Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
11 décembre 2021 6 11 /12 /décembre /2021 11:43

Bonjour les amis,

Le taux de reproduction chez les rats est très elévé mais moi j'ai AKIRA qui se charge de réguler leur nombre. AKIRA ne rate jamais son coup, c'est un serial killer redoutable et terriblement efficace, rapide comme l'éclair. Quand un rat s'arrête pour le regarder il est déjà mort, mais ne le sait pas encore...🤣

AKIRA le terrible...

J'ai recueilli AKIRA il y a quelques mois quand il n'était encore qu'un chaton, mais maintenant c'est devenu un magnifique félin. Alors il faut savoir qu'avec les humains son caractère change complètement. AKIRA est très affectueux et très joueur. C' est un chat-chien...

Mais en ce qui concerne les rats, c'est une autre affaire. Regardez bien la photo. Les rats qui ont croisé ce regard ne sont plus de ce monde pour vous le raconter...

Partager cet article
Repost0
9 décembre 2021 4 09 /12 /décembre /2021 13:28

Bonjour les amis,

Je viens de prendre connaissance du dernier sondage sur le premier tour des élections présidentielles en France.

Le premier tour et ses paradoxes...

Il y a plein d'enseignements à en tirer mais, permettez d'abord à l'éxilé que je suis d'être surpris par la perte de poids de la gauche, toutes forces confondues. Même en comptant à gauche les voix des écolos (ce qui est loin d'être le cas) on se rend compte d'une perte nette énorme depuis le quinquennat de Hollande. Hollande, fossoyeur de la gauche?...Bin, c'est suite à son mandat qu'on constate une telle dégrigolade qui n'a  pas été conjoncturelle mais qui semble se maintenir solidement, 5 ans plus tard. 

J'aimerais attirer votre attention sur l'un des paradoxes de ce scrutin, indépendamment des préférences politiques de tout un chacun.

D'après ce sondage Mélenchon serait en 5 ème position et le seul candidat de gauche capable d'être présent au 2ème tour. On sait que Mélenchon est très bon en campagne, qu'il sait créer une dynamique qui le fait monter en puissance.

Il n' est qu'à 7 points de MLP qui est affaiblie par la candidature de Z.

Donc il est mathématiquement possible que Z permette, de par sa candidature, à la gauche d'être présente au second tour. Etonnant, non?

Théoriquement, sans Z, la gauche n' avait aucune possibilité, aucune carte à jouer, mais là, on se dit que ce n'est pas impossible.

Il n' y a qu'en France qu'on peut observer de tels paradoxes. Il est fort à parier que ce premier tour provoquera, tant à droite comme à gauche, des effets de VOTE UTILE, à savoir que beaucoup de personnes ne voteront pas forcément pour le candidat de leur choix mais pour celui qui a une chance d'arriver en finale...

Cela n'arrive jamais dans les autres pays de l'Union Européenne qui ont adopté des régimes parlementaires et non présidentialistes. En Espagne, par exemple, je vais toujours voter pour le parti que je préfère sans me prendre la tête, sans calculs.

Par contre, en France, c'est particulièrment pervers et tordu. Le premier tour ne reflètera pas vraiment avec exactitude les préférences des français, tout simplement à cause de la règle du 2 ème tour.

 

En fait, cette règle du 2 ème tour s'ajustait bien au bipartisme du XX ème siècle mais semble complètement inadaptée en cas d'éclatement de l'échiquier politique.

Maintenant, en 2021, l'élection présidentielle ressemble de plus en plus à une loterie...

Mais revenons à Z. Son irruption dans ce scrutin est vraiment déséquilibrante dans tous les sens du terme. Il peut être à la fois le bourreau ou le sauveur de MLP. En effet, sa candidature permet à l'extrême-droite de ratisser plus large, donc si MLP arrive à se maintenir on peut se dire que Z lui amènerait sur un plateau l'apport qui lui a toujours manqué dans la confrontation finale qui serait plus serrée qu'il y a 5 ans.

Alors quand je vous parle de loterie, le mot n'est pas exagéré.

Quel sera finalement  l'effet Z ?...bien difficile de savoir la réponse...mais pour revenir au thème de cet article, il n'est pas impossible que Mélenchon lui doive une fière chandelle: rien qu'en ce moment sa campagne est bien relancée, et ça , ça n'a pas de prix.

Le premier tour et ses paradoxes...
Partager cet article
Repost0
26 novembre 2021 5 26 /11 /novembre /2021 19:43

Bonjour les amis.

J'ai terminé la semaine dernière la lecture d'un pavé de 1100 pages de Chris Kraus intitulé LA FABRIQUE DES SALAUDS.

