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10 août 2022 3 10 /08 /août /2022 15:02

Bonjour les amis,

le 3 août 2019 nous étions allés avec mon groupe choral polyphonique CADENZA chanter une messe à Alacalá de la Jovada, une petite localité espagnole de l'arrière-pays valencien.

Je vous en avais parlé dans ce petit billet.

Depuis il y a eu la pandémie, une interruption de 2 ans, et cette année nous y sommes retournés pour chanter la messe de la sainte patronne de la localité.

Je vous mets en lien deux extraits de la messe sur notre page facebook:

D'abord THE LORD BLESS YOU AND KEEP YOU de John Rutter.

https://www.facebook.com/GRUP-POLIF%C3%92NIC-CADENZA-650865398435680/videos/1047459715942829

Et ensuite un extrait de l' ALLELUYA de Haendel.

https://www.facebook.com/650865398435680/videos/1719563235058878

On voit bien sur ces deux liens facebook que l'église est très petite et que nous sommes un peu entassés à droite de l'autel. Ceci étant dit, nous nous entendions très bien entre nous (très important pour le chant choral que les 4 cordes s'écoutent bien) et par ailleurs, vu la petite taille du lieu, nous percevions parfaitement aussi ce qu'entendait le public. Nous étions en parfaite prise directe avec nos auditeurs. Finalement, chanter dans une petite église peut se révéler assez savoureux et provoquer un plaisir quasi charnel !

Comme d'habitude, après la messe, nous attendait dans un petit restaurant en plein air près de la piscine municipale d' Alacalá, la traditionnelle paella de rigueur...car n'oubliez pas, chers amis, que la paella n'est pas espagnole, elle est valencienne! Le vrai savoir-faire est chez nous !

Chanter dans une petite église...
Chanter dans une petite église...

Le 16 août prochain nous irons chanter une messe à l'église de la Asunción de Denia en l'honneur de Saint Roch (qui, par ailleurs, était de Montpellier). C'est une église bien plus grande que celle d' Alcalá et dont le grand orgue vient d'être restauré.

Le choeur se situera en hauteur dans la partie antérieure de l'église (tout en haut du narthex), et de là, c'est plus difficile de savoir ce que le public entend en bas.

Il n'y a pas de retour. On sait ce qu'on chante mais on ne peut pas apprécier directement le rendu sonore pour les auditeurs de ce que nous produisons.

Souvent dans ces cas-là, à la fin de la messe, il nous arrive de poser aux amis qui sont dans le public des questions qui doivent leur paraître naïves, des questions du genre:

" Ça a été ? C'était bon? On entendait bien? Le son était équilibré ?"

 

Evidemment, pendant les répétitions, il y a toujours quelqu'un en bas de l'église pour nous donner des indications mais c'est quand même bizarre ce manque de retour. J'y ajouterai que quand l'église est grande il y a carrément un écho qui se produit donc le son nous revient mais avec un temps de retard, ce qui ne fait qu'accroître une fausse sensation de cacophonie pour nous, mais pas pour les auditeurs.

Par ailleurs, quand on chante juste à côté d'un grand orgue traditionnel, on a l'impression que celui-ci bouffe littéralement tout l'espace sonore. On peut même avoir la tentation de chanter plus fort (trop fort) pour compenser l'effet produit par l'orgue qui semble nous dévorer parfois, comme un ogre sonore.

On a l'impression qu'on ne nous entend plus mais cette impression est partiellement fausse.

Jeudi dernier je suis allé faire une répétition  dans cette église de Denia. J'ai tout de suite noté un déséquilibre entre le volume de l'orgue et celui de notre choeur. J'avais demandé à l'organiste si elle pouvait baisser un peu le volume de l'orgue mais elle m'a répondu que non, en tout cas, pas sur cet instrument-là.

Parfois, sur certains instruments, l'organiste peut régler le volume en ouvrant ou en fermant un certain nombre de tuyaux mais ce n'était pas le cas de l'instrument de cette église-là. Il fallait faire jeu égal avec son volume imposant et puis basta !

