Publié le 7 Mars 2026

Bonjour les amis.

Ce matin nous avons réalisé la 3 ème répétition du concert prévu pour le 14 juin prochain et auquel j'avais déjà consacré 2 articles (mis en lien dans la phrase suivante). Sont au programme de ce concert le TE DEUM de Bizet et la Messe à Ste Cécile de Gounod.

Nous avions déjà fait le tour des 2 oeuvres mais aujourd'hui nous avons attaqué la dernière partie du TE DEUM que nous avions laissé à part: il s'agit du 4 ème mouvement qu'on surnomme la grande fugue.

Grande, elle l'est, assurément !

Voici, avant de passer à l'écoute, une explication détaillée faite par un musicologue.

Contrastant fortement avec l'expression intimiste de l'Andante, le quatrième mouvement du Te Deum est conçu par Bizet comme une vaste fugue chorale à quatre voix sur le texte « Fiat misericordia tua, Domine, super nos, quemadmodum speravimus in te » (Que ta miséricorde, Seigneur, soit sur nous, comme nous avons espéré en toi).

Le thème de cinq mesures introduit un premier développement de vingt mesures, suivi d'un interlude d'égale durée. Dans le second développement, la séquence d'entrée des voix principales est interrompue par la répétition de cet interlude, intensifiant ainsi la tension dramatique. Il s'achève sur une pédale de dix mesures aux basses, sur laquelle le chœur des sopranos reprend le motif principal, en cadence jusqu'à la dominante en la, deux octaves au-dessus du do central. Un nouveau développement débute alors aux basses, où Bizet présente le thème principal de manière très entrelacée . Ce rétrécissement conduit, après un intermède séquentiel , à un quatrième développement, dans lequel Bizet met un nouveau texte sur le sujet de la fugue, à savoir le vers final « In te Domine speravi, non confundar in aeternum» ( En toi, Seigneur, j'ai espéré (j'ai mis mon espérance), que je ne sois pas confondu (déçu/honteux) pour l'éternité ) .

Bien que le texte liturgique original soit désormais intégralement intégré, Bizet ajoute un cinquième mouvement à son Te Deum , dans lequel, à l'exception de la phrase finale, le premier mouvement , le Te Deum laudamus, est repris note pour note. Par un procédé compositionnel ingénieux, il parvient à un effet formel saisissant : il intègre cette reprise dans son intégralité, avec une transition brillante, à la grande fugue du quatrième mouvement.

Ce mouvement qui ne dure que 4 minutes est réellement très dense, intense, rapide, très articulé et demande une énorme concentration de la part des choristes. Quand je dis "rapide" je ne parle pas du tempo mais de l'articulation des notes pour les chanteurs.

Ce sont nous, les basses, qui lançons le mouvement choral avec cette première ligne mise en lien ci-dessous.

Fiat misericordia tua...

Il m'a fallu déjà quelques heures d'étude minutieuse pour pouvoir interpréter la partie basse qui me concerne, et il m'en faudra encore quelques autres pour la maîtriser de bout en bout.

Le texte musical plein de variations vocales ne se répète jamais de la même façon. Quand on attaque le FIAT MISERICORDIA TUA c'est un peu comme disputer un grand prix de Formule 1: tout va très vite et au millimètre !

Et quand on revient au TE DEUM  final (à 2 min 50 secondes sur la vidéo) on peut enfin se lâcher !...et se réjouir du résultat !

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #Musique classique, #TE DEUM, #Bizet, #choeur, #chorale, #Musique sacrée

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Publié le 5 Mars 2026

Bonjour les amis.

Dans mon post d'hier j'ai parlé du renouveau de la rumba en Espagne sans même mentionner le groupe ESTOPA qui a profondément marqué les 20 dernières années et qui a été le principal moteur de ce renouveau.

Ce groupe a été fondé par les frères Muñoz, enfants de parents originaires d'Extremadure immigrés en Catalogne, dans le Nord de l'Espagne. Ils ne sont pas jumeaux contrairement à ce que j'ai raconté hier par erreur à Rosemar dans le post d'hier.

