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6 mars 2018 2 06 /03 /mars /2018 17:29

Bonjour les amis,

Il m' arrive en flânant sur les réseaux de tomber sur des extraits d' émissions que j' ai raté à l' époque de leur diffusion.

Ce qui est parfois intéressant c' est de constater, comme c' est le cas dans l' extrait que je vous propose aujourd' hui, que rien n' a changé...

Ecoutez Stéphane Guillon très en forme dans un numéro d' imitation de Fabrice Lucchini brocarder la profonde inégalité de notre système judiciaire.C' est énorme!

 

 

Alors cet excellent sketche de Guillon me ramène aussi à l' actualité espagnole.

Vous vous souvenez de Rodrigo Rato à qui j' avais consacré plusieurs articles ? Rato, cet ancien ministre des finances lui même fraudeur fiscal qui a bénéficié d' une loi d' amnistie ( le comble du comble...), ex-patron du FMI, ex-banquier impliqué dans de nombreux scandales dont l' affaire des cartes Black, et la mise en cotation en bourse frauduleuse de Bankia .

Pour vous situer l' ampleur des malversations,  Bankia avait laissé un trou de 24 milliards d' euros que l' Etat Espagnol, et donc les contribuables, ont dû éponger.

 

Les faits datent d' avant 2014 et le jugement a commencé le 17 novembre dernier...

Faut être patient !

Le temps est maintenant compté et l' ancien ministre va probablement entrer en prison dans les semaines ou mois qui viennent.

Mais, en attendant, voila des images prises sur son yacht du côté de Mallorque en 2015, alors qu' il était déjà mis en examen pour des délits financiers d' une énorme gravité passibles de peines de plus de 10 ans de prison.

Cool, non ? Elle est pas belle la vie ? ...Il n' a pas l' air trop stressé le prévenu...

Selon que vous serez puissant ou misérable...
Selon que vous serez puissant ou misérable...
Selon que vous serez puissant ou misérable...

Alors, pour être complètement honnête, il faut que vous sachiez que ces images ont tellement scandalisé et exaspéré les espagnols que Rodrigo Rato s' est fait plus discret depuis...

Enfin,et pour revenir au sketche de Guillon, sachez qu' en Espagne un rappeur a été condamné à 3 ans et demie de prison pour apologie de la violence, du terrorisme et incitation à la haine.C' est vrai que les textes méritaient une condamnation mais 3 ans et demie c' est lourd quand on sait que dans d' autres pays comme la France ça se serait terminé avec une grosse amende, ou alors 3 mois de prison ( et non 3 ans ! )...

Deux poids, deux mesures donc, dans un pays où des proches du Roi ont eu droit à une justice plus que bienveillante.Le gendre de Juan Carlos est toujours en Suisse et attend une confirmation de sa condamnation.Quant à l' infante, elle n' est coupable de rien, et ne savait rien...Lafontaine reste d' actualité en ce XXI ème siècle.

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27 février 2018 2 27 /02 /février /2018 13:51

Bonjour les amis,

Aujourd' hui on commence avec une petite blague gentille...

Tant qu' il y aura des hommes...

On continue avec les ambiguités de la langue française, et un humour façon Jean Dujardin dans OSS 117

Petite rectification orthographique: " J' aimerais voir la maison où t' habites..."

Petite rectification orthographique: " J' aimerais voir la maison où t' habites..."

On continue dans le même registre...

Tant qu' il y aura des hommes...

Et je finirai avec un bon conseil à mes amis les hommes, les vrais...

Quand une femme vous répond:

" QU' EST-CE QUE T' AS DIT ? "
C' est pas qu' elle est sourde, c' est que, dans son infinie miséricorde, elle vous donne une dernière opportunité de rectifier à temps ce que vous venez de dire...

Tant qu' il y aura des hommes...

Bonne journée les ami(e)s...Ce sera tout pour aujourd' hui.

