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7 juin 2018 4 07 /06 /juin /2018 16:00

Bonjour les amis,

En complément à l' article de Fatizo ( que vous trouverez sur le lien ci-dessous) consacré aux chansons ayant pour thème la mer et la navigation , je vous propose une petite rétrospective frenchie sur le même thème ...😉

http://fatizo.over-blog.com/2018/06/prendre-la-mer.html

Quand la mer vous prend...

Allez, on attaque fort avec Renaud qui a signé une très belle chanson maritime. C est d' autant plus méritoire de sa part qu' il doit être à la navigation ce que moi je suis au patinage artistique...

J' embraie avec Axel Bauer...et son CARGO au rythme lancinant...

On continue avec les grands classiques qui ont bercé notre enfance...Santiano, ici dans une très belle réorchestration aux accents celtiques.

Une incursion chez les Bretons avec Alan Stivell et son TRI MARTOLOD...ses trois marins.

 

Graeme Allwright, avec sa mer  immense, aux accents gaéliques ...

Polnareff

Chamfort et son Manureva

Ferré...et sa mémoire de la mer.

Lavilliers en exil...avec la mer, qui l' appelle et le fascine...

L' île Bleue....magique...mystérieuse...Composée par Gianni Ferrio et interpétée par Monique Pianéa

Les Choristes, avec leurs caresses sur l' océan...

Vangélis,avec un magnifique instrumental aux notes cotonneuses pour faire de doux rêves...

Je finis avec Brel qui mettait ses paroles en actes et qui est parti sur son voilier...Et lui, il y est vraiment allé sur son île...

PS: J' oublie plein de chansons, sans doute, à commencer par la MER de Trenet...

Je vous quitte sur un dernier clin d' oeil un peu kitsch qui me permet de mélanger dans un même article l' immense Léo Ferré, et l' inénarrable Eric Morena ...😜

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8 mai 2018 2 08 /05 /mai /2018 15:10

Quelle immense tristesse mes amis ! 

Ce matin, en me levant et en ouvrant  à moitié endormi mon PC, je suis tombé sur une nouvelle qui m' a cassé, qui m' a fracassé...

Et non, c' est pas un mauvais rêve. C' est la vie qui vient de nous prendre Maurane.

Comme ça sans prévenir.

Y' a plus rien à dire, plus rien à opposer...Reste plus qu' à pleurer...

" Ce matin, j' ai beau chercher tes yeux

pour trouver la lumière

Tout se noie dans un brouillard épais

Y' a quelque chose qui a changé

Ça casse..."

Ça casse...
Christophe Willem a dit de toi que tu étais un mélange de douceur éternelle et de désillusion sur la vie.

Il a trouvé les mots justes.

Repose en paix chère et tendre Maurane, toi dont la voix nous a apporté tant de douceur, tant de sentiments d' amour , tant d' énergie vitale aussi...

Maurane l' oiseau rebelle, l'oiseau blessé et écorché, mais au coeur toujours ardent, vient de tomber foudroyée... 

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8 avril 2018 7 08 /04 /avril /2018 08:17

Bonjour les amis,

Aujourd' hui c' est la date d' anniversaire de Jacques Brel, né le 8 Avril 1929, par une belle journée de printemps.

Brel a chanté mieux que quiconque l' amour, la vie, la mort.

Parmi ses chansons d' amour il en est une que j' aime beaucoup qui s' intitule CLARA et qui est une espèce de pied de nez à la souffrance amoureuse.

Et oui, ce qui particularise l' amour c' est parfois le contraste ironique qui existe entre les sentiments qu'éprouve l' amant, et le manque de retour ou de réciprocité de l' être aimé envers son prétendant.

Oui, l' amour est parfois cruel...parfois il se rit de nous, de la profondeur de nos sentiments.

La chanson CLARA est une parfaite illustration de la manière narquoise avec laquelle la vie se moque de nous parfois.

Dans CLARA le choix d' une musique de samba est parfait pour ne sombrer dans aucun pathos, aucun lyrisme. Le saxophone s' y fait malicieux, railleur. La vie doit rester une fête...

