Oleg Petrasyuk, ce grand photographe ukrainien bravant tous les dangers pour témoigner...

Publié le 18 Novembre 2025

Bonjour les amis,

Aujourdhui je vais vous parler un peu d'Oleg Petrasyuk, un reporter exceptionnel qui travaille dans des conditions extrêmement dangereuses pour témoigner, avec un énorme talent de photographe, de la réalité de la guerre en Ukraine et de la situation sur le front.

Pour vous le présenter je vous invite à lire cette page ci-dessous, une page dans laquelle vous pourrez apprécier la grande qualité de son travail. 

Il y commente lui-même ses photos qui sont d'une incroyable richesse tant visuelle que symbolique.

Oleg Petrasyuk partage son quotidien sur sa page facebook que voici.

https://www.facebook.com/oleg.petrasiuk

Une page qui mérite qu'on s'y arrête. Petrasyuk évite de publier des photos qui pourraient renseigner les russes, raison pour laquelle il en publie d'autres avec un retard volontaire.

Il a ouvert également un compte instagram.

https://www.instagram.com/olegpetrasiuk_photo/

Le quotidien EL PAIS vient de consacrer un article entier aux reporters qui travaillent en Ukraine, soulignant que les conditions de travail sont devenues incroyablement dangereuses à cause des drones russes et aussi des bombardements aveugles. Les reporters doivent prendre d'énormes précautions car ils sont autant exposés que les soldats.

J'ai choisi pour terminer mon billet une des photos de Petrasyuk que voici ci-dessous.

Oleg Petrasyuk, ce grand photographe ukrainien bravant tous les dangers pour témoigner...

Voici le commentaire de Petrasyuk:

Cette photo illustre la guerre non seulement dans sa dimension matérielle, mais aussi dans sa dimension culturelle. C'est une sorte de scène de guerre à l'échelle de l'histoire, de la culture et de la spiritualité. Le simple fait qu'un hôpital ait été installé dans l'église témoigne de l'attitude des Russes envers la culture étrangère. On y voit des traces de sang, de chaos et de destruction. Et au centre de ce désordre se dresse l'armée ukrainienne, symbole du retour de l'ordre et de la force.

Cette photo a été prise lors de la contre-offensive d'automne, environ six jours après la libération du village. J'étais sur le point de terminer mon reportage photo dans la région de Kharkiv, mais j'ai vu une photo de cette église sur le compte Instagram d'un militaire et j'ai décidé que je devais absolument y aller.

J'ai attendu cinq heures dans l'église pour saisir l'instant parfait, qu'une personne, dans la bonne ambiance, sous la bonne lumière, apparaisse dans le cadre. J'ai peut-être manqué de chance, mais je ne voulais tout simplement pas partir. Pendant l'attente, j'ai photographié les détails, j'ai étudié l'espace.

En général, j'adore les photos avec des gens. Ils leur donnent plus de vie, plus de sens. Cette photo en est un parfait exemple.

On dit parfois qu'une seule photo peut changer le sort d'une guerre, comme par exemple celle de la petite fille brûlée par le napalm lors de la guerre du Vietnam.

Malheureusement la Russie ce n'est pas les USA, elle est redevenue une dictature qui pratique une censure implacable et la réalité de la guerre en Ukraine n'est pas accessible à la grande majorité des russes. La nouvelle Russie de Poutine est un pays dans lequel ceux qui sont contre la guerre sont accusés de trahison et envoyés en prison.

PS: Hors-sujet.

Jon Voight qui est un comédien admirable, notamment dans les films MACADAM COW-BOY ou DELIVRANCE, ne vieillit malheureusement pas très bien et sombre un peu dans la parano. Il vient de publier une vidéo dans laquelle il implore Trump d'agir contre le nouveau maire de New-York qui a été élu de manière très démocratique.

Ecoutez-le sur la vidéo qui apparaît sur le lien ci-dessous.

 

Cette manière d'interpeller le chef de l'Etat américain participe de ce nouveau climat de guerre civile qui n'est certainement pas la meilleure manière de préserver les USA des dangers qu'il expose...

