains invités, à la limite de la méchanceté gratuite. Baffie l'admettra plus tard et fera son mea culpa.

Mais, malgré tout, il faut reconnaître à Ardisson le mérite d'avoir rompu avec une certaine hypocrisie bourgeoise. Et parfois il l'a fait avec une incroyable liberté et aussi avec un certain courage. 

Finalement Ardisson a toujours provoqué chez moi un curieux mélange de chaud-froid, d'attraction-répulsion.

J'aimerais revenir sur une de ses émissions dans laquelle Tristane Banon raconte avoir été victime d'une tentative de viol par un personnage politique très haut-placé. Elle parle sans filtre....Ardisson a bipé le nom du personnage en question.

Bien des années plus tard Ardisson sera reçu chez Arthur et reviendra sur le contenu cette émission.

Je vous résume ce que raconte Ardisson à Arthur au cas où vous ne pourriez accéder à ce lien facebook. Il dit qu'à l'époque son émission est passée comme une lettre à la poste, sans faire scandale, et que personne n'a réagi.

Aujourd'hui avec internet tout le monde aurait cherché à savoir qui était ce fameux personnage, et celui-ci se serait retrouvé illico-presto face à une tempête sur les réseaux sociaux qui l'aurait exposé à la vindicte populaire et qui l'aurait peut-être balayé.

Finalement cette émission d'Ardisson avec Tristane Banon illustre parfaitement une époque révolue, celle du: " Tout le monde le savait mais personne ne disait rien...".

Aujourd'hui ça ne se passerait plus comme ça et c'est peut-être mieux aussi. Je dis "peut-être" car il semble que malheureusement on soit tombé dans l'excès inverse, à savoir que le procès sur les réseaux sociaux se substitue parfois à celui de la justice mais sans offrir un minimum de garanties pour les accusés.

J'en veux pour preuve l'éviction de Julien Bayou obligé de quitter la direction de son parti, accusé par Sandrine Rousseau de comportement "toxique", alors que la justice va tout simplement classer l'affaire car le dossier était vide.

Revenons à cette émission avec Ardisson et Banon. Elle résume aussi ce sentiment d'attraction-répulsion dont je parlais en préambule. Certes on dénonce des faits graves mais le cadre mondain de l'émission est franchement malsain, limite puant. On y retrouve aussi toute la cruauté sociale et le cynisme des salons parisiens.

Une personne se met à baver devant un parterre de personnalités connues, et le spectateur (qui n'aura jamais le privilège de faire partie de cette caste) assiste à ce déballage peu ragoûtant de manière un peu voyeuriste, pendant que les invités dégustent une cuisine qu'on imagine exquise...Beurk !

 

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Publié le 4 Mai 2025

Bonjour les amis,

J'ai vu le film-documentaire de Shiori Ito, une journaliste japonaise qui a été victime d'un viol en 2015.

Voici le synopsis suivi de la bande-annonce.

Depuis 2015, Shiori Itō défie les archaïsmes de la société japonaise suite à son agression sexuelle par un homme puissant, proche du premier ministre. Seule contre tous et confrontée aux failles du système médiatico-judiciaire, la journaliste mène sa propre enquête, prête à tout pour briser le silence et faire éclater la vérité.

Le titre du film dont la traduction serait "Les carnets de la Boîte Noire" mérite une petite explication assez édifiante. Lorsque Ito s'est rendue à la police après l'agression, on lui a répondu que sa plainte était une « boîte noire » : l'affaire s'était déroulée à huis clos et était donc irrecevable. Apparemment les prédateurs ont pris bonne note de ce lamentable état de fait.

Ce film est un documentaire très particulier, très émouvant, assez poignant, dans lequel c'est la victime qui décide de prendre sa caméra au poing et de nous faire vivre sur plusieurs années sa bataille quotidienne pour sa dignité, pour que justice lui soit rendue, pour que triomphe la vérité et que cessent des pratiques coupables dont sont victimes certaines femmes japonaises.