Il m'est  vraiment assez difficile de résumer un roman d'une telle envergure et je préfère partager avec vous un excellent article de Mélanie Talcott qui en parle très bien.

Alors, ce roman m'a vraiment donné du fil à retordre. D'abord je me suis rendu compte que je ne connaissais pas bien l'histoire de l' Allemagne d'après-guerre, et encore moins celle des pays baltes. Donc j'ai souvent interrompu ma lecture pour aller vérifier sur internet certains des événements narrés dans ce livre et aussi pour lire la biographie de certains personnages.

Même si certains épisodes nous paraissent complètement insensés, il est clair que l'auteur s'est très bien documenté et qu'il n' y a pas de contre-vérités dans ce livre.On croyait tout savoir sur cette époque mais Chris Kraus nous en apprend des vertes et des pas mûres.

La facilité avec laquelle nombre de nazis se sont reconvertis auprès des occidentaux est vraiment déconcertante, mais le roman explique bien pourquoi, en temps de guerre froide, les services secrets occidentaux ont offert une telle protection à certains anciens SS (mais Kraus ne justifie jamais ce cynisme).

Par ailleurs Koja, le personnage principal, est vraiment perturbant car c'est à la fois un peintre doué d'une grande sensibilité et qui a une parfaite conscience du Mal, mais ça ne l'empêchera pas dans certaines circonstances de participer lui-même à des actions répugnantes quand il s'y verra obligé. Ses histoires d'amour aussi sont perturbantes. Il lui arrive parfois d'être grand seigneur, profondément respectueux et fidèle (se sacrifiant lui-même), et parfois on est estomaqué par son cynisme ou son culot.

Plus d'une fois Koja m'a tellement agacé que j'ai rejeté le livre, mais, une fois ma colère passée, je l'ai repris patiemment car Koja me captivait aussi à travers ses contradictions terriblement humaines. Il tient à tout raconter dans le détail au hippie qui est son voisin de chambre sans rechercher à aucun moment son absolution. Le pauvre hippie en question en entend plus qu'il n' en peut supporter mais il ne peut se soustraire à la volonté de Koja qui l'a choisi comme dépositaire de son histoire. Koja témoigne et n'est jamais complaisant avec lui-même. 

Contrairement à ce que laisse sous-entendre Mélanie Malcott je trouve que l'auteur n'essaie jamais de justifier le Mal. Simplement il l'observe aussi chez des personnes qui, par ailleurs, possèdent une vraie sensibilité.

Ce livre est aussi une oeuvre assez courageuse car il semblerait que l'auteur se soit directement inspiré de personnes de sa propre famille (comme le personnage de Hub, frère de Koja).

Je n'ai pas aimé le titre français qui me paraît bien trop réducteur. Le titre original allemand DAS KALD BLUT (le sang froid) n'est pas terrible non plus. En Italie, ils ont proposé comme titre  I FIGLI DELLA FURIA ( les enfants de la fureur) qui me paraît coller davantage à cette oeuvre.

Quoiqu'il en soit le grand thème récurrent de ce livre c'est la banalité du Mal, cette banalité qui obséda la philosophe Hannah Arendt toute sa vie.

Le ton de l'auteur surprend car il n'hésite pas à narrer des événements tragiques sur ton de la farce, de la dérision et avec parfois un humour noir assez féroce (on pense parfois au Candide de Voltaire et à la manière avec laquelle il traversait les horreurs de son époque).

Enfin ce gros livre est aussi un monument littéraire très bien écrit (rythme, descriptions soignées, dialogues époustouflants, et il y a aussi certaines réflexions profondes de Koja sur lesquelles le lecteur prend le temps de s'arrêter). 

Le roman m'a tenu en haleine jusqu'à la dernière page (la fin est imprévisible, jubilatoire et féroce). J'en suis sorti rincé, vidé, écoeuré aussi... et, vous n'allez pas le croire mais, après avoir subi cette tornade de sentiments contradictoires j'ai été tenté de reprendre l'histoire au début et de la relire...

Aurais-je été, pour la première fois de ma vie, un lecteur développant un syndrome de Stockolm envers un personnage de roman?

 

 

 

 

La fabrique des salauds...ou la banalité du Mal.

Voici 3 extraits du roman.

...Elle souriait avec tant d'amertume que ce n'était même plus un sourire, et, pour le reste de la soirée, elle employa un ton méprisant et accusateur qui n'était à moitié gentil que dans les aigus (mais elle n'était de toute façon plus capable de gazouiller comme autrefois, sa langue de rossignol avait été arrachée et remplacée par un organe reptilien, excessivement fourchu, qui risquait de vous empoisonner à coups de remarques perfides). Elle cracha dans ses mains, et, faute de récupérer la scie, se mit en quête d'une autre occupation. Je ne pouvais rien pour elle, c'était un animal blessé à mort qui devait tenir sur ses jambes sans qu'on l'aide, sous peine de mordre ceux qui accouraient à son secours...