Il me faut d'abord expliquer le nom du groupe.Techniquement parlant ESTOPA signifie "étoupe" c'est à dire ce mélange de chanvre ou de lin utilisé pour les réparations en plomberie, mais dans le cas qui nous intéresse il signifie aussi autre chose.

Les frères David et José Muñoz, avant d'accéder à la célébrité, travaillaient dans une usine filiale de SEAT à Martorell qui produisait des pièces pour automobiles.
Pendant qu'ils travaillaient à la chaîne de production, leur contremaître leur criait « Dale estopa ! » ( donnez-vous à fond!) pour les empêcher de ralentir et accélérer la production de pièces.
En Espagne, l'expression « dar estopa » est utilisée familièrement pour demander à quelqu'un de travailler plus dur, avec plus d'énergie ou plus vite. Elle peut aussi signifier « lui mener la vie dure » ​​ou, dans d'autres contextes, le corriger violemment.
Les frères ont décidé d'adopter ce mot comme nom du duo car il représentait l' énergie, l'attitude directe et le rythme qu'ils souhaitaient imprimer à leur musique, tout en rendant hommage à leurs racines ouvrières.
 

J'ai choisi pour vous présenter ESTOPA la chanson « Partiendo La Pana », une expression espagnole qui signifie s'amuser, se faire remarquer et « faire sensation » lors d'une soirée, avec des références à l'ivresse, à la musique et à l'ambiance de la rue. Les paroles de la chanson mettent l'accent sur la joie et le lâcher-prise, dans le style rumba-catalane caractéristique des frères Muñoz.

« Partiendo La Pana », nous plonge dans une histoire aux allures de fable urbaine, se déroulant dans un bar de Cornellá. Le récit s'articule autour d'un personnage charismatique et populaire qui entre dans le bar «partiendo la pana », c'est-à-dire qu'il capte l'attention et suscite l'admiration des clients. Généreux, il offre des verres à tout le monde et conquiert le cœur de la fille du propriétaire.

Cependant, la chanson prend une tournure inattendue lorsque le père de la jeune fille intervient, sautant par-dessus le comptoir, un couteau à jambon à la main et l'air menaçant. La situation dégénère jusqu'à ce qu'il sorte un pistolet et que des coups de feu retentissent dans le bar. Le narrateur observe la scène depuis l'embrasure de la porte, désireux de prolonger la fête malgré le chaos. La chanson s'achève sur l'arrivée imminente de la police, surnommée « la pasma » en argot espagnol.

Les paroles de « Partiendo La Pana » peuvent être interprétées comme une critique de la culture de la violence et de la masculinité toxique, où les démonstrations de pouvoir et de contrôle sur autrui deviennent un spectacle. Elles reflètent aussi la réalité de nombreux bars de quartier, où les tensions peuvent rapidement dégénérer et où les soirées festives peuvent virer au drame. Estopa, groupe reconnu pour son style de rumba catalane aux influences rock et flamenco, utilise un langage familier et direct pour raconter des histoires du quotidien avec une pointe d'humour et un regard critique sur la société.

Je vous mets en lien ci-dessous d'abord les paroles originales accompagnées d'une traduction française suivies du clip vidéo.

J'adjoins 2 chansons à ma présentation d'ESTOPA:

-  VINO TINTO ( vin rouge) une autre chanson bien rythmée et  qui claque bien. 

-  COMO CAMARON ( Comme Camaron)  qui parle de la passion, de la folie amoureuse, et de l'abandon total.

NB: Camarón était un chanteur très populaire, au style intense, mort prématurément à la manière de Jimi Hendricks, et qui a complètement bouleversé le chant flamenco dans les années 70.

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #chanson, #rumba, #Espagne, #Catalogne, #pop, #musique, #culture

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Publié le 5 Mars 2026

Bonjour les amis.