Shioro témoigne et interpelle la société toute entière sur la manière avec laquelle elle a été traitée  ou plutôt maltraitée par la police et par la justice de son pays. 

On apprend dans son film qu'au Japon le non-consentement n'est pas un argument suffisant pour qualifier un abus de viol: la victime doit prouver qu'il y a eu menaces ou violences physiques.

Au Japon les études indiquent que seulement 4% des cas de viols sont dénoncés devant la police. 4%, autant dire que ces cas sont les exceptions qui confirment la règle du silence honteux qui entoure ces crimes.

En maintenant sa plainte contre son agresseur Ito joue gros car, quelque soit l'issue du procès sa vie professionnelle et sociale risque d'en être détruite ou, dans le meilleur des cas, complètement bouleversée. Pour beaucoup elle sera et restera avant tout "la violée" et pour d'autres elle sera "la pute"...

Je ne vais pas dévoiler les détails de l'enquête mais Shiori montre que de très graves irrégularités ont été commises de la part du chef de la police de Tokyo dont on peut supposer qu'il a cédé à des pressions "venues d'en haut".

Ce qui apparaît également dans le documentaire c'est le fort impact social qu'aura cette affaire. Le premier ministre sera interpellé au parlement sur le déroulement irrégulier de cette affaire et aussi sur le fait que la loi devrait évoluer (notamment sur la définition du viol).

 Il y a toujours une première fois et Shioro Ito sera historiquement le premier #MeeToo japonais.

Dans ce documentaire on voit comment la société nippone se déchire entre celles et ceux qui soutiennent Shioro Ito et qui pensent que l'heure est arrivée de de ne plus avoir peur de dénoncer publiquement les abus sexuels et celles et ceux qui pensent que Shiori Ito essaie de se faire de la publicité à bon compte en portant atteinte à l'image d'un personnage puissant proche du premier ministre.

On sent bien à la fin du documentaire que cette affaire va impacter profondément la société: tout ne sera plus jamais comme avant et, rien que pour ça, Shiori Ito mérite tout notre profond respect.

Son combat pour la vérité et pour la dignité des femmes touche profondément le spectateur. Je précise que ce documentaire n'est pas un brûlot caricatural contre tous les hommes en général car certains des intervenants et des témoins masculins la soutiennent aussi dans sa lutte pour la vérité.

L'intérêt du documentaire est aussi de nous faire mieux connaître le Japon qui est un mélange improbable de grande modernité technologique dans un monde fortement traditionnel, très pudique, dans lequel certaines questions sont difficilement abordables. C'est aussi justement cette grande pudeur des asiatiques qui protège les prédateurs.

Il faut savoir enfin que ce documentaire fait suite à un livre que Shiori Ito avait publié en 2019 et intitulé LA BOÎTE NOIRE. L'événement et les remous  provoqués par la sortie du livre sont relatés dans le documentaire. Voici un extrait du bouquin qui donne le ton. 

"Mais je ne me suis jamais sentie en danger lors de mes séjours et reportages dans ces régions reculées. C'est ici au Japon, le pays où je suis née, ce pays réputé pour être l'un des plus sûrs d'Asie, que j'ai connu l'insécurité. Et ce qui a suivi le viol a achevé de m'anéantir. Je n'ai trouvé de secours nulle part. Ni les hôpitaux, ni les lignes d'assistance téléphonique, ni la police ne m'ont apporté leur aide. J'ai découvert avec effarement un visage inconnu de la société où javais vécu jusque-là."

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Publié le 28 Janvier 2024

Bonjour les amis,

Ça y'est ! La vague MEE TOO éclabousse également le ciné espagnol. Ça devait arriver tôt ou tard et le contraire aurait été surprenant car l'Espagne est un pays latin dont les habitants ont la réputation (à tort ou à raison) d'avoir le sang chaud.

C'est par le réalisateur Carlos Vermut qu'est arrivé le premier scandale public.