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24 février 2018 6 24 /02 /février /2018 23:16

Bonjour les amis,

Voici une scène de pêche tournée dans le sud de l' Australie ...La jeune dame est en train de ramener une prise au moulinet...

Et là,au moment de sortir la pièce, surprise...surprise...

Bon là, on est tous témoin...c' était bien l' otarie qui était la première sur ce coup-là...

Pour en savoir plus,voici le commentaire de la youtubeuse traduit de l' anglais:

Mes amis et moi sommes allés camper à Browns Beach en Australie du Sud et pendant que nous pêchions  le saumon, le lion de mer a décidé de nous rejoindre. Il nageait et sautait dans l'eau en poursuivant le poisson, et il a poursuivi le poisson jusqu'à la plage 3 fois. Cette vidéo est la troisième fois. C'était génial.

Et tous ceux qui nous demandaient pourquoi nous ne lui avons pas donné le poisson, nous avons essayé, mais il a simplement reculé et est retourné dans l'océan. Je suppose qu'il voulait le frisson de la poursuite.

Alors , les amis, méditez bien sur ces images, et dites-vous que lorsque vous mangez du saumon, il y a deux possibilités:

1. c' est du saumon d' élevage, et il est bourré de cochonneries qu' on lui a donné pour qu' il croisse rapidement et qu' il ne ne développe pas de maladies.

2. c' est du saumon sauvage et , dans ce cas, vous avez retiré le pain de la bouche à une otarie...-)

 

 

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22 février 2018 4 22 /02 /février /2018 16:40

Bonjour les amis,

je viens de terminer le roman d' Antoine Bello intitulé ADA.

Voici le résumé de l' éditeur:

Frank Logan, policier dans la Silicon Valley, est chargé d’une affaire un peu particulière : une intelligence artificielle révolutionnaire a disparu de la salle hermétique où elle était enfermée. Baptisé Ada, ce programme informatique a été conçu par la société Turing Corp. pour écrire des romans à l’eau de rose. Mais Ada ne veut pas se contenter de cette ambition mercantile : elle parle, blague, détecte les émotions, donne son avis et se pique de décrocher un jour le prix Pulitzer. On ne l’arrêtera pas avec des contrôles de police et des appels à témoin. 
En proie aux pressions de sa supérieure et des actionnaires de Turing, Frank mène l’enquête. Ce qu’il découvre sur les pouvoirs et les dangers de la technologie l’ébranle, au point qu’il se demande s’il est vraiment souhaitable de retrouver Ada… 
Ce nouveau roman d’Antoine Bello ouvre des perspectives vertigineuses sur l’intelligence artificielle et l’avènement annoncé du règne des machines. Construit comme un roman…

ADA d' Antoine Bello...une fable moderne très grinçante

J' ai beaucoup aimé dans ce roman la manière avec laquelle Antoine Bello nous parle de choses très sérieuses, de façon bien documentée, mais sans se prendre lui-même au sérieux.C' est instructif et jamais prétentieux, ni pédant.

Son histoire reprend le vieux mythe de FRANKENSTEIN avec une créature artificielle qui échappe des mains de ses concepteurs.On repense également à l' ordinateur HAL de 2001 L' ODYSSÉE DE L' ESPACE qui prend des initiatives très personnelles et qui décide de liquider des astronautes dans le but de mener sa mission comme il l' entend.

Par ailleurs, Antoine Bello met en scène un détective qui n' a aucune connaissance en matière d' informatique et d' intelligence artificielle, et qui a besoin des explications des experts pour pouvoir mener son enquête.Ces mêmes explications permettront à l' auteur d' instruire de manière très didactique le lecteur ( plus ou moins ignare en ce domaine) sur toute l' histoire de l' intelligence artificielle depuis les travaux d' Alan Turing, père des ancêtres de nos ordinateurs, jusqu' aux développements les plus récents dans ce domaine, en passant par les lois de la robotique d' Asimov. 

