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17 février 2018 6 17 /02 /février /2018 08:40

Bonjour les amis,

CALL ME BY YOUR NAME était le dernier film nommé pour les Oscars 2018 qu' il me restait à voir et c' est maintenant chose faite.

Voici le Synopsis:

Été 1983. Elio Perlman, 17 ans, passe ses vacances dans la villa du XVIIe siècle que possède sa famille en Italie, à jouer de la musique classique, à lire et à flirter avec son amie Marzia. Son père, éminent professeur spécialiste de la culture gréco-romaine, et sa mère, traductrice, lui ont donné une excellente éducation, et il est proche de ses parents. Sa sophistication et ses talents intellectuels font d’Elio un jeune homme mûr pour son âge, mais il conserve aussi une certaine innocence, en particulier pour ce qui touche à l’amour. Un jour, Oliver, un séduisant Américain qui prépare son doctorat, vient travailler auprès du père d’Elio. Elio et Oliver vont bientôt découvrir l’éveil du désir, au cours d’un été ensoleillé dans la campagne italienne qui changera leur vie à jamais.

CALL ME BY YOUR NAME est un film qui est à la fois très sensible, sensuel, et qui possède aussi ( comme le montre la bande-annonce) un style très naturaliste avec de splendides images de la campagne italienne,des balades en bicyclettes,des parties de cartes au bistrot,des baignades dans la nature,des cueillettes d' abricots, des petits déjeuners familiaux en terrasse sous des soleils ardents.

Oliver, le jeune américain superbement interprété par Armie Hammer, est non seulement très séduisant,mais il est aussi très charismatique et ne laisse personne indifférent dans cette villa familiale ( ...et le spectateur aussi cède rapidement à son charme et à sa grande classe naturelle et spontanée) .Elio, au début du film, semble gêné par cette aura d' Oliver qui lui fait de l' ombre.

Elio qui est très intelligent et sensible vit un peu en dehors du monde réel, plongé dans ses lectures, ses études musicales,...Il est très égocentrique, très ado, souvent mal luné,timide aussi,parfois à la limite du comique.Les deux caractères ne peuvent être plus éloignés entre Oliver ( plus âgé) qui semble  toujours tout maîtriser et jouer de son charme, et Elio qui vit ses émotions de manière bien plus introvertie, gauche, et mal assurée...Timothée Chalamée interprète de manière extrêmement sensible le personnage troublé et tourmenté du jeune Elio.

Entre Elio et Oliver s' installe un jeu subtil et complexe, fait de lutte pour le pouvoir de la part d' Elio, mais aussi d' une attirance de plus en plus forte qui le submerge...

Le film dure 2 h 11 minutes et Luca Guadagnino prend le temps de nous installer dans ce jeu d' attirances mutuelles.C' est le moment de l' été, des longues introspections, du temps qui s' étire...

Je n' en dirai pas plus sur le scénario mais le film traite du désir,de la sensualité, du sentiment amoureux, des craintes et des doutes que provoquent la passion, de la tendresse, et de la douleur aussi...Ce n' est pas un film qui parle d' un amour de vacances, ni d' une simple histoire d' un été.C' est un film qui parle de grand amour, de passion qui marque pour toute une vie.

Le metteur en scène prépare très soigneusement l' épilogue de son histoire qui nous réserve une longue scène finale qui nous submerge d'émotions avec, entre autres,un échange très tendre entre Elio et son père qui a tout compris de la grande passion que celui-ci éprouve pour Oliver.

Cette fois-ci nous sommes en 1983, et ce n' est pas la société qui est ennemie de nos deux amants, mais ils vivent des temps différents,  et appartiennent à deux générations distinctes.En ce sens, la thématique du film de Guadagnino se veut universelle, et pas limitée à une histoire d' amours gays.

Enfin, et pour être sincère, le thème du film ne m' intéressait pas particulièrement à la base.J' ai vu CALL ME BY YOUR NAME car il était en lice pour les Oscars.

Donc, pour quelqu' un comme moi qui à priori n' était pas tenté par le thème, et s' agissant d' un film qui dure 2 h et 11 minutes ( c' est à dire interminable...), disons que j' ai bien tenu le choc, que le réalisateur a su maintenir mon attention et que la scène finale méritait que je patiente...Il y a dans les dialogues finaux des éléments qui m' ont frappé et des mots dont la portée universelle et intemporelle ont résonné quelques jours dans mon esprit.Le metteur en scène a atteint son objectif: il y a quelque chose dans l' histoire d' Elio et d' Oliver qui nous bouleverse.