Quand on parle de rumba en France ça évoque surtout les années cinquante et des chanteurs comme Tino Rossi, mais en Espagne la tradition s'est maintenue à travers toutes les générations jusque maintenant, avec des jeunes artistes qui continuent de reprendre le flambeau.

Je vous donne un petit exemple aujourd'hui avec une chanson de Mélendi datant de 2003 et qui fait partie du répertoire des bals populaires qui animent les fêtes en Espagne.

Je vous avais déjà parlé de Melendi  sur ce lien-ci.

Avec sa chanson CON LA LUNA LLENA (avec la pleine Lune) on n'est pas dans le registre des chansons à texte mais plutôt dans la tradition des airs populaires qui sont dans l'air du temps et qu'on aime se fredonner sous la douche.

Bien que la chanson ait un ton festif et léger, les paroles racontent une histoire de chagrin d’amour, de nostalgie et de contradictions émotionnelles . Le protagoniste décrit comment l’absence d’une personne chère l’affecte, mêlant des éléments du quotidien à la figure de la Lune, témoin de sa solitude et de ses excès.

Je vous mets en lien d'abord les paroles originales avec leur traduction française ainsi que 2 clips vidéos. L'intérêt du deuxième clip étant que vous pouvez suivre les paroles au fur et à mesure qu'elles sont chantées. J'aime bien la pulsion rythmique quand Melendi attaque le refrain à 44 secondes sur la 1ère vidéo.

CON LA LUNA LLENA s'inscrit dans le genre rumba-pop , qui a marqué les débuts de Melendi, caractérisé par l'utilisation de guitares espagnoles, de percussions et une interprétation vocale très personnelle qui j'espère vous plaira.

PS: J'ai appris beaucoup de danses traditionnelles espagnoles (notamment la jota par exemple).

Mais quand je suis dans une fête en Espagne je ressens toujours une certaine gêne pour danser sur des rumbas, et aussi sur du flamenco, car les espagnols ont une certaine grâce naturelle dans leurs mouvements que je n'essaie pas d'imiter car je me sentirais ridicule à côté d'eux.

Comme s'exclamait avec lucidité Jean Ferrat dans la chanson A SANTIAGO.

 " Et moi qui danse comme un troène ! "...🤣

En ce qui concerne les danses flamencas j'avais partagé une vidéo qui en explique les rudiments  ici.

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #Espagne, #Rumba, #Variétés, #chanson, #ferrat, #danse

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Publié le 4 Mars 2026

Bonjour les amis.

En marge de la guerre au Moyen-Orient, et de ses drames, le conflit provoque parfois des situations pour le moins comiques et assez jubilatoires.

En effet certaines influenceuses françaises parties à Dubaï qui ont passé leur vie à "cracher" sur leur pays, sont redevenues miraculeusement françaises en moins de 24 heures. 

Trump a finalement provoqué un miracle surprenant et inattendu, comme un drôle d'effet collatéral !

Ces influenceuses qui n'avaient de cesse de vilipender leur terre natale sont redevenues complètement françaises en moins de 24 heures.

Explications sur le lien ci-dessous.

Avouez que ça ne manque pas de sel car ces personnes sont parties pour ne pas payer d'impôts et se sont enrichies grâce à un public qui vit en France, un public français avec une mentalité "wokiste décoloniale" toujours prêt à dénigrer le pays qui a accueilli leurs parents, grands-parents voire arrière-grands parents.

Ces influenceuses devenues riches n'existeraient pas sans la France. Elles ne seraient absolument personne !

Et finalement dès que ça chauffe un peu dans leur paradis fiscal, elles appellent au secours la mère Patrie...Bin voyons !

Le facebooker Dills Viet les assaisonne bien et de manière plus que méritée sur son canal. Je vous mets le lien.

https://www.facebook.com/reel/2013184049594546

Parmi ces influenceurs, Nabilla ou encore Maeva Ghennam qui publie de nombreuses storys sur ses réseaux sociaux. Cependant, cette dernière est frappée par un travel ban, qui l’empêche de quitter Dubaï, et les Émirats arabes unis.

