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13 janvier 2022 4 13 /01 /janvier /2022 09:20

Bonjour les amis,

Il y a quelques jours je vous expliquais tout le mal que je pense du WOKISME et de la CANCEL CULTURE dans cette article-ci.

Il se trouve que cette semaine je suis tombé sur une vidéo de Zhang Zhang, une violoniste sino-canadienne membre du philarmonique de Monte-Carlo, qui dénonce les conséquences néfastes de la cancel culture dans l'univers de la musique classique. Mais écoutez-là plutôt, ça dure 5 minutes.

Si vous ne pouvez accéder à sa vidéo sur le lien antérieur vous pouvez le faire sur ce lien-ci.

Ce que raconte Zhang Zhang est absolument édifiant, révoltant aussi.

14 musiciens de l'English Touring Opera sont licenciés après 20 ans de bons et loyaux services, simplement parce qu'ils n'ont pas la bonne couleur de peau. Ils ont le malheur d'être blancs.

Comme vous le voyez la discrimination positive inventée outre-Atlantique finit par devenir discrimination tout court.

L'antiracisme quand il est défendu par des faibles d'esprit se transforme en racisme, c'est à dire en ce qu'il était supposé combattre.

La politique des quotas c'est bon pour les vaches laitières mais appliquée à la culture ça peut devenir assez catastrophique !

Ibrahim Maalouf, trompettiste et compositeur, s'est plaint du fait que le philarmonique de Vienne manquait de diversité ethnique.Ça, ça me fait mourir de rire car quand on se balade en Autriche, on a plutôt tendance à voir beaucoup de blancs...🤣. Ne leur en voulez pas, ils sont nés comme ça...et comme disait Coluche, la plupart ne l'ont pas fait méchamment !

Viendrait-il à l'esprit de quelqu'un de reprocher à l'orchestre de Pékin d'être un peu trop asiatique?

Voici la réponse de Zhang Zhang à Maalouf:

" Le concours de recrutement des orchestres symphoniques professionnels se fait derrière un paravent. Le jury ne voit pas le candidat, il n’écoute que la qualité de la performance. Les artistes sont choisis par leur musique, pas par leur couleur de peau, leur sexe ou leur origine ethnique..."

Par ailleurs, on voit apparaître des formes de censures d'oeuvres géniales du patrimoine culturel classique par des nouveaux inquisiteurs, des Torquemadas des temps modernes,  qui trouvent pertinent de les "rejuger" avec les standards politiquement corrects de notre époque.

Peut-on être plus ignare? plus stupide?

Je vous invite à lire cet article sur la censure qui s'abat sur le CASSE-NOISETTE de TCHAÏKOVSKI.

Comme l'explique bien Zhang Zhang, on touche là au comble de l'absurde et du ridicule. Les wokistes anglo-saxons trouvent l'oeuvre du grand compositeur russe offensante pour les arabes, les espagnols et les chinois mais les compagnies chinoises la présentent régulièrement devant leur public, un public chinois qui ne s'offusque pas de certains stéréotypes qui étaient caractéristiques de leur époque.

 Danse chinoise dans CASSE-NOISETTE

Danse chinoise dans CASSE-NOISETTE

Alors, peut-être qu'un jour il faudra aller à Pékin pour voir une oeuvre occidentale non censurée dans sa véritable version originale, comme par exemple l'OTELLO de VERDI ? 

Franchement les amis, ce n'est pas que je hais ce siècle mais je commence à le trouver de plus en plus débile, répugnant de médiocrité imbécile. Houellebecq, au secours !

Je terminerai mon billet avec une note d'humour satirique sur l'évolution à travers les siècles de ce qui nous fait pleurer ...Tant qu'on peut encore rigoler du wokisme tout va bien !

Quand la CANCEL CULTURE s'attaque à la musique classique et aux ballets...
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25 décembre 2021 6 25 /12 /décembre /2021 17:21

Bonjour les amis

En cette période de Noël, un de mes amis,  après avoir reçu sur les réseaux sociaux de nombreux voeux affectueux de son entourage, leur a répondu:

" No me va a quedar más remedio que ser felíz !" que je vous traduis ci-dessous:

 " Il ne va plus me rester d'autre choix que d'être heureux ! "

Alors que je méditais encore la boutade de mon bon ami, j'ai découvert par hasard Paulo Martelli, un artiste qui interprète  des oeuvres de JS Bach qui est mon compositeur préféré.