 

Voici l' un des plus beaux passages du texte, au sujet de la manière narquoise et cruelle avec laquelle l' amante traite le poète:

" Carnaval à Rio
Tu peux me bousculer
Carnaval à Rio
Tu n'y peux rien changer
Je suis mort à Paris
Fusillé par une fleur
Au poteau de son lit
De douze rires dans le cœur ..."

Le rire des femmes qui se transforme en une arme mortelle dont on ne se remet pas !

Brel était un amoureux fou de la vie, mais en même temps il ne se faisait pas beaucoup d' illusions sur sa petite éternité.

Ce que BREL ne supportait pas c' est l' ennui, c' est de passer à côté de la vie alors qu' on en n' a qu' une.

Clara pourra bien se moquer de lui. Elle le "tuera" mais la vie continuera comme une samba...Le poète, inconsolable, plonge au fond du désespoir un soir de cuite, certes, mais parle aussi déjà à l' imparfait." Je t' aimais tant..."

Cette chanson CLARA c' est un antidote pour rester en vie, pour ne pas se prendre trop au sérieux non plus...pour ne pas faire inutilement un drame de sa vie...pour savoir mourir afin de mieux renaître.

Je t' aimais tant Clara !
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16 mars 2018 5 16 /03 /mars /2018 20:03

Bonjour les amis,

La musique c' est fait pour être joué ensemble.C' est une évidence mais souvent dans les conservatoires des années 60 en France les élèves devaient pratiquer de longues années leur instrument tout seul avant de jouer en petites formations.

Et quand on étudie les biographies des grands artistes américains de jazz du XX ème siècle, par exemple, on se rend compte que très tôt ils avaient commencé à jouer ensemble.

Il y a une chanson de Maxime de j' aime beaucoup qui s' intitule LA PETITE FUGUE et qui parle de ces longues heures de pratique musicale collective et hebdomadaire.

La musique de la chanson  a été composée par Nahum Heiman qui était un auteur d' origine juive né à Riga en Lettonie.Il a composé l' air de cette chanson en forme de Caprice Baroque à la manière de Bach...

J' en profite pour vous rappeler le principe de la Fugue.C' est une forme d' écriture contrapuntique exploitant de principe de l' imitation.On désigne au XVI ème siècle le nom de " fuga"( de fugere, "fuir" en latin) une composition complètement fondée sur ce procédé: " fuir" parce que l' auditeur a l' impression que le thème de la fugue fuit d' une voix à l' autre.

La pratique de la fugue demande de très solides compétences.On considère que les nombreuses fugues écrites par J S Bach ( notamment dans son Clavier bien tempéré) sont un modèle insurpassable.Néanmoins, de nombreux compositeurs ont pratiqué avec succès la fugue, y compris les grands romantiques.

Mais revenons à la chanson.J' aime beaucoup la conclusion quand Maxime chante:

" Un Jour Eléonore a quitté la maison

Emportant le diapason

Depuis ce jour nous n' accordons plus nos violons

L' un après l' autre nous nous sommes dispersés

La fugue seule est restée

Et chaque fois que je l' entends c' est le printemps."

 

 

Cette chanson est un superbe hommage rendu à la patience, et à la persévérance dont font preuve les jeunes musiciens pour devenir de véritables artistes.

On n' est jamais musicien par hasard.Sans la passion, c' est impossible d' arriver au bout...Et cette passion-là ne disparaît jamais.

Maxime conclut en disant:" Seule la fugue est restée"...oui, seule la fugue est restée,et tout le savoir et la discipline qu' il aura fallu pour pouvoir l' interpréter.

Voici une version de cette chanson avec un accompagnement à la flûte et interprétée cette fois-ci par Catherine Leforestier, soeur aînée de Maxime.

Quant à Maxime, sur cette version il reprend les paroles en se décalant en forme de  fugue....On se doute bien que cette chanson qui parle de répétitions musicales sent le vécu familial.

C' était toujours la même , mais on l' aimait quand même.La fugue d' autrefois qu' on jouait tous les trois...

Preuve qu' on ne s' en lasse jamais, voici une version publique avec trois magnifiques guitaristes: Jean-Félix Lalanne, Michel Heautmont et Manu Galvin...C' est tout simplement exquis ce qu' ils font.