Je vous laisse prendre connaissance des faits sur le lien ci-dessous.

https://snrtnews.com/fr/article/espagne-un-cineaste-independant-accuse-de-violences-sexuelles-par-trois-femmes-91069

De même qu'en France avec l'affaire Depardieu tout le monde artistique, médiatique et politique espagnol (à commencer par la ministre de la Culture) y va de sa petite phrase pour condamner sans détours les violences faites aux femmes. Si vous tapez en ce moment CARLOS VERMUT sur votre moteur de recherche vous aurez des dizaines d'articles liés à ce scandale qui vont apparaître. 

Ce qui m'a paru intéressant cette fois-ci avec Carlos Vermut (et ce qui fait que je vous en parle) c'est que celui-ci ne nie pas certains faits: il avoue sans ambages qu'il aime la promiscuité sexuelle, qu'il est assez obsédé et très attiré par le sexe plutôt "hard". Carlos Vermut confirme bien qu'il qu'il a pratiqué une strangulation sur une de ses accusatrices, mais c'était (selon lui)  avec consentement.

Et nous voici donc arrivés au point-clé de cette affaire:

Carlos Vermut: " Oui j'ai étranglé mais c'était consenti..."

Carlos Vermut: " Oui j'ai étranglé mais c'était consenti..."

Je vous mets une des déclarations de Carlos Vermut en VO puis la traduction française:

"He practicado sexo duro siempre de manera consentida, porque creo que es muy importante el consentimiento"; "Otra cosa es que la persona en su casa después se sintiera mal y a lo mejor en el momento tuviese miedo a decirlo. Eso yo no lo puedo saber".

« J'ai toujours pratiqué le sexe brutal de manière consensuelle, car je crois que le consentement est très important » ; "Une autre chose est que la personne, une fois rentrée à la maison, s'est sentie mal plus tard et peut-être qu'au moment du rapport elle avait eu peur de le dire. Mais ça, je ne peux pas le savoir."

Carlos Vermut

Carlos Vermut

Donc, ce qui me frappe c'est qu'on arrive à un point limite que la justice est complètement incapable d'éclaircir. Même en imaginant qu'il y ait eu une caméra planquée sous les draps, un juge ne pourrait pas probablement pas trancher qui des deux protagonistes dit vrai.

Finalement, et de manière générale, on se rend compte de 2 choses:

1- Le consentement est une condition préalable nécessaire mais il n'est ni la preuve ni la garantie qu'il n'y ait pas eu abus, comme l'ont démontré  Vanessa Springora (abusée par Gabriel Matzneff) ou aussi Judith Godrèche qui avait maintenue à l'âge de 14 ans une relation avec un metteur en scène qui en avait quarante. Ces deux cas me paraissent faciles à trancher par la justice car les victimes étaient mineures. Que vaut le consentement d'une mineure? Pas grand-chose...les témoignages des victimes le démontrent par a+b.

2- Dans le cas Vermut, le consentement dans le cadre de relations que je qualifierais de "sado-masochistes" entre personnes majeures et responsables fait que la justice ne peut plus déterminer facilement à partir de quel moment il y a eu abus, sauf dans les cas extrêmes de graves atteintes à l'intégrité physique de la victime.

 Imaginons une jeune femme qui souffrirait de douleurs dans les jours qui ont suivi un rapport qui comportait une strangulation consentie et qui considérerait que son partenaire a abusé d'elle.

Un médecin légiste pourrait déterminer avec précision la gravité des lésions mais si elles étaient très légères un juge pourrait penser que la jeune femme a accepté de jouer à un jeu dans lequel la douleur entrait dans l'équation: ce que l'expression populaire résume par la formule: " Jouer avec le feu".

Dans le cas Vermut, les accusations portées bien après que le rapport ait eu lieu ne permettent absolument plus à la justice de déterminer s'il y a eu abus ou pas.

Ne vous méprenez pas: je n'essaie pas du tout de justifier le comportement de Vermut qui, de mon point de vue, me paraît complètement "exotique". Je constate simplement que certaines personnes sont animées de certaines pulsions, comme lui, et que certaines pratiques sexuelles librement consenties ne sont pas illégales mêmes si elles sont un peu "hard".