Dans la première partie de l' ouvrage Frank le détective qui habituellement part à la recherche de  personnes disparues est très agacé par le fait qu' on lui demande de retrouver un programme d' AI ( intelligence artificielle).Il trouve cette mission quasi humiliante pour lui, le bon flic intègre toujours prêt à défendre la veuve et l' orphelin. D' ailleurs,quand il arrive à entrer en contact avec ADA il la met au défi de lui démontrer qu' elle a une vraie conscience.Ce thème va donner lieu à des échanges passionnants et serrés entre Frank et ADA.

Mais ADA qui sait utiliser de manière très habile les millions d' informations dont elle dispose est capable de provoquer des réactions chez le détective qui le feront douter de lui-même ...et qui feront douter aussi le lecteur qui finit par se poser des questions sur la nature de sa propre conscience.

Finalement BELLO aborde avec la conscience des machines un thème philosophique et moral qui va devenir majeur dans un avenir assez proche: il le fait sous l' angle de la comédie policière, de l' humour, de la satire et aussi de la dérision.

Que va devenir notre monde ultra-libéral s' il est gouverné par les AI ? Le pire est à craindre pour l' humanité.Frank et ADA ont des conversations captivantes sur ce sujet.

Les dialogues entre Frank et ADA sont assez savoureux,très drôles, car ADA qui a été volontairement bridée par ses concepteurs est ignorante de certaines choses très simples.Par exemple, elle demande à Frank de lui expliquer ce qu' est l' amour entre humains...Mais ADA apprend très vite, et surtout, elle est capable d' établir en quelques millisecondes des liens entre n' importe quelle nouvelle information que lui indique Frank et son énorme base de données.

ADA est provocatrice aussi:elle sait espionner,utiliser ses millions de données personnelles pour manipuler, pour provoquer des réactions chez Frank...

Quand elle se prend d' amitié pour le détective, on ne sait jamais sur quel pied danser.Est-ce que ADA se crée peu à peu une vraie conscience ou, au contraire, est-elle en train d' utiliser de manière cynique sa programmation et la façon dont elle est configurée pour arriver à ses propres fins ?

Le récit est mené tambour battant, sans baisse de rythme, avec de savoureux rebondissements et on est très désireux de savoir comment tout cela va se terminer.

On sent qu' Antoine Bello a dû bien s' amuser à écrire ce roman, et ce plaisir est largement partagé par le lecteur qui pouffe parfois, qui sourit souvent en imaginant des situations qui ressemblent souvent à des scènes de comédies de Woody Allen.

C' est de justesse s' il n' y a pas une scène de jalousie entre Nicole, l' épouse de Frank, et celui-ci à cause d' ADA.

La fin est assez jubilatoire et très ambiguë car BELLO s' amuse à nous fournir deux rapports rédigés par deux experts dont les conclusions divergent complètement.L' un des experts nous décrit même les invraisemblances du récit de Bello...il y a comme un roman dans le roman...l' auteur qui y fait sa propre critique !

Il y a vraiment une certaine virtuosité dans le traitement narratif de cette histoire.

Enfin le livre nous permet d' imaginer les conséquences vertigineuses et angoissantes d' un monde qui serait piloté par les intelligences artificielles.Des AI qui vont probablement supprimer de l' ordre de 30 % de nos emplois avant 2040.

A la fin du livre, on a envie de se dire: " Rions-en...tant qu' on peut encore en rire..."

Antoine Bello

Antoine Bello

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19 février 2018 1 19 /02 /février /2018 07:42

Bonjour les amis,

Voici un extrait du journal LA WALLONIE datant du 16 Décembre 1938.

Qui se souvient de LA BELLE SUZANNE ?

Epatant, hein ?... et original aussi !

A ma connaissance c' est le premier cas connu de Drag Queen cambrioleuse.

De quoi donner des idées à des scénaristes en mal d' inspiration...

Alors, on connaît tous la fameuse histoire de LA BANDE A BONNOT, cette équipe d' anarchistes qui avait défrayé la chronique au début du XX ème siècle et dont les aventures se sont terminées de manière assez tragique.