Bach m'accompagne toujours, mais pendant les fêtes de Noël c'est le compositeur qui m'inspire le plus.

Voici donc une pièce de Bach merveilleusement interprétée par Paulo Martelli.

https://www.youtube.com/watch?v=LkB7t8cXKRo

Une pièce qui est très adaptée pour les fêtes de Noël. Une gavotte, une oeuvre pleine de joie, d'allégresse mais aussi de simplicité, de modestie.

Et à la fin de l'interprétation on ne peut que se sentir plus heureux. Tout simplement.

JOYEUX  NOËL À TOUTES ET À TOUS

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20 janvier 2020 1 20 /01 /janvier /2020 18:58

Bonjour les amis,

Pour le concert de printemps de notre groupe polyphonique vocal CADENZA notre directrice a mis quelques pièces italiennes au programme : le fameux Funiculi, Funiculá de Luigi Tenza et aussi I GONDOLIERI de Gioacchino Rossini.

Ce titre fait partie d'une collection de 150 pièces intitulée LES PÊCHÉS DE VIEILLESSE.

Les pêchés de vieillesse sont un recueil de musique de salon, au caractère raffiné, destiné à être joué dans la maison de Rossini à Passy.

Comme toujours Rossini savait merveilleusement mettre en valeur la voix des chanteurs mais en ne négligeant jamais la qualité de l'accompagnement musical.

Voici une version en quatuor (soprano-contralto-tenor-basse) telle qu'a été composée cette oeuvre.

Voghiam sull'agil vela        voguons sous l'agile voile
Bello risplende il cielo           resplendissant est le ciel
La luna è senza velo         la lune est sans voile
Senza tempesta il mar       sans tempête la mer

Vogar, posar sul prato;        voguer, se reposer sur la prairie
Al gondoliere è dato           parmi tous les biens
Fra i beni, il ben maggior    le bien majeur est accordé au gondolier

Non cal se brilla il sole        peu importe si le soleil brille
O mesta appar la luna         ou si la lune mélancolique apparaît
Ognor sulla laguna              toujours sur la lagune
Il gondoliere è Re                   le gondolier est roi

Mais évidemment, et même si Rossini a écrit cette pièce pour quatuor, elle se prête parfaitement à une interprétation chorale. 

Voici une autre interprétation sur un tempo légèrement plus rapide.

L'année dernière on s'était régalé avec le CARNEVALE DI VENEZIA de Rossini et cette année on réédite avec ses gondoliers.

Bref, on continue avec Rossini ....et avec à Venise...

PS: pour ceux qui n' avaient pas lu mon billet sur le Carnevale, le voici sur ce lien...

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17 juillet 2019 3 17 /07 /juillet /2019 15:59

Bonjour les amis,

Cette année pour la messe de Saint Isidore  à Vergel nous avons préparé un nouveau programme avec la messe brève de Léo Delibes (1836-1891).

Cette messe a été composée originalement pour 2 voix et orgue. Il existe aussi des orchestrations pour 3 voix comme celle que nous allons interpréter avec notre chorale.

Parmi les plus belles pièces de cette messe il y a, entre autres, le GLORIA.

Ce GLORIA est constitué de 5 parties bien distinctes, avec changements de rythmes et aussi de tonalités.

Ecoutez, ça commence sur la vidéo ci-dessous à partir de 2 minutes 50 secondes.

-  à 2 minutes 50 secondes le GLORIA très énergique

-  à 4 minutes 01 seconde GRATIAS AGIMUS 2 ème partie plus lente

-  à 5 min 25 secondes le QUI TOLLIS

-  à 7 min 03 secondes le QUO NIAM similaire à la première partie 

-  à 7 minutes 30 secondes CUM SANCTO SPIRITU la dernière partie en fugue que j'adore.

 

 

 

Alors il existe aussi d' autres orchestrations plus étoffées avec des cuivres, comme celle-ci

Voici la première version avec duo de chanteuses....