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R
Beaucoup de courage de la part de ce reporter photographe : des images terribles. Hélas, la guerre en Ukraine s'éternise, l'armée russe semble gagner du terrain. On n'en voit pas la fin.
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A
Merci Caius pour ces interrogations de De Wever sur le fait d'utiliser une confiscation dont la légitimité internationale n'est pas acquise pour financer l'aide aux ukrainiens. <br /> Par ailleurs, les partis populistes européens se jettent sur les affaires de corruptions comme des morts de faim pour demander un arrêt des aides à l'Ukraine et se déchaîner contre Ursula Von Der Leyen et contre Macron...<br /> Markowitz explique que l'aide arrive finalement, péniblement, mais toujours avec 2 ou 3 métros de retard ce qui la rend partiellement , voire totalement inefficace, et c'est peut-être ça le plus grave. Les européens consentent de lourds sacrifices qui se révèlent inefficaces car trop tardifs.<br /> Quant au 2 poids 2 mesures de Donald Tusk, ce n'est pas très surprenant. Notons, de manière générale, qu'il y a chez les polonais une parano envers les russes qui se comprend historiquement, mais qui ne doit pas faire perdre la lucidité de l'ensemble des dirigeants de l'UE.
C
Markowitz cite également la prétendue tentative de sabotage sur une ligne de chemin de fer polonaise.<br /> <br /> Il est trop tôt pour se faire une idée de la réalité des faits (provocation polono-ukrainienne ou vrai sabotage) mais la réaction de Tusk est assez plaisante si l'on garde en tête que quand les Allemands demandent à la Pologne l'extradition d'un suspect ukrainien du sabotage de Nord Stream, un tribunal polonais bloque l'extradition et ordonne sa remise en liberté, le juge déclarant que son crime présumé constituait une action militaire légale, « justifiée, rationnelle et juste »,<br /> <br /> Et Donald Tusk avait qualifié le sabotage de Nord Stream d'opération exécutée « à juste titre ».
C
Markowitz fait allusion aux fonds russes actuellement immobilsés chez Euroclear mais il n'a manifestement pas lu ce papier de Ian Proud :<br /> <br /> https://thepeacemonger.substack.com/p/the-bad-boy-of-europe<br /> <br /> "Il est clair que l'Ukraine est presque à court d'argent, et quand je dis argent, je veux dire l'argent occidental, car elle ne dispose pas de ressources suffisantes pour se battre seule. Et une solution doit être trouvée d'ici la fin de l'année, si les Européens sont déterminés à aider Zelensky à continuer de se battre, plutôt que de demander la paix.<br /> <br /> Zelensky souhaite clairement poursuivre une guerre perdue d'avance et veut obtenir l'argent de l'Europe pour le faire. Cependant, il est loin d'être certain que la Belgique changera d'avis sur la question du prêt, à moins que d'autres États européens ne s'exposent aux mêmes risques, ce qui semble peu probable à l'heure actuelle.<br /> <br /> En conclusion, De Wever a déclaré : « Si vous trouvez des solutions à ces trois problèmes, alors peut-être pourrons-nous aller de l'avant. Sinon, une autre option pourrait être envisagée pour mettre le financement de l'Ukraine sur les rails. »<br /> <br /> Il est tout à fait clair qu'il n'y a pas de plan B. En effet, toute la ruse consistant à mettre en place ce prêt douteux, garanti par des actifs russes immobilisés, visait à éviter aux États européens d'avoir à payer de leur poche. Bart Wever a douché les espoirs des dirigeants européens et leur a demandé de joindre le geste à la parole, ce qui lui vaut aujourd'hui d'être critiqué et qualifié de « mauvais garçon »."
A
A Caius<br /> Le conflit va durer mais la situation est des plus préoccupantes, ça c'est certain. Voici ce qu'écrit Markowitz su sa page facebook.