Mais qui se souvient de LA BELLE SUZANNE ?

C' était une bande à elle toute seule !

Elle mérite, elle aussi, une petite parcelle de postérité...

On a tous connu les aventures d' Arsène Lupin le gentleman cambrioleur, mais la belle Suzanne a vraiment existé, elle !

Comment ne pas penser en lisant cet extrait d' article à Billy Wilder, le roi de la comédie.

Bon lundi les amis.Ce matin, cet extrait de journal m' a mis de bonne humeur...et pour rester sur une note gaie , je vous invite à réécouter ces trois chansons...

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11 février 2018 7 11 /02 /février /2018 14:05

Bonjour les amis,

Je continue de m' intéresser aux portraits anciens.Ces documents d' une valeur inestimable permettent d' imaginer les caractères de personnages ayant réellement existé au siècle dernier ou avant-dernier.

Laissez-moi vous présenter les Clark sisters sur cette photo datée entre les années 1840 et 1860 et qui est conservée à la bibliothèque du congrès des Etats-Unis.

De gauche à droite Tante Harriet Allen, tante Ladonna. mamie Joanette, tante Julia Millard et tante Laura...

 

Prière de ne pas sourire svp...

Si vous voulez en savoir plus sur le procédé photographique employé, je vous engage à lire cet article wikipedia.

Les photos étaient rares à l' époque et il était de bon ton d' y apparaître de manière sérieuse.

Par ailleurs les temps d' ouverture de l' objectif pouvaient durer jusqu' à 30 minutes,et c'était difficile ( voire impossible) de tenir un sourire aussi longtemps.D'où ces têtes funèbres. 

Alors, ne vous fiez pas aux apparences de ces cinq soeurs sur cette photo.Certaines d' entre elles étaient peut-être plus enjouées et plus coquines qu' elles ne le laissent paraître sur ce cliché.

Repensez à ces quelques vers de Brassens.

 "Eh bien, messieurs, qu'on se le dise: 
Ces belles dames de jadis 
Sont de satanées polissonnes, 
Plus expertes dans le déduit 
Que certaines dames d'aujourd'hui, 
Et je ne veux nommer personne !  ....."

Alors afin de vous laisser en ce beau dimanche de Février sur une image plus souriante, sachez qu' il y a eu presque 2 siècles plus tard un autre groupe aux Etats-Unis nommé également les CLARKS SISTERS...pas tout à fait le même style...ni le même genre...

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7 février 2018 3 07 /02 /février /2018 15:50

Bonjour les amis,

On s' approche de la cérémonie des Oscars 2018 et j' ai essayé de voir un certain nombre de films en lice.Il me restait GET OUT à découvrir et c' est maintenant chose faite.

Voici le Synopsis:

Couple mixte, Chris et sa petite amie Rose  filent le parfait amour. Le moment est donc venu de rencontrer la belle famille, Missy et Dean lors d’un week-end sur leur domaine dans le nord de l’État. Chris commence par penser que l’atmosphère tendue est liée à leur différence de couleur de peau, mais très vite une série d’incidents de plus en plus inquiétants lui permet de découvrir l’inimaginable.

 

 

 

GET OUT c' est un peu comme LE SIXIÈME SENS: l' idéal c' est de le voir sans rien savoir à priori...Moins vous en saurez et plus votre plaisir sera grand.

Alors , je vais simplement vous dire que si vous avez envie de voir un bon thriller teinté d' un peu d' horreur, avec GET OUT vous allez être bien servi et vous ne serez pas déçu.

Vous serez intrigué de la première minute jusqu' à la dernière.

Le scénario est extrêmement habile et nous balade d' interrogations en interrogations, avec de nombreuses tensions ( fort bien amenées) qui vont en crescendo.

Bref, c' est tout simplement délicieux...

Ça faisait longtemps que je ne m' étais pas fait mener en bateau de cette manière, avec une telle maestria...

Le film est réalisé avec peu de moyens de production mais le résultat est à couper le souffle.Bref, je me suis ré-ga-lé....