...Je sortis docilement mon carnet de croquis de la poche de mon uniforme, pris un crayon et commençai par les yeux. Il faut toujours commencer par là : beaucoup de gens qui ne savent pas dessiner croient à tort qu’on peut commencer par les traits du visage ou par le nez, alors que c’est le début de la fin. Je dessinai des yeux de hyène, car Himmler avait un rire de hyène, un rire perçant qui s’arrêtait net. Il avait de minuscules dents, mais ces dernières allaient devoir attendre. Sous les yeux, je plaçai un groin, un beau groin de cochon, et sous le groin, une moustache, et sous la moustache, une gueule ouverte et toute tordue, comme un museau de vache, dont je fis sortir un peu de foin. Pas de menton pour Himmler, car il n’en avait pas, les oreilles devinrent celles d’un ouistiti, et pour finir, au moment de choisir la silhouette, après avoir hésité entre la carpe et l’hippopotame, je me décidai pour le bon vieux porc domestique, avec ses grosses bajoues... 

...Dès dix-neuf quarante-sept, l’organisation juive clandestine Hagana employa des centaines d’armes à feu en provenance des réserves du général Rommel, acheminées à dos de chameau par le Sinaï jusqu’en Palestine. 
Un an plus tard, juste avant le début de la guerre d’indépendance, les Israéliens achetèrent à Prague vingt-cinq des avions Messerschmitt fabriqués pour la Luftwaffe dans les usines Avia, recouvrirent les croix gammées d’étoiles de David et, dans la bonne tradition Messerschmitt, allèrent canarder les Spitfires ennemis (repeints à l’égyptienne). 
Durant les combats acharnés contre la Jordanie, la Syrie, le Liban et les royaumes d’Irak et d’Égypte, des MG42, qu’on appelait aussi « tronçonneuses de Hitler », furent importés en fraude du sud de la France jusqu’en Israël. 
Des pistolets Heckler & Koch furent fournis en masse par les familles de la mafia sicilienne. 
Chez des marchands de canons grecs, on trouva des MP40 en quantité non négligeable. 
En bref : les armes allemandes empêchèrent la défaite des forces israéliennes... 

Chris Kraus

Chris Kraus

PS: En marge de ce livre et du sujet traité il se trouve qu'en Espagne un film intitulé EL SUSTITUTO (Le remplaçant) a été présenté le mois dernier. Ce film dont l'action se situe en 1982 (7 ans après la mort de Franco) parle des réfugiés nazis qui ont été protégés sous le régime franquiste. L'action se situe à Denia, très près de chez moi. Je savais par mon beau-père que notre canton avait servi de refuge à des criminels nazis en fuite. Voici la bande-annonce.

Partager cet article
Repost0
22 octobre 2021 5 22 /10 /octobre /2021 15:49

Bonjour les amis

Nous sommes fin octobre et il reste à notre chorale moins de 2 mois pour préparer notre concert de Noël.

Cette année nous allons ajouter à notre répertoire une pièce de John Rutter intitulée, A GAELIC BLESSING, une bénédiction gaélique...

Voici ce qu'en dit Mademoiselle Wiki:

" La pièce a été commandée par le Chancel Choir of First United Methodist Church à Ohama, Nebraska , pour leur chef d'orchestre Mel Olson en 1978. John Rutter, anglican , a défini de nombreux textes bibliques pour les services chrétiens.

Le format du texte est basé sur un format similaire à celui trouvé dans certaines prières et chansons chrétiennes celtiques , telles que celles trouvées dans la collection gaélique écossaise de l' ère chrétienne , la Carmina Gadelica . Rutter a déclaré que sa composition est basée sur « une vieille rune gaélique », et qu'il a ajouté une ligne mentionnant Jésus et le mot Amen, pour en faire également un Hymne chrétien."

Ce texte le voici en anglais, suivi d'une traduction.

 

A Gaelic Blessing...
A Gaelic Blessing...

Et maintenant, passons à l'écoute avec cette magnifique formation chorale. L'image est de qualité médiocre mais la bande-son est très bonne.

La pièce est composée des 4 parties vocales habituelles SATB ( soprano-Alto-Ténor-Basse) sans compter le fait que les sopranos et les basses se divisent en deux cordes à certains moments de la partition.