<br /> <br /> https://www.facebook.com/andre.markowicz<br /> <br /> Accélérations russes <br /> Zelensky est venu en France, pour acter, je suppose, l’achat de 100 Rafales, – qui seront livrés, si je comprends bien, au plus tôt, dans trois ans (parce que la France n’a pas les moyens de fabriquer 100 avions supplémentaires plus tôt) – et il est venu à un moment tragique. <br /> Tragique, d’abord, à cause du scandale monstrueux qui secoue l’Ukraine, – un scandale lié à son entourage le plus proche, comme une espèce de replay de la fin de « Serviteur du peuple », où l’on voyait que la corruption avait gagné les amis même du président Holoborodko, et que ceux-ci se liguaient pour le faire disparaître. Timour Minditch, qui est visiblement à l’origine de toutes les machinations, est le financier du « Canal 95 », le groupe de chansons et de théâtre créé par Zelensky et ses amis à Krivoy Rog dans leur prime jeunesse, – c’est un proche d’entre les proches, même s’il est toujours resté dans l’ombre. Et la nature même du scandale est monstrueuse, puisque celui-ci repose sur l’impunité des entreprises d’État qui fournissent l’énergie atomique quand elles refusent de payer leurs sous-traitants : elles commandent telle ou telle prestation, vitale pour la fourniture d’énergie, en temps de guerre, à l’Ukraine, et elles ne paient pas (c’est-à-dire que l’argent destiné à payer reste dans une caisse interne). Les entreprises, au prix de grandes difficultés, font des procès, parviennent à obtenir des injonctions de paiement, et l’entreprise d’État ne répond pas à l’injonction de la justice, ne fait juste rien, parce que la justice n’a pas les moyens, ou ne veut pas, l’obliger. Et là, devant l’impasse, les entreprises sous-traitantes, en grand danger de faire faillite, reçoivent une demande, discrète, de pot de vin : le paiement pourra se faire si vous laissez, disons, 10 ou 15% à qui de droit. Et les entreprises paient, – pour deux raisons : d’abord, parce qu’il faut bien qu’elles retrouvent leur argent, même diminué, et, surtout, parce qu’il faut bien que l’électricité soit fournie. Et puis, il y a des menaces physiques : si les gens protestent trop, eh bien, on leur envoie l’inspection des impôts ou, mieux encore, on les envoie, – eux ou leurs enfants – sur le front.<br /> Or le service anti-corruption NABU, indépendant du pouvoir (et dont le parlement avait voulu supprimer l’indépendance, provoquant une indignation telle que les gens, en pleine guerre, étaient sortis protester dans la rue, et que Zelensky, jurant qu’il n’y était pour rien, avait été forcé de céder et de faire annuler la loi), ce service anti-corruption, donc, – au moment où le parlement tentait de le faire taire, était en train de procéder à une enquête gigantesque, dans tout l’appareil de l’État, et avait trouvé le moyen d’enregistrer les conversations des organisateurs et des bénéficiaires du racket. Or, parmi ces criminels (ce sont des criminels, évidemment – coupables, en temps de guerre, de haute-trahison), il y avait deux ministres en exercice (dont le ministre de la Justice) et une flopée de hauts fonctionnaires de premier rang. Les enregistrements ont été rendus publics, et c’est un tremblement de terre – un tremblement de terre suivi de répliques de plus en plus puissantes, puisque, désormais, c’est le ministre de la Défense lui-même, Roustem Oumérov, qui a visiblement filé en Turquie (disons qu’il n’est pas rentré à ce jour d’une mission qui devait durer moins de 24h), de même que Minditch a pu filer, sans problème, en Israël. C’est-à-dire que, visiblement, il a été prévenu qu’il allait être arrêté. <br /> Bref, d’un côté, c’est quelque chose de détestable, qui jette une ombre très très grave sur tout le mouvement politique de Zelensky et sur son entourage le plus proche – et, il faut bien le dire, qui jette une ombre sur lui-même aussi, puisqu’il faudrait savoir de quoi il était au courant, ou s’il était réellement dans la situation du président de son feuilleton (ce qui, pour un homme politique de son niveau, est tout sauf une excuse)... Dans tous les cas, c’est tragique et désespérant. De l’autre côté, Maxime Katz fait remarquer que non, justement, ce n’est pas désespérant, parce que l’organisme anti-corruption a réussi à sortir son enquête – en temps de guerre, vis-à-vis du gouvernement qui la mène, cette guerre – et que cette enquête est massivement soutenue par la population. C’est-à-dire que, malgré la guerre, la population ukrainienne est traversée par la même soif de justice, la même indignation qui s’était exprimée pendant le Maïdan, puis avec l’élection de Zélensky (élu contre le système corrompu hérité de l’URSS), et que, finalement, ce sont des processus, certes terribles, mais sains, d’affirmation d’une société démocratique dans laquelle la justice est au-dessus du pouvoir politique, – seule garantie réelle contre la dictature. <br /> *<br /> On peut voir ça comme ça. On peut aussi se dire que ce scandale arrive au pire