GLORIA à partir de 2 min 25 sec....DUO à partir de 3 min 37 secondes

Sur ce je vous laisse les amis. J' ai fait un court billet sur ce GLORIA que j' aime beaucoup et notamment cette fin en fugue que j'adore, mais vous pouvez découvrir sur ces liens le reste de cette magnifique messe au cas où vous ne la connaîtriez pas.

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17 mai 2019 5 17 /05 /mai /2019 16:41

Ce billet est la suite de 4 articles consacrés au concert de CARMINA BURANA qui sera donné au mois de Juin en l'église de Pedreguer (Espagne).

Bonjour les amis,

Ça y' est ! Les places pour le CARMINA BURANA que nous allons interpréter le 9 Juin prochain sont en vente et la presse locale s'est faite écho de l'événement.

Permettez-moi de vous présenter notre belle affiche !

Circa mea pectora

Une amie propriétaire de kiosque et chargée de la vente des tickets m'a indiqué que les places se vendent très rapidement et qu'à ce rythme les deux concerts se joueront à guichets fermés.

Il est clair que ces concerts dépassent très largement les cercles restreints  d'amateurs de musique classique et qu'ils attirent aussi un large public très désireux d'entendre cette oeuvre imposante en "direct-live" .

Quant à moi, cette affiche je vais la garder précieusement, l'encadrer sous verre et l' installer fièrement dans mon bureau.

En effet CARMINA BURANA est de loin le projet musical le plus ambitieux auquel il m'ait jamais été donné de participer.

Plus de 100 choristes, orchestre, section de percussions et Orgue Grenzing (l'un des meilleurs d'Espagne) parfaitement restauré.

Nous avons travaillé cette oeuvre depuis le mois de Janvier avec un réel enthousiasme collectif sous l'impulsion du très charismatique chef d'orchestre Jaume Morell. 

Jaume Morell passionné et perfectionniste nous a fait travailler la prononciation de l'allemand médiéval et du latin des goliards du XII ème siècle. Ce sont ces prononciations qu'on entend dans la version enregistrée par Eugen Jochum en 1967 sous la supervision du propre compositeur Carl Orff. C'est donc cette version qui a été prise comme référence linguistique.

La date du concert approche et nous allons entamer sous peu les répétitions générales dans l'Eglise et avec les musiciens.Il nous reste 3 répétitions :

23 Mai, 1er Juin et 8 Juin...

Et inutile de vous dire mes amis que ces répétitions avec les musicos je les attends comme du pain béni... 😃 😃

Sur ce, et en attendant de vous en raconter plus, je vous laisse avec deux extraits que j'affectionne.

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25 mars 2019 1 25 /03 /mars /2019 18:04

Bonjour les amis,

Je vous parlais il y a 3 jours de notre 3 ème répétition du Carmina Burana.

http://alea-jacta-est.ex-posteur.over-blog.com/2019/03/iam-amore-virginali-totus-ardeo.html

Les textes latins de cette oeuvre datent du XII ème siècle et avaient été écrits par des goliards (qui étaient des clercs itinérants), des prêtres défroqués ou des étudiants vagabonds, et je vous avais expliqué qu'il y avait dans ce recueil des scènes à caractère sexuel étonnament explicites et parfois assez drôles.

Au programme de ce samedi nous devions répéter IN TABERNA QUANDO SUMUS, et je m'étais trompé dans ma liste de travail. Je suis donc arrivé à cette session sans avoir étudié ni la partition, ni le texte.

Et là, je découvre un texte profane qui est l'une des chansons à boire les plus orgiaques de tous les temps.

Ce morceau c'est une cuite monumentale !

C' est du Frédéric Dard, mais en latin...

Je vous passe d' abord le morceau avec les paroles originales sur la vidéo, suivi d' une traduction française.

La pièce comporte des parties bien différenciées, et elle est chantée uniquement par les hommes (basses, ténors et barytons). In taberna quand sumus est l'un des moments forts pour nous...

Voici maintenant la traduction (très approximative...mais fidèle à l'idée générale).

Quand nous sommes dans la taverne
que nous importe de n'être que poussière ,
mais nous nous hâtons pour les jeux ,
qui nous mettent toujours en sueur
Ce qui se passe dans la taverne
où l'argent est le roi
ça vaut le coup de demander
et d'écouter ce que je dit.