Maintenant que vous avez entendu sur le lien ci-dessus cette pièce, je vous montre ce que, moi, je chante : c'est la partition BASSE 2, c'est à dire que je suis basse chez les basses...Je termine sur in MI assez grave.

Mais l'air et la mélodie sont principalement portées par les sopranos. Voici ce qu'elles chantent.

Voici le chant des Altos qui possèdent de belles lignes vocales de contre-point.

Et celle des ténors...

Nous interpréterons A GAELIC BLESSING accompagnés au pìano.

Donc pour nous, pour notre groupe polyphonique, le résultat final devrait ressembler plutôt à ce qu'on entend sur le lien ci-dessous.

 

Il existe plein de versions sur youtube, notamment des versions réorchestrées pour solistes. En voici une, assez éblouissante. Ecoutez à partir d' 1 minute 7 secondes l'entrée chorale des enfants qui amène un point culminant à 1 min 22 secondes ...ça devient céleste...les anges apparaissent...

Pour notre chorale c'est toujours enthousiasmant d'aborder une pièce de Rutter car ses harmonies sont particulières, pas habituelles. On reconnaît tout de suite sa patte. Il y a souvent des accords harmoniques tendus dans sa manière de composer (deux voix sont très proches l'une de l'autre, à la limite de la dissonance). Cela exige de chanter de manière très juste (en écoutant bien les autres) car sinon ça peut vite tourner au naufrage. Cela demande de la technique aussi. Les sopranos doivent monter assez haut en évitant de durcir la voix. On doit baigner dans la douceur...et ça, ça demande de la technique vocale.

Chanter du Rutter requiert de l'exigence donc, mais cela vaut la peine car quand on obtient l'harmonie recherchée, on se sent (comme disait France Gall dans sa chanson) étrangement bien !

Bonne fin de journée les amis.

A Gaelic Blessing...
Partager cet article
Repost0
3 octobre 2021 7 03 /10 /octobre /2021 21:01

Bonjour les amis.

La semaine dernière j'avais regardé une partie du débat entre Mélenchon et Zemmour et, à un moment donné de l'émission, Zemmour avait  interpellé Mélenchon en lui demandant s'il avait vu le film Bac Nord. Et il avait ajouté: " Puisque vous êtes député à Marseille vous devriez savoir mieux que quiconque que ce qui se passe dans le film est vrai...".

Mélenchon évita de lui répondre mais, bien évidemment, cette remarque de Zemmour excita ma curiosité et j'ai donc vu moi-même le film dans les jours qui ont suivi l'émission.

En voici le synopsis.

2012. Les quartiers Nord de Marseille détiennent un triste record : la zone au taux de criminalité le plus élevé de France. Poussée par sa hiérarchie, la BAC Nord, brigade de terrain, cherche sans cesse à améliorer ses résultats. Dans un secteur à haut risque, les flics adaptent leurs méthodes, franchissant parfois la ligne jaune. Jusqu'au jour où le système judiciaire se retourne contre eux…

Alors, on se prend ce film de Cédric Jimenez comme un coup de poing dans la figure. Nous suivons le travail d'une brigade dans les quartiers nord de la ville. Le trio d'acteurs qui forme l'équipe (Gilles Lellouche, François Civil et Karim Leklou) fonctionne à merveille, comme une vraie famille dans laquelle on peut avoir des éclats de rire fraternels, mais aussi des coups de gueules et se traiter de con (mais toujours avec amour).

L'ambiance des quartiers chauds est très bien rendue. On est saisi d'une sorte de frénésie dans un univers dans lequel plus rien ne paraît très normal, ni les gens, ni les méthodes des flics.

Les interventions de la police sont  assez hallucinantes dans tous les cas de figures :

- Soit on assiste à l'impuissance de quelques policiers qui n'ont aucun moyen de mener leur mission dans les quartiers où ce sont les caïds qui font la loi.Cela donnera lieu, entre autres, à un terrible face à face flic-petit caïd qui apparait un peu dans la bande-annonce.

- Soit on assiste à des interventions de la police qui doivent se préparer comme des attaques militaires...En fait certaines scènes du films sont tournées comme des scènes de guerre, à la Samuel Fuller. C'est de loin la partie la plus percutante du film. Les nerfs sont à cran et c'est reálisé de main de maître par Cédric Jimenez.

Le constat est terrible.

Le metteur en scène narre cette histoire avec un parti pris auquel on adhère volontiers. Qui sommes nous pour juger ces policiers soumis à des stress incessants et auxquels on confie des missions qui frisent l'absurde ?

Parfois tout est si absurde qu'on en rit. Oui, il y a aussi de l'humour dans le film: l'arrestation d'un ado hystérique et fan de rap, ou alors des détentions qui se décident de manière arbitraire sur des critères purement bureaucratiques et qui n'ont rien à voir ni avec l'éthique ni avec la morale.