moment, parce que, sur le front, la Russie avance partout, et que le manque d’effectifs de l’armée ukrainienne est criant. Pas seulement le manque d’effectifs, mais la routine de conception de l’État-major (qui que soit le chef de cet État-major), parce que la Russie, elle, tire les leçons de ses expériences, et, depuis février 2022, elle a radicalement changé ses tactiques : il n’y a quasiment plus d’assauts massifs, ce ne sont que des infiltrations pour ainsi dire individuelles, par groupes minuscules (ce qui a permis d’occuper Pokrovsk). Une chose ne change pas, c’est ce qui marche – depuis trois ans, de ce point de vue, la stratégie est la même : il s’agit de ne pas attaquer de front les unités aguerries qui tiennent une ville ou un nœud de communications, mais de les contourner, de les prendre en tenaille en attaquant les unités plus faibles qui sont censées assurer leurs flancs et leurs arrières (tactique utilisée encore à Stalingrad – d’attaquer non pas les unités allemandes, mais les Roumains et les Italiens), et, à chaque fois, les Ukrainiens tombent dans le panneau. Alexéï Aristovitch, il y a plus de deux ans, alertait sur ce qu’il appelait « l’entêtement » des généraux ukrainiens, et c’est toujours pareil. Pokrovsk et Mirnograd vont tomber pour cette raison, et, en même temps, les Russes avancent vers Gouliaipolé (bourg dont le nom veut dire ce qu’il veut dire : « Cours\ Promène-toi dans la plaine » – parce qu’il n’y a que la plaine et la plaine, c’est plat sur des centaines, ou presque, de kilomètres, et comment voulez-vous défendre une plaine à perte de vue ? – Où voulez-vous cacher les drones, – lesquels, en ce moment, du côté ukrainien, ne servent pas à grand-chose, à cause du brouillard. C’est ce brouillard qui explique en grande partie les avancées russes. Les drones ne voient rien, pas plus que les gens qui les manœuvrent.<br /> *<br /> Nous vendons des Rafales, en les faisant payer, si je comprends bien, avec l’argent russe gelé, ou juste avec les dividendes de cet argent (!... – vous imaginez les sommes), mais, les avions, ils seront là dans trois ans. D’ici là, les Suédois auront livré à Kiev leurs Gripens, – qui sont, – je vous redis ce que dit Xavier Tytelman, en qui j’ai toute confiance – des équivalents des Rafales, en un peu moins bien, mais très bien quand même, et, en tout cas, largement supérieurs à tous les avions russes. Si ces Gripens avaient été livrés (eux, ils existaient) en 23 ou 24, il n’y aurait plus de bombardements en Ukraine, parce que ces avions sont capables de détecter et de détruire, avoir d’être repérés eux-mêmes, tous les engins porteurs de bombes planantes qui font des ravages sur les infrastructures énergétiques et sur les gens. Mais, voilà, il a fallu attendre trois ans de guerre pour qu’on se décide que, bon, le moment était venu de les employer. Et, comme d’habitude, c’est tellement tard (je ne dis pas « trop » tard).<br /> *<br /> Le fait est que, j’ai l’impression, nous sommes passés à côté de quelque chose de gravissime qui s’est passé en Pologne. La voie de chemin de fer qui mène à la frontière ukrainienne a été sabotée en deux endroits et c’est seulement un miracle (ou une surveillance constante) qui a évité un drame : il y avait un trou d’un bon mètre sous des rails, et si un train était passé, il aurait déraillé. Un train avec 400 personnes à bord a été arrêté à temps. – Or, et c’est cela qui est très inquiétant, le gouvernement polonais, très vite (mais après 24h d’enquête), par la voix du premier ministre Donald Tusk, a parlé d’un « acte de guerre » pepétré par la Russie – un acte venant, en escalade, après les drones et les attaques informatiques. Ce mot, « acte de guerre », a été repris par le chef d’État-major de l’armée polonaise, qu’il a dit qu’il fallait se préparer à la guerre, non pas dans trois ans, mais, là, maintenant, très vite. Et le ministre allemand de la Défense, Pistorius, a déclaré quant à lui qu’il était bien possible que nous ayons vécu, en 2025, notre « dernier été avant-guerre ». <br /> Poutine, pendant ce temps, signe une quantité de décrets et de lois plus répressives les unes que les autres, et, parmi ces décrets, il y en a un qui, lui aussi, semble être passé inaperçu : il instaure, le 9 avril, une commémoration de la prise de Kœnigsberg (Kaliningrad) par l’Armée rouge. – Pourquoi maintenant, alors que nous sommes mi-novembre ? Parce que Kaliningrad est l’objet d’un blocus objectif, publiquement muet, mais très important : l’OTAN et l’Europe ont les moyens de bloquer tous les accès à l’enclave, et l’idée est de se servir de cette possibilité pour « modérer » le dictateur russe. – Ce décret, apparemment insignifiant, est donc à comprendre comme un défi.