Finalement l'affaire Vermut me rappelle la fin du film LES CHOSES HUMAINES d'Yvan Attal. Le film se termine sur un couple qui va entrer dans un local où ils vont avoir une relation, et la porte se referme sur le spectateur... et jamais personne, ni le spectateur ni le juge, ne saura s'il y a eu abus ou non.

Ce sera parole de l'un contre parole de l'autre...

La justice a ses propres limites indépassables: elle ne peut entrer dans l'esprit des gens pour connaître les sentiments qui les animaient au moment des faits.

Finalement la seule conclusion à laquelle j'aboutis c'est que les victimes devraient rapidement se présenter à l'hôpital dans les heures qui suivent un abus pour qu'un médecin légiste puisse apporter des preuves tant que c'est possible.

Parce qu'ensuite, sans un certificat médical, c'est parole de l'un contre parole de l'autre...

PS: Je ne suis pas spécialiste en matière de droit mais il m'a semblé que la ligne de défense de Carlos Vermut était plutôt intelligente. Face à des accusations qui remontent à 2014 il avait la possibilité de tout nier en bloc, et il ne l'a pas fait...Il s'en tient à une version qui a le mérite d'être crédible et pour laquelle sa possible culpabilité ne sera pas facile à établir...

PS nº 2 . Je vous mets ci-dessous un article de LA VANGUARDIA qui établit un lien entre les accusations portées contre Vermut et son oeuvre (que je ne connais pas) où les thèmes de la violence et aussi de la pédophilie sont omniprésents. L'éternelle et sempiternelle question: peut-on séparer l'homme de l'oeuvre ?

https://www.lavanguardia.com/cultura/20240127/9506666/inquietante-cine-carlos-vermut-aviso-comportamientos-rac1.html

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Publié le 3 Janvier 2024

Bonjour les amis,

Ce billet d'aujourd'hui est la suite de 2 articles que j'avais consacrés au scandale Depardieu.

Voici les 2 liens ci-dessous.

 

Alors il faut avouer que depuis cette fameuse tribune très inopportune d'une soixantaine de célébrités le vent a tourné.

Au sujet de cette lettre ouverte je m'étais immédiatement et spontanément écrié : Quelle connerie !...

La réponse citoyenne ne s'est pas faite attendre avec une contre-tribune soutenue par quelques 600 signataires.

La suite vous la connaissez: on assiste à un défilé d'acteurs et d'actrices qui avaient signé la tribune de soutien qui se rétractent et qui présentent un peu piteusement leurs excuses aux femmes victimes qui se sont senties offensées.

Rien à redire là-dessus car il n'est jamais trop tard pour rectifier.

Certains, comme Jacques Weber, se sont excusés tout en ayant une réflexion sur eux-mêmes et en assumant une responsabilité collective du milieu du cinéma.

D'autres, comme Patrice Leconte, se sont rétractés en disant que c'est surtout la personnalité de l'auteur de la tribune (une personne proche des milieux identitaires) qui les poussent à se désolidariser du texte.

Alors là, encore une fois, ça me fait bien rigoler (alors que le fond de l'affaire ne se prête pas du tout à la rigolade).

J'ai envie de répondre à Leconte que si un jour j'apprenais qu'Hitler a écrit qu'il aime bien la bière ça ne m'empêcherait pas de dire moi-même la même chose. Non, le problème ce n'était pas l'auteur mais le texte, ce qui était écrit noir sur blanc. Il suffisait, cher Patrice Leconte, de ne pas avoir de la m.... dans les yeux !

Il faut avouer que cette façon de battre collectivement en retraite ressemble à une incroyable débandade et a largement de quoi faire sourire car rappelons qu'il s'agit d'acteurs et de metteurs en scène, de spécialistes de la langue française qui avouent ne pas bien avoir lu le texte qu'ils ont signé...