Une nette fracture apparaît entre la population, la police chargée de la protéger et les responsables politiques complètement coupés de la réalité du terrain.

Certains reprocheront peut-être au metteur en scène d'en faire trop, d'offrir une vision caricaturale de Marseille sauf que si vous suivez un peu l'actualité vous saurez que la guerre des gangs y fait des ravages (surtout en ce moment d'ailleurs) et alimente tous les jours les chroniques de faits-divers dans les gazettes.

Le film fait penser aussi aux PRINCES DE NEW-YORK de Sidney Lumet, notamment quand on aborde le thème du désarroi des policiers quand ceux-ci deviennent les accusés.

On pense aussi à GOMORRA le film sur Naples, autre cité méditerranéenne avec laquelle Marseille partage un certain nombre de points communs, notamment son cosmopolitisme et l'existence d'activités souterraines totalement illégales et qui échappent complètement au contrôle de l'Etat.

Gilles Lellouche incarne son rôle de manière poignante. Sa prestation, son personnage restera gravé dans ma mémoire.

Voila. Je n'en dis pas plus. Ce film m'a conquis.

Bac Nord c'est du cinoche comme je l'aime, un film qui sait nous parler et qu'on se prend dans les dents.

Partager cet article
Repost0
1 octobre 2021 5 01 /10 /octobre /2021 15:15

Bonjour les amis,

Comme je vous l'avais indiqué dans mon billet précédent  j'ai pris ma retraite il y a un mois de manière un peu précipitée à cause de l'aggravation de mes conditions de travail.

J'avais fini l'année scolaire en juillet sans annoncer vraiment mon départ à qui que ce soit et sans dire au revoir à personne.

 

Ça ne fait donc qu'un mois que je suis à la retraite, une retraite qui, pour l'instant encore, ressemble davantage à des vacances scolaires prolongées et un peu irréelles, avec la sensation que le temps est devenu un peu liquide.

Aujourd'hui nous sommes le 1er Octobre (date de mon anniversaire) et ce matin j''ai reçu un cadeau très émouvant et auquel je ne m'attendais pas.

En effet j'ai reçu un appel téléphonique d'un groupe d'élèves de l'an dernier qui m'a chanté " Joyeux anniversaire" en changeant un peu les paroles et en les substituant par " Logarithme de Pi"...Et puis ils ont fini la chanson en me criant joyeusement et de manière un peu débridée des messages d'amour et d'affection.

Ces choses-là ne sont vraiment pas dûes au hasard. L'année dernière, en Février, quand j'avais pris la décision de prendre ma retraite, ce groupe-là et un autre aussi m'avaient fait hésiter...Si tous les élèves avaient été comme eux je ne serais peut-être pas parti, mais ce n'est pas le cas...Et puis, valait mieux partir sur de merveilleux souvenirs et éviter, tout comme les boxeurs, le combat de trop.

Autant vous dire, cher ami lecteur, que cet appel m'a fait (comme dit la chanson de France Gall) un drôle d'effet.

Mes pìeds ne touchaient plus vraiment le sol après...En état de lévitation que j'étais !

Et pour être sincère, et pas faussement modeste, je dirai que je désirais mais sans l'espérer un dernier signe en provenance du lycée...un message d'amour...quelque chose qui ressemble à  "Nous nous sommes tant aimés".

Et ce message je l'ai reçu, aujourd'hui, comme un cadeau de la vie qui n'est pas toujours ingrate.

Ces élèves que j'ai tant aimés me l'ont bien rendu ce matin.

Je suis comblé...et la boucle, cette fois-ci, est bien bouclée...

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
30 août 2021 1 30 /08 /août /2021 13:13

Bonjour les amis,

Demain 31 août 2021 je serai officiellement en retraite.

Même si c'est une décision librement choisie elle ne correspond pas à ce qui était mon souhait.

En effet, j'avais décidé d'enseigner jusqu'au moins 65 ans. Je m'en sentais la force et l'envie mais les contraintes qui nous ont été imposées dans le monde éducatif ces dernières années m'en ont dissuadé.

Faisons d'abord un petit retour arrière sur le début de l'année scolaire 2020/2021. Au mois de septembre 2020, et à cause de la pandémie, mes élèves étaient en régime semi-présentiel. Eux, ils venaient un jour sur deux, mais moi je faisais un nombre d'heures de cours correspondant à un emploi du temps complet. J'allais tous les jours au lycée, j'avais donc le double de groupes (forcément, vu que ceux-ci ne venaient qu'un jour sur deux !), et faisais cours avec un masque, ce qui, bien évidemment, me fatiguait davantage que de normale.