 Quand je suis rentré chez moi après notre répétition je me suis rendu compte que j'avais forcé la voix, que celle-ci était un peu cassée. Sans m'en rendre compte j'avais essayé de compenser l'omniprésence de l'orgue. Je retiens la leçon. Le 16 août je ne commettrai pas la même erreur. J'utiliserai davantage la technique vocale, la sustentation de la voix par le diaphragme, et j'éviterai de forcer au niveau de la gorge. En fait, il faut toujours éviter de forcer au niveau de la gorge...c'est le B-A-BA...

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15 septembre 2019 7 15 /09 /septembre /2019 12:05

Bonjour les amis,

En faisant des recherches d'oeuvres chorales de musique sacrée je viens de découvrir que Joseph Haydn avait eu un frère cadet qui avait composé également. Il s'agit de Johann Michael Haydn (1737-1806).

Michael a été lui-aussi un grand compositeur qui a laissé plus de 800 oeuvres.

Je vous propose d'écouter aujourd'hui un extrait de sa messe pour Sainte Thérèse d'Avila.

C' est un  graduel, un hymne, intitulé "Petite et accipietis" ... une petite merveille assez mozartienne.

Je vous mets le texte en latin tiré de l'évangile selon Saint Luc : c' est un extrait du sermon du Christ sur la montagne.

Communio - sine alleluia
Petite et accipietis                                     Demandez et vous recevrez
quaerite et invenietis,                                cherchez et vous trouverez   
pulsate et aperietur vobis.                         frappez et l'on vous ouvrira.
Omnis enim qui petit accipit,                     Quiconque en effet demande, reçoit,
et qui quaerit invenit,                                 et qui cherche trouve 
pulsanti aperietur.                                       et à qui frappe on ouvrira.

Ecoutons maintenant la version complète avec orchestre.

Et puis cette belle version accompagnée au piano.

 

Alors j'étais complètement ignorant de l'existence de ce frère de Joseph Haydn mais par contre je savais que Sainte Thérèse d'Avila avait consigné dans son autobiographie une expérience extatique, la visitation d'un ange, qui pourrait (involontairement) figurer parmi les pages les plus chaudes de la littérature érotique.

Lisez cet extrait. A chacun de se faire une idée et de décider si mon esprit est bien mal placé...

 

« Tandis que j’étais en cet état, il plut au Seigneur de me favoriser à différentes reprises de la vision suivante. Je voyais près de moi, du côté gauche, un ange sous une forme corporelle. … Il n’était pas grand, mais petit et extrêmement beau. A son visage enflammé, il paraissait être des plus élevés parmi ceux qui semblent tout embrasés d’amour. Ce sont apparemment ceux qu’on appelle Chérubins, car ils ne me disent pas leurs noms. Mais il y a dans le ciel, je le vois clairement, une si grande différence de certains anges à d’autres, et de ceux-ci à ceux-là, que je ne saurais l’exprimer. Je voyais donc l’ange qui tenait à la main un long dard en or, dont l’extrémité en fer portait, je crois, un peu de feu. Il me semblait qu’il le plongeait parfois au travers de mon cœur et l’enfonçait jusqu’aux entrailles. En le retirant, on aurait dit que ce fer les emportait avec lui et me laissait tout entière embrasée d’un immense amour de Dieu. La douleur était si vive qu’elle me faisait pousser ces gémissements dont j’ai parlé. Mais la suavité causée par ce tourment incomparable est si excessive que l’âme ne peut en désirer la fin, ni se contenter de rien en dehors de Dieu. Ce n’est pas une souffrance corporelle. Elle est spirituelle. Le corps cependant ne laisse pas d’y participer quelque peu, et même beaucoup. C’est un échange d’amour si suave entre Dieu et l’âme, que je supplie le Seigneur de daigner dans sa bonté en favoriser ceux qui n’ajouteraient pas foi à ma parole. Les jours que durait cette faveur, j’étais comme hors de moi. J’aurais voulu ne rien voir et ne point parler, mais savourer mon tourment, car il était pour moi une gloire au-dessus de toutes les gloires d’ici-bas. » 

 

Sculpture du Bernin représentant l'extase de Sainte Thérèse ( Eglise Santa Maria della Vittoria à Rome)

Sculpture du Bernin représentant l'extase de Sainte Thérèse ( Eglise Santa Maria della Vittoria à Rome)

Ce moment d'extase mystique de Sainte Thérèse...