Certains jouent , certains boivent ,
d'autres vivent sans pudeur
De ceux qui jouent ,
certains se retrouvent nus 
certains sont rhabillés
d'autres sont mis à sac .
Personne ici ne craint la mort
mais ils misent le sort pour Bacchus .

Le premier est pour le tournée ,
puis les affranchis boivent ,
une autre fois pour les prisonniers ,
une troisième pour les vivants ,
une quatrième pour les Chrétiens ,
une cinquième pour les fidèles défunts ,
une sixième pour les sœurs légères ,
une septième pour la troupe en campagne .

Une huitième pour les frères pervertis ,
une neuvième pour les moines dispersés ,
une dixième pour ceux qui naviguent
une onzième pour les plaideurs ,
une douzième pour les pénitents ,
une treizième pour les voyageurs ,
une pour le pape une pour le roi
tous boivent sans loi .

La patronne boit , le patron boit ,
le soldat boit , le prêtre boit ,
celui-ci boit , celle-ci boit ,
l'esclave boit avec la servante ,
l'agile boit , le paresseux boit ,
le blanc boit , le noir boit ,
le pondéré boit , l'inconstant boit ,
le fou boit , le sage boit ,

Le pauvre et le malade boivent ,
l'exilé et l'étranger boivent ,
l'enfant boit , le vieux boit ,
l'évêque et le doyen boivent ,
la sœur boit , le frère boit ,
la vieille boit , la mère boit ,
celui-ci boit ,celui-là boit ,
cent boivent , mille boivent .

Six cent pièces filent
vite , quand , sans retenue
tous boivent sans fin .
Mais ils boivent l'esprit gai ,
ainsi nous sommes ceux que tous méprisent
et ainsi nous sommes sans le sou ,
Ceux qui nous critiquent iront au diable
et avec les justes ne seront pas comptés .

Voici maintenant une mise en scène de "In taberna quando sumus"  à 7 minutes 43 secondes sur cette vidéo.

Sur l'extrait ci-dessus on entend aussi deux pièces que nous avons travaillé ce samedi, OLIM LACUS COLUERAM et EGO SUM ABBAS  entre 3 et 8 minutes.

J'aime beaucoup les solos du baryton sur OLIM LACUS qui déclame sur une mélodie un peu étrange et assez magnétique.

Notez au passage que dans cette taverne les cygnes font une triste fin...

Je terminerai en vous disant que CARMINA BURANA est une oeuvre haute en couleurs, très dense et dynamique, et que la partition est bourrée d'indications de la part de Carl Orff qui voulait lui donner du relief et éviter toute lourdeur, pesanteur ou monotonie.

 

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24 mars 2019 7 24 /03 /mars /2019 06:58

Bonjour les amis,

Hier soir je suis allé écouter dans mon village un concert de la soprano Carmen Paula ROMERO, accompagnée au piano par Beatriz Miralles et à la clarinette par Angel Belda.

 

Les filles de Cadix...

Pour vous présenter cette chanteuse, je vous invite à regarder cet extrait de concert donné à Denia près de chez moi. Carmen Romero y apparaît à partir de 4 minutes 44 secondes.

Le trio d'interprètes nous a proposé hier soir un programme intitulé " ARREU DEL MON", ce qui veut dire en valencien AUTOUR DU MONDE. Ce fut un programme en forme d'invitation à un voyage musical à travers l'espace et le temps, et dans lequel il y avait des pièces européennes et américaines allant du Romantisme allemand et français du XIX ème, en passant par des oeuvres inspirées par les folklores anglais, écossais, mexicains jusqu'à des pièces américaines plus contemporaines et très jazzy. Un programme exquis, plein de bon goût, qui demandait parfois beaucoup de virtuosité, tant de la part de la soprane, que de ses musiciens.

Parmi les pièces qui ont été interprétées hier soir il y avait LES BELLES DE CADIX de Léo Delibes.

Un air que je ne connaissais absolument pas, un boléro qui fut créé en 1887 et qui demande beaucoup de virtuosité vocale de la part de la soprano.