On n'arrête pas de se plaindre de la baisse du niveau scolaire mais là, force est de constater que cette baisse atteint également ceux qui sont supposés représenter notre élite intellectuelle.

Nos artistes se comportent comme les bisons dans la prairie qui se mettent a courir furieusement tous dans la même direction, au moindre signal de danger, sans que la réflexion individuelle qu'on est en droit d'attendre d'eux amène un peu d'autocritique et aussi de rationnalité.

Débandade...

Et quand je parle d'élite, que dire du représentant élu du peuple français?

Est-ce que le président Macron réitérerait aujourd'hui les propos de soutien qu'il a tenu il y a quelques semaines? Depardieu qui rendrait fiers les français?

Finalement ce que génère l'affaire Depardieu est au moins aussi intructif et révélateur que l'affaire en elle-même.

Macron qui s'est fait prendre comme un débutant dans le cloaque Depardieu, c'est sur le lien ci-dessous.

 

PS: il y a un mauvais jeu de mot à caractère sexuel dans mon titre...mais j'assume...Désolé...😁

PS nº 2: Je viens de découvrir une chronique très marrante d'Arnaud Demanche qui parle d'acteurs qui rétropédalent...Suis mort de rire avec la fin de sa vidéo qui fait appel à Jawad qui voulait "rendre service" ...trop fort !!! C'est exactement ça!...🤣

https://www.tiktok.com/@arnauddemanche/video/7319545213058370848

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #cinéma, #Scandale, #Depardieu, #Macron, #Feminisme, #abus sexuels, #viol, #Humour

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Publié le 23 Décembre 2023

Bonjour les amis,

Je ne regarde presque jamais la télé mais devant l'énorme impact médiatique du complément d'enquête consacré à Gérard Depardieu j'ai eu la curiosité de visionner hier soir cette émission.

Tout de suite je dois dire que le reportage m'a rapidement donné la nausée, surtout la partie consacrée au voyage officiel en Corée du Nord durant lequel Depardieu avait été invité par la présidence de la République.

Les allusions constantes de l'acteur, graveleuses et obscènes, vis-à-vis de la traductrice coréenne qui lui était assignée m'étaient vraiment insupportables. J'ai bien failli arrêter le visionnage. Aucun respect de Depardieu pour les gens du cru, pour leur culture nationale très pudique. Notre Gégé asseoit son gros cul dessus. A chaque fois qu'on sentait la traductrice extrêmement gênée Depardieu en remettait une couche, une grosse couche. Se croyant drôle il n'était que tristement obscène (devant un Yann Moix curieusement muet, ne sachant plus trop où se mettre). Dans le reportage on apprend qu'il pèse 124 kilos, mais c'est faux...il pèse trois tonnes tellement il est lourd !

Ses allusions sexuelles sur la fillette de 10 ans qui monte à cheval sont tout simplement à vomir.

Je ne reviendrai pas sur le reste de l'émission avec les récits (confirmés par des témoins) de Gégé qui glisse sa main dans les petites culottes des jeunes actrices et techniciennes. Apparemment il s'attaquait sans complexes aux débutantes mal assurées qui n'osaient pas porter plainte de peur de se voir grillées dans la profession.

Depardieu savait brouiller les pistes.  Il blaguait grassement et  palpotait tout le monde sur les plateaux de tournage, y compris les techniciens, sur l'air de la rigolade, sauf que lorsqu'il le faisait avec des jeunes filles plutôt mignonnes on n'était plus du tout dans le registre de la plaisanterie gauloise.

En ce qui concerne les viols dont il est accusé la justice tranchera, au moins, pour les cas qui ne sont pas prescrits. Je ne vais rien ajouter si ce n'est que je suis écoeuré par les "grandes amies" qui sortent du bois pour crier que Depardieu est innocent et qui accusent les victimes de rechercher une forme de publicité. Qu'est-ce qu'elles en savent ?...Quel manque de respect et d'empathie pour les victimes ! Plus de 13 dépôts de plainte devraient les inciter à davantage de prudence. Laissons la justice faire son travail.