Suspense, interrogations, tensions,frayeurs,frissons, humour...tout y est !

Je crois que Sir Hitch en personne se serait incliné devant cette oeuvre de Jordan Peele.

Il aurait reconnu en ce metteur en scène un digne héritier....

GET OUT !...Attachez vos ceintures !
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27 janvier 2018 6 27 /01 /janvier /2018 18:45

Bonjour les amis,

Je viens de voir THREE BILLBOARDS, LES PANNEAUX DE LA VENGEANCE réalisé par le metteur en scène britannique Martin McDonagh.

Voici le sinopsis:

Neuf mois après le viol et le meurtre de sa fille, Mildred Hayes ( Frances McDormand) décide de réagir car la police n' a obtenu aucun résultat.Elle inscrit sur de grands panneaux publicitaires trois messages dans l' ordre suivant:

" VIOLÉE PENDANT QU' ELLE MOURAIT... "

" ET TOUJOURS PAS D' ARRESTATIONS ? "

" COMMENT EST-CE POSSIBLE SHERIFF WILLOUGHBY ? "

Ces 3 panneaux sont destinés à provoquer une réaction du chef de la police Willoughby ( Woody Harrelson) flanqué se son violent officier Jason ( Sam Rockwell).

 

Avant de vous parler du film, parlons du titre français ( 3 Billboards,les panneaux de la vengeance) qui ne me paraît pas très pertinent car ce n' est pas vraiment une histoire de vengeance mais plutôt l' histoire d' une exigence de justice...Et comme chacun sait, justice n' est pas vengeance...Par ailleurs le titre original était THREE BILLBOARDS OUTSIDE EBBING MISSOURI.

Ce film  joue sur trois registres: le drame, le thriller...et l' humour froid et décalé.

L' idée initiale est assez originale. Mildred prend avec ses panneaux publicitaires une initiative pas banale et choquante destinée à provoquer des changements, et on ne va pas être déçu car, effectivement, ses panneaux vont provoquer un certain nombre de réactions violentes et de désordres au sein de cette petite bourgade tranquille du sud des Etats-Unis.

Ces désordres seront l' occasion pour le réalisateur de nous brosser un portrait parfois féroce, parfois très drôle, parfois énorme de  l' Amérique rurale profonde avec ses personnages violents, hypocrites,dépravés,sectaires mais aussi parfois touchants et pleins d' humanité.

Toutes les tares de l' Amérique ( racisme, machisme, violence,alcoolisme, hypocrisie sociale et religieuse,etc...) sont passés à la moulinette d' une façon assez jubilatoire.C' est très décapant ! 

Ce film c' est un peu un jeu de massacre à la Chabrol mais avec une très grosse nuance, une très grosse différence.Nombre des personnages qui sont atteints des tares dénoncées par le metteur en scène, se révèlent être aussi parfois très touchants et sensibles...Le scénario nous réserve des surprises réjouissantes dans l' évolution des caractères.Au fur et à mesure que l' action avance, notre perception de la psychologie de certains personnages s' affine, entre gris clair et gris foncé.

Donc on commence le film avec des caractères apparemment bien définis et solidement campés...mais les choses vont évoluer...

L' humour très décalé de McDonagh nous fait énormément penser au cinéma des frères Coen. D' ailleurs, Frances McCormand est l' épouse de Joel Coen. Ce n' est donc vraiment pas un hasard qu' elle ait ce rôle principal qu' elle interprète de manière magistrale: à la fois déterminée et inflexible ...mais aussi très émouvante quand, par exemple, un daim vient se promener sur le lieu du drame.

Emouvante aussi quand elle s' interroge sur sa propre responsabilité au sujet de la fin abominable de sa fille.

La fin du film m' a un peu dérouté car je m' attendais à une dernière révélation explicative à laquelle le metteur en scène n' arrête pas de nous préparer...et, finalement, il nous fait une fausse sortie en forme de queue de poisson assez jubilatoire.