<br /> C’est évidemment le contraire qui se passe : on ne modère pas Poutine. Les choses se précipitent parce que l’économie russe est plongée d’une crise structurelle aujourd’hui indéniable, et que Poutine ne peut pas attendre « trois ans » avant d’attaquer, s’il veut vraiment attaquer. Dans trois ans, au train dont vont les choses, la Russie n’aura plus les moyens d’une guerre totale. Elle les a encore aujourd’hui, et, dès lors, l’escalade paraît inévitable. J’ignore évidemment quelle forme elle pourra prendre, mais je ne vois pas comment elle pourrait ne pas arriver, – d’autant que Trump est là. Bref, ça ne va pas du tout, et, comme d’habitude, nous faisons comme si.<br /> *<br /> Et, vous savez quoi, si guerre il y a – je veux dire guerre véritable, guerre comme en Ukraine, – eh bien, tous les experts militaires le disent, l’Europe n’a pas les moyens de la faire. Parce qu’elle n’a pas les moyens de la guerre moderne : la guerre pauvre, la guerre des drones (nous n’avons quasiment pas de drones pas chers – qui sont les plus efficaces, – nous avons des missiles dont chacun coûte des centaines de milliers de dollars, qui servent contre d’autres missiles, sans doute, mais pas contre des appareils qui valent, au maximum, chacun, 5000 dollars et volent en quasi rase motte. Juste, nous n’avions pas prévu que ce serait comme ça. Et nous n’avons pas les effectifs nécessaires pour la guerre « d’infiltration » telle qu’elle est pratiquée par les Russes : on envoie, en même temps, dans des directions différentes, des groupes de deux-trois, maximum quatre types, sous les drones. Sur dix groupes envoyés, huit se font détruire sur le champ. Mais deux survivent. Et ainsi de suite. Ça fait une quantité de morts hallucinante : des dizaines de milliers rien que pour prendre Pokrovsk. Oui, mais Pokrovsk est prise. Et quelle armée occidentale est prête à subir ça ?... sachant qu’il n’y aura pas d’attaque nucléaire, et que, donc, notre dissuasion, elle non plus, visiblement, ne sert à rien – contre ça.<br /> Les seuls qui pourront nous aider, si ça arrive... (en Pologne ou dans les pays baltes, pour « sauver » les minorités russophones d’un nouveau supposé génocide culturel) ce seront les Ukrainiens. Qui seront occupés à défendre Kramatorsk, ou Dnipro, sinon Kharkov...<br />
C
Je crois au contraire que nous en voyons la fin : l'armée du régime de Kiev manque d'hommes suite aux désertions et aux pertes massives, le matériel fait aussi de plus en plus défaut. Le pays dépend entièrement des subsides occidentaux alors que le scandale de corruption dans lequel zelensky patauge pourrait faire boule de neige au point de l'emporter.
A
Dans l'article d'EL PAIS auquel je n'ai pas accès il est dit au tout début que Oleg, en ce moment, n'est pas seulement équipé de ses appareils photos mais aussi d'un fusil pour abattre les drones qui le menacent. C'est dire si la profession est singulièrement dangereuse pour lui.<br /> <br /> https://elpais.com/internacional/2025-11-18/los-reporteros-extreman-las-precauciones-ante-el-aumento-de-ataques-en-ucrania.html<br /> <br /> Son travail se concentre sur la capture d'images de la vie quotidienne et des conséquences du conflit en Ukraine, telles que les dégâts causés aux bâtiments gouvernementaux, les coupures d'eau à Kiev ou les scènes de funérailles de soldats.<br /> Il est à noter que Petrasyuk, outre son travail de photojournaliste, est également soldat d'active au sein de la 24e brigade de l'armée ukrainienne. Cette double casquette a fait l'objet d'articles dans El País , qui a souligné que les journalistes couvrant la guerre en Ukraine doivent parfois prendre des précautions supplémentaires en raison de la recrudescence des attaques. Sur Instagram, il se présente à la fois comme photojournaliste et comme soldat.<br /> Si tu vas sur le lien facebook tu verras de nombreux clichés de grande qualité. Petrasyuk sait saisir l'horreur de la guerre, et aussi le quotidien des soldats.<br /> Quant à la guerre, hélas, elle n'est pas près de terminer...