L'intervention de Josée Dayan accusant dans l'émission une des victimes de rechercher une forme de notoriété m'a fait gerber.

Je n'ai jamais été un grand fan de Depardieu, et je n'ai jamais été dupe de ce personnage, mais ce reportage m'a profondément attristé, pour plusieurs motifs.

Depardieu (avec ses gros défauts qui me déplaisaient) était aussi pour moi le symbole de la France gauloise, paillarde, rigolarde. Une tradition qui remonte au moins à Rabelais et qui va jusqu'aux San Antonio de ma jeunesse avec l'inéffable Bérurier qui me faisait mourir de rire.

Depardieu était le dernier des Mohicans, celui qui avait encore les couilles de péter un grand coup dans les soirées un peu guindées et coincées du cinéma français et international. Malgré ses débordements et ses outrances je pouvais lui accorder aussi une certaine forme de panache.

Mais hier j'ai vu un personnage pathétique, une caricature, une boursouflure perverse digne du pépère ignoble qui fantasme sur les jeunes filles à la fin du roman VOYAGE AU BOUT DE LA NUIT de Louis-Ferdinand Céline.

 

Depardieu est officiellement déboulonné.

A partir de maintenant les producteurs et metteurs en scène ne peuvent plus le couvrir et faire comme s'ils ne savaient rien...Fini l'omertá.

Je ne sais pas s'il reste un avenir artistique à Depardieu mais il ne pourra plus jouer pour la galerie le rôle du personnage désinhibé qu'il s'est forgé. CLAP DE FIN !

D'habitude je me plains toujours des wokistes, de certaines néo-féministes et de leur influence néfaste.

Je me plains des excès du mouvement  #Metoo#  et également du hashtag  #balance ton porc# mais sur ce coup-là je n'ai rien à leur reprocher car Depardieu apporte  des tombereaux d'eau à leur moulin.

Qu'est-ce qu'il nous reste pour maintenir notre tradition gauloise?...Jean Dujardin?...peut-être...je ne sais pas...Le coq gaulois est une espèce en voie de disparition...Depardieu, de par sa grosse dégueulasserie, a précipité sa mise à mort !

La chute du dernier gaulois...

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Publié le 20 Juin 2023

Bonjour les amis,

J'ai découvert ce matin une archive de l'INA, très pertinemment commentée par Augustin Trapenard, dans laquelle Vladimir Nabokov répond à Bernard Pivot à une question au sujet de son roman LOLITA.

NB: Vous pourrez apprécier au passage la qualité de l'expression de Nabokov: le français était sa 3 ème langue (la première étant le russe et la seconde l'anglais). 

J'avais lu le livre et j'avais vu également l'adaptation cinématographique de Stanley Kubrik. Le gros problème c'est que Kubrik en apportant sa touche géniale personnelle a créé un archétype planétaire de la "nymphette sexualisée", qui ne correspond pas tout à fait à l'idée originale de son créateur.

Et là, il faut avouer que la mise au point de Nabokov est nécessaire. C'est la beauté innocente de Lolita, et non sa "perversité" qui hante l'esprit obsédé et torturé d'Humbert.

Nabokov rappelle dans un français absolument précis, rigoureux et délicieux que:

" Les sens de Lolita ne s'éveillent jamais sous les caresses d'Humbert Humbert."

Lolita est une jeune victime vampirisée par Humbert et si elle devait raconter elle-même son expérience une fois atteint son âge adulte on aurait un témoignage très proche du livre autobiographique de Vanessa Springora auquel j'avais consacré un article que vous pourrez lire sur le lien ci-dessous.

http://alea-jacta-est-ex-posteur.over-blog.com/2020/03/le-consentement.html

Finalement, et c'est un énorme paradoxe, Nabokov a créé un archétype littéraire universel, mais les différentes représentations et illustrations ultérieures en ont complètement dévoyé le caractère.