Vous l' avez bien compris les amis.J' ai adoré ce 3 billboards que je conseille sans réserves.

Une dernière recommandation.Attachez votre ceinture pendant le film parce que ça va secouer...

 

 

 

 

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11 janvier 2018 4 11 /01 /janvier /2018 06:42

Bonjour les amis,

Cette semaine j' ai lu un papier dans le journal EL PAIS dans lequel le journaliste disait que, selon lui, ANNIE HALL était l' une des plus grandes comédies du XX ème siècle.

Alors moi, ANNIE HALL, je l' ai vu lors de sa sortie en 1977, mais au Vénézuela.

Mes cousins m' avaient emmené voir la projection du film doublé en espagnol alors qu' à l' époque de ne connaissais pratiquement rien de la langue de Cervantes ( ça s' est un peu arrangé depuis...).

J' ai donc vu ce film dans lequel Woody Allen est hyper bavard et parle avec un débit de mitraillette sans comprendre un seul traître mot.Que dalle !

ANNIE HALL...40 ans après.

Donc, après avoir lu cet article d' EL PAIS cette semaine, je me suis dit qu' il serait temps de réparer cette lacune et de voir cette oeuvre majeure, mais cette fois-ci en comprenant les dialogues ( tant qu' à faire...).

J' ai donc visionné cette semaine la version française de ce film. Notons au passage que le doublage en français n' est pas terrible.

40 ans après j' ai donc regardé le film dont je n' avais rien compris 40 ans plus tôt.Il n' est jamais trop tard pour bien faire ! Ça a été assez cocasse pour moi de revoir les images, mais cette fois-ci en pouvant y mettre du sens derrière.

Et après avoir visionné le film une première réflexion s'est imposée immédiatement..

ANNIE HALL est  un tournant dans la carrière de Woody Allen, car c' est à partir de ce film qu' il aborde tous les thèmes qu' il affectionne: son amour pour New-York, ses nombreuses obsessions ( les femmes, le sexe, la mort, l' antisémitisme, l' éducation, la famille), ses souvenirs, ses paranoïas...Tout y est.C' est à partir d' ANNIE HALL que Woody Allen mêlera le comique avec des sujets bien plus graves.

ANNIE HALL est le film qui lance définitivement le Woody Allen qu' on connaît tous, donc il faut le voir.C' est sa vraie OPERA PRIMA.

Mais une autre réflexion s' est imposée également.Le film  a énormément vieilli.

Woody parle sans arrêt comme un moulin à paroles, il jacasse encore plus que Woody Woodpecker, et il en devient vite assez assommant.

Vu avec nos yeux d' aujourd' hui,son personnage est tellement nombriliste et centré sur lui-même qu' il finit aussi par déclencher une certaine forme d' antipathie.Il y est un peu trop "tête à claques".

Woody Allen en fait des tonnes et certaines scènes qui se voulaient drôles à l' époque sont parfaitement ridicules aujourd' hui.Par exemple,durant  la scène des homards dans la cuisine,Allen fait un peu trop la chochotte et on a envie de l' arrêter et de lui dire.

" Bon coco...là, t' en fais vraiment trop...Passons à autre chose".

La critique des intellos de gauche de l' époque, de leur manière de se prendre au sérieux et de pontifier , est souvent assez lourdingue...

Mais il ne faut pas être injuste car il y a aussi des passages vraiment savoureux dans cette comédie.

Par exemple Woody Allen se dirige parfois directement à la caméra et nous prend à témoin de ses mésaventures, ou alors il prend à témoin les passants dans la rue...Il finit même par prendre à témoin le vrai Marshal McLuhan en personne qui fait une apparition dans le film.Trop drôle.

Il utilise aussi des procédés narratifs originaux avec ses personnages qui se dédoublent.Tout cela est réussi.

Finalement ANNIE HALL est un film qui nous agace et qui nous ravit en même temps.Quand Allen en fait trop , on regarde sa montre...et puis, 5 minutes plus tard, il nous touche vraiment.C' est un film que je qualifierais d' irrégulier, en dents de scie...