Or, il se touve qu'après ces journées fatigantes on me demandait l'après-midi et en soirée de prendre en charge via plateforme informatique les élèves qui n'avaient pas pu aller en classe.

Soyons clairs. Mes élèves allaient au bahut un jour sur deux mais moi je travaillais à temps plein presque deux fois.

Je vous fais une comparaison.

C'est comme si à un employé qui travaille dans une entreprise et qui fait un horaire complet (par exemple son service du matin) on lui demandait de faire aussi le service de l'après-mdidi en travail  télématique. Grosso modo on doublait ma charge de travail et, soit-dit en passant, sans la moindre compensation financière, mais c'était pas ça le plus grave : le plus grave, c'était que j'étais exténué...J'étais d' astreinte 24h sur 24, y compris les week-ends.

Alors tout cela s'est partiellement arrangé au cours du 2 ème trimestre durant lequel on est revenu à un régime 100% présentiel mais, par contre, certaines mauvaises habitudes prises à cause des plateformes informatiques sont restées.

Je me disais que la pandémie cesserait bien un jour ou l'autre mais, par contre, je pressentais aussi que les parents avaient maintenant entre leurs mains des outils performants pour nous solliciter sans cesse, jour et nuit.

J'avais de plus en plus de mal à couper ma vie professionnelle de ma vie privée...L'intrusion du professionnel devenait permanente.

J'avais donc pris des résolutions pour me protéger partiellement. J'ai commencé à ne plus répondre aux sollicitations durant le week-end, quel qu'en soit le motif.

Alors j'en viens maintenant au 2 ème motif plus global et plus grave qui a précipité mon départ en retraite.

Depuis plus de deux ans (et donc avant la pandémie) , on nous bassine avec des instructions venant d'en haut qui , au nom de la sacro-sainte INCLUSION mettent le professeur en difficulté quand un de ses élèves n'a pas la moyenne.

Les temps ont changé, et face l'échec scolaire, c'est bien souvent l'enseignant qu'on pointe du doigt, soit de manière directe, soit de façon indirecte et plus tordue.

L'enseignant a-t-il fait tout son possible pour que son élève ne soit pas en situation d'échec?  C'est la question qui se pose presque automatiquement dès qu'un élève est venu en classe normalement mais qu'il n'a pas pu obtenir la moyenne.

Ce que je ne supporte plus c'est d'être dans une institution qui se comporte, sans s'en rendre compte, comme l'école des fans de Jacques Martin. Vous vous souvenez de ce programme télévisuel dans lequel tout le monde avait au moins la moyenne? Et bien, ce n' est pas dit comme cela, mais c'est exactement ce que l'on nous demande, ce que l'on exige de nous.

L'école publique se transforme sans le dire en une école du renoncement, du mensonge et aussi de la lâcheté...et pour y arriver elle est en train de nous submerger dans une bureaucratie aussi lourde qu'inutile.

Par ailleurs je sais, par expérience, que lorsque l'institution scolaire se trompe elle met des années, parfois des décennies à rectifier.

En ce moment, par exemple, la mémorisation est très mal vue dans les programmes scolaires alors qu'elle est une des clés, même si ce n'est pas la seule, de l'instruction et de la connaissance. On veut à tout prix privilégier la réflexion mais une analyse sans mémoire ne va pas bien loin...

La culture de l'effort est partiellement battue en brèche à cause des néo-pédagogues qui tentent de faire croire qu'on peut tout apprendre de manière divertissante. La culture de la méritocratie n'est pas défendue, ni respectée, à cause  de ces moyens informatiques (et autres applications sur portables, professeurs particuliers,etc...) qui permettent à certains élèves de tricher éhontément, de faire faire le travail par un autre, et avec parfois le soutien implicite de leurs parents (et la complaisance de la hiérarchie ou de l'inspection).

Résoudre tout cela n' est pas bien compliqué mais vu la tournure que prennent les événements sous l'impulsion des néo-pédagogues démagos et mystificateurs qui ont pour l'instant le vent en poupe auprès des décideurs politiques, il faudra des années pour remettre les choses en ordre et pour se prémunir de toutes ces dérives.

Le problème se résoudra mais pour l'instant on est en plein dedans, et cette fois-ci, pour moi c'est clair, mes amis.

Je ne serai plus complice. Je ne serai plus le témoin muet. Tout ça se fera sans moi...

Place aux jeunes profs, à qui je souhaite plein de bonnes choses , mais qui iront jusqu'au bout de ces erreurs et qui devront ensuite les rectifier dans quelques années.