 

 

 

CALL ME BY YOUR NAME...toute la force du premier grand amour.
CALL ME BY YOUR NAME...toute la force du premier grand amour.
CALL ME BY YOUR NAME...toute la force du premier grand amour.
CALL ME BY YOUR NAME...toute la force du premier grand amour.

Sachez enfin que le film est une adaptation d' un roman d' André Aciman édité en français sous le titre PLUS TARD OU JAMAIS.

Je ne tarderai pas à le lire et je vous dirai si l' adaptation de Guadagnino est fidèle au roman, et si, par ailleurs, celui-ci m' a plu...

 

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13 février 2018 2 13 /02 /février /2018 19:31

Bonjour les amis,

J' ai vu PHANTOM THREAD qui sera le dernier film de Daniel-Day Lewis qui a décidé de prendre sa retraite d' acteur à 60 ans.

Voici le synopsis:

Dans le Londres des années 50, juste après la guerre, le couturier de renom Reynolds Woodcock et sa soeur Cyril règnent sur le monde de la mode anglaise. Ils habillent aussi bien les familles royales que les stars de cinéma, les riches héritières ou le gratin de la haute société avec le style inimitable de la maison Woodcock. Les femmes vont et viennent dans la vie de ce célibataire aussi célèbre qu’endurci, lui servant à la fois de muses et de compagnes jusqu’au jour où la jeune et très déterminée Alma ne les supplante toutes pour y prendre une place centrale. Mais cet amour va bouleverser une routine jusque-là ordonnée et organisée au millimètre près.

Alors si vous avez envie de vous installer confortablement dans une relation trouble, envoûtante, ténébreuse et parfois vénéneuse, ce film est fait pour vous.

Tout l' univers d' une grande maison de couture des années 50 est parfaitement recréé avec un grand soin.Tout est élégant, feutré, so british...La photo est très belle, et parfois le temps s' arrête et l' image se fige comme s' il s' agissait d' un tableau.

L' interprétation de Day-Lewis en créateur tourmenté est remarquable.On a l' impression qu' il a été couturier toute sa vie.Les regards, les gestes, les expressions...

La relation qui se tisse lentement avec Alma ( Vicky Krieps) va se révéler plus complexe que celle d' un grand créateur qui vampirise sa muse...Il y a la même ambiguïté qui s' installe entre eux que celle qu' il y a entre les protagonistes du film THE SERVANT.

Reynolds sait que ses exigences et ses manies sont quelque part monstrueuses, se croit victime aussi d' une malédiction et accepte d' expier certaines de ses fautes. 

 

PHANTOM THREAD: chronique d'une relation tourmentée entre un créateur et sa muse...
PHANTOM THREAD: chronique d'une relation tourmentée entre un créateur et sa muse...
PHANTOM THREAD: chronique d'une relation tourmentée entre un créateur et sa muse...

Alors, les critiques sont très élogieux et crient au génie, mais moi je ne suis pas aussi enthousiaste.Il y a un aspect agaçant de Reynolds dû à son extrême égocentrisme tout au long du film qui gêne le spectateur qui ne s' identifie jamais à ce personnage très trouble.Le film dure 2 h 11 minutes et au bout d' une heure trente j' ai commencé à regarder ma montre plusieurs fois...J' ai commencé à me dire que Day-Lewis en faisait peut-être un peu trop, et que la caméra du metteur en scène s' attardait trop lourdement sur chacune de ses expressions...Quant à ses relations tordues avec Alma...bin, elles ne m' ont pas spécialement troublé, ni ému...Je suis resté assez distant, tout en admirant la beauté des tableaux, la qualité de la photo....Ce que j' ai préféré du film c' est encore la bande-son de Jonny Greenwood et notamment une pièce interprétée au piano avec une harmonie qui convient parfaitement au climat parfois romantique qu' à voulu créer le metteur en scène Paul Thomas Anderson.

Ecoutez le passage très debussyen qui commence à 24 secondes, avec une très belle variation que j' adore à partir de 43 secondes.

Et puis, il y a aussi ce thème qui est très beau...magique...envoûtant...Ecoutez-le jusqu' au bout.

Peut-être l' Oscar de la meilleure musique de film ? Réponse le 27 Février prochain.

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