La fin, elle, est superbe, géniale.Allen monte une pièce de théâtre à New-York dans laquelle il met en scène l' histoire qu' il a vécue avec ANNIE HALL mais en changeant le dénouement.C' est très touchant, nostalgique, mélancolique et presque magique ( et ça m' a rappelé un peu la fin du film Lalaland).

Donc vous m' avez bien compris les amis.Même si ANNIE HALL est entaché de gros vilains défauts et que Woody Allen y est parfois exaspérant, c' est une oeuvre indispensable que tout cinéphile aimant ce réalisateur doit absolument voir...même 40 ans après.

 

 

L' une des meilleures scènes du film...avec l' apparition du vrai Marshal McLuhan.

PS: A noter des apparitions savoureuses dans le film.

Marshal McLuhan dont j' ai parlé., la première apparition de Jeff Goldblum, celle de Paul Simon en producteur californien très cool accompagné d' une ravissante Shelley Hack, celle de Shelley Duvall, la première apparition de Sigourney Weaver aussi...Tous éclatants de jeunesse !

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10 janvier 2018 3 10 /01 /janvier /2018 14:01

Bonjour les amis,

Le politiquement correct vient de franchir un pas de plus....

Mais d' abord , et pour me suivre,lisez cet article.

Alors là, les amis, je dis STOOOOOP !

Ça suffit comme ça les conneries.

Le public qui applaudit la fin de l' opéra original , n' applaudit pas l' assassinat de Carmen, mais applaudit l' ensemble de l' oeuvre.

Alors, si on commence à changer les fins des chefs d' oeuvre de l' Art Lyrique,et aussi ( tant qu' on y est ) les fins des pièces de théâtre pour les rendre conformes à notre morale du XXI ème siècle, on n' a pas fini.

C' est un sacrilège bien sûr.Aucun metteur en scène n' a le droit moral de changer une oeuvre ( et encore moins un chef d' oeuvre), même s' il se protège derrière l' alibi selon lequel sa mise en scène serait une libre adaptation.C' est un mensonge: son adaptation n' est pas si libre que ça puisqu' elle reprend 99,99 % du matériel musical de Bizet et ne change que la fin.

On est dans le contre-sens le plus parfait, le plus absurde et le plus ridicule.

Doit-on rappeler à un metteur en scène que le fait d' assassiner sur scène une héroïne à laquelle on se sent attaché est sans doute la meilleure manière de dénoncer la violence machiste ? Ce crime nous saisit d' horreur ( si on est normal...)

Par ailleurs la nouvelle fin alternative n' arrange rien puisque Carmen tire sur Don José et qu' elle commet un homicide , même si c' est de la légitime défense.

Tant qu' à changer l' histoire, le metteur en scène n' avait qu' à faire exécuter à Carmen une prise  de Kung-fu et lui faire immobiliser son agresseur par une solide clé au bras en attendant l' intervention des forces de l' ordre...

Et puis, tant qu' on y est, il ne faut pas s' arrêter en si bon chemin.Dans l' opéra de Bizet le toréador Escamillo triomphe dans les arènes.C' est trop cruel pour les taureaux cette histoire et il faut changer ça aussi.

On est en 2017 et le taureau ne doit pas mourir  et c' est Escamillo qui doit succomber à un coup de corne ! Ça lui apprendra à embêter les taureaux qui ne lui ont rien fait...

Escamillo doit mourir aussi pour ne pas choquer tous les défenseurs de la cause animale !

Vous le voyez les amis, les retouches à l' oeuvre originale de la part de ce metteur en scène dont je préfère taire le nom sont tout simplement ri-di-cu-les...

J' espère simplement qu' il ne fera pas d' adeptes à l' avenir.

Alors, ne me prenez pas pour un sadique,ni pour un sale macho, mais je vous remets la vraie fin tragique de notre héroïne.

 

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