Permettez-moi, dans un moment aussi solennel pour moi, de citer Abraham Lincoln:

 

 

 

 

 

Une nouvelle vie commence...

En ce qui me concerne, je tourne la page. Une nouvelle vie commence...

Et comme disait le grand Leo Ferré, je vais d'abord me retourner vers la vérité, comme celle des oiseaux par  exemple...

Une nouvelle vie commence...
Partager cet article
Repost0
26 août 2021 4 26 /08 /août /2021 14:36

Bonjour les amis,

Il y a une dizaine de jours de cela, alors que je me prélassais sous ma pergola dans la chaleur pesante et moite d'un été très méditerranéen, j'ai été alerté par des miaulements aigus, persistants et insistants d'un jeune chaton perdu, près de la porte de ma maison.

J'avais à peine la force de sortir de ma torpeur pour aller voir ce qui se passait que ma fille m'avait déjà devancé et s'était immédiatement occupée d'aller chercher un peu de lait pour restaurer l'animal plaintif qui semblait très en peine.

Bien évidemment, et comme il ne pouvait en être autrement, après que ma fille lui ait prodigué quelques soins, le chaton d'environ 4 mois a rapidement élu domicile chez moi.

Il l'a fait en s'imposant avec beaucoup de culot, devant ma chatte Gaia et mon chien Rocky qui n'en croyaient pas leurs yeux.

En effet, le chaton bravant toutes les normes de la maison qu'il ne connaît pas encore a sauté sur la table de la terrasse et a éxécuté des cabrioles invraisemblables qui ont ravi toute la famille.

En cinq minutes, il nous a tous conquis.

AKIRA, l'invité surprise de l'été...

Ne restait plus qu'à lui trouver un nom. On a voté en famille et on a finalement choisi AKIRA qui signifie en japonais brillant et intelligent.

Intelligent, il l'est assurément. La manière avec laquelle il s'est imposé face aux 2 autres animaux résidents de la maison en témoigne. Maintenant c'est lui le chef ! Place aux jeunes ! C'est une vraie prise de pouvoir, très bonapartiste !

Quant à moi, je suis littéralement tombé sous le charme de cet animal à la fois très facétieux, mais aussi très affectueux.

Il arrive dans ma vie juste une semaine avant que je ne prenne ma retraite et j'ai le vif espoir qu'on va être vraiment copain-copain lui et moi.

 

AKIRA, l'invité surprise de l'été...

Alors, soit le bienvenu mon petit AKIRA.

C'est toi qui nous a choisi juste au moment où la vie va changer pour moi aussi...Je prends ça comme un signe du ciel. On était faits pour se rencontrer toi et moi...

Partager cet article
Repost0
28 mai 2021 5 28 /05 /mai /2021 21:07

Bonjour les amis,

Je viens de tomber tout à fait par hasard sur un morceau country intitulé Another day, another dollar, composé en 1962 par Wynn Stewart et interprété par un groupe sympathique de musiciens en visite à Dollywood dans le Tenessee.

Faisons les présentations du groupe d'abord.

Hillary Klug au violon

Sterling Drake à la guitare

Mary Mayer à la mandoline

Brenna MacMillan au banjo

https://www.youtube.com/watch?v=WugI5S4uoGo

Le titre de la chanson " un autre jour, un autre dollar" vient des conditions de salaires lors de la construction du canal de Panama où les travailleurs percevaient un dollar par jour.

Another day another dollar daylight comes I'm on my way
Un autre jour, un autre jour dollar viendra, je suis sur mon chemin

Another day another dollar workin' my whole life away
Un autre jour un autre dollar bossant toute ma vie loin

The boss told me I'd get paid weakly and that's exactly how I'm paid
Le patron m'a dit que je serais pas bien payé  et c'est exactement ce qu'il m'arrive

Another day another dollar workin' my whole life away
Un autre jour un autre dollar bossant toute ma vie loin

Another day another dollar...
Un autre jour un autre dollar ...

My family is my thanksgiving I love 'em more each day
Ma famille est mon action de grâces, je les aime plus chaque jour

And they're the reason I keep living and working my whole life away
Et ils sont la raison pour laquelle je continue à vivre et à travailler toute ma vie au loin

Another day another dollar...
Un autre jour un autre dollar ...

Une interprétation à l'air libre qui semble improvisée, pleine d'une bonne humeur irrésitible, et que j'avais envie de partager avec vous.

L'Amérique que j'aime n'est pas qu'un mythe. Elle existe vraiment, et elle est là...sur ce parking, par exemple !

Partager cet article
Repost0
10 avril 2021 6 10 /04 /avril /2021 05:39

Bonjour les amis,

J'ai eu l'occasion de voir cette semaine sur les conseils d'un bon ami LE LION EST MORT CE SOIR du réalisateur japonais Nabuhiro Suwa.