En voici d'abord  le texte:

 

Nous venions de voir le taureau,
Trois garçons, trois fillettes,
Sur la pelouse il faisait beau,
Et nous dansions un bolero
Au son des castagnettes;
Dites-moi, voisin,
Si j'ai bonne mine,
Et si ma basquine
Va bien, ce matin,
Vous me trouvez la taille fine?
Ah! ah!
Les filles de Cadix aiment assez cela.
Et nous dansions un bolero
Un soir c'était dimanche,
Vers nous s'en vint un hidalgo
Cousu d'or, la plume au chapeau,
Et la poing sur la hanche:
Si tu veux de moi,
Brune au doux sourire,
Tu n'as qu'a le dire,
Cette or est à toi.
Passez votre chemin, beau sire,
Ah! Ah!
Les filles de Cadix n'entendent pas cela.
Et nous dansions un bolero,
Au pied de la colline.
Sur le chemin passait Diégo,
Qui pour tout bien n'a qu'un manteau
Et qu'une mandoline:
La belle aux doux yeux,
Veux-tu qu'à l'église
Demain te conduise
Un amant jaloux?
Jaloux! jaloux! quelle sottise!
Ah! ah!

Le concert d'hier a été filmé par des professionnels mais, à défaut de pouvoir partager avec vous des images de l'interprétation de Carmen Paula Romero qui seront sans doute disponibles un de ces jours, voici une excellente version d'Angela Georghiu.

Alors, pour moi c'est toujours une grande et agréable surprise de découvrir des pièces du répertoire français à l'étranger.

Un ami espagnol qui était assis à côté de moi dans la salle me jette un coup d'oeil d'un air de dire :

 " Toi, tu connais ça..."

et moi je lui réponds par une mimique qui veut dire :

"Bin non, je connais pas..."

Parmi les pièces du programme d'hier soir, celle qui m' a le plus touché (et que je ne connaissais pas non plus) c'est LE PÂTRE SUR LE ROCHER de Frantz Schubert, un long poème lyrique de 12 minutes composée de plusieurs parties bien différenciées.

Voici ce que dit de ce lied allemand Wikipédia:

" Le titre fait référence aux bergers des préalpes romantiques de Haute-Autriche. Le lied comprend 3 sections et met la soprano et la clarinette à rude épreuve. La première section est heureuse quand le berger solitaire, juché sur le sommet de la montagne, écoute les échos montant d' en dessous. La deuxième section devient sombre lorsque le berger exprime son amour lointain, son profond désespoir tragique, son isolement, et sa solitude. La troisième section fait jaillir une lueur d' espoir merveilleux de renaissance, du ciel et du printemps..."

Avant d' écouter cette longue pièce, je vous conseille si vous n'êtes pas familiarisé avec la langue de Goethe de suivre les paroles avec leur traduction française juxtaposée sur le lien ci-dessous pendant que vous écoutez l'interprétation extraordinaire de Barbara Nonney.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Der_Hirt_auf_dem_Felsen

 

Hier, j'ai été littéralement transporté pendant l'interprétation de Carmen Paula Romero. C'est un des plus beaux lieds que j' ai entendu de ma vie. Là, on touche le sublime , et on baigne dans un état de grâce. Seule la musique peut provoquer de telles émotions. L'écoute se transforme en une expérience quasi mystique.

J'ai beaucoup apprécié l'ensemble du programme de Carmen ROMERO, mais l'interprétation de ce lied-là fut un moment magique, hors du temps, et qui m'a littéralement bouleversé et emporté dans une autre dimension.

A la fin du lied, je regarde une amie mélomane qui est dans la salle. On se parle avec les yeux et on pense la même chose : ce qu'on vient d'entendre c'est, comme dirait Fabrice Lucchini, énorme...

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22 mars 2019 5 22 /03 /mars /2019 16:57

Bonjour les amis,

Demain j'irai aux 3 èmes répétitions du CARMINA BURANA que nous devrons interpréter le 9 Juin prochain. 

Pour ceux qui ont raté les épisodes précédents, voici les liens:

http://alea-jacta-est.ex-posteur.over-blog.com/2018/12/carmina-burana.html

http://alea-jacta-est.ex-posteur.over-blog.com/2019/01/carmina-burana-premieres-repetitions.html

Parmi les nombreux morceaux que nous travaillerons demain il y aura SI PUER CUM PUELLULA..