"Si jamais il y a une grande guerre, il faut partir. On est Français. La France, protégez-nous", déclare sur ses réseaux la jeune femme. 

Ne vous méprenez-pas chers amis. Je ne me réjouis certainement pas du fait que ces personnes doivent quitter les lieux. Je ne suis pas du genre à rire du malheur des autres et je ne souhaite de mal à personne.

Non, ce que je trouve jubilatoire c'est que leur énorme hypocrisie soit mise de manière éclatante au grand jour.

PS: Histoire de redevenir sérieux, loin des turpitudes des influenceurs, voici un débat intéressant avec Pierre Lellouche et Hubert Védrine qui ne croit ni à une possible 3 ème guerre mondiale, ni à un conflit de longue durée.

Puisse-t-il avoir raison ! ...🙏🙏🙏

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #guerre, #Dubaï, #paradis fiscal, #influenceurs, #wokisme, #France, #Iran, #Hubert Védrine

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Publié le 2 Mars 2026

Dédié à Monsieur Armand, professeur de musique.

Saut d'une truite aquarelle de Winslow Homer (1889) - Portland Museum of Art, USA

Saut d'une truite aquarelle de Winslow Homer (1889) - Portland Museum of Art, USA

Bonjour les amis et bon lundi à vous.

Dans notre programme choral de printemps de cette année une large place sera consacrée au romantisme allemand et nous allons donc présenter l'inévitable et hyperconnue TRUITE de Schubert.

Cette truite me ramène immanquablement à mon adolescence car j'avais étudié cette pièce en 3 ème au collège Eisen de Valenciennes dans la classe de musique de Monsieur Armand qui nous accompagnait au piano.

Je n'oublierai jamais les premiers vers que j'entonnais de manière assez enthousiaste.


Voyez au sein de l’onde, ainsi qu’un trait d’argent,
La truite vagabonde, braver le flot changeant.
Légère, gracieuse, bien loin de ses abris,
La truite va joyeuse, le long des bords fleuris...

 Quand j'y repense aujourd'hui, avec mon expérience de choriste un peu plus aguerri, je me dis qu'à l'époque je devais très probablement marquer trop les syllabes, sans doute en les martelant (c'est le défaut de tous les débutants, et aussi de certaines chorales très "amateures").

Je me souviens également d'une anecdote qui paraît impensable aujourd'hui. Monsieur Armand nous accompagnait au piano avec une clope au coin du bec dont la cendre s'allongeait dangereusement au fur et à mesure de l'interprétation du morceau. Toute la classe l'observait avec attention avec l'espérance (vive mais non-dite) que la cendre finisse par tomber sur le clavier mais Monsieur Armand maîtrisait également l'art de fumer et arrivait toujours à  mettre sa cendre dans le cendrier une fraction de seconde avant qu'elle ne chute sur son instrument, frustrant donc à chaque fois notre désir collectif de rigoler un bon coup. Fin de la parenthèse.

Donc je reviens en 2026 vers cette oeuvre profondément gravée dans mon esprit, 54 ans après l'avoir chantée.

Remettons-nous d'abord en mémoire la version originale de Schubert.

Nous interpréterons la TRUITE sur un texte espagnol (LA TRUCHA), à capella et aussi à 4 voix (sopranos-altos-ténors-basses). Je peux oublier complètement ce que j'ai appris au collège car dans ma partition de Basse nous ne chantons à aucun moment la mélodie que tout le monde connaît.

Voici ci-dessous à quoi ressemblera ce que nous chanterons. A noter de belles variations après le premier couplet.

Enfin il est rigoureusement impossible pour moi de vous parler de la TRUITE de Schubert sans mentionner la parodie hilarante de Francis Blanche interprétée avec brio par les Frères Jacques.

Les paroles de notre célèbre humoriste racontent avec humour l'obsession d'une jeune femme pour la mélodie de Schubert, au point qu'après un incident lors d'une tempête, elle finit par donner naissance à une truite nommée « Schubert ».

Voici pour finir un lien d'intérêt avec ce podcast de France Culture.