LOLITA est comme n'importe quelle enfant de son âge, innocente et enjouée, et le drame qu'elle va vivre n'existe qu'à cause du regard que Humbert porte sur elle.

James Mason dans le rôle d'Humbert

James Mason dans le rôle d'Humbert

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #Littérature, #Nabokov, #Lolita, #pédophilie, #abus sexuels

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Publié le 8 Octobre 2022

Bonjour les amis,

La hasard a fait que j'ai lu un roman et vu un film tiré d'un autre roman qui abordent une thématique semblable.

Commençons par le film, LES CHOSES HUMAINES d'Yvan Attal tiré du roman du même nom de Karine Tuil.

Voici le synopsis du film:

Un jeune homme est accusé d’avoir violé une jeune femme. Qui est ce jeune homme et qui est cette jeune femme ? Est-il coupable ou est-il innocent ? Est-elle victime ou uniquement dans un désir de vengeance, comme l’affirme l’accusé ? Les deux jeunes protagonistes et leurs proches vont voir leur vie, leurs convictions et leurs certitudes voler en éclat mais… N’y a-t-il qu’une seule vérité ?

Voici le résumé du livre:

Les Farel forment un couple de pouvoir. Jean est un célèbre journaliste politique français ; son épouse Claire est connue pour ses engagements féministes. Ensemble, ils ont un fils, étudiant dans une prestigieuse université américaine. Tout semble leur réussir. Mais une accusation de viol va faire vaciller cette parfaite construction sociale.
Le sexe et la tentation du saccage, le sexe et son impulsion sauvage sont au cœur de ce roman puissant dans lequel Karine Tuil interroge le monde contemporain, démonte la mécanique impitoyable de la machine judiciaire et nous confronte à nos propres peurs. Car qui est à l’abri de se retrouver un jour pris dans cet engrenage ?

Le spectateur est complètement tiraillé pendant plus de 2 heures entre deux versions, celle de l'accusatrice et celle de l'accusé, qui présentent chacune d'entre elles des incohérences. Les deux personnages vont commencer par mentir partiellement, rectifier leurs premières déclarations, mais la grave accusation de viol se maintiendra.

Le metteur en scène nous montre une justice qui atteint ses propres limites indépassables car, finalement, les deux protagonistes racontent la même histoire mais chacun d'entre eux avec un ressenti différent.

Il se pourrait bien que chacun ait raison à sa façon et que nous soyons face à deux vérités parallèles....

Dans un tel contexte, les réseaux sociaux qui jugent avant la justice (qui est lente dans le film puisqu'elle s'étale sur plus de 2 ans) ont un puissant effet pervers et destructeur. Depuis les hashtags #meetoo# et #Balance ton porc# la justice ne dispose plus de la sérénité dont elle a besoin pour s'exercer avec équité.

Les deux protagonistes voient leur vie grandement détruite avant même que l'affaire ne soit jugée.

Vérités parallèles...

J'ai lu également  CHER CONNARD le livre de Virginie Despentes qui est une auteure que je n'aime pas beaucoup mais je reconnais que son roman épistolaire est un bon livre, assez astucieux, écrit avec un vrai talent littéraire, dans lequel Despentes s'exprime au travers de 3 personnages différents dont un homme qui est écrivain. Cet écrivain se fait accuser d'abus sexuel (abus, et pas viol cette fois-ci...) et ne comprend rien à ce qui lui arrive, à ce qui lui tombe dessus.
Ce qui a fait partie de toute notre culture amoureuse depuis plus de 2000 ans devient soudain suspect, qualifié d'abus, de délit...

Une fois encore l'accusée et l'accusatrice racontent la même histoire mais avec des ressentis différents, et encore une fois les réseaux sociaux mettent en danger autant l'accusatrice que l'accusé.
Dans ce livre habile Despentes enterre la hache de guerre entre les 2 sexes et s'écarte des féministes wokistes....un livre intelligent, complètement dans l'air de notre temps.

 

 

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