Et pour conclure, je vous propose d' écouter le prélude et la fugue de Bach nº 11 BWV 856 qui aurait inspiré Nahum Heiman...

L' éxécution n' est pas à la portée du premier venu.

 

PS: Mon ami Basile de Césarée, grand pédagogue devant l' éternel, vient de m' envoyer un lien qui explique parfaitement l' art de la Fugue ( à ne pas confondre avec le Canon).Ecoutez et suivez le curseur sur le clip qui va d' une ligne à l' autre: c' est passionnant de voir comment se construit voix par voix une fugue. JS BACH conciliait à la fois une grande rigueur mathématique tout en conservant une grande liberté créatrice...La fugue est souvent un vrai labyrinthe génial et vertigineux...Ecoutez l' introït du Requiem de Mozart à 7 min 04 s.

Quand je vous disais que ça demandait d' énormes compétences !

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11 mars 2018 7 11 /03 /mars /2018 14:39

Bonjour les amis,

Aujourd' hui je vous propose de réécouter MARIE,PIERRE ET CHARLEMAGNE,une chanson de Maxime Leforestier qui ne fait pas partie des plus connues de son répertoire.

C' est une chanson qui nous parle du temps de l' enfance, de ces moments où nous avions du mal à nous arracher à notre doux et profond sommeil pour aller à l' école.

On se souvient tous de ces instants durant lesquels nous aurions préféré rester bien au chaud au fond de notre lit douillet.

Avec des mots très simples Leforestier nous fait revivre ces instants bénis de cette époque de notre vie, une époque où nous pouvions perdre notre temps de manière contemplative, parfois en restant simplement assis à jouer par terre....

La harpe qui égrène de doux arpèges nous replonge avec sensualité dans cette atmosphère cotonneuse, enchantée, et protégée de notre enfance.

La rencontre de Marie avec Pierre est une histoire sans paroles, faite d' échanges silencieux, comme un prolongement de son rêve...

 

 

Je dédie ce petit billet à une de mes élèves de 5 ème de cette année ,une élève très sage,au regard clair et au caractère très tranquille, et qui a souvent du mal à se réveiller...Et quand je vois son regard bleu clair encore ensommeillé lors de la première classe du matin, il m' est difficile de ne pas penser à cette belle chanson de Maxime, de même qu' il m' est difficile de ne pas l' envier d' avoir des sommeils et des rêves aussi profonds.

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7 janvier 2018 7 07 /01 /janvier /2018 13:56

Alors elle, elle m' avait fait craquer quand j' avais 10 ans, quand j' avais 20 ans, 30, 40...je ne compte plus.Elle m' a fait craquer à tous les âges.

 

Notre petite fée  de la chanson française s' en est allée.

Sa voix était aussi fraîche et aussi douce que la chair d' une mangue.

Dans son nom il y avait le mot FRANCE, la France que j' aime, la France des françaises que j' aime...

Mon coeur est triste et pleure aujourd' hui .

Repose en paix petite princesse qui nous a apporté tant d' amour, de beauté,de sensualité,de charme et de douceur.Le ciel t' appartient.

 

Notre petite princesse s' en est allée...
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8 décembre 2017 5 08 /12 /décembre /2017 08:55

Je n' ai jamais été fan de Johnny mais, comme pour beaucoup de français, il aura fait partie de ma vie et de ma culture.C' est ça le paradoxe: Johnny s' imposait même si on n' adhérait pas forcément à tous ses projets artistiques.
Johnny aura eu un instinct incroyable.Il aurait pu tomber dans l' oubli plusieurs fois mais ça n' a pas été le cas.Il lui est arrivé de se compromettre avec une forme de variété un peu trop lyrique, d' adopter parfois de manière opportuniste des modes qui étaient dans l' air du temps ( la vogue Jésus-Christ superstar par exemple), il lui est arrivé d' avoir un petit métro de retard mais il n' en n' a jamais eu deux... Après un léger passage à vide dans les années 70 il aura eu la bonne idée de faire appel à de bons compositeurs comme Michel Berger ou Jean-Jacques Goldman qui lui ont permis de revenir à ses racines musicales puisées dans le blues et dans le rock.Sa grande idée ça a été de revenir à la case départ.