 

Le texte est très explicite...pas de sous-entendus. C'est hot !

 "Si puer cum puellula
moraretur in cellula,
felix coniunctio.
Amore suscrescente
pariter e medio
avulso procul tedio,
fit ludus ineffabilis
membris, lacertis, labii.

Si un garçon avec une fille
demeurent dans une petite pièce,
heureux dans leur union.
L'amour augmente
et entre eux
la pudeur est oubliée
un ineffable jeu commence
avec leur membres, bras et lèvres. "

Il y aura VENI, VENI, VENIAS sur lequel on s'éclate bien...

Le mec est chaud. Il dit à sa belle de venir. Il n'en peut plus...on le sent au bord de l'explosion.

Ça doit se ressentir dans notre interprétation, mais y' a pas de problème pour nous, vu qu'on a tous connu ce genre d'état émotionnel !

 

On repassera aussi CIRCA MEA PECTORA.

Les paroles sont traduites sur la vidéo ci-dessous.

Et puis aussi TEMPUS ES IOCUNDUM.

Avec ce passage que j' adore quand les messieurs et ces dames déclament tour à tour:

 " Oh Oh Oh totus floreo. Iam amore virginali totus ardeo...

Oh oh oh je fleuris tout entier. Je brûle tout entier d'un amour virginal."

Des paroles qui électrisent tous les membres du choeur, qui nous ravivent et nous mettent de bonne humeur ! Des paroles qui coincident justement avec l'arrivée du printemps.

 

Voici maintenant quelques photos extraites des deux dernières répétitions.

Iam amore virginali totus ardeo...
Iam amore virginali totus ardeo...
Iam amore virginali totus ardeo...
Iam amore virginali totus ardeo...
Iam amore virginali totus ardeo...
Iam amore virginali totus ardeo...
Iam amore virginali totus ardeo...

Voila les amis. Je vous laisse. En ce moment j'essaie de répéter à toute vitesse et sans me mêler les pinceaux:

Si puer cum puellula moraretur in cellula

La phrase n'est pas difficile, mais à la vitesse à laquelle on va la chanter il vaut mieux l'avoir bien en tête.

Essayez de prononcer ça très vite et vous comprendrez de quoi je parle.

Je terminerai en vous disant que lors de la dernière répétition le directeur de chant nous a communiqué une bonne nouvelle.

L'église n'étant pas assez grande pour accueillir tout le public prévu, il y aura finalement deux concerts le 9 Juin prochain: l'un l'après-midi et l'autre en soirée...Youpi !

Iam amore virginali totus ardeo...
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13 janvier 2019 7 13 /01 /janvier /2019 08:37

Bonjour les amis,

Je vous racontais il y a quelques jours que j'avais passé un casting en Novembre dernier pour pouvoir participer à une représentation du CARMINA BURANA de Carl Off. 

Hier après-midi ont eu lieu les premières répétitions. Il s'est donc passé plus d'un mois durant lequel on a eu le temps de travailler la partition.

L'organisation des répétitions s'est faite en deux temps.

D' abord chaque corde (sopranos -contre altos-ténors-basses) est allée répéter pendant 1 heure et demie avec son directeur de chant respectif. A noter que chaque corde se sépare ensuite elle-même en 2 ou 3 voix. Par exemple moi je suis basse 2. Le plus bas des basses.

Ensuite les 4 cordes se sont réunies dans une grande salle sous la direction du chef d'orchestre et accompagnées d' un pianiste pour mettre au point l'ensemble choral. Les répétitions avec orchestre auront lieu plus tard.

Durant cette première répétition il a fallu se mettre d' accord sur certains aspects phonétiques du texte qui est écrit en latin et en allemand. Le latin doit être prononcé de manière germanique. On ne dit pas regina mais on prononce "reguina", par exemple.

L'allemand de cette oeuvre est médiéval, et là aussi, on ne prononce pas le mot "Ich" comme le ferait un allemand actuellement. Notre chef d'orchestre a pris comme référénce la version d'Eugen Jochum de 1968 avec le philarmonique de Berlin dans laquelle Carl Orff a supervisé personnellement les enregistrements et la prononciation  qui y est donc conforme à ses souhaits.