Ce moment d'extase mystique de Sainte Thérèse...

 Alors Michael Haydn avait-il en tête la sculpture du Bernin et le texte autobiographique de Sainte Thérèse au moment de composer ce "Petite et Accipietis" ? ...Absolument rien ne le confirme, mais rien n'interdit de le penser non plus. 

Le texte du sermon est suffisamment ambigu pour que les deux interprétations soient possibles....

Pour ma part je ne peux que confirmer une seule chose : Petite et accipietis est très jouissif... 😁

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17 juillet 2019 3 17 /07 /juillet /2019 15:59

Bonjour les amis,

Cette année pour la messe de Saint Isidore  à Vergel nous avons préparé un nouveau programme avec la messe brève de Léo Delibes (1836-1891).

Cette messe a été composée originalement pour 2 voix et orgue. Il existe aussi des orchestrations pour 3 voix comme celle que nous allons interpréter avec notre chorale.

Parmi les plus belles pièces de cette messe il y a, entre autres, le GLORIA.

Ce GLORIA est constitué de 5 parties bien distinctes, avec changements de rythmes et aussi de tonalités.

Ecoutez, ça commence sur la vidéo ci-dessous à partir de 2 minutes 50 secondes.

-  à 2 minutes 50 secondes le GLORIA très énergique

-  à 4 minutes 01 seconde GRATIAS AGIMUS 2 ème partie plus lente

-  à 5 min 25 secondes le QUI TOLLIS

-  à 7 min 03 secondes le QUO NIAM similaire à la première partie 

-  à 7 minutes 30 secondes CUM SANCTO SPIRITU la dernière partie en fugue que j'adore.

 

 

 

Alors il existe aussi d' autres orchestrations plus étoffées avec des cuivres, comme celle-ci

Voici la première version avec duo de chanteuses....

GLORIA à partir de 2 min 25 sec....DUO à partir de 3 min 37 secondes

Sur ce je vous laisse les amis. J' ai fait un court billet sur ce GLORIA que j' aime beaucoup et notamment cette fin en fugue que j'adore, mais vous pouvez découvrir sur ces liens le reste de cette magnifique messe au cas où vous ne la connaîtriez pas.

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25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 21:38

Bonjour les amis,

Nous avons repris les répétitions chorales la semaine dernière, et notre directrice de chant nous a remis entre les mains LA PEREGRINACIÓN ( le pèlerinage), une partition du compositeur argentin Ariel Ramirez , extraite d' une oeuvre intitulée NAVIDAD NUESTRA ( Notre Noël).

Les sopranos se sont mises à chantonner les premières lignes mélodiques de cet air de Noël, et là, surprise, surprise...

Ecoutez vous-mêmes à quoi ça ressemble...

Très vite, et dès les premières notes, je me rends compte que je connais depuis longtemps cet air-là.

Et oui, ça avait été repris dans les années 60 par Gilles Dreu sous le titre d' Alouette.

Après coup, et en y réfléchissant un peu, je trouvais assez évident qu' une telle musique avec des contretemps et des battements si particuliers ne pouvait qu' avoir été écrite par un sud-américain....

Voici le début du texte original espagnol avec sa traduction française

A la huella, a la huella
Sur la route, la route
Jose y maria
Joseph et Marie
Por las pampas heladas
Sur les plaines glacées
Cardos y ortigas.
Chardons et orties.

Voici la reprise de Gilles Dreu

Pierre Delanöé avait réécrit un texte qui n' avait plus rien à voir avec le chant de Noël Argentin mais qui est resté bien gravé dans mon esprit

Du coup, même quand je lis le texte original espagnol et que je chante cette chanson en l' honneur de l' enfant Jésus, de la Sainte Vierge et de Saint Joseph, quelque part, dans ma tête , il y a une alouette qui continue de voler très haut dans le ciel...

L' interprétation de Gilles Dreu, je l' ai trop entendue quand j' étais môme.Elle est restée gravée dans mon ADN...

Depuis, je me suis amusé à faire des recherches sur le web, et j' ai trouvé plein de versions, dont celle-ci à la guitare que j' aime bien...toute en sensibilité...Le mec la fait parler sa guitare...

Au piano aussi, c' est pas mal...Normal...ça a été composé au piano ce morceau-là...