Et puis aussi une photo de classe de Monsieur Armand avec ses élèves en 1970. C'était un professeur qui avait de l'autorité...et qui me laisse un très agréable souvenir.

La TRUITE de Schubert dans tous ses états...

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Publié le 1 Mars 2026

Bonjour les amis.

C'est trop tôt pour que je me lance dans un billet sur l'élimination de Khamenei. 

Evidemment, personne n'est dupe. Cette élimination n'est pas légale et ne s'est pas décidée au nom de la justice, ni de la liberté mais en vertu d'autres intérêts purement impérialistes.

Je n'applaudis pas mais je ne vais pas non plus verser des larmes de crocodile sur un tyran qui a martyrisé son peuple.

Extrait de ce qu'a écrit Sarah Knafo:

Khamenei a incarné quarante ans de régime islamique, d'oppression contre son peuple et de terrorisme. 
Mes pensées vont au peuple iranien, un grand peuple, martyrisé par ce régime, qui mérite enfin de vivre libre. C'est aux Iraniens, et à eux seuls, qu'il appartiendra d'écrire la suite de leur histoire. 

Difficile de ne pas entendre une petite voix qui me susurre au coin de l'oreille que parfois certains dirigeants peuvent avoir raison pour de mauvais motifs.

Est-on si sûr que cette élimination ne permettra pas de mettre un coup de frein au programme militaire nucléaire?

Est-on si sûr que la mort du guide suprême ne facilitera pas la voie pour le peuple iranien qui permettra la chute du régime des Mollahs ?

Est-on si sûr que cette élimination n'aura pas un caractère préventif qui bénéficiera à l'humanité toute entière?

Je ne suis pas en mesure d'apporter des réponses (ni moi ni personne d'ailleurs) mais je peux au moins formuler le voeu qu'il n'y aura pas d'escalade guerrière, que les négociations vont reprendre, et que cette élimination ouvrira la voie à la libération de tout un peuple et à de nouvelles relations entre l'occident et ce pays.

Ainsi soit-il ! Amen !

PS: Je me permets une dernière petite touche d'humour noir...un peu simpliste sans doute, mais il y a de ça aussi !

Tout ça n'est pas très légal, je sais, je sais...mais il y a un mais !

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #USA, #Trump, #Attaques, #Iran, #Khamenei, #gardiens de la révolution, #Netanyahou, #Israël

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Publié le 28 Février 2026

Bonjour les amis.

J'ai pris connaissance du fait que Jean-Luc Mélechon s'était permis d'ironiser dans un meeting à Lyon d'une manière très douteuse sur la prononciation d'un nom d'origine juive.

Rappel des faits sur l'article ci-dessous.

Pierre Desproges à qui on avait posé la question de savoir si on peut rire de tout avait répondu:

" Oui, mais pas avec n'importe qui...".

Or, avec Mélenchon les suspicions d'antisémitisme sont très lourdes. Faut-il rappeler que LFI n'avait pas voulu considérer que le Hamas est une organisation terroriste après les pogroms du 7 Octobre 2023 et que la formation de Mélenchon a perdu son procès en diffamation contre Raphael Einthoven qui a été relaxé par le tribunal qui a considéré, au vu des pièces présentées par Maître Richard Malka, que celui-ci était dans son droit de penser que LFI était un parti "passionnément antisémite" 

Dans un tel contexte sulfureux la saillie de Mélenchon devient tout simplement détestable.

La meilleure réponse à Mélenchon vient peut-être de son ex-collaborateur Alexis Corbière.

La voici ci-dessous.

Et vous trouvez ça drôle ?

La fin de cette citation de Corbière pose un autre problème bien plus grave qu'il m'est difficile de mesurer vu d'Espagne. Les articles que je lis sur ce sujet n'éclairent pas beaucoup ma lanterne. Je m'en explique:

Il y aura dans de nombreuses villes françaises des listes communes avec LFI  pour les municipales de Mars 2026. Or, Mélenchon pose un problème réellement inédit en France, et aussi sur cette planète.