Sa voix unique et sa présence sur scène feront de lui un personnage incontournable.Il savait s' entourer d' excellents musiciens et était l' un des rares artistes français capables de proposer des mises en scène qui n' aient rien à envier à celles des anglo-saxons. Au final, il y avait un vrai respect du public et une grande exigence...Johnny était un vrai flambeur. Il aimait mettre le feu, et se dotait des moyens de production nécessaires pour que les gens qui allaient voir ses spectacles n' aient pas fait le déplacement pour rien.

L' instinct de Johnny c' était aussi de se faire oublier entre deux concerts,de ne pas essayer d' occuper tous les espaces médiatiques car il savait que c' était surtout la scène qui lui donnait une vraie existence, une vraie consistance...D' une certaine manière on peut faire un rapprochement entre son attitude et celle de Freddy Mercury de Queen qui s' éclatait sauvagement sur scène mais qui restait étonnamment discret ( voire timide) en dehors de ses prestations scéniques.

 

Johnny aurait pu mal vieillir,virer à la variété pompeuse et grandiloquente à la Sardou, mais il est resté Johnny jusqu' au bout.On ne peut que l' en remercier.

Chapeau l' artiste !

Le fait que sa disparition soit vécue comme un deuil national n' est vraiment pas due au hasard.On a vraiment l' impression que c' est une page de l' histoire de France qui se tourne définitivement, celle des années soixante, des trente glorieuses, de la jeunesse qui croque la vie à pleines dents...

Oui, il y avait énormément d' envie chez Hallyday, une envie viscérale et boulimique...une faim,une soif, une envie qui pouvaient aspirer l' univers tout entier...

 

PS:Je profite de ce petit billet d' adieu à notre Johnny pour partager cette chanson que j' aime bien,mais en duo avec Carmel, cette fois-ci...

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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 06:09

Bonjour les amis,

Quand on aime bien une chanson et qu' on n' a pas le registre nécessaire pour se la chanter , on a toujours la possibilité de recourir au sifflement.

Votre serviteur est capable de tout vous siffler, la 5 ème de Beethoven, l' air de la Traviata ou les Noces de Figaro...

Mais on oublie souvent que le sifflement peut faire partie intégrante d' un morceau ou d' une chanson.

Dans les années 70 on a eu un artiste qui était le Roi incontesté du sifflement.C' était Roger Whitakker. On se souvient tous de son morceau qu' on a entendu des millions de fois sur les ondes.Le voici sur ce document plus récent interprétant son grand tube de l' époque.

Ecoutez bien ce morceau, et si ça ne vous met pas de bonne humeur c' est que je ne peux plus rien faire pour vous...

 

Il y a eu FERRAT avec ses Belles étangères...l' une des plus belles réussites sifflées.

Les Mamas & the papas avec Cass Elliot à qui j' avais consacré un billet.

Mike and the Mechanics qui est un  groupe que j' affectionne beaucoup.

Un air des SCORPIONS qu' on n' a pas oublié...

Celui-ci j' ai failli ne pas le mettre car on l' a trop entendu...il est devenu Kripsant...

LE PONT DE LA RIVIÈRE KWAI en hommage à mon oncle Angelo.Celui-ci, passionné d' animaux avait passé des heures à apprendre à son merle à siffler l' air de ce film. 

Un autre air très connu...qui peut énerver aussi car trop entendu dans les pubs...

Je n' ai pas arrêté de siffler cet air-ci dans les années 70...

Un générique plein d' entrain et de bonne humeur qu' on a tous en tête.

Et enfin, de manière plus récente, cet air qui apparaît dans LA LA LAND.Si cet extrait ne vous donne pas envie de voir le film, c' est désespéré...

Alors je reviens sur le titre de mon article.Pourquoi un tel titre ?

Et bien, c' est très simple.J' avais une très belle voix dans mon enfance ( j' étais le soliste de ma chorale) , et aujourd' hui, même si je chante encore dans un choeur, je ne peux plus aborder les airs qui sont dans les registres des ténors ....alors, il ne me reste plus qu' à les siffler...