Et puis, je suis tombé sur un musicien qui propose une belle variation sur le thème.Notez que c' est lui qui joue de la caisse, de la basse et de la guitare sur son clip...pas mal, ce qu' il fait...j' aime...

Quant à nous, il se trouve que dans le centre culturel où nous répétons il y a dans un autre local près du nôtre des guitaristes qui se rencontrent toutes les semaines pour jouer ensemble, alors ce serait peut-être l' occasion de leur demander de nous accompagner .. .pour faire un truc dans ce genre-là...

A suivre donc....

PS: complètement hors-sujet, j' en profite pour vous soumettre une petite devinette un peu idiote mais qui m' avait bien fait rigoler quand même:

Connaissez-vous la différence entre une alouette et la vérole ?

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Tic-tac....tic-tac....

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Je vous laisse réfléchir quelques instants

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tic-tac...tic-tac....

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Réponse: Avez-vous déjà essayé d' attraper une alouette ?...-)

PS nº2: Toujours hors-sujet.je profite de ce papier pour dénoncer le fait que nos instituteurs nous ont appris, du temps de notre jeunesse, une chanson politiquement très incorrecte ( et complètement impensable de nos jours) dans laquelle le protagoniste n' arrêtait pas de torturer un pauvre volatile jusqu' à le laisser complètement déplumé.Combien d' enfants sadiques ont-ils été influencés par cette chanson ? Nul ne le sait...Combien d' Hannibal Lecter, et de serial killers ont commencé leur carrière criminelle en fredonnant " Alouette, gentille alouette....alouette, je te plumerai...." ?

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15 août 2016 1 15 /08 /août /2016 19:03

Bonjour les amis,

Cette année nous avons chanté en ce 14 août une messe en honneur à Saint Isidore durant les fêtes patronales de mon village voisin.

San Isidro labrador est l' un des plus célébres saints espagnols car il était laboureur, et bien évidemment, son métier, chargé de symboles, promouvait les valeurs du monde chrétien,le travail, l' abnégation et aussi de respect de la Terre.

Durant cette messe les festeros et les festeras viennent à l' Eglise en costumes traditionnels. Par ailleurs, comme saint Isidore était un laboureur, à la fin de la messe il y a une offrande de fruits de la Terre que les enfants répartssent dans les rues du village après que le prêtre les ait bénis.

Notre messe en honneur à Saint Isidore le laboureur
Notre messe en honneur à Saint Isidore le laboureur
Notre messe en honneur à Saint Isidore le laboureur
Notre messe en honneur à Saint Isidore le laboureur
Notre messe en honneur à Saint Isidore le laboureur
Notre messe en honneur à Saint Isidore le laboureur

Au programme de notre messe il y avait Bach, Mozart, Vivaldi,et la messe brève de Gounod.

Silvia a interprété un AVE MARIA qui a a littéralement transporté et ému toute l' assistance.Certains paroissiens ne pouvaient s' empêcher de se retourner vers le narthex ( avant-nef) pour voir d' où sortait cette voix divine qui emplissait tout l' espace.

Notre messe en honneur à Saint Isidore le laboureur

Et puis nous avons chanté aussi un Alleluya qui date de l' époque baroque,l' alleluyah de PURCELL.

Une pièce extrêmement brève qui est aussi un petit bijou qui recèle de magnifiques harmonies pour le choeur qu' on peut apprécier sur ce premier enregistrement de qualité.

Alors, nous on l' a chanté accompagné à l' orgue et sur un tempo plus vif comme c' est indiqué sur la partition originale.Même un peu plus vif que sur le lien ci-dessous.

Avec Purcell on est à l' époque du baroque, et pas du lyrique...

Si vous ne pouvez visualiser la vidéo pour des problèmes de droits vous pouvez aller directement la voir et l' écouter sur le lien youtube suivant.

https://www.youtube.com/watch?v=hLjqTvkiuyM

Voilà ! Notre saison chorale est terminée.

Et puis, comme dans les bonnes histoires d' Astérix, nous nous sommes tous retrouvés ensemble près de la plage pour aller manger 2 paellas comme celle-ci, faite au feu de bois...

Notre messe en honneur à Saint Isidore le laboureur

Au programme, repas, boissons et chants bien sûr.

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