Durant cette pemière session , nous avons travaillé 7 morceaux de l' oeuvre dont ceux-ci:

 

On a fini les répetitions avec l' introduction de l'oeuvre, le fameux O FORTUNA majestueux et plein d' énergie.

Avec 120 choristes, bien évidemment, ça jette...!

Comment vous exprimer mes émotions et mon enthousiasme, les amis ? Ce projet  est de loin le plus ambitieux auquel il m' ait été donné l' occasion de participer. Vivre cela à l' âge de 60 ans, c'est un peu comme la réalisation d'un rêve d' enfant.

Pour faire une métaphore à deux balles, je dirais que je me sens comme un joueur de foot amateur de division honneur qui a la possibilité de jouer contre le PSG en Coupe de France...

D'un point de vue humain, ce genre de rencontre inter-choral permet de croiser d'autres personnes et aussi de partager des expériences. Certains chanteurs sont professionnels et nous permettent d' améliorer notre technique. On apprend beaucoup rien qu'en les observant.

Par ailleurs, le fait de travailler avec deux nouveaux directeurs de chant permet aussi d'enrichir notre expérience personnelle. Chacun de ces directeurs, de par sa sensibilité, nous permet de mieux appréhender les aspects techniques et artistiques de l' oeuvre, et de travailler dans le détail.

Finalement, nous sommes arrivés à ces répétitions aprés avoir bien étudié la partition mais nous nous sommes vite rendus compte que ce n' était qu'une base brute et qu' il faudrait affiner tout cela. Certains morceaux sont composés de 3 strophes qui se répètent mais l' auditeur ne doit jamais avoir l' impression de rabâchage : à chaque strophe il va falloir imprimer un caractère différent à l'antérieure pour que l' ensemble forme une belle progression musicale.

Bref, cela paraît un évidence, mais il va falloir chanter avec exactitude ce qui est écrit avec toutes les nombreuses nuances et indications du compositeur.

Enfin, lors du travail choral on prend son plaisir d'une autre manière. En tant qu'auditeur on a des passages préférés mais souvent, en tant que chanteur le plaisir provient du fait de s' attacher à bien chanter et à traiter tous les morceaux avec la même dévotion.

C'est par exemple le cas avec ce passage-ci que nous avons travaillé hier. Bien le chanter provoque un réel état de bien-être. C'est mystique, et ça nous procure une sensation proche d'une pratique telle que le yoga ou le zen...

 

Les répétitions d'hier se sont terminées dans une espèce d'euphorie ambiante et de sourires partagés. Nous étions tous extrêmement heureux de vivre cette expérience collective ensemble...Une aventure unique, irremplaçable, qui durera 6 mois et qui culminera le 9 Juin prochain.

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5 avril 2018 4 05 /04 /avril /2018 09:16

Bonjour les amis,

Je vis dans un pays ( l' Espagne pour ne pas le nommer) où il y a beaucoup d'instruments à cordes traditionnels. Parfois c' est un peu difficile de s' y retrouver.

Mais à la base il y avait le luth arabe ( l' oud) à partir duquel ont dérivé tous les autres instruments à cordes pincées.

Voici un petite vidéo didactique qui explique l'origine et l' évolution des luths, archiluths et théorbes.

Passons à la musique maintenant. Je vais vous passer une pièce interprétée sur un archiluth mais, avant de vous la faire écouter, je vais vous présenter tout d' abord l'oeuvre originale de J.S. Bach, l'allemande de la partita pour flûte BWV 1013 .

Voici l' une des interprétations les plus connues, une version de référence exécutée par l'immense flûtiste français Jean-Pierre Rampal.

Sûr que J.S. Bach aurait eu la larme à l' oeil s' il avait entendu une telle interprétation.

Et bien, mettez de côté momentanément la version sublime et enlevée de J.P.Rampal et écoutez maintenant une transcription pour archiluth.

Le tempo est plus lent. Le timbre de l' archiluth est très beau, profond, très pur, envoûtant.

Le caractère de la pièce change complètement mais le résultat reste très convaincant, et on ne peut que s' émerveiller de voir à quel point les oeuvres de Bach peuvent se décliner de façons aussi différentes, mais toujours aussi inspirées.

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