 

Vous chantiez ? ...Eh bien !  Sifflez maintenant.

Je terminerai ce billet qui j' espère vous aura mis de bonne humeur avec un petit hommage à Joe Dassin  qui, dans sa chanson, se fait mener en bateau par une charmante demoiselle espiègle et un peu perverse.On s' est tous pris des râteaux dans la vie mais en sifflotant c' est finalement plus agréable...

PS: Hors-sujet.

C' était la semaine de la francophonie alors je vous propose une petite citation de Léo Campion construite sur une troublante juxtaposition...

Vous chantiez ? ...Eh bien !  Sifflez maintenant.
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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 21:23

Bonjour les amis,

Dans les émissions télé de rétrospectives des années 60, il y a des artistes qu' on nous ressert systématiquement comme Sylvie, Françoise et les autres, et d'autres qui n'ont jamais fait partie du groupe des yéyés et qui ont été un peu plus oubliés par les programmateurs TV.

Frida Boccara fait partie de ces chanteuses-là  et j'avais très envie de lui consacrer un petit billet car elle appartient à ce groupe d' artistes que je n'ai pas oublié et qui ont gardé une place de choix dans mon coeur.

Alors, avant que je n'en parle moi-même, voici sa bio sur wikipédia:

Lorsque j'étais enfant dans les années 60, j'aime autant vous dire que je n'avais pas exactement les mêmes goûts musicaux que mes parents, mais quand apparaissait Frida Boccara à la télé  il y avait tout de suite un consensus familial qui s'installait.

On adorait sa voix, avec ce timbre à la fois très personnel, mais aussi une voix "propre" très présente, qui s'imposait spontanément.

La voici lors du concours de l'Eurovision qu'elle gagna en 1969.

 

Dès qu'elle entonne " Un jour se lèvera...." le miracle se produit.Il y a une émotion qui passe.

Quand elle termine sa chanson, on a envie de s'exclamer:

" Ouaouhhh...C' est pas rien ! "

La voici maintenant qui nous interprète le succès international de Michel Legrand, Les moulins de mon coeur.

Tout simplement sublime...

 

LA PRIÈRE sur un poème de Francis Jammes...sa voix vibre de manière puissante...touche notre âme.

LE TOREADOR  d'Aznavour qu'elle interprète avec beaucoup de maîtrise.Une vraie leçon d'élocution française pour bien des jeunes d'aujourd'hui...

D'habitude, je n'aime pas les chanteurs de variétés qui reprennent des airs classiques....Mais il y a des exceptions à la règle.

Voici  100 000 CHANSONS sur l'aria de Bach "Mache dich, mein Herze, rein" de la Passion selon Saint Mathieu.

Frida, née en Toscane, qui avait vécu au Maroc, était un de ces 100 000 soleils que la vie nous a offert.

Elle en imposait sur scène Frida. Quelle présence ! Quel tempérament !

Voici une scène très touchante.La présentatrice étrangère qui se mêle les pinceaux en prononçant son nom et qui annonce Roca Fridara ! Frida qui  éclate de rire très spontanément , avant de se reprendre et d'interpréter sa chanson.

Frida Boccara était de ces artistes qui apparaissaient en toute simplicité et qui imposaient naturellement  le respect.

Sa voix unique, je ne l'ai pas oubliée.

Elle a porté bien haut et à travers le monde la chanson française et fait partie de ces artistes qui lui ont donné son prestige international.La République l'a faite chevalier des Arts et Lettres.

Ce n'était là que justice.

Aujourd'hui grâce à internet je peux me repasser ses plus belles chansons. Les grands artistes ont ce privilège de ne jamais vraiment mourir...Frida, trop tôt disparue, continue de resplendir comme un soleil, comme une grande étoile rouge qui nous illumine.

 

 

Frida Boccara...ce soleil radieux de la chanson française.
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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 20:42

Bonjour les amis

Cet article est la suite de mon billet intitulé "La peregrinación" consacré à une chanson argentine qui fût reprise par Gilles Dreu en 1968 sous le titre d' Alouette.

http://alea-jacta-est.ex-posteur.over-blog.com/2016/09/la-peregrinacion.html

Gilles Dreu n' est pas le seul à s' être inspiré de chansons sud-américaines.