Voici le synopsis:

Dans le Sud de la France, Jean, un acteur rattrapé par le passé, s'installe, clandestinement, dans une maison abandonnée où vécut jadis Juliette, le grand amour de sa vie. Une bande d'enfants du quartier, apprentis cinéastes, découvre la même demeure, décor parfait de leur prochain film.
Jean et les enfants tomberont nez à nez, tôt ou tard... 

 

Difficile de parler de ce film qui aborde de manière légère et aérienne des sujets graves comme la vieillesse, la mort, le temps perdu qu'on ne rattrape plus.

C'est l'une des rares fois où j'adhère sur la page allociné aux critiques à la fois positives et négatives.

Commençons par la critique d'un spectateur déçu:

Le film démarre de façon classique, avec le tournage d’un film réalisé par Louis-Do de LENCQUESAING où joue Jean-Pierre LEAUD. Une actrice étant malade, Jean-Pierre Léaud profite de 3 jours de liberté pour visiter la région (le film a été, notamment, tourné dans les Alpes-Maritimes et le Var) ;il se rend dans une villa abandonnée où il trouve la photo de la femme qu'il a aimée Juliette, morte en pleine jeunesse. Il s'endort et converse avec Juliette. Tout se gâte avec l’arrivée d’enfants, passionnés de cinéma et qui tournent un film amateur dans la villa. Jean-Pierre Léaud décide de s’intégrer au tournage… Ça reste proche de l’improvisation ; certes, les enfants jouent avec beaucoup de naturel [on est loin, quand même, de « L’argent de poche » (1976) de François Truffaut], avec des dialogues assez plats, sans fil conducteur. C’est le Club Dorothée revisitant la Nouvelle Vague ! Pourtant, il y avait matière à développer sur le temps qui passe, le deuil, les personnes défuntes mais l’intrusion des enfants, sans réelle valeur ajoutée, gâche le film. 

Voici maintenant deux commentaires plus positifs.

 "Accompagné d'une lumière solaire, rayonnante le film parvient tour à tour à être profondément joyeux, peut-etre grâce aux enfants (ou ce grand enfant qu'est Jean-Pierre Léaud). La joie est un sentiment difficile à décrire, disons que le temps s'y déroule harmonieusement. Par ailleurs, le film est traversé de moments troubles, la fiction s'amusant au cours du film à copier la réalité, et inversement, et la présence de la mort se fait sentir. Avec Pauline Etienne et sa présence diaphane .Un film fragile mais avec une vraie identité."

 

"Quel plaisir de retrouver Jean-Pierre Léaud. ! J'ai pris beaucoup de plaisir à voir ce film singulier, si solaire. On y parle de la mort avec légèreté et sagesse. C' est très profond, émouvant, et très simple. Une belle histoire de fantômes et d'enfants."

Alors, à vous de vous faire votre propre idée si le thème vous intéresse. 

Pour ma part, j'ai été sensible à la lumière du sud, à la façon naturelle avec laquelle J.P. Léaud aborde son rôle et la sérénité avec laquelle il se prépare à la mort. Ses rencontres avec l'être aimé apportent des moments à la fois de  trouble, de poésie et de magie. J'ai été au départ  agacé par l'irruption des enfants dans le film, trouvant le motif de leur présence un peu artificiel, mais l'univers spontané, insouciant et vivant de l'enfance confronté à celui de la vieillesse permet au réalisateur  de tout remettre en perspective avec légèreté...Léaud offre à ces enfants la patience et l'attention auxquelles Antoine Doinel n'a pas eu droit dans sa jeunesse. Il y a quelque part comme une grande réconciliation finale assez jubilatoire, comme si ce film bouclait la boucle artistique de J.P. Léaud.

Et puis, il y a un moment étonnant dans le film. Léaud  se met à chantonner de manière intérieure et déchirée, comme une lointaine réminiscence du passé, la chanson de Guy Béart  ALLÔ TU M'ENTENDS ?

D'un seul coup, et dans le contexte de la situation vécue par le personnage de Jean, cette chanson de Béart prend une résonance et une intonation plus profondes.

Ce que je ne savais pas, ou plutôt ce que j'avais oublié,  c'est que Léaud avait déjà interprété la chanson de Béart dans WEEK-END  de Godard en 1967.

 

Donc Léaud se répond à lui-même à 50 ans d'intervalle...et nous trouble profondément.

Pour finir ce billet réécoutons la version originale de Guy Béart...Après avoir vu le film de Suwa, je vous avouerais que je ne l'entends plus complètement de la même façon.

Partager cet article
Repost0