Il représente (à ce jour) à la fois le premier parti de gauche mais aussi la personnalité la plus détestée de ses concitoyens. Ça, c'est pas banal et ça complique énormément les choses.

Comment va réagir un électeur de gauche qui verra des LFIstes dans la liste qui lui sera proposée ? Je n'en sais rien mais on peut imaginer le pire, à savoir que l'impopularité de Mélenchon plombe les chances de n'importe quelle liste où apparaîtrait un LFIste.

Comment les autres partis de gauche doivent-ils s'y prendre dans un tel contexte ?

Là encore la réponse n'est pas simple. Grosso modo il y a deux possibilités:

1.- la gauche non LFIste, et notamment socialiste, installe un cordon sanitaire...c'est un peu tard pour Mars 2026 mais envisageable pour la suite des événements. Le problème majeur étant qu'une stratégie sans union se voit irrémédiablement vouée à l'échec.

2.- le reste de la gauche se tient à distance de LFI en espérant que les électeurs sauront faire la part des choses.

Cette dernière option semble la plus probable, la plus raisonnable, mais suppose le pari pour le moins risqué que l'électeur saura mettre de côté son éxécration envers Mélenchon et les siens. Réponse très bientôt et dans les urnes cette fois-ci.

Je terminerai ce billet en m'interrogeant sur la profonde irresponsabilité du leader des insoumis qui s'enferme chaque jour davantage dans un piège qu'il s'est lui-même tendu de toutes pièces et dont il semble maintenant totalement incapable de se dépêtrer sans aggraver sa situation. Il ne peut s'empêcher d'envisager l'avenir de sa formation que comme une confrontation des siens contres les autres, des autres qu'il a convertis en fascistes pour rendre son combat légitime. C'est tellement manichéen que ça en devient risible, tragiquement risible...grotesque !

Celui qui s'est présenté en son temps comme le sauveur de la gauche pourrait bien se convertir en son fossoyeur.

PS: Pour terminer sur une vraie note d'humour (et ne pas rester sur l'humour rance et puant du camarade Méluche) je vous remets un extrait de FRANKENSTEIN JUNIOR de Mel Brooks avec la reaction agacée du jeune Dr Frankenstein qui réagit très mal quand on prononce son nom d'une certaine manière...à 48 secondes sur la vidéo...🤣

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Publié le 26 Février 2026

Bonjour les amis.

L'un des jeunes ténors qui s'est adjoint l'année dernière à notre groupe choral est un étudiant indien qui est venu passer quelques années en Espagne où il étudie la musique et intervient aussi en tant qu'assistant dans un lycée. Comme son vrai nom est un peu long à prononcer tout le monde le prénomme à sa demande Abhi qui est son diminutif.

Notre jeune ténor Abhi...

Notre jeune ténor Abhi...

VANDE MATARAM, cet hymne dont l'Inde toute entière vient de célébrer les 150 ans...

Abhi a proposé à notre directrice de chant que nous interprétions un hymne de son pays.

Il s'agit de VANDE MATARAM.

L'auteur Bankim Chandra Chatterjee vivait dans la même ville que Abhi à 10 minutes à pied de sa maison natale.

Bankim Chandra Chatterjee

Bankim Chandra Chatterjee

"Vande Mataram" est une expression sanskrite qui signifie "Je te salue, ô Mère" ou "Mère, je me prosterne devant toi". Il s'agit du chant national de l'Inde, qui a joué un rôle crucial dans le mouvement d'indépendance du pays contre la domination britannique.

Pour vous présenter cette chanson que tous les indiens connaissent je vous invite à lire d'abord le lien ci-dessous dans lequel est traduit le poème complet qui inspire VANDE MATARAM.

Passons à l'écoute d'abord et ensuite je ferai certains commentaires spécifiques qui concernent la technique de chant.

Pour une chorale européenne il y a deux difficultés.

D'abord la langue indienne bien sûr et nous allons apprendre le texte de manière phonétique. Cette partie-là sera simple pour nous car Abhi corrigera notre prononciation et nos intonations.