Il y a eu Hugues Auffray avec son épervier.

Remember

Ecoutez maintenant le classique folklorique vénézuelien qui l' a inspiré EL GAVILAN...gavilan qui justement veut dire épervier en espagnol.

Il y a eu par ailleurs plein de reprises d' EL CONDOR PASA d' origine péruvienne , y compris en France...

La PALOMA mexicaine aussi.

Michel Fugain, quant à lui avait repris un grand succès brésilien et nous invitait à faire comme l' oiseau, également.Une adaptation très réussie.

Sauf que la version brésilienne, ne parle pas du tout d' oiseau mais plutôt d' une personne qui a été abusée par son amant...VOCE ABUSOU...

Je terminerai ma petite série sud-américaine par une chanson de Lavilliers écrite sur une musique de Pascal Arroyo consacrée aux urubus du Brésil, ces vautours du désert, du sertao...

Ici, Lavilliers fait une très belle métaphore en comparant les multinationales américaines aux vautours du désert.

Urubus, vous n'avez pas de cri
Cri de chasse, cri d'amour, cri de peur
Urubus, vous attendez qu'on meure
Mort de faim, mort d'amour, mort de peur
Cercles noirs cisaillants le ciel vide
Sans espoirs, attentifs et avides
Sans beauté, sans couleur et sans race
Obstinés, nettoyeurs et voraces
Anonymes citoyens solitaires
Charognards, utiles, élémentaires
Voyageur si tu plies, si tu tombes
Méfie-toi de l' ombre de ton ombre
Urubus, vous n'avez pas de cri
Cri de chasse, cri d'amour, cri de peur
Urubus, vous attendez qu'on meure
Mort de faim, mort d'amour, mort de peur
C'est ta vie qui ne tient qu'à un fil
Si tendu, si ténu, si fragile
Angle droit du désert du Sertão
Si stérile, si perdu, si brûlant
Le soleil, mangeur d'hommes et de fous
Immobile, efficace et tout roux
Trace encore quelques barreaux obliques
Entre toi et ta mort symétrique
Urubus, vous n'avez pas de cri
Cri de chasse, cri d'amour, cri de peur
Urubus, vous attendez qu'on meure
Mort de faim, mort d'amour, mort de peur
Le silence est un cri qu'on étouffe
Et la peur du sable dans ta bouche
La lumière un fusil dans les reins
La fatigue un foyer qu'on éteint
Tous tes pas dans la poussière qui danse
Sont comptés par le temps qui avance
Tu oublies et tu crois qu'il s'endort
Il te suivra jusqu'à Salvador
Tournez, Urubus
Quand la lumière des villes s'obscurcit vers le néon fragile !
Planez, Urubus
Au-dessus des soumis comme une ombre portée sur la vie !
Vivez, Urubus
Cachés dans vos buildings sans un cri, penchés sur vos plannings !
Vivez, Urubus
Glissez vos doigts d'acier dans nos démocraties avancées !
Tournez, Urubus
Donnez-nous un peu d'air et on vous laisse le phosphate et le fer !
Tournez, Urubus
Qui contrôlez le temps, mines d'or, de platine, de diamants !
Tuez, Urubus
Tout ce qui vous résiste, ce qui vit, qui respire, qui existe !
Fouillez, Urubus
Au fond de leurs entrailles, becs crochus, longs couteaux et tenailles !
Cherchez, Urubus
Ce qui nous fait marcher, ce qui nous fait rêver, nous aimer !
Planez, Urubus
Au-dessus du linceul que déchire le poing d'un homme seul !
Crevez, Urubus
Tombez comme des pierres sur la terre, le goudron en enfer !
Personne Urubus
Ne viendra vous becqueter
Même pas les fourmis rouges affamées
Urubus, les aigles sont déchus

Innombrables vous gardez les issues

Chansons françaises inspirées de volatiles sud-américains...

Lavilliers a écrit URUBUS en 1979...le moins qu' on puisse dire c' est que les choses ne se sont pas arrangées depuis...

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