La deuxième partie est plus compliquée et tient à l'écriture musicale. En effet la musique indienne n'est pas construite sur notre système tonal occidental. Dans notre système tonal l'intervalle le plus petit entre 2 notes est le demi-ton (intervalle qui existe sur un piano entre une touche noire et la touche blanche adjacente).

Mais la musique indienne utilise des micro-intervalles, dont certains s'apparentent au quart de ton, appelés shruti. Ces intervalles subtils permettent des inflexions mélodiques (gamak) et enrichissent les rāgas, créant des tensions et des émotions spécifiques. Contrairement à la gamme tempérée, la musique indienne repose sur des intervalles plus fins, souvent perçus comme des variations de notes principales.

Abhi nous a fait un enregistrement de sa voix avec des trilles vocales qui utilisent ces quarts de tons mais, en ce qui nous concerne nous interpréterons le chant comme sur la vidéo c'est à dire sans ces ornementations qui sont complètement hors de notre portée.

Chanter VANDE MATARAM sera un vrai challenge pour notre groupe choral, un challenge assez enthousiamant qui nous permettra d'aller à la rencontre d'une autre cullture, d'autres richesses, et d'avoir le grand plaisir de présenter cet hymne au public.

Lien d'intérêt.

La fiche wikipedia en anglais est de loin la plus complète des fiches occidentales consacrées à cette chanson. Il vaut mieux aller sur cette fiche, quitte à utiliser le traducteur Google, plutôt qu'aller sur la fiche française ou espagnole.

https://en.wikipedia.org/wiki/Vande_Mataram

 

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Publié le 25 Février 2026

Bonjour les amis.

Hier soir en rentrant de ma répétition chorale j'ai entendu dans ma voiture une pièce du baroque vénitien  de Benedetto Marcello intitulée TI SENTO, AMOR, TI SENTO. Je vous avais déjà parlé récemment du frère de Marcello, Alessandro Marcello dont le concerto pour hautbois avait inspiré la musique de l'ancien générique d'Antenne 2.

Cette cantate est écrite pour voix de soprano et basse continue. Elle suit la forme classique de l'époque alternant airs et récitatifs :
Aria (Comodo) : Ti sento, Amor, ti sento (en ré mineur).
Récitatif : Dorinda sventurata.
Aria (Allegro) : Pur che tu m’ami (en ré mineur).

L'œuvre est décrite comme un lamento ou un chant de plainte sur l'infidélité amoureuse. Le texte évoque la souffrance de la protagoniste (Dorinda) face à l'absence ou l'indifférence de son amant, Tirsi.
Contrairement à la fougue dramatique d'un Vivaldi, Marcello privilégie ici une approche plus sobre et mesurée. La musique utilise le contrepoint pour illustrer subtilement les tourments intérieurs plutôt que l'explosion de colère.
Le livret (d'auteur inconnu) utilise des métaphores baroques classiques : le "grand feu" de l'amour qui consume l'âme et la perte de la "paix et du calme".

Voici le texte italien suivi d'une traduction et d'un enregistrement de l'ensemble LA FLORIDIANA :


Ti sento amor, ti sento
Ch’il sen col tuo gran foco
Accendi a poco a poco
E struggi l’alma.
Almen d’egual ardore
Avvampi a Tirsi il core
E perda s’io lo perdo
E pace e calma.

Je te sens, mon amour, je te sens.
Que ton grand feu
Enflamme peu à peu mon cœur
Et consume mon âme.
Avec une ardeur égale,
Que le cœur de Thyrsis s'embrase
Et s'éteigne si je le perds
Et paix et sérénité.

Donc hier soir, dans ma voiture, en découvrant cette aria que je ne connaissais pas et surtout en entendant la voix divine de Nurial Rial j'ai eu un véritable coup de coeur.

En faisant des recherches je me suis rendu compte que la voix de la soprano catalane Núria Rial est largement reconnue dans le monde de la musique classique, en particulier pour son interprétation du répertoire baroque et classique. Pureté et luminosité sont les points clés qui caractérisent sa voix cristalline. Son timbre possède une qualité aérienne, particulièrement efficace pour exprimer la douceur et la fragilité.

Ce sera mon coup de coeur de la semaine.

Nuria Rial

Nuria Rial

PS: Mon billet du jour est consacré à l'aria de cette cantate de Benedetto Marcello mais, afin de ne pas laisser les choses à moitié, je vous mets également en lien les paroles de la suite de la cantate ainsi que les 2 vidéos.
Recitativo
Dorinda sventurata
Dov’è la libertà, dov’è la pace
A te sì cara un tempo? E dove sono
Gli sguardi altieri e l’orgogliosi accenti?
Misera che in dolenti
lacrime il ciglio stempri ed in sospiri
Sciogli le labbra addolorate e meste
Tirsi arsi di queste
mie gravissime doglie
prima sola cagion Tirsi ove sei?
Deh vieni e i pianti miei
Con l’amor tuo consola
Vieni cor mio né mi lasciar più sola.

Aria (re minore)
Pur che tu m’ami
Fa’ ciò che brami
Di questo cor.
Già tua son io
E nulla è mio
Fuor ch’il dolor.

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #Musique classique, #Baroque, #cantate, #Chant, #Marcello, #Venise, #Italie, #Nuria Rial

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Publié le 21 Février 2026

Bonjour les amis.

La semaine prochaine nous attaquerons avec mon groupe choral l'étude d'une chanson péruvienne  hyperconnue en Amérique latine et dans le monde hispano en général. Il s'agit de FLOR DE CANELA (fleur de cannelle).

Avant d'aller plus loin je vous invite à lire l'article du lien ci-dessous qui explique très bien les conditions historico-sociales dans lesquelles est née cette chanson qui fait complètement partie de l'imaginaire collectif péruvien. Vous y trouverez également le texte original ainsi qu'une traduction en français.

La chanson est un hommage à Victoria Angulo, une amie afro-péruvienne de Chabuca Granda, qui incarnait l'élégance, la grâce et l'esprit de la Lima d'antan.
Les paroles décrivent le trajet de cette femme depuis le "Puente de Palo" (vieux pont en bois, aujourd'hui pont Santa Rosa) jusqu'à la "Alameda de los Descalzos" dans le quartier traditionnel du Rímac.
Plus qu'un simple portrait, la chanson est une exaltation poétique de la ville de Lima, de sa tradition, de son histoire et de son identité culturelle.

Il existe 50 000 versions de cette "chanson-hymne de tout un peuple" sur youtube mais j'en ai choisi une très épurée de Feli Colina, une chanteuse qui a une voix très fraîche et qui s'accompagne toute seule à la guitare. 

La version que nous interpréterons à capella est celle d'Alfredo Morales. Un arrangement dans lequel les voix (sopranos-altos-ténors-basses) se répondent en écho...

C'est la version qui est sur le lien ci-dessous.

Dans mon groupe choral cette chanson est très connue mais, encore une fois, ce n'est pas le cas pour moi et j'ignorais tout de FLOR DE CANELA il y a encore seulement 48 heures de cela.

Mais pour mes collègues choristes aussi il y aura du travail car ils connaissent tous la mélodie, certes, mais pas les lignes musicales de l'arrangement d'Alfredo Morales. En fait, pour moi c'est presqu'un avantage de ne pas connaître la chanson car je travaille la partition sans à-priori, sans être pertubé dans mon esprit par la mélodie que je ne connais pas, et en me concentrant sur ce que font les basses. Cela peut paraître paradoxal mais c'est comme ça. Quand on ne connaît pas une pièce on chante les notes qui sont écrites sur la partition, mais quand on la connaît on a tendance à chanter la mélodie, et pas ce qui est écrit !

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Rédigé par alea-jacta-est

Publié dans #Perou, #Folklore, #Chanson, #Choeur, #